Avis : Miss Peregrine et les enfants particuliers - Page 8
Miss Peregrine et les enfants particuliers
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4,0
Publiée le 25 octobre 2016
Adaptation d’un roman jeunesse, cette histoire semble pourtant tout droit sortie de l’imagination de Tim Burton, tant elle rassemble, quasi exhaustivement, les thèmes chers au cinéaste (l’enfance, l’inadaptation, le rêve…). A une nouveauté près : le jeu sur le temps, encore inédit dans son cinéma. Les enfants du titre sont forcés, pour survivre, de revivre éternellement la même journée de 1943, ce qu’ils appellent une « boucle ». Le film déploie à la suite ce concept de boucle tout un univers de « particularités », d’ « ombrunes » et de « sépulcreux » d’une richesse insoupçonnée et complètement burtonienne (au cœur de l’intrigue, une affaire d’yeux…). Le réalisateur multiplie les fantaisies visuelles : visions frappantes et poétiques se succèdent sans s’essouffler – et dans une 3D très bien utilisée. On pourrait les énumérer, mais elles sont si nombreuses qu’on se contentera de les résumer en disant que c’est beau, drôle, et de plus en plus chargé de sens. Dans cette fête de l’inspiration retrouvée, Burton s’amuse à glisser des références un peu partout (et à se glisser lui-même dans le film via un caméo furtif, une première !), de « Jason et les argonautes »... jusqu’à « Dumbo », son prochain film (on craint le pire) !
Avant d’entamer l’analyse, n’oublions pas qu’il s’agit d’un point de rupture que Tim Burton entreprend en adaptant une œuvre de Ramson Riggs (2011). Ce qu’il faut d’entrer de jeu apprécier, c’est de se régaler devant un style polyvalent qui harmonise les genres et rend hommages à des spécialistes visuels. Obligation ou réelle implication ? A nous d’en juger ! Pour commencer, l’écho à la réalité n’est pas une marque de fabrique innovante, on y a tous déjà goûté un moment ou un autre. « La différence » est ce qui nous définit, mais la guerre départage cette notion en mettant en avant la discrimination d’un point de vue sociale. Et pour appuyer cette hypothèse, les boucles de du temps et autres inversions temporelles ont regagné le touché du réalisateur. Ce qui nous offre une multitude d’interprétations et de possibilités scénaristiques.
Chaque acteur tient son rôle à merveille, sauf peut-être ce petit Asa Butterfield (Jacob) peu expressif et surjoué dans l’évolution du personnage. Sa place centrale prend rapidement de « l’énormitude » dans sa manière d’aborder les relations avec les autres particuliers. Et c’est un point à souligner car au final, il ne pèse pas son implication par son jeu d’acteur monotone. Et bien qu’Eva Green en Miss Peregrine soit très souvent victime de cette dernière observation, ici, elle arrive à se rendre excentrique et attachante malgré la place secondaire qu’elle occupe. Pour Samuel L. Jackson en revanche, ce rôle rendra les amateurs perplexes sur le véritable rôle du méchant qu’il campe en mode « babacool ». Pourquoi pas ! La recette fait son effet bien autour du divertissement visuel.
Ce qui aurait pu néanmoins être plus approfondi, ce sont les ruptures soudaines de la routine familiale qu’entoure Miss Peregrine et ses protégés. Autrement, l’univers présenté fait office d’une cage où ils resteront à jamais enchainés si on y réfléchit bien. Ils manquent de présence en dehors de leur introduction trop thématique. L’arrivée de Jacob permet cette rupture mais à son apogée seulement. Ce que je cherche à dire, c’est qu’on laisse trop à l’écart ces particuliers qui ont tant à démontrer moralement, à présent que nous connaissons leur compétence. Ce que l’on aurait également pu éviter, c’est la reprise narrative pour expliciter des actions qui le sont déjà suffisamment… On admet bien le cadre familial, cependant tous ces petits détails donnent des longueurs affligeantes qu’on aurait pu épargner en dépit de ces dernières suggestions narratives.
Mais trouvons des bons points et il y en a. Du Stop-Motion en live faisant directement hommage à Ray Harryhausen, père fondateur des effets visuels dira-t-on., rendant également hommage à « Jason et les Argonautes » que les fans apprécieront. En résumé, Burton s’est libéré de son style en associant uniquement ce qui lui plait dans ce film. Une œuvre qui ose effrayer la jeunesse par la métaphore de leur cauchemar, de créatures que l’on soit seul à pouvoir distinguer et à combattre. Mais le plus subtile dans tout cela reste la performance acquise en trouvant le bon compromis entre l’élan familiale et la trame naturel et sombre de l’histoire. Enfin, Burton aura raison de la jeunesse et de ses suiveurs à l’esprit ouvert aux suggestions d’évolution. Un défi remarquable qui n’induit pas d’horreur mais seulement de la frayeur puisée dans la racine de nos cauchemars. Au final, il nous a servi des particuliers savoureux dont on le considèrerait également membre de cette fantastique communauté.
