Only Lovers Left Alive
Note moyenne
3,8
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403 critiques spectateurs

5
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132 critiques
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68 critiques
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JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2017
Adam et Eve, 2 vampires, vivent loin de l'autre (Tanger / Detroit). Ils s'aiment, lui est musicien rocker plutôt dépressif, elle veut lui remonter le moral. Elle le rejoint à Detroit. Arrive la soeur d'Eve, qui est insupportable et provoque une mort d'homme. Alors Adam et Eve s'enfuient pour Tanger, mais là, en panne de sang, en chercheront sur les vivants...

Film symbolique de Jarmusch, qui se complait dans la lenteur et l'ennui, avec des dialogues banals. Le spectateur lui aussi s'ennuie surtout s'il n'entre pas en empathie avec les personnages, qui sont des vampires ! La réalisation, même si elle est loin d'être nulle, n'est pas à la hauteur de la réputation du cinéaste.
Film symbole du monde contemporain, peut-être, mais il est vraiment difficile de comprendre la finalité d'un tel film.
C'est artificiel et prétentieux. Même les acteurs semblent fades. Belle déception.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2017
Quand le réalisateur-scénariste-musicien-acteur Jim Jarmusch s’essaye au vampirisme, il nous présente des êtres épurés de malveillance, dont l’éternité, assurée tant que leur faim est sustentée, se veut à la fois leur bénédiction et leur malédiction, et probablement le seul facteur causal de leur perte d’humanité.
Philosophe, voyageuse et psychologue compatissante, elle rejoint son amour de toujours, mélomane, musicien, romantique et suicidaire, pour écrire un nouvel épisode de leur chemin sans fin. Sous fond d’excellente musique psychédélico-érotique et d’un esthétisme sensuel et étrangement sombre, leurs obscures pérégrinations dévoilent leurs trésors et leur génie, puisque bénéficiant d’une expérience incomparable en sciences, histoire, arts ou sagesse, et dotés de surcroit de sagacité, sensibilité et perceptions hors-norme. Fruits d’une passivité froide et éternelle, ils naviguent discrètement au milieu des hommes, mus d’une humble civilité et de la plus grande délicatesse possible envers nous autres, surnommées les « zombies », membres décadents de leur incontournable garde-manger. Leurs souvenirs révèlent l’imposture de bien des génies humains qui ne furent que les nègres de ces êtres enfermés depuis toujours dans un nécessaire anonymat, tandis que sont dénoncés l’actuelle déchéance des esprits et des corps, la pollution du monde et la contamination du sang humain dont ils sont bien sûr les premières victimes.
Loin du genre horreur ou aventures, ce film singulier et touchant dresse un portrait philosophique de l’humanité vue au travers du regard d’un couple de vampires amoureux, témoins depuis des siècles ou des millénaires de notre condition déclinante actuelle et de nos impostures, auxquelles leur vitalité demeure néanmoins subordonnée.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2017
Avec "Only lovers left alive", Jarmusch signe une oeuvre décalée, unique en son genre et dont lui seul a le secret. Rarement un prix de la mise en scène n'a été autant justifiée tant Jim Jarmusch a su apporter à son film un visuel fort, avec des plans inoubliables, d'une beauté presque enchanteresque. Le film dégage une atmosphère unique accompagnée d'un rythme lancinant qui fait ressortir toute la poésie de l'oeuvre. Tilda Swinton y est absolument fantastique accompagnée d'un Tom Hiddleston de gala ainsi que de la pétillante Mia Masikowska. "Only lovers left alive" est un long-métrage d'une grande beauté plastique, accompagné comme toujours chez Jarmusch d'une bande originale du feu de dieu et qui assume pleinement son coté décalé pour nous offrir des moments drôles qui se lient parfaitement aux scènes plus intimes jusqu'à un dernier plan somptueux.
C G
C G

18 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2017
poétique. Esthetique. vampires que. diaphane actrice Tilda aux traits singuliers. une ambiance. une beauté. très esthétique Tom Ford. un enchantement pour les amoureux du beau.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 mars 2017
Lorsque j'ai vu ce drame romantique, j'ai trouvé l'idée fort originale, qui a été de mettre en scène deux vampires amoureux, dans les points positifs: une belle réalisation de "Jim Jarmusch", l'histoire est originale et l'ambiance du film particulière. L'esthétisme de nombreuses scènes fait plaisir, mais cela ne veut pas dire que tout est sucre et miele, car la lenteur du film ne le sert vraiment pas, je ne comprendrai jamais pourquoi, lorsque l'on parle de romantisme, cela veut souvent dire une lenteur soporifique comme ce film-ci, heureusement que certains films sont plus énergiques que ceux-ci. A noter que Tilda Swinton est sublime comme à son habitude, je l'adore. Et pour finir la musique fait tout son effet. Bon cela fait qu'en conclusion il y a des points positifs et des points négatifs qui feront que je noterais une bonne moyenne de 5/10.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 mars 2017
S’il ne s’agit pas d’un film où je me suis dit « Wahoo ! Trop génial ce film ! » … On peut tout de même dire qu’Only lovers left alive est un film qui tient la route et qui montre la direction que pourrait prendre l’humanité dans les années et siècles à venir.
