Derniers Avis : Il était une fois en Amérique - Page 14
Il était une fois en Amérique
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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2018
Il était une fois un immense acteur, il était une fois un immense réalisateur, il était une fois un immense compositeur, il était une fois en Amérique, il était une fois le cinéma.
Un film qui serait la perfection, si et seulement si il n'y'avait pas eu toute ces coupures. Sachez le, les images aurait pu donner un film de spoiler: 10 heures , Leone a estimé qu'un film de spoiler: 6 heures serait l'idéal. Mais impossible. Vous trouvez aujourd'hui tout de même une version de spoiler: 4h20 , mais il y'a toujours cette sensation de manque permanente qui reste. Comme si on vous donnait une délicieuse pomme qui aurait déjà été croqué plusieurs fois.
J'insiste un peu sur le seul point négatif car pour les positifs, je n'en finirai pas et le temps nous est très précieux.
L' heritage du maître Sergio Leone. Un film.,Qu'on revoi avec un plaisir immense. Robert de NIRO, est au top. Une des meilleures partitions de Ennio Morriconne. Et pour finir, il était une fois le film culte. Pierre
Le dernier film de Sergio Leone et sans aucun doute le plus grand. Il signe la son chef d'oeuvre absolu, ce film lui a pris 10 de travail et on comprend bien pourquoi. A la fin du visionnage je me suis dis ce film n'est pas un genre classique du cinema il est le cinema meme avec tout l'immensité que l'on peut trouver dans cette oeuvre. Il était une fois en Amérique un casting excellent un jeu d'acteur bouleversant, De niro exceptionnel tout comme les seconds roles James wood, Elizabeth McGovern, Joe Pesci etc. Un film beaucoup critiqué a cause de sa longueur (3h40) ce qui est bien evidémment essentiel au deroulement de cette histoire intemporelle. A souligner aussi la musique de Ennio Morricone qui est splendide comme a son habitude. Bref une claque, une lecon de cinema ici Leone nous apprend ce qu'est le 7eme art !
J'ai revu ce film au Max Linder, cette année. Quelle claque ! Tout est démesuré dans ce film génial. La réalisation est absolument fabuleuse, et Sergio Leone est GRAND. De Niro tient là le ROLE de sa vie. L'histoire nous tient en haleine du début à la fin. Le casting est totalement réaliste et chacun joue son rôle à la perfection. New-York est filmée magistralement. Et que dire de la musique ! Totalement extraordinaire et indissociable du film, et vice versa. Ennio Morricone et Sergio Leone sont décidément indissociables. Pour conclure, je dois avouer avoir pleuré devant ce film merveilleux, restitué de la plus belle des manières dans l'écrin du Max Linder.
Comme le western, le film de guerre et le film noir, la grande fresque opératique est un genre qui me laisse froid, même quand elle est aussi grandiose que celle-ci. Même chose d’ailleurs pour le film de gangsters, donc c’était mal parti! L’ampleur des moyens, la démesure du résultat, le talent de (presque) tout le casting, la richesse de la reconstitution, la partition de Morricone, la qualité de la mise en scène (à part le zoom et les fausses rides, mais on est en 1984) et de la narration... Je reconnais toutes ces qualités, mais il n’y a rien à faire, le film me fait quand même l’effet d’un beau et gros monument : admirable, mais un peu écrasant et impersonnel.
L'un des plus grands film de tout les temps avec De Niro toujours au top quel acteur incroyable et la musique d'Ennio Morricone tellement légendaire et époustouflante elle apporte tellement au film j'aime beaucoup aussi les décors.qui sont également fabuleux. Quel grosse claque ce chef d'oeuvre de Sergio Leone vraiment c'est un film a voir absolument au moins une fois dans sa vie. Malgré la longueur du film qui est de 4h on ne s'ennuie devant cette fresque, une leçon de cinéma tout simplement. Un immense chef d'oeuvre du cinéma et cette affiche du film qui correspond tellement à cette oeuvre, a voir et revoir simplement génial 5/5.
