Film séduisant qui aurait pu nous envouter si il y avait une histoire avec un peu plus d'ampleur. Le problème étant que c'est un film de Dandy pour Dandys, dont la narration se traine seulement en métaphore filée jusqu'à la fin (par exemple avec l'idée de longue vie, la dépendance au sang etc...). Jarmush parait étonnement snob, assez refermé sur lui-même; d'ailleurs peut-être que ce film n'est en fait fait que pour son public le plus aveuglement fidèle. On reconnait volontiers le beau travail plastique du film (image, décor, musique...), les acteurs magnifiques (Swinton est parfaite!), les belles références intellectuelles qui sont d'abord amusantes puis irritantes, mais on reste à quai, fatalement exclu.
Avec "Only Lovers Left Alive", Jim Jarmusch aborde le vampirisme d'une manière peu commune, moderne et terriblement mélancolique. On se laisse agréablement porter par cette force tranquille qui se dégage de ce couple de vampires et de cette atmosphère apaisante. La mise en scène est somptueuse tout comme la photographie qui obvie à un scénario pas forcément des plus abouti.
Un film de vampires. Encore ? Pas vraiment, puisque Jim Jarmusch prend un éternel plaisir à ne rien faire comme tout le monde. Loin, très loin des grands éclats baroques de Coppola ou du plongeon branchouille de True Blood, Jarmsuch pense que les vampires vivent dans l'air du temps. Des créatures éternelles qui adoptent le ton et l'atmosphère de leur époque. Des créatures à son image, incomprises, solitaires, parfois tristes, souvent captivées par la beauté du monde...
Pas de fontaine d'hémoglobine donc, mais un rationnement prudent de sang, que l'on va chercher en douce comme n'importe quelle marchandise de contrebande. Et puis la déprime, toujours la déprime...celle de ne pas se sentir bien dans son siècle, celle de se rappeler des jours meilleurs, celle de moquer une humanité ("les zombies") incapable de se prendre en main.
Prendre les vampires comme métaphore nostalgique d'un monde à la dérive, le pari était osé, et fonctionne bien. Avec des petites touches d'humour, ces bobos remontent plusieurs siècles et réécrivent tranquillement l'historie des arts, de Schubert à Shakespeare. Mais surtout, ils se rappellent de leur amour.
Car ils s'aiment ces deux là. Tendrement, naturellement, de manière bienveillante, comme si ils venaient de se rencontrer, même si ils habitent loin l'un de l'autre (encore une marque de "modernité") On éprouve une sympathie immédiate, une tendresse immense pour ces deux dandys presque dépressifs qui s'enferment chez eux et se cachent derrière de larges lunettes de soleil même dans le plus sombre des bars. Tout en musique (permanente), le film se glisse petit à petit dans deux décors presqu'incongrus : la ville de Detroit et celle de Tanger.
La première : vide, froide, désincarnée, exsangue. C'est celle d'Adam (Tom Hiddelston, très bien), qui a trouvé dans ce lieu totalement abandonné toute la solitude qu'il souhaite. L'autre ville : chaude, colorée, mais toute aussi vide, comme dans une fin du monde. C'est celle d'Eve (Tilda Swwinton, magnifique), tout en tendresse, en amour, en attention.
Tout le film est en retenue. Comme rendus apathiques par leur trop grande existence, comme happés par un monde qui ne tourne plus rond (sauf sur les 33 tours), les deux vampires ne semblent plus s'intéresser qu'à des objets anciens, à de la musique que l'on écoute seul. Délicieuse nostalgie, que vient briser une petite sœur délurée dont l'irruption viendra bousculer cette existence trop bien réglée. Et pourtant, le film continue doucement à cheminer... jusqu'à un épilogue magnifique et plein d'humour.
Un drôle de voyage, que Jarmsuch mène avec son habituelle lenteur, qui rebutera certainement du monde (quelques claquements de siège réguliers pendant la séance), qui n'a pas la densité et la puissance de certains de ses films passés. Mais qui exerce une belle fascination, et crée deux personnages magnifiquement actuels.
En fait, Only Lovers left Alive n'est peut être pas un film de vampires...
Adam et Eve sont amoureux, ne peuvent vivre plus longtemps l'un de l' profitent de leurs longues nuits sanglantes, mais la petite soeur d'Eve débarque..Un film soporifique. Bonne sieste!
Un film aussi poétique qu'esthétique. Des personnages fascinants, une musique superbe, des images d'une beauté incroyable. Un des plus beaux films de ces derniers mois.
Ne vous faites pas avoir comme moi, je suis allé voir ce film à cause de sa critique (4* presses, 4* spectateurs), mais ce film est d'un ennui mortel de la première à l'avant dernière minute quand la scène finale nous libère!!!! C'est pas possible que les critiques soient vraies!!
C'est long... très (trop) long.. voilà ce que je me disais en voyant le film. La cause? Surement le fait qu'il n'y ait pas de but pour les personnages, on passe juste un moment de leur vie quotidienne, dans l'ennui, avec eux. Ce film ressemble beaucoup aux livres d'Anne Rice, que se soit "entretien avec un vampire" ou "Lestat le vampire". Contrairement à eux, ici, l'état tourmenté des personnages n'est pas développé, on en apprend très peu sur eux. C'est un film contemplatif avant tout. Le personnage de la sœur, sorte d'adolescente pour teenage movie, vient mettre un peu d'animation dans l'histoire, mais ce mélange de genre n'est pas des plus réussi. Sinon on a le droit à l'exposition du côté intellectuel des personnages qui peuvent réciter beaucoup de noms de personnes célèbres et des noms de divers objets en latin. Au milieu de toute cette dépression ambiante, l'amour semble la seule raison de vivre.