py314159
py314159

2 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2017
La vie rêvée des vampires vue par Jim Jarmusch. Film lent et onirique avec une superbe bande originale. Bon film.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2017
Une métaphore intéressante : l'artiste vampire. Une réflexion intéressante sur le passage du temps, que ce soit à titre personnel ou concernant l'histoire des arts, de la littérature et de la science. Dommage que cela se traduise surtout par un "name-dropping" forcené, par un étalage de culture quelque peu snob.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 novembre 2016
Jarmush est un génie, donc forcément, le film est beau, envoûtant, intelligent.
Mais il me laisse un goût amer, il y a quelque chose en lui de réactionnaire, qu'il n'y avait pas dans Ghostdog ou Deadman.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2016
Bien, mais on peut rester à distance de ce film à cause de sa longueur, du manque d'empathie pour ses vampires trop différents de nous, simples zombies, et vis-à-vis de certains comportements (comment Adam peut-il laisser Ava seule ?). Mais l'atmosphère et la Bande Originale en font une œuvre hypnotique malgré tout.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 novembre 2016
J'aime Jarmusch. Ce qui ne doit certainement pas obliger à valider n'importe quelle production. Notamment ce film d'une looooooongueur et d'un ennui mortel (c'est le cas de dire). Les images sont belles, une musique intéressante, et pourtant, tour ça n'est qu'une pose. Le charme de Tsilda ne sauve pas du naufrage l'ensemble.
À voir en VO bien sûr, la voix de l'acteur principal en français donne juste envie de se suicider.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2016
C’est une œuvre singulière que nous présente Jim Jarmusch. Il y a dans Only Lovers Left Alive une multitude de références musicales, littéraires et cinématographiques qui s’adressent par conséquent à une cible éduquée et cultivée. Ce dénigrement pour la majorité des humains se ressent dans tout ce pessimiste que vouent les deux acteurs à ce qu’ils appellent les zombies. Malgré cette haine hautaine, on retrouve dans cette négation beaucoup de poésie et de beauté. Le couple que forment Tom Hiddleston et Tilda Swinton est la métaphore de l’amour éternel que beaucoup cherche. Le temps et la distance ne sont pas une barrière tellement leur amour est fort. La beauté étrange des acteurs en ont fait les personnes idéales pour interpréter les rôles d’Adam et Eve. La mort leur va si bien. Only Lovers Left Alive est une poésie romantique effleurée par une mort délicate, mais qui penche un peu trop dans le pessimisme.
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 septembre 2016
Ce film est ennuyeux à mourir et il ne ce passe rien du tout, pas d'intrigue rien. Le jeu d'acteur est bon mais franchement ça ne rattrape pas le film
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 août 2016
Jim Jarmusch enfant des années rock, entré dans l'âge du retour sur soi s'inquiète des dérèglements consécutifs au comportement anarchique de l'économie en accélération exponentielle sous l'effet de la mondialisation. Il se saisit du retour de popularité du mythe du vampire désormais assaisonné à une sauce romantique un peu niaise pour adolescents ("Twilight", "True Blood") afin d'en donner une version plus adulte et délivrer un message d'alerte aux jeunes via ce couple qui a traversé les siècles, témoin tout d'abord de la lente progression de la pensée humaine du fin fond de l'obscurantisme jusqu'au siècle des Lumières suivie de sa déliquescence brutale avec le matérialisme forcené né de l'industrialisation. C'est Adam (Tom Hiddelston) l'élément mâle du couple, artiste underground ayant côtoyé les plus grands poètes (Lord Byron), romanciers (Shakespeare) ou musiciens (Litz) qui vit le plus mal cette dégénérescence tous les jours plus visible de ceux qu'il nomme les "zombies". Reclus dans son appartement de Detroit, ville fantôme, ex-symbole du capitalisme triomphant, il vit en esthète entouré des reliques artistiques accumulées au fil des siècles ayant pour seul contact avec l'extérieur un junkie plutôt sympathique (Anton Yechlin) qui le fournit en guitares de collection (Telecaster, Gresch de Chet Atkins de 1956,...). Eve (Tilda Swinton) son amour de toujours le rejoint en provenance de Tanger son lieu de villégiature, inquiète de la profonde dépression qui envahit