Only Lovers Left Alive
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403 critiques spectateurs

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Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 328 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2026
Une atmosphère particulière, un duo d’acteurs parfaits. Ils sont captivants, envoûtants, inquiétants. La musique nous transporte. Le décor est fabuleux, un film inclassable. Une excellente trouvaille.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2026
Avec Only Lovers Left Alive, Jim Jarmusch revisite le mythe vampirique à travers une élégie mélancolique sur le temps, l’art et la décadence culturelle. La mise en scène, languide et hypnotique, épouse le rythme suspendu de ces amants immortels détachés du monde contemporain. Tilda Swinton et Tom Hiddleston incarnent avec une grâce crépusculaire ces figures d’esthètes fatigués, hantés par la disparition du beau. Jarmusch tisse une atmosphère feutrée où la musique et les objets deviennent les vestiges d’une civilisation en perte de sens. Un film contemplatif et singulier, qui transforme le fantastique en méditation poétique sur la survivance et l’usure du temps.
Xhyrkhæn
Xhyrkhæn

12 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2026
Une balade langoureuse de vampires au rythme très lent qui nous fait glisser d'une nuit à l'autre avec une sensation permanente de torpeur.
Pas d'action, pas de peur, pas de chasse mais plutôt une lente dérive existentielle, une méditation sur l’usure du temps, qui séduira surtout un public d’adultes blasés
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2026
Qui est le film ?
Après avoir exploré la dérive, la fatigue morale et les figures en marge du monde contemporain, le cinéaste s’autorise ici un faux-détour par le film de vampires. Mais comme toujours chez lui, le genre n’est qu’un point d’entrée, jamais une fin. Le récit tient à peu de choses. Adam et Eve, deux vampires liés depuis des siècles, tentent de survivre dans un monde qu’ils jugent à bout de souffle. Lui s’est retiré à Detroit, ville fantôme de l’industrie occidentale. Elle circule entre Tanger et le reste du monde, nourrie par les langues, les livres et les souvenirs. La tension du film est existentielle : comment continuer à aimer le monde quand on l’a vu se dégrader sans relâche.

Par quels moyens ?
Jarmusch commence par désamorcer le mythe. Ses vampires ne sont ni des prédateurs ni des figures de désir flamboyant. Ils sont fatigués, prudents, presque ascétiques. Le vampirisme devient une condition existentielle plutôt qu’un genre. Être vampire, ici, c’est être condamné à durer dans un monde qui se dégrade, à voir les civilisations s’effondrer lentement sous le poids de leur propre vulgarité. L’éternité n’est pas un pouvoir, mais une fatigue.

Les personnages d’Adam et Eve structurent le film comme deux manières de répondre à cette durée. Adam incarne la mélancolie saturée. Il a tout accumulé et n’y croit plus. Les objets qui l’entourent sont des vestiges. Eve, au contraire, est une figure de circulation. Elle lit, écoute, voyage, transmet. Le film met en tension deux postures face au monde. Le retrait dépressif et l’attention continue.

Le regard porté sur les humains, désignés comme des zombies, prolonge cette réflexion. Les zombies ne sont pas des monstres. Ils sont des êtres privés de mémoire longue, enfermés dans un présent sans épaisseur. Non pas parce qu’ils seraient morts mais parce qu’ils vivent sans conscience du temps. Juste, ils consomment, produisent, détruisent sans mémoire ni attention. Le terme n’est pas méprisant, il est véridique. Jarmusch ne condamne pas l’humanité. Il constate une perte de densité. Les zombies ne sont pas mauvais. Ils sont simplement coupés de la profondeur. Ils vivent à la surface du présent.

La musique devient alors un élément central de cette survivance. Adam joue pour se souvenir. La bande-son, composée par Jarmusch et Sqürl, est une matière visqueuse, hypnotique, enveloppant le film comme une nappe temporelle. Les villes choisies prolongent cette logique. Detroit et Tanger ne sont pas des décors mais des figures du temps. Detroit est l’image d’un avenir abandonné, une ruine encore habitée par ses formes passées. Tanger est une ville stratifiée, où les siècles coexistent sans s’annuler. En alternant ces espaces, le film oppose une fin brutale à une persistance fragile. Adam s’éteint dans la ruine. Eve respire dans la continuité.

L’arrivée d’Ava agit comme un contrepoint. Elle incarne une immortalité sans mémoire, une jouissance sans responsabilité. Sa présence produit un déséquilibre immédiat. Elle consomme, détruit, met en danger sans mesurer les conséquences. Elle représente ce que l’immortalité devient sans mémoire : une répétition vide, une destruction involontaire. Ava n’est pas malveillante. Elle est irresponsable. Et c’est peut-être pire.

La question du sang, enfin, condense l’éthique du film. Les vampires ne tuent plus. Ils filtrent, sélectionnent, consomment avec précaution. Ce choix transforme la survie en acte moral. Le sang devient l’équivalent de l’art. Une substance rare, à préserver, à consommer avec discernement. Jarmusch lie explicitement création et éthique de la sélection. Survivre implique de choisir ce que l’on laisse entrer en soi.