"Il était une fois en Amérique" clôt magnifiquement mais aussi bien trop prématurément la filmographie de Sergio Leone, mort en 1989 à seulement soixante ans. Enfant du Trastavere (quartier de Rome), fils d'un réalisateur de films muets (Vincenzo Leone dit Roberto Roberti) et d'une actrice (Bice Waleran), Sergio Leone est imprégné depuis l'Après-guerre du cinéma de genre américain et de ses stars. Après une carrière prolifique d'assistant auprès de cinéastes italiens reconnus (Carmine Gallone, Mario Camerini, Alessandro Blasetti, Luigi Comencini) puis américains à la grande période de Cinecittà (Fred Zinnemann, William Wyler), il accède à la réalisation via le péplum après le désistement de Mario Bonnard malade sur le tournage des "Derniers jours de Pompéi" (1959). En 1964, il profite de la mode toute récente du "western spaghetti" et réalise "Pour une poignée de dollars", une variation autour de "Yojimbo" d'Akira Kurosawa qu'il tourne en Espagne avec un acteur de série télévisée à la recherche d'un second souffle pour enfin lancer sa carrière cinématographique. A partir d'un bouche à oreille plus que favorable, le film devient un succès mondial et propulse Sergio Leone ainsi que son acteur principal, Clint Eastwood au rang de star. Deux suites sont aussitôt mises en chantier pour ce qui deviendra la "trilogie des dollars". Nous sommes en 1967 et Sergio Leone vient de lire l'autobiographie romancée d'Harry Grey ("The Hoods" édité en 1952), un ex-gangster repenti dont il apprécie particulièrement la narration que l'auteur y fait de ses années de jeunesse. Le projet d'en faire un film est désormais dans la tête de Leone et ne le quittera plus malgré les innombrables embûches qui entraveront durablement son rêve (difficultés pour acquérir les droits sur le livre, sociétés de production qui se dédisent, casting hésitant, montage et distribution américaine du film massacrée). Entre temps, Leone aura tourné "Il était une fois dans l'Ouest" (1968) et "Il était une fois la Révolution" (1971) puis refusé la proposition de la Paramount de mettre en scène "Le Parrain". Quand le tournage du film s'achève enfin, il se sera écoulé treize ans depuis la sortie d' "Il était une fois la Révolution". Sergio Leone dont la santé et l'hygiène de vie n'étaient pas compatibles dira : "Chaque tournage m'ampute de cinq ans de vie". Six ans plus tard en 1989, son cœur s'arrête de battre sans qu'il ait pu voir le nouveau montage qui rendait tout son sens et toute sa grâce à son ultime chef d'œuvre. Car même s'il est parfois jugé trop long, "Il était une fois en Amérique" est bien un véritable chef d'œuvre du septième art. Le réalisateur alors en pleine maturité et possession de ses moyens y délivre toute sa vision lucide de la condition humaine faite d'une lutte permanente entre le bien et le mal qui habite chacun d'entre nous mais aussi son lyrisme, sa poésie et surtout sa nostalgie de l'enfance, période de grâce où l'innocence est encore le moteur de l'action. Innocence illustrée dans cette très belle scène chaplinesque où un jeune garçon venant d'acheter une religieuse russe pour s'offrir les charmes d'une jeune fille du quartier monnayant ses prestations contre ces pâtisseries dont elle raffole, finit pas dévorer le précieux gâteau à force d'attendre sur le pallier que la porte du septième ciel s'ouvre à lui. Le scénario relate l'histoire de Noodles (Robert de Niro) et de Max (James Woods), deux gangsters du quartier juif du Lower East Side de New York sur trois périodes. 1922, année de jeunesse et d'apprentissage où se forme le gang, 1933 année d'apogée en pleine Prohibition et enfin 1968 quand Noodles vieilli après une longue cavale revient dans son quartier. Les allers-retours entre ces trois périodes sont distillés au gré de l'inspiration de Leone qui avait compris lors de ses rencontres avec Harry Grey que son livre autobiographique était pour une grande part fantasmé par son auteur qui s'inspirait en réalité des méfaits de gangsters plus célèbres que lui comme Meyer Lansky ou Bugsy Siegel. C'est donc dans ce même esprit que le film s'ouvre en 1933 dans une fumerie d'opium où Noodles se réfugie après qu'il ait dénoncé ses complices qui viennent d'être abattus. Les vapeurs opiacées plongent Noodles et le spectateur avec lui dans un voyage hypnagogique où se mêlent souvenirs et prémonitions du futur dans une confusion savamment entretenue par la mise en scène virtuose de Leone qui peut ainsi écrire la légende de l'Amérique de Noodles comme il l'a toujours rêvée lui-même, aidé par la photographie cotonneuse de Tonino Delli Colli et la musique élégiaque et nostalgique de son complice de toujours Ennio Morricone, composée avant le tournage. Asséchée des figures de style jugées parfois ostentatoires de ses westerns, sa mise en scène n'oublie rien de ce qu'elle doit aux films de gangsters des années 1930 et 1940 de la Warner qui produit le film et scande ainsi le film de scènes chocs qui marquent les mémoires, alternant avec les moments de pure poésie nous suggérant que les hommes peuvent être différents selon les périodes de leur vie. Noodles porte en lui la culpabilité d'avoir trahi ses amis d'enfance et trouve peut-être dans l'opium une rédemption possible via un futur bâti sur mesure qui l'amène à sourir dans la toute dernière scène du film alors qu'il sort doucement d'un rêve où il aura tenté de se reconstruire. Sourire d'un de Niro heureux de sa prestation, d'un Noodles soulagé de son fardeau ou peut-être même d'un Leone parvenu à la plénitude de son art? Allez savoir !