Adam au point qu'il envisage de renoncer à la vie éternelle et du même coup à leur amour. Ayant eu beaucoup l'occasion d'apprendre au contraire des humains ordinaires qui ne disposent que d''une misérable petite vie, Adam et Eve sont un modèle de raffinement au point d'avoir renoncé à se servir directement à la source pour la nuit venue trouver le précieux liquide indispensable à leur étrange condition. Jarmusch qui comme toujours écrit le scénario de son film se veut didactique pour être compris d'une jeunesse qui désormais va au plus rapide et peut-être lui faire toucher du doigt à travers ces deux témoins de l'histoire humaine qu'elle ne pourra avancer bien loin en faisant table rase du passé. Une simplification du discours parfois un peu dérangeante venant affadir la recherche esthétique poussée de Jarmusch. Adam et Eve qui n'ont pas choisi par hasard leurs prénoms sont l'expression mélancolique d'un réalisateur qui se demande comment après toutes les utopies des années 60 et 70 qui avaient laissé entrevoir une possible rédemption, l'humanité a pu en arriver là ? Constat amer sans guère d'espoir que ce "Only lovers left alive". Les deux amants qui semblaient un moment vouloir nous indiquer la voie se montrant au final terriblement humains quand leur survie est en jeu. Brutalement les deux îcones sont assimilées par un Jarmusch impitoyable à deux simples bobos dont les grands principes ne sont que mondains. Le film se referme donc sur un constat d'échec. Rien ne pourra donc sauver nos pauvres âmes ! C'est Jarmusch qui l'affirme . Avec un tel pessimisme le film pourtant salué pour sa plastique ne pouvait se frayer un chemin au box-office.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juillet 2016
Finalement ce qui compte, c'est le petit paquet qu'on emmène jusque sous son oreiller...
De mon côté, ce qui s'est passé, c'est un très agréable shoot du côté de quartiers interlopes par leur banalité esthétisée. J'ai vu des images qui ressemblent à des posters vintage, avec une musique cool. Des vampires sympathiquement blasés, tantôt le reflet nonchalant de l'homme de la rue, tantôt incarnation du mythe mais revu à la sauce intello.
Ces vampires-là, ils sont terribles ! Tout en étant le reflet nonchalant de l'homme de la rue, à peine rehaussé d'un goût plus prononcé pour un individualisme éclairé, ils sont néanmoins au dessus de l'homme de la rue car ils ont déjà vécu bon nombre de vies humaines en une seule longue vie de vampire, prenant naissance à plusieurs siècles de là
Humanistes par pitié ou passion, ils ont à voir avec les avancées de l'humanité sur la voie des arts ou des sciences et cela les rend à la fois vaniteux et pathétiquement blasés.
Leur handicap d'être vampires, et c'est ça la bonne idée du film, les rend proche de l'homme normal. Jim Jarmusch les compare aux humains, mais pas pour nous critiquer, plutôt pour louer la modernité des temps plus reculés.
Il les rend semblables à travers des frustrations proches. La nuit, les virées romantiques sont moins glamour qu'en plein jour. Des rues désertes accueillent leurs baladent sentimentales. Ils ne goûtent alors même pas l'éminente condition de dandy nocturne. Mais ils s'aiment.
Si lui se blase de tout, elle est le personnage qui, grâce à l'amour qu'elle veut incarner, raccroche l'humain a son originalité humanité. Car leur plus gros handicap, c'est ce que leur a laissé leur vie interminable en héritage terrestre : le désespoir envers les humains.
C'est pas facile pour un film d'aborder le thème de la post-modernité. Comment Jarmusch s'en sort-il ? Il prête à son vampire mâle les dangers majeurs de notre époque : narcissisme et égocentrisme. A moins qu'il ne s'agisse de désabusement sincère. A Eve, il donne la pugnacité. Ainsi il crée une tension romantique qui soulage a chaque instant le spectateur du constat pourtant évoqué avec peu d'opiniâtreté. Mieux que soulager, elle irradie de bons moments, où la vie suit son cours, où la conscience est continuellement en éveil sous les sens désabusés. C'est ce que j'ai bien apprécié au niveau du scénario, qui met finalement en avant le temps, le Temps et tous les temps possibles. Il creuse l'idée que la vie personnelle et La vie se rencontrent au point où le temps les a dévasté toutes deux, et que c'est ici et maintenant que ça se joue, hors du temps.
La caméra fixe des corps désenchantés dans une balade enchantée.
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