Quelle lecture en tirer ?
Le titre est essentiel. Only Lovers Left Alive. Il ne reste que les amoureux. Non pas les romantiques, mais ceux qui savent encore aimer le monde malgré sa ruine. Dans notre monde, la survie n’est possible que par l’attention. À la musique, aux livres, aux villes, aux corps aimés. La dernière séquence, où la faim revient et oblige Adam et Eve à envisager l’irréparable, rappelle une condition. Il n’y a pas de pureté durable. Seulement des négociations permanentes entre l’éthique et la nécessité.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2025
Emaillée de références et clins d'oeil culturels (avec l'idée d'un Shakespeare ayant servi de prête-nom à un immortel!), cette romance vampirique illustre par son impeccable réalisation (offrant des plans à l'esthétique mémorable) la langueur d'une vie éternelle, l'enfermement d'une existence nocturne, la léthargie d'une lassitude blasée. Tout en suivant la rythmique de ce couple (évanescente Tilda Swinton et taciturne Tom Hiddleston) confronté (aussi) à des problèmes ordinaires et en nous immergeant dans une atmosphère macabre, onirique, vaporeuse, ce drame sentimental incite à profiter des plaisirs simples, à garder sa curiosité, à nourrir son âme. Une planante illustration du pouvoir de la musique (avec une superbe bande originale) doublée d'une incitation romantique (au sens gothique!) à privilégier la force et les délices d'un amour vrai. Que seuls les amoureux soient laissés "vivants"...
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2025
Le réalisateur Jim Jarmusch signe une balade nocturne envoutante dont on tombe amoureux. Installant une atmosphère mélancolique autour de son couple de vampires dandys au cœur d’un récit qui se veut le reflet de notre société décadente. Tom Hiddleston et Tilda Swinton sont juste magnétiques devant la caméra d’un cinéaste inspiré.
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2025
D'abord je dois reconnaitre ne pas être sensible aux films de Jim Jarmusch, sur le papier j'aimerai mais à chaque fois il y a quelque chose qui me manque pour vraiment apprécier (Ghost dog, Dead man, The dead don"t die). En général l'équilibre dramatique/humour ne fonctionne pas chez moi.
Et c'est encore le cas ici. Si je comprends l'intention, le fait de montrer l'ennui chez ses pauvres vampires séparés, ça n'empeche pas de prévoir un minimum de scénario et pourquoi pas de temps en temps quelques belles scènes poétiques comme c'est le cas. Bref d'un ennui mortel et un soulagement une fois terminé, dommage !
Crypto Bok
Crypto Bok

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2025
Film avec des vampires. Mais pas film de vampires. Pas de chasse, même pas de danger particulier.
Le film parle plus de la création, du vampirisme culturel, et surtout il montre plus qu’il parle. Jim Jarmusch soigne son image, les décors, les lumières et le cadrage apportent beaucoup à l’univers très « dandy » du film. La musique ajoute à cet aspect chic.
Aucune intrigue réelle mais une vraie ambiance mise en place dès la première scène et qui va perdurer tout au long du film.
Le film est réussi et si on entre dedans rapidement c’est deux heures agréables voire enivrantes.
Florentrossi839
Florentrossi839

52 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 décembre 2024
Alors, je sais que ce film a une aura un peu ‘culte’, mais perso, je me suis ennuyé. L’ambiance est très stylée, ça oui, mais le rythme est tellement lent... On passe la moitié du film à regarder des vampires hyper cool écouter de la musique et se plaindre. J’avais envie d’aimer, mais ça ne m’a pas parlé du tout.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 septembre 2024
Un gimme et une femme discutent sur un canapé pendant une heure ou se tiennent la main en marchant pour trouver un sens à leur vie.
Les derniers amants nous livrent un film soporifique à souhait.
À noter que Jarmusch filme aussi en couleur……. C’est déjà ça…..
Gumayushibre
Gumayushibre

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2024
Une fiction convaincante et poétique ou l'on suit deux êtres immortels épris l'un de l'autre. Les personnages secondaires sont bien interprétés dynamisant bien la narration.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2024
Introduction

Jim Jarmusch, maître du cinéma indépendant, nous offre avec "Only Lovers Left Alive" un film qui transcende les genres traditionnels. Ce conte de vampires modernes, teinté de mélancolie et d'élégance, nous plonge dans l'existence intemporelle et romantique de deux amants immortels, Adam et Ève. Bien que le film soit riche en esthétisme et en atmosphères captivantes, il reste imparfait dans certains aspects, ce qui le rend néanmoins intrigant et digne d'une exploration approfondie.

Synopsis et Analyse

Adam (Tom Hiddleston) et Ève (Tilda Swinton), vampires immortels, vivent séparément à Détroit et à Tanger. Adam, un musicien reclus et désabusé, est hanté par le déclin de la civilisation humaine qu'il appelle les "zombies". Ève, quant à elle, vit dans une contemplation sereine, entourée de livres et d'art. Leur réunion à Détroit, perturbée par l'arrivée impétueuse de la sœur d'Ève, Ava (Mia Wasikowska), réveille des tensions et des réflexions profondes sur leur existence.