Tim Burton est un cinéaste étonnant qui a su développer un style tellement personnel qu'on reconnaît ses films dès le premier coup d’œil. Le cinéma fantastique lui doit d'ailleurs quelques-unes des plus belles œuvres gothiques de l'histoire du 7ème Art, comme « Edward aux mains d'argent » ou encore « Sleepy Hollow ». Pourtant, « Miss Peregrine » ne procure pas tout à fait les mêmes sensations, comme si le réalisateur avait été bridé et n'avait finalement pas pu y mettre sa « patte » à nulle autre pareille. Du coup, bien que le film fonctionne plutôt bien, il y a comme un petit air de frustration... comme s'il manquait quelque chose d'essentiel pour le faire sortir du lot. Ceci dit, pas de panique... le scénario est éminemment sympathique et ne manque ni d'intelligence, ni d'originalité. Les personnages sont tout aussi attachants et l'ensemble se révèle bien assez distrayant pour plaire à un très large public. Malheureusement, il manque la petite touche de poésie... cette ambiance si particulière, faite de douceur et de sombre désespoir qui rend le travail de Tim Burton unique en son genre. De ce côté là, c'est donc un peu décevant... mais peut-être suis-je devenu trop exigeant !
Un beau compte pour enfants et... Forcément pour les grands. Inspiré quand même des légendaire X-Men pour leurs dons particuliers. Dommage que le début du film est un peu embrouillé. Peu de reproches à faire à ce film qui vous fera passer un bon moment magique.
Alors que ma foi Burtonienne s'émoussait sous les assauts de ses fades dernières compositions, le nouveau prophète : Miss Peregrine a ravivé ma ferveur et convaincu que Tim méritait encore que l'on se déplace pour lui dans les temples à salle obscur. Alors oui la poésie minimaliste d'Edward est perdue à jamais et cet opus ressemble parfois à un cirque du macabre dopé aux écrans verts mais le bestiaire beau et bizarre est vraiment plaisant à voir. Le scénario ne tient néanmoins pas bien la distance (comme souvent lors des voyages dans le temps), le méchant manque franchement de consistance et le dénouement dans la fête foraine est pénible mais au vu de mes attentes cela reste une bonne surprise.
Avec Miss Peregrine Et Les Enfants Particuliers, Tim Burton nous offre un très bon film. L'histoire est plaisante à suivre même si le thème n'a rien de très original car au final les enfants sont simplement des mutants. Justement c'est dommage que leurs pouvoirs ne soient pas tant utilisé que ça au final car les personnages en eux même sont réussi. En effet le petit groupe que forme les enfants est vraiment sympa. Les acteurs qui les incarnent sont tous convaincants avec en tête Ella Purnell qui avec ses grands yeux naturels se fond à merveille dans le décor. Elle crève l'écran et la relation qu'elle à avec Jacob incarné par Asa Butterfield est touchante. Leur petite histoire d'amour est toute mignonne et ça fonctionne bien. Eva Green trouve aussi la un rôle qui lui va à ravir tout comme Samuel L Jackson qui campe un méchant au look génial. C'est la même chose pour les sépulcreux qui sont vraiment effrayant, leur design est une franche réussite. Par contre je n'ai pas trop compris le père de Jacob qui est en décalage avec le reste des personnages et Victor qui est sous exploité et c'est vraiment dommage. Mais le gros point fort du film est visuel avec cet univers fantastique vraiment magnifique. Chaque plan est superbe, la photographie est sublime et les couleurs nous émerveille. On sent bien la patte de Tim Burton notamment dans la scène spoiler: du bar avec la vaisselle qui vole ou encore le combat des deux poupées . Les transformations en Ombrune aussi sont très jolies. Dommage que la b.o. ne soit pas aussi bonne car celle ci fait bien son travail mais est loin d'être mémorable. Petite déception pour les vingt dernières minutes qui sont moins intéressante par leur tournure même si ça reste correcte. Au final Miss Peregrine Et Les Enfants Particuliers est un bon film avec un bel univers qui vaut le coup d’œil et que je vous conseil de regarder.
Adaptation d’un roman fantastique de l’auteur américain Ransom Riggs, cette réalisation de Tim Burton remplit son contrat plus qu’honorablement. Porté par de très bons acteurs – Eva Green et le jeune Asa Butterfield en tête – Miss Peregrine nous offre une plongée dans l’univers gothique et bizarre qu’affectionne le cinéaste américain, tout en nous embarquant dans un récit d’apprentissage adolescent efficace et émouvant. Cette balade à travers les époques, les continents et l’étrangeté sous toutes ses formes s’avère tout à fait enthousiasmante. Avec ses petites poussées de frisson, un long-métrage qui ravira les ados comme les plus grands.
Sans être exceptionnelle, la nouvelle aventure filmée par Tim Burton est un bon cru, avec ce qu'il faut de fantastique pour ébahir les ados et effrayer les enfants. Seul réel point noir : l'intrigue, se voulant faussement compliquée, laissera de marbre qui n'est pas un tant soit peu concentré. En bref, un bon petit film pour ados esthétiquement réussi!
