Only Lovers Left Alive
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Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2014
Quel étrange objet que le nouveau film de Jim Jarmush. J'ai mis un peu de temps à rentrer dans le film, mais une fois que je me suis laissé entraîner, j'ai voyagé. En effet Jarmush nous embarque dans un trip psychédélique, musical, hypnotique où tout ne respire que nostalgie et solitude (des thèmes récurrents chez ce cinéaste). On entre dans un monde désabusé, fantôme de sa splendeur passée, tout juste animé d'une lueur fanatique et fébrile : la musique lancinante, pesante qui donne à réflexion sur l'effondrement de notre monde. Au delà du trip visuel, auditif et esthétique, ce film interroge, sur la condition de chaque être et la propension la solitude à nous submerger. Jarmush remet aussi au goût du jour le mythe de vampire en prenant un virage totalement atypique : certes ils sont toujours aussi friands de sang, mais ils sont plus introvertis, plus romantiques et surtout des observateurs las et impuissants de la déchéance irrémédiable et inexorable de notre société. J'en profite pour parler du magnifique duo Tilda Swinton / Tom Hiddleston, qui chacun à leur manière incarne des vampires déprimés et subissant l'effondrement de leur réalité, comme un chateau qui tomberait progressivement en ruine. Parfois cependant, l'humour vient apporter un peu de chaleur à cette vision pessimiste du monde. L'un des autres thèmes récurrent dans ce film comme dans le reste de la filmographie de Jarmush, c'est le temps qui passe, que l'on ne peut rattraper, que l'on peut regretter d'avoir perdu ou que l'on voudrait suspendre. La métaphore principale du film repose d'ailleurs sur ce fait : Adam et Eve semblent au début hors du temps, comme à l'époque de la Bible, puis redécouvrent progressivement ce que le monde est devenu, ce que les hommes en ont fait. Un monde inhumain, figé, désert, sur le point de tomber en lambeaux. Ce monde les déprime d'une telle manière qu'ils appellent les hommes des "zombies" alors qu'eux-mêmes sont déjà morts, c'est dire la gravité de la situation. Riche en symbolique et en questions métaphysiques, à la fois nouveau dans la forme et typiquement de Jarmush dans le fond, ce film ne peut laisser indifférent. Une claque cinématographique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 21 février 2014
En 2005, j'avais rédigé une critique sur "mon premier Jarmusch", "Broken Flowers", que j'avais assaisonné d'une mention "nul". Le lien vers cette critique se trouve ci-dessous. "Only Lovers Left Alive" est mon "second Jarmusch" (j'ai passé mon chemin entre deux) et je pourrais pratiquement reprendre in extenso ma critique de 2005. Remarquez au passage que Jarmusch a été promu au rang de "très mauvais". Il progresse donc... Scénario étique, dialogues soporifiques (d'ailleurs les acteurs sont vautrés la plupart du temps, c'est dire !), acteurs présents physiquement (il le faut quand même bien...), mais manifestement "ailleurs" et en chute de tenson permanente, lenteur exaspérante du déroulement, on pourrait allonger la liste des défauts de cet énorme navet. J'ajoute que la bande musicale est atroce et j'en aurai fini. Oui, je sais que la presse spécialisée s'est encore pâmée devant ce nouveau "chef d'œuvre" et qu'il se trouve des cinéphiles "amateurs" qui trouveront ce film très bien, voire génial. En fait, je ne comprendrai jamais rien à ce snobisme de bon aloi qui hisse au pinacle des films qui ne méritent même pas le qualificatif de cinéma d'amateur...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 février 2014
si vous voulez mourir d'ennui....un film vain , ni contenu, ni objet à peine une esthetiqu ....
christian M.
christian M.

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 février 2014
. Fascinant. un zombie qui a beaucoup aimé ce film. Tilda Swinton, beauté glaciale, envoutante. Casting très réussi. Encore un constat de notre monde a bout de souffle ! Délicieuse fable vampirique
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2014
Si Only Lovers Left Alive reste un film très abouti esthétiquement, on ne peut pas en dire autant en terme de narration. La longueur et la pesanteur de ce film auraient pu tout gâcher si la qualité technique et artistique des images n’avait pas été menée avec autant de brio. Dommage que Jarmusch se perde dans une critique acide et prétentieuse de la société, qui avait été faite de manière bien plus élégante par le passé à travers des films comme Dead Man ou encore Broken Flowers. Et si ce fugace plaisir ne résidait pas dans les cinq dernières minutes de ce film où cette ultime scène laisse le spectateur déconcerté ? Alors, on laisse de côté l’autolâtrie pour laisser place au romantisme et à l’amour… les seules choses qui semblent immortelles.

