24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi
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456 critiques spectateurs

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thiboy
thiboy

35 abonnés 514 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 janvier 2016
Parler de l'affaire Ilan Halimi au cinéma doit être abordé de façon délicate, montrer l'horreur est possible si elle est prise dès le départ du bon côté. 24 jours se voudrait être un film de compassion (étant adapté du témoignage de la mère) que d'indignation (dénoncer l'antisémitisme du chef du gang). Hélas le réalisateur Alexandre Arcady manipule le film avec lourdeur, l'ensemble du film (scénario, mise en scène et montage) convergent vers ce que l'on redoutait : une représentation obscène de l'affaire. On a plus le sentiment de voir un des reportages de France 2 qu’un véritable film, appuyé par de la force, du sang, des effets de passages négatifs, musiques à larmes tous ses ingrédients utilisés par le réalisateur pour appuyer une histoire pourtant sordide, comme si le réalisateur n'y croyait pas lui-même. Tentative de prise d'otage qui ne nous met pas du côté de la victime mais colle la souffrance sous le nez. Arcady nous jette à la figure une justice des victimes qui part d'un fait pour s'élever à une indignation générale. On aurait pu excuser le film s'il avait pris un parti fort et le tenait tout au long du film qui à succéder à de pures scènes de souffrances en restant aussi dans le cercle de la famille Halimi. Malheureusement le film accumule les points de vue et distille les intrigues : le spectateur sera beaucoup avec la famille et très peu avec le film. Les scènes avec le gang viennent donc comme un point d'orgue d’horreur rappelant que cette histoire est abominable. Mais on est amené à se poser des questions : pourquoi voit-on le visage de Fofana alors même que le père à consister à parler à un fou furieux sans jamais mettre un visage. La scène finale de la mort de Ilan va chercher très loin dans l'obscénité. Ayant pris le risque de représenter au cinéma l'irreprésentable, Arcady a échoué dans la manière faussant ainsi ce film qui ne respecte pas ses promesses annoncés dans le titre du film "la vérité » il en a oublié un questionnement morale essentiel : au cinéma, les choses qu'on cache sont aussi importants que celles que l'on montre, dommage que Arcady n'est pas appliqué cela pour ce film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 janvier 2016
Certaines critiques me font mal au coeur que se soit un juif ou un noir un chrétien ou un musulman c'est une horreur de voir ou conduit la haine de certains que je juge fou car une personne censée ne ferais pas de mal a son prochain que l'ont soit croyant ou non personne ne mérite d'etre traité de la sorte je suis profondément choqué il y a eu 23 accusés dans cette affaire et pas une seule de ses personnes n'est venu en aide a ce jeune homme pendant 24 jours leur conscience les a laisser vivre comme si de rien n'etais cela fait froid dans le dos ils aurais pu le sauver lui est sa famille ,je suis mère et j'ai regarder ce film avec le coeur d'une maman je suis bouleverser pour lui et toute sa famille mais etant croyante je sais que lui est au paradis et ses bourreaux n'ont pas fini de payer ...
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2016
Même si il y a à redire sur l'aspect cinématographique, l'histoire à elle seule rend ce film déchirant et très dur. Nous revivons sous nos yeux le supplice du pauvre Ilan ainsi que le calvaire de sa famille, victimes de petites frappes sans foi ni loi du "gang des barbares", qui ne mérite que trop bien son nom. Cette histoire sur fond d'antisémitisme est une arme pour alerter sur le danger de la XÉNOPHOBIE. Une arme contemporaine plus explicite que certaines campagnes autour de tragiques événements anciens régulièrement traités voir récupérés, qui n'ont plus de poids auprès des jeunes de notre époque. Si au moment des faits beaucoup n'ont eu écho de cette histoire que de loin ou que comme un crime parmi tant d'autres; ce film véritable exposé d'un drame réel, de bêtise humaine et de haine, pourrait être un outil fort et parlant pour que tombent les barrières, les clivages, l'hostilité, les peurs, les à priori "sur l'autre", pour une kippa, un voile, une couleur ou pour rien du tout. Surtout au vu de la montée de l'extrême droite, de petits délinquants basculant du jour au lendemain du bar au terrorisme, ou de personnes manifestant pour soutenir des bombardements d'écoles. Pour parler de détails, l’interprétation de Tony Harrisson est réussie. Et contrairement à ce que je craignais en lisant des commentaires avant de voir le film, je n'ai pas ressentis un côté racoleur ou partial je dirais même le contraire, malgré la présence de Pascal Elbé et même si je regrette que dans la mise en scène on ait fait porter un keffieh palestinien en écharpe à un des principaux "barbares". Bref que l'on ait aimé ou pas, que ce film et surtout cette histoire ne reste pas une triste divertissement mais retenons la leçon!
CrackO DingO
CrackO DingO

57 abonnés 1 077 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2015
Film très prenant, le suspens et la réflexion sont de la partie dans se qui est malheureusement une histoire vrai! Et ça c'est le plus choquant. 24 jours au cœur de l’enquête du 36 quai des Orfèvre. ----Octobre 2015----
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 septembre 2015
Ultra communautaire, jeu de rôle ridicule, une réalisation catastrophique, comment peut on pondre un tel navet !?
Nico591
Nico591