Les vampires sont une des mythologies les plus courantes sur grand écran mais aussi l'une des plus difficile à représenter. Les films qui porte sur ce sujet ne sont pourtant pas rare surtout dans l'épouvante, là on pourrai citer des films récents tel que Fright Night ou Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires et plus anciennement Entretien avec un Vampire, la comédie avec Le Bal des vampires et prochainement Vampire Academy jusqu'à là romance avec Twilight. Ces films sont souvent assez fade (notamment un d'entre eux que vous avez tous deviné) et raconte souvent les mêmes histoires qui sont pour définition l'affrontement entre le gentil humain et le méchant vampire qui comme pour le cas Fright Night se termine dans un déluge numérique à vomir. L'inconvénient dans tout ça s'est que les les réalisateurs on une faucheuse tendance à exagéré trop souvent en donnant aux vampires une dimension beaucoup trop humaine pour être crédible ou bien tellement inhumaine qu'on finit par en oublier le gentil petit humain. Avec Only Lovers Left Alive, Jim Jarmush nous propose une immersion dans ce monde avec une romance très troublante.
Au programme donc vampire sexy et un retournement de situation puisque l'histoire est vu du point de vu des créatures fantastiques à travers une romance qui dure depuis des siècles. Le casting est prestigieux puisque ce sont Tilda Swinton et Tom Hiddleston qui se revoient la réplique. On commence directement à remarquer une mise en scène très très osé, et pour cause pendant l'introduction du film la caméra met en image les vampires en tournant autour d'eux et en se rapprochant petit à petit de leurs visages, le tout provoque un rendu vertigineux qui propulse le spectateur dans le film sans plus tarder.
La maturité et la mise en scène rivalise du génie, malgré les longueurs très présentent le montage et l'énergie de Jim Jarmusch seront payant puisque le tout abouti à une réalisation exemplaire. Le cinéaste privilégie la réflexion et n'ajoute du sang que quand cela est nécessaire pour nous immerger dans sa vision des vampires, on est dans leur intimité, leur vie quotidienne, Jim Jarmusch nous fais observer ces créatures comme nul autre ne l'a fait auparavant. Le réalisateur ne leur donnent jamais un coté humain ni animal mais bel et bien vampire et il ne nous le fait pas comprendre à travers quelque scènes gores mais à travers des répliques du style "on m'a offert ce pull en 1589" . Le réalisateur maîtrise son film à la perfection et le rend réellement vivant.
Jarmush joue aussi énormément sur les couleurs et plan divers et variés en ajoutant des décors somptueux qu'il film avec une virtuosité implacable, les images sont parfois d'une perfection instantanées et la BO sublime renforce le tout, même si par moment elle est beaucoup trop insistante.
Evidemment les acteurs sont à tombé, il interprète leurs personnages à merveille et en particulier Tilda Swinton renversante. L'actrice qui sera la semaine prochaine à l'affiche de The Grand Budapest Hotel montre un charisme absolument parfait et est brillante en tout point dans son jeux tout comme son partenaire l'ex-Loki Tom Hiddleston également parfait en rockeur dépressif et les seconds rôle Mia Wasikowska et John Hurt également excellents !
Le tout est malheureusement combiné sur une histoire qui tient sur un post-it et que le réalisateur tente désespérément de rallonger en rajoutant des séquences parfois interminables et en comblant le vide à l'aide de la BO ce qui peine d'ailleurs à éviter le bâillement.
Bilan : Jarmucsh s'affranchi des clichés du genre et offre un film qui malgré sa longueur est touché par la grâce.
Un poème romantique et noir, un spleen poétique et rock, pour une nouvelle variation sur le mythe du vampire. Un très grand Jarmusch qui nous offre un film unique. Tilda Swinton et Tom Hiddelston en couple mythique. Un pur plaisir de cinéma.
Le dernier Jarmusch est une merveille de poésie. Tanger et Detroit, belles et décrépites, filmées superbement, constituent l'atout majeur du film.
Tilda Swinton donne l'impression irrésistible d'être un véritable vampire (mais peut-être l'est-elle ?) et Tom Hiddleston est radicalement magnétique.
Le scénario du film est quant à lui quelconque. Je peine d'ailleurs à m'en souvenir, tellement l'intérêt de Only lovers left alive réside ailleurs : dans son aspect de gaze vaporeuse striée de riffs de guitare et de visions hallucinées. Jarmusch parvient à la fois à ... la suite ici :
Je recommande pour faire une sieste pour les dépressifs sinon a fuir long ennuyeux y a pas a dire cannes 2013 fumage de moquette la vie d Adèle le porno lesbien et ça ensuite misère
C'est une histoire de vampire qui.... qui ... et ben qui ne font rien et qui sont franchement ennuyants : ils se retrouvent (on ne sait pas pourquoi ils se sont séparés d'ailleurs), bref, ils ne font rien, la soeur arrive et je passe la suite..... tout ça mélangé à des longueurs extrèmes. Un style et une musique qui ne me plaisaient pas du tout.