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anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 février 2014
Des vampires relou, dépressifs, super chiants, Jarmusch la fait! Le seul truc sympa c'est le cours sûr les différent types de guitare, ça c'était cool! pour le reste...il faut essayé de ne pas sortir avant la fin ou ne pas s'endormir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 février 2014
Le jour et la nuit; entre l'aboutissement de ce nouveau Jarmusch et les dernières aventures de vampires portées au cinéma. Le jour et la nuit tout au long de cette histoire qui s'amuse habilement à marier les contraires.
Cette romance donne d'abord le tournis et met astucieusement en place la distance de la relation. C'est déjà très beau et envoûtant. La ballade nocturne de Tilda Swinton dans le souk de Tanger glace le sang. La musique et le ralenti, très juste, appuient parfaitement le charisme de l'actrice. Les présentations sont bien faites et mettent d'entrée en évidence l'opposition des caractères du couple. La prestance d'Eve face à la fragilité d'Adam. La première distinction concrète et amusante, leur moyen de communication. Elle appelle avec un smartphone on ne peut plus en vogue, lui répond sur une antiquité.
Mise en abîme brillante qui souligne la personnalité des protagonistes. Eve vie avec son temps, Adam survie avec la mélancolie de son époque. L'idée ne s'arrête pas là. Les amoureux veulent se voir. Pas de mal pour la vampire moderne, mais pour le casanier bricoleur non plus. Il enclenche un système sorti de l'univers Gondry pour projeter la communication sur sa vieille TV, et ça marche. Le son sort de partout et la tête de Tilda Swinton est bien dans la boite. L'iPhone donne certes une image bien plus belle et bien plus nette mais devient ridiculement petit. Ce petit rien donne d'entrée un trait de génie et de fun.
Une fois familiarisé avec ces vampires séparés et leur mode de fonctionnement, les amants épris décident de se retrouver. Eve quitte Tanger (tension fabuleuse dans l'avion) pour rejoindre sa moitie à Detroit. Le simple choix de ces villes est encore très subtil. L'architecture marocaine enlève toute temporalité au contraire de la capitale du Michigan tristement bouleversée aujourd'hui. Paradoxalement c'est notre nostalgique qui est installé dans cette ville en faillite symbole de la crise actuelle et sa moderne compagne qui était réfugiée dans les battisses antiques du Maghreb. Il en découle néanmoins une logique implacable du mouvement venant de la plus vivante des deux êtres. Et quelle ville mieux que Detroit pouvait accueillir la passion musicale d'Adam ? Berceau de la musique avec le Label de la Motown et symbole du monde actuel, l'intrigue de Only Lovers est parfaitement à sa place dans cette ville fantôme qu'est devenue Detroit.
Les virées de nuit en voiture montrent très bien le vide impressionnant qui ressort de cette grande cité américaine. Des jeunes qui errent dans les rues sombrent et au loin encore quelques enseignes illuminées. Une ville tenue par sa survie musicale. Fabuleuse scène sur la salle de spectacle devenue parking.
Le jour et la nuit entre vampires et zombies. Cet énième conflit proposé dans Only Lovers Left Alive n'est pas franchement le cœur du propos. On ne sait même pas bien de quoi il s'agit quand ils parlent de zombies. Il semblerait tout de même que ces derniers ne soient simplement que les humains. Intéressante donc l'idée que les vampires voient ces êtres comme des morts-vivants. Quelques clins d’œil amusants sur d'autres mythologies (pleine lune) ou des références culturelles historiques (Hamlet) sont faits avec légèreté. C'est d'ailleurs ce qui caractérise la façon dont Jarmusch s'empare du mythe, il prend les codes (pieu de bois, sang, lumière...) sans les imposer à lui même ou au spectateur. Il fait des choix cohérents dans l'intégration qu'il en fait à sa légende.
Enfin, le jour et la nuit entre le générations. Le conflit entre les époques que traversent notre couple. Adam et Eve ne s'adaptent pas de la même façon à leur temps. Mais leur fonctionnement à clairement évolué au fil des décennies tout de même. "On est au XXIème siècle". Cette petite phrase d'Eve dite à sa petite sœur après que celle-ci est "bue" un homme, le marque très bien. Leur méthode pour ce "nourrir" aussi. Adam semble tout de même resté quelques années en arrière, probablement pas si loin d'ailleurs. Moins d'un siècle pour sûr. Une autre réplique donnée par Tilda Swinton montre à quel point elle a plus la mesure de son époque. A Tom Hiddelston, dont le personnage demande quoi faire du cadavre, elle répond; "on ne peut plus le jeter dans la tamise, comme à l'époque, au milieu des lépreux". Cela situe encore très bien temporellement. La solution qu'ils trouvent ira complètement dans le sens de ce qu'est devenu le monde au XXIème siècle. Et puis il y a le conflit de générations à travers les âges. Le débarquement d'Ava avec sa fougue et sa "jeunesse" va créer un relation triangulaire fabuleuse. Tout de suite une évidence fraternelle ressort des échanges entre Mia Wasikowska et Tilda Swinton, Tom Hiddelston est excellent en beau-frère désabusé. La jeune actrice vue en 2010 chez Burton dans le rôle d'Alice a le sang chaud. Sa soif de vie (et de sang) relance le fun dans ce couple moribond. Cela agace Adam et amuse sa grande sœur, ainsi que nous même. Une fois qu'Ava leur propose de sortir faire un tour, ça prend un tournant brillant. La scène au bar est fascinante. Rapidement on devine le destin funeste du 4eme invité. Le choix scénaristique qui en est fait par la suite est très bien assumé. L’interrogation sur que faire du corps et le retour à Tanger finisse très bien le récit.
Magnifique course face à la survie. Parcours dans une cité aux allures de jungle. Le rythme est ralenti, normal nos protagonistes n'ont plus d'énergie. Et leurs parcours nous laisse sur une dernière scène vraiment pleine de mordant.
Avec des accents arabes dans les passages à Tanger, ou de Rock rétro dans la discographie d'Adam, la musique est très présente. Elle apporte beaucoup de dimension à cette fable contemporaine. Conjuguée à la photographie très inspirée, particulièrement dans les paysages marocains, et à un montage très soigné, le récit original est merveilleusement porté à l'écran.
L'entretien de vampires pour vivre ou survivre avec leur époque. En s'accordant plus ou moins avec le rythme de leur époque, Adam et Eve font traverser leur romance à travers les âges.
Corbett
Corbett