Jarmusch utilise la métaphore vampirique pour explorer des thèmes universels tels que l'amour, l'isolement, la décadence et l'immortalité. Le film est un hommage visuel et sonore aux cultures passées, avec des références omniprésentes à la musique, à la littérature et à la science. La lenteur du récit et les dialogues contemplatifs offrent une profondeur philosophique, mais peuvent également devenir un obstacle pour certains spectateurs en quête de plus d'action.

Performances et Direction

Les performances de Tom Hiddleston et Tilda Swinton sont remarquables. Hiddleston incarne Adam avec une intensité sombre et mélancolique, tandis que Swinton apporte à Ève une grâce éthérée et une sagesse intemporelle. Leur chimie à l'écran est palpable, créant un lien crédible et poignant entre les deux personnages. Mia Wasikowska, en tant qu'Ava, apporte une énergie chaotique qui contraste efficacement avec la sérénité du couple principal.

Jim Jarmusch réussit à créer une atmosphère unique grâce à une direction artistique soignée. La photographie de Yorick Le Saux capture magnifiquement les paysages urbains désolés de Détroit et les ruelles mystiques de Tanger, renforçant le sentiment d'intemporalité et de déclin. La bande sonore, composée par Jozef van Wissem et le groupe SQÜRL, dont Jarmusch fait partie, ajoute une dimension auditive immersive qui complète parfaitement l'esthétique visuelle du film.

Points Faibles

Cependant, "Only Lovers Left Alive" n'est pas exempt de défauts. Le rythme lent et l'absence de véritable intrigue peuvent rebuter certains spectateurs. Les dialogues, bien que philosophiques et poétiques, manquent parfois de dynamisme. Le film semble parfois s'enliser dans son propre esthétisme, perdant de vue une progression narrative plus engageante. De plus, certains personnages secondaires, comme le Docteur Watson (Jeffrey Wright) et Ian (Anton Yelchin), manquent de développement, limitant leur impact sur l'histoire.

Conclusion

En somme, "Only Lovers Left Alive" est une œuvre d'art cinématographique qui séduit par son ambiance et ses performances, mais qui pâtit d'une certaine lenteur et d'un manque de dynamisme narratif. Jim Jarmusch nous offre un film qui, bien qu'imparfait, reste fascinant par sa richesse culturelle et son exploration des thèmes intemporels. Il s'agit d'un voyage contemplatif dans l'univers des immortels, qui saura captiver les amateurs de cinéma poétique et introspectif. Une expérience à savourer pour ses qualités esthétiques et son atmosphère envoûtante, malgré ses quelques longueurs.
Blaacke
Blaacke

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2024
Je ne sais que dire de ce film. Il est étrange, lent, musicalement envoûtant. On y trouve de la romance, des vampires, et une déprime de la vie contemporaine. On se laisse porter par le film malgré ses longueurs, je ne pense pas qu’il peut plaire à tous le monde, mais j’ai apprécié.
Loupblack
Loupblack

33 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2024
Un film qui séduit par son esthétique léchée et son exploration profonde de thèmes existentiels, mais il peut également dérouter par sa lenteur délibérée. Le réalisateur Jim Jarmusch prend son temps pour dépeindre l'ennui existentiel des vampires immortels, ce qui peut rendre l'expérience cinématographique quelque peu laborieuse pour certains spectateurs.

Cependant, cette lenteur permet également d'immerger pleinement le public dans l'univers sombre et contemplatif du film. Les performances des acteurs principaux, notamment Tilda Swinton et Tom Hiddleston, sont captivantes et apportent une profondeur émotionnelle à des personnages complexes.

Le film brille également par son utilisation innovante de la musique et de l'imagerie, créant une atmosphère envoûtante et hypnotique. Chaque cadre est soigneusement composé, offrant une véritable expérience visuelle.

Malgré sa lenteur, "Only Lovers Left Alive" offre une réflexion profonde sur la nature de la vie, de la mort et de l'immortalité, tout en invitant le public à contempler les questions existentielles de manière poétique et subtile. C'est un film qui récompense la patience et l'ouverture d'esprit, mais qui peut laisser certains spectateurs sur leur faim en raison de sa cadence délibérément lente.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 février 2023
Quelle est la raison de vouloir faire un film où rien ne se passe, mais alors rien. Pas une intrigue, pas de dramaturgie, pas de rebondissements, pas même un final gothique.
Il y a des idées, mais le rythme est si lent, le film est si bavard, on a voulu montrer des vampires modernes, qui a travers les siècles ont su s'adapter à l'évolution de la société, mais c'est d'un ennui, d'une fadeur, le film de deux peut se regarder en accélérer, en piochant des morceaux par ci, par là, pour voir si il s'y passe quelques choses, mais on peut s'apercevoir, que même comme cela, on ne perd pas le film de l'histoire, logique il n'y en a pas. Une vrai perte de temps!
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