53 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2015
En retraçant cette affaire, Alexandre Arcady signe un thriller haletant et nous plonge au cœur de cette famille déchirée.
Même en sachant à l'avance l'issue finale du film, on est vraiment touché par l'horreur de la situation et le fiasco de la police dans cette affaire.
Cependant la mise en scène en fait un peu trop par moments en appuyant certains effets qui n’étaient pas nécessaires.
Olivier Ferry
Olivier Ferry

4 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2015
J'ai quelques doutes sur la mise en scène et le jeu de certain acteurs, mais le film a au moins le mérite d'aborder un sujet très difficile et de rendre hommage à Ilan Halimi et plus généralement toutes les victimes de l'antisémitisme.
Comment ne pas être émue,choqué, révolter par cet histoire qui à malheureusement fait l'actualité il à quelques années ( et qui fait tristement échos aux événements de janvier dernier )
J'avoue avoir à plusieurs reprise versé ma larme.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 mai 2015
Je viens de regarder le film avec mon conjoint. Je pense que le film est bien fait. Le réalisateur fait appel à notre intelligence et non pas à nos sentiment. La façon dont a été séquestré Ilan Halimi ressemble fort aux images indécentes que l'on a vu des prisonniers d'Abou Gharib en Irak o l'on voyait des hommes avec des sacs sur la tête et humiliés. Ilan Halimi a été torturé comme ces hommes là et comme le Christ.
Les voyous qui l'ont torturé ont tous un niveau scolaire ne dépassant pas le collège. Youssouf Fofana, le seul ayant été au lycée(lycée professionnel donc au niveau des pâquerettes) était le cerveau du Gang des barbares, seul à pouvoir les manipuler à souhait. Le beau mec blanc avec des muscle serait de rabatteur de belles jeune femmes qu'il livrait au Gang pour servir à des Kidnapping de juifs sensé avoir de l'argent. Mon conjoint qui avait vu la passion du Christ avec Gibson dans le rôle de ce dernier avait trouvé la torture d'Ilan analogue à celle du Christ où Youssouf Fofana avait le même rôle du roi Pilâte et les autres qui enfonçait les clous dans le rôle de Nestorius, Julien l'Apostat, Paul de Samosate, les Sabelliens.
Je pense que le gouvernement doit penser à introduire l'étude du civisme avec des modelés cités dans la littérature(les Tartuffes, les avares, les hommes ou les femmes vénaux comme dans la piece du mariage dde Figaro doivent être abordés dès le collèges).
Pour moi le réalsateur a fait le job. Il a voulu rester sobre t n'a pas du tout essayé de faire apppel à notre passion ais plutôt à notre intelligente. Il montre aussi combien la police française sensé avoir des outils d'investigation intelligent a raté le coche. Toute l'équipe de police a fait confiance à une pseudo psychologue comme si cette science était une exacte. La lâcheté des banlieues qui ne dénonce pas les crimes au bas de leur immeuble les chouf et les trafiquant en tout genre. Oui en France, il y a une sorte d'Omerta qui transforme les banlieue en vivier pour petite mafias qui deviendra grande si le germe de cette peste noir n'est pas attaqué des le début de sa manifestation. on baisse les yeux, on baisse la tête et on laisse la mafiaa investir les centres commerciaux, les quartiers jusqu'au écoles, jusqu'au entreprises et à ce stae là, se battre contre st presque mission impossible. Ce qui manque dans les quartiers c'est la vie sociale par les associations. Enfin le film est réussi et l'auteur ou le réalisateur laisse le champ large à la reflexion de l'auditoire. C'est à dire nous les spectateurs.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2015
En France il est rare qu’un sujet d’actualité (sociétal, politique ou de fait divers) fasse rapidement l’objet d’une adaptation au cinéma, généralement une décennie au minimum s’écoule ou le film n’est qu’inspiré du sujet, mais il n’est généralement pas traité frontalement ; en ce sens “24 jours” est une exception notable dû à l’opiniâtreté de son réalisateur Alexandre Arcady. Le film fait donc le récit de l’enlèvement, mais surtout de l’enquête et de la vie de la famille d’Ilan Halimi durant les 24 jours de sa disparition jusqu’à sa découverte agonisant au bord d’une route. On connaît d’avance la conclusion, tragique, de cette affaire, mais malgré tout le scénario réussit à nous happer dans son intrigue en se focalisant sur le déroulé de l’enquête et les réactions des différends personnages : sidération et angoisse de la famille, efforts et aveuglement de la police, bêtise et barbarie des kidnappeurs. On plonge surtout dans ce qui fait le cœur de l’affaire : l’enlèvement de ce jeune homme est-elle simplement une affaire crapuleuse ou est-ce un acte antisémite ? Le film, s’il penche pour la seconde thèse, se garde de le faire de manière trop appuyée, au contraire il analyse le comportement de chacun et trace le portrait (à travers ces 3 groupes : famille, policiers, kidnappeurs) d’une société qui a refusée de regarder la vérité en face : Ilan a bien été enlevé pour de l’argent, mais son kidnapping est le résultat d’un ciblage des juifs selon le vieux stéréotypes antisémite qui veut que les juifs soient forcément riches. Le film, plus que le récit de la mort d’un homme dans des conditions abominables, fait le récit d’une société qui est obligée à son corps défendant d’ouvrir les yeux sur un antisémitisme toujours vivace et qui empoisonne encore les esprits quel que soit l’origine ethnique et religieuse (les kidnappeurs sont noirs, blancs, arabes, musulmans ou pas, hommes ou femmes). Un récit glaçant sur la barbarie décomplexée et l’antisémitisme ordinaire porté par des comédiens d’une grande sobriété dans leurs interprétations. À voir absolument.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2015
J'ai vu un film... qui m'a, bien sûr, totalement bouleversé... Et j'ai bien mesuré la difficulté que j'ai eu à le regarder... Car peut-on vraiment retranscrire l'horreur de ce qu'Ilan a vécu, de ce que ses parents et ses proches ont vécu... Les éventuels états d'âme -s'ils en ont eu- de ses bourreaux... Peut-on traduire en image les tortures ? ... Car ce film pose deux points :
- l'histoire vraie et atroce : Et là, on ressent la peur, la peine, les doutes des parents, et les erreurs de la police...
- et la détention et la torture d'Ilan : Et là, je pense qu'on a été en dessous de ce qu'il a du subir.