43 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2014
Vous avez aimé GHOST DOG, BROKEN FLOWERS, DEAD MAN, STRANGER THAN PARADISE, DOWN BY LAW, MYSTERY TRAIN ?
Alors vous allez adorer le dernie film de Jarmusch.
Son grand retour, un film sublime, classe, et très drôle.
Je l'ai vu au max Linder et c'était vraiment le pied. Les autres spectateurs ont adoré.
Isabelle C
Isabelle C

16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2014
Après une introduction un peu déconcertante, on comprend rapidement que le rythme du film va être lent, voire très lent. L'érudisme immédiatement étalé des protagonistes, Adam et Eve (l'originalité des prénoms choisis prête à sourire), inquiète sur la suite des événements. Néanmoins, le visuel et le son distraient, et le scénario s'accélère légèrement. Mais même là, l'espoir est de courte durée, car les rebondissements prévisibles déçoivent, s'arrêtent court, si bien qu'on se demande si les détours étaient vraiment nécessaires. spoiler: Par exemple, l'arrivée d'Ava, élément perturbateur, est fortement anticipée par les vampires (et le spectateur), pour au final être décevante dans le scénario. De manière trop prévisible, Ava tue un humain et est aussitôt chassée. De plus, ce meurtre n'a pour conséquence que le déménagement d'Adam et Eve. Au final, on aurait très bien pu se passer de toute la séquence...

Les idées qu'on tire du film ne sont qu'à peine développées. On ne sait pas trop pourquoi les zombies (les humains) sont considérés sans espoir, ni quand ils sont devenus sans espoir. Pas d'espoir non plus à l'horizon. Les arts et les sciences sont portées au nues, néanmoins à peine survolés. spoiler: L'intrication quantique est par exemple expliquée en deux phrases à la fin après un avant-goût en début de film, comme si elle était sensée porter la signification secrète du film sur ses épaules.
On peine pourtant à voir le lien, et comme les autres références du film aux arts et science, cela semble un peu trop pompeux. De même, la thématique de l'eau, bien qu'intéressante, n'est pas développée ni expliquée bien qu'elle soit centrale dans le film. On comprendra certes que les zombies ne préservent pas la qualité de leur eau et que leur sang s'en trouve contaminé mais pas plus de détail sur le pourquoi ni le comment. Une critique écolo sans cause ni conséquence. Là encore, juste un constat qui n'apporte pas grand chose. Bref, un grand sentiment d'inachevé. Néanmoins, malgré ces points négatifs, il faut avouer que Tom Hiddleston et Tilda Swinton sauvent nombre de scènes du film du ridicule par leur interprétation et sont à eux seuls une bonne raison d'aller voir ce film.
madmax1
madmax1

13 abonnés 442 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2014
Quand on atteint le sublime et la perfection cela donne ce film. La BO est démente !
Un pur chef d'oeuvre
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 février 2014
Adam et Eve s’aiment, mais vivent séparés. Ils n’habitent pas des villes paradisiaques, mais des lieux décrépits. Lui, c’est Détroit, privée de lumière la nuit et symbole de la faillite du modèle industriel. Elle, le souk de Tanger, entre business et trafics. Adam et Eve se visitent régulièrement, car leur amour est le dernier refuge du monde qui s’écroule autour d’eux.
Adam vit dans une maison remplie de bouquins et de guitares. Parfois il gratouille une musique post-punk. C’est un dandy solitaire et désabusé. Eve, diaphane et énigmatique, est entourée de littérature anglaise pétrie de crise. Tous deux sont nés de la culture underground des « seventies » et fortement déprimés de la tournure prise par des activités humaines en pleine décadence.