2017, c'est en 2017 que je me suis enfin décidé à regarder ce film. Ce film est vieux et j'ai repoussé un nombre incommensurable de fois son visionnage car je n'avais pas le courage de me farcir un vieux truc hyper long. J'ai finis par prendre mon courage à deux mains, en me forçant, et comme bien souvent, c'est quand on ne s'y attend pas qu'on est transporté. Ce film est un chef d’œuvre, je n'ai pas vu le temps passer. Le scénario est excellent avec ses multiples temporalités et ses rebondissements inattendus, les personnages sont attachants, leur histoire est passionnante. Difficile d'en dire plus, les chefs d’œuvre ne nécessitent pas de long discours ils se visionnent. Je range ce film au même rang que le parrain, un incontournable.
Pur chef-d’œuvre d'élégance. Quintessence d'une certaine vieille école d'un cinéma sobre et classique. Un superbe conte initiatique pour adulte, qui rappelle les histoires de l'age d'or d'Hollywood en noir et blanc. Une magnifique fresque "familiale", où le terme "grandiose" n'est à aucun moment galvaudé. Et où on est régulièrement soufflé par la beauté des images, et la virtuosité de beaucoup de plans. Une éloge de la lenteur nécessaire et totalement maitrisé. Un classique d'une splendeur subtile. Et pourtant imposante et absolument inégalé. Un ton et des propos, d'une violence et d'une vulgarité parfaitement cru. Raconté cependant, avec un brio littéraire et un grand raffinement. Un film osé, qui n'aurait jamais put se faire de cette façon à notre époque. Sans compter la célèbre alliance esthétique magique du duo de Leone et Morricone. Même si la bande-son se veut plus discrète et conventionnelle qu'a son habitude, n'en demeure pas moins un éternel morceau de flûte de Pan. Ainsi que cette magnifique musique symphonique d'introduction aux souvenirs des années 20, qui illustre si bien la nostalgie du temps perdu. Et bien sur, le très fameux et somptueux Deborah's thème. Mais par dessus tout, ce que je ne comprendrais jamais, c'est comment Leone a réussi l'exploit de faire un film aussi long, qui à aucun moment, malgré un rythme résolument calme, posé, et contemplatif, ne fasse jamais paraitre le temps long. Même Les Dix Commandements n'arrivent pas à approcher l'exploit. Les plus belles et les plus courtes 3 heures 50 de ma vie. Du très grand cinéma comme j'aime. Jamais je n'oublierais ce croisement de rue, où ce gang d'adolescents insouciant traversent, avec le pont de Manhattan pour paysage lointain. Sergio Leone. Cet authentique auteur, grand magicien du cinéma à grand spectacle et à grosse émotions... Comme j'aurais adorer voir son Leningrad...
Superbe, du vrai cinéma, pas de la téléréalité. Emouvant, intelligent, beau, vivant, vibrant, grand écran. Esoufflée, j'en redemanderais et la bande son, c'est vrai, sublime.
Sergio Leone nous livre avec son ultime film sa vision des Etats Unis en forme de testament et c'est prodigieux. De Niro, Woods, la jeune J Connely....contribuent à cette tragédie qui reflètent toute la noirceur de l'être humain mais qui constituent un pays, des hommes des vrais (ou non d'ailleurs) . pour E Morricone et sa composition musicale.