Un mix entre Le Seigneur des Anneaux et le Prince Caspian, très créatif avec une Eva Green des grands jours et un Samuel L. Jackson méconnaissable. Un très bon film fantastique de Tim Burton capable du pire comme du meilleur...
Un bon film spectaculaire et assez haletant, qui fonctionne sur une boucle temporelle type "Edge Of Tommow".C'est vraiment bien fait, même si parfois ça semble un peu confus mais comme on retrouve bien toute l'étrangeté et le côté merveilleux de Tim Burton ça passe assez bien. En tout cas ça m'a captivé suffisamment pour me donner envie de voir la suite. Et j'espère vraiment que le prochain sera un peu plus concis, car y'a moyen d'avoir quelque chose de beau et de sympa.
Un conte merveilleux, morbide, romantique ... bref Tim Burton revient (enfin) à son meilleur ! (et sans oublier le supplément d'âme qui faisait cruellement défaut à ces derniers films).
Tim Burton renoue avec son savoir-faire. Il adapte cette foi-ci le roman écrit par Ransom Riggs. Une histoire époustouflante où on prend du plaisir dans cette aventure qui dit l'importance de l’imaginaire pour affronter ses peurs. Un très bon film tant les thèmes et les formes sont du Burton tout crachés. Les comédiens sont très bons, les décors et les effets-spéciaux sont impeccables et la mise en scène virtuose jusqu'au dénouement final. Une fantastique quête surfant quelques part entre la " Famille Adams " et " Alice aux Pays des Merveilles " , dans un spectacle à la fois enchanteur et glauque. Une suite est déjà en préparation.
Un Tim Burton qui fait plaisir à voir. Le maître du gothique revient dans un univers qui lui sied d'avantage, peuplé de monstres inquiétants, d'ombres dangereuses et de sombres personnages azimuts. Mélangeant ses deux parties de carrière, Burton parvient à trouver un compromis entre ses films d'avantage portés sur une réflexion forte et ses divertissements grands publics parfois douteux. Fun, drôle, impressionnant, l'esthétique de Miss Peregrine et les enfants particuliers transcende l'écran, notamment dans la matérialisation des monstres directement issue de l'imaginaire collectif. Rythmé et efficace, ce dernier coup de Burton n'est pas un chef d'œuvre, mais un divertissement assidu, équilibré et parfaitement passionnant.
Tres bonne premiere partie mais la seconde ne ressemble pas à du tim burton, spoiler: à la limite du ridicule le fantastique ne fonctionne plus, la partie se passant de nos jours est ratée
Après un Big eyes au style biographique particulier, Tim Burton revient à ce qu’il sait faire de mieux : du pur fantastique avec un univers riche pourvu de créatures à l’esthétique monstrueuse. Miss Peregrine, jouée par Eva Green (Casino Royale, 300 la naissance d’un empire, Sin City j’ai tué pour elle), est un personnage mystérieux dont on peut se méfier par rapport à ce qu’elle cache. Il s’agit d’une ombrune, soit une femme capable de se transformer en oiseau et capable de créer une boucle temporelle afin que la même journée recommence sans cesse pour préserver la sécurité des enfants de son orphelinat pendant la guerre en 1943.
Le scénario commence pourtant en janvier 2016 avec comme protagoniste Jacob, un jeune adolescent découvrant les secrets de l’orphelinat désaffecté à son époque en pénétrant ainsi dans la maison de Miss Peregrine une fois remarqué par les autres enfants censés être morts. Interprété par le jeune Asa Butterfield (Le garçon au pyjama rayé, Hugo Cabret), il va découvrir l’univers dont son grand-père lui avait parlé en lui racontant des histoires et faire la connaissance de nombreux enfants à l’apparence particulière (un invisible sous ses vêtements, deux portant d’étranges masques blancs, une ayant une bouche avec des dents monstrueuses au niveau de la nuque) ayant chacun un pouvoir propre (manipuler des marionnettes en inculquant un cœur à des objets, faire sortir un essaim d’insectes de sa bouche, maîtriser l’air grâce à un souffle puissant permettant de retenir quelqu’un et de vider une pièce remplie d’eau).
Il crée rapidement des liens avec la jeune Emma, jouée par Ella Purnell (Kick-Ass 2, Maléfique, Tarzan), petite blonde innocente qui se demande si elle aimerait grandir. Car oui, Miss Peregrine contraint les enfants à revivre sans cesse la même journée et donc à ne jamais grandir, ce qui explique leur peur à ce sujet. Vite intrigant, l’univers vaut également pour les sombres créatures qui attaquent l’orphelinat, leur face n’étant pas sans rappeler le monstre du Labyrinthe de Pan et leurs longs membres filiformes les nécromorphes du jeu Dead Space. Samuel Jackson signe un énième rôle de méchant, classique mais efficace avec ses pupilles blanches, même s’il est dommage que le film traîne en longueur et se termine si classiquement. Le rôle d’Eva Green aurait été plus intéressant si Miss Peregrine avait été spoiler: moins manichéenne , ce n’est pas le personnage que l’on retiendra le plus d’elle. Un film qui honore son créateur !