Adam et Eve ont un autre goût en commun : le sang ! Mais ce ne sont pas de vulgaires vampires qui plantent leurs canines dans le cou des quidams, mais des vampires quasi-bio qui ne s’abreuvent qu’au sang transfusé des labos, car ils se méfient de la contamination des zombies. Ca ne les empêche pas de sucer des glaces au sang…
Jim Jarmusch ne nous épargne rien. Il s’affranchit des genres et des codes. Et manie l’humour pour parler de la difficulté des morts-vivants à habiter ce siècle. Comme si tout était déjà écrit dans le désenchantement des années soixante-dix. Il nous parle d’un temps où on fumait aussi pas mal la moquette. Car pour le suivre, il faut quand même se bouger les méninges. Sans être sûr d’être raccord !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 février 2014
Comment (penser) réussir un film de deux heures quand on a zéro scénario? On se replie sur l'esthétique, visuelle aussi bien que sonore. Des deux, j'ai préféré le son à l'image, même si on peut penser que les accessoiristes et les responsables de la lumière ont eu du boulot! D'ailleurs, si vous voulez, procurez-vous la B.O. du film, et vous en aurez "vu" le meilleur!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 février 2014
Délicieusement psychédélique, Only Lovers Left Alone se cale, dès l’introduction, sur la rotation quasi cosmique du vinyle « The Taste of Blood » ; il pivote, ensuite, autour de deux vérités : « how can you have lived for so long, and still not get it? » demande Eve (Tilda) à Adam (Tom) ; « condescendent snobs! » proteste Ava (Mia), jetée à la rue. La jeune fille n’apparaît que trop peu, mais par ces quelques termes démontre que, pris au premier degré, le nouveau film de Jim Jarmusch transpire la pédanterie de ceux qui croient savoir. Dates, noms binomiaux, échecs et portrait d’Edgar Allan Poe manifestent une fausse érudition ; ils sont à la culture ce que le mot est à l’idée. Ces deux vampires, vieux de plusieurs siècles, accumulent les objets et les connaissances avec bon goût, mais à l’instar de la façon dont Eve parcourt de vieux ouvrages, en effleurant leurs caractères latins ou chinois, ils survolent tout, comme la physique quantique. Adam n’aurait retenu plus de la science qu’un collégien pour son brevet, à lister Pythagore, Galilée, Copernic, Newton et Einstein ; il définit l’intrication comme un lycéen plagiant Wikipédia. La plupart des répliques passent alors pour de vulgaires réponses de Trivial Pursuit, sans profondeur ni pertinence, malgré les années et la rencontre des plus grands. Assez talentueux pour avoir composé du Schubert et écrit du Shakespeare, mais plus snobes encore pour garder l’anonymat, ces vampires ingrats prennent aux hommes de la meilleure guitare au meilleur sang, pour ne rien leur rendre : la musique d’Adam est « private ». Au premier degré, il faut donner raison aux Cahiers du cinéma : « De manière extrêmement antipathique, les vivants, pauvres ignorants de [la] culture hautaine [du réalisateur], sont traités de « zombies ». Ce mépris de classe ne recouvre en définitive qu’un maussade « c’était mieux avant ». » Au premier degré, Only Lovers Left Alive s’analyse en critique maladroite, car cliché, de la société contemporaine, celle d’un beau théâtre devenu parking. Mais la brève intervention d’Ava chasse cette interprétation ; elle commande de laisser à Jim Jarmusch le bénéfice du doute. Créatures pantouflardes et pleurnichardes, Eve et Adam sont de piètres gardiens d’un monde magnifique : « All those moments will be lost in time, like tears in rain. » Aussi y’a-t-il, dans cette appropriation d’un mythe overused et qui pose enfin la question du rapport au temps, une forme d’autodérision vraiment salutaire. Formellement hypnotique, des plans à la bande son, le film se permet même quelques scènes drôles, particulièrement celles à l’hôpital où Tom Hiddleston et Jeffrey Wright dealent du « O negativo ». Le couple formé avec Tilda Swinton, décharné et rock’n’roll, mène avec brio cette balade nocturne et lente à ne pas trop prendre au sérieux -pour l’apprécier.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2014
Un film nonchalant, poétique et beau, porté par deux acteurs magnétiques.
Une critique plus détaillée et d'autres sur
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 février 2014
C'est lent et en plus d' une platitude assez grotesque.
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