On vit les peurs, les espoirs et même si l'on connaît l'issue fatal, on se prend à espérer, à lui demander de survivre, de surmonter... Mais, non, malheureusement... Pas d'espoir. On a le coeur littéralement écrasé en pensant à lui, à sa mère, à son père, à ses soeurs, ses amis... Etre juif semble de plus en plus en problème dans cette société française... Et ce fait divers date de 2006... Presque une éternité lorsque l'on voit les sursauts de la haine et de la violence qui atteint notre société... Car depuis il y a eu Toulouse, l'Hypercacher, les manifestations de haine cet été 2014... autant de vent sur les braises de l'antisémitisme.
Maintenant, car c'est aussi un film, les comédiens sont vrais, beaux et forts... qu'il s'agisse de Zabou Breitman, de Pascal Elbé, de Jacques Gamblin, ainsi que des seconds rôles... Et la réalisation fait bien ressentir ce qui écrase les coeurs dans un étau...
Carla G.
Carla G.

19 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2015
Bouleversante histoire réelle... on arrive à être plongé dans la vie de cette famille malgré des scènes bâclées. L'histoire dans le fond toujours d'actualité ...méritait un film.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2015
Une histoire qui fait froid dans le dos, et même si je connaissais vaguement l'histoire, j'ai été horrifié par ces êtres abjects qui ont fait ça parce que ce pauvre jeune n'avait pas la religion qui leurs plaisait.
Je suis également frappé par la bêtise et le manque de repère de ces gens... mais également par les loupés de la police.
Le film raconte parfaitement le calvaire de la famille Halimi, pendant qu'Ilan souffrait atrocement aux mains de ravisseurs. Les acteurs sont très bons, et chapeau à Zabou Breitman, qui a dû reprendre le rôle au pied levé,et qui s'en sort très bien. Un film poignant, à voir pour se souvenir d'Ilan.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2015
D'habitude, je goûte très moyennement le cinéma d'Alexandre Arcady, et le voir s'attaquer à l'affaire Ilan Halimi me laissait imaginer beaucoup de démagogie et peu de cinéma. Mais si le premier élément n'est pas totalement absent, j'avoue qu'en définitive la surprise a été plutôt bonne (la présence de son fils Alexandre Aja en réalisateur de seconde équipe y serait-il pour quelque chose ?). Alors OK c'est didactique, démonstratif et le téléfilm n'est parfois pas loin, mais cela a au moins le mérite de rendre l'évolution de l'enquête claire et de donner la parole à chaque protagoniste, le tout dans un souci d'équilibre et de cohérence plutôt réussi. Il n'y a pas vraiment de scènes marquantes, mais au moins sent-on une tension palpable et quand bien même nous connaissons la fin avant même de rentrer dans la salle, on n'en reste pas moins très impliqué et proche des différents membres de la famille, d'autant qu'Arcady n'a pas cherché à trop les embellir. L'interprétation plutôt sobre des comédiens va dans ce sens, et si le réalisateur cède parfois un peu à la facilité, il n'en fait globalement pas trop, quitte à rendre son œuvre un peu plate sur la forme. Pas du grand art donc, mais un film sincère, généreux et un minimum instructif : ce Arcady-là, j'aurais aimé le voir plus souvent dans sa carrière.
ogerardin
ogerardin

17 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2015
Excellent film servi par des acteurs très touchants. L'histoire nous a touché et nous a ému. Quel martyr a enduré ce pauvre garçon !
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2015
Alexandre Arcady revient sur ce fait-divers à la fois horrible et poignant de 2006 où un jeune homme, Ilan Halimi, a été séquestré, torturé et est mort des suites de ces sévices peu après sa libération par le gang des barbares avec à leur tête Youssouf Fofana. Filmé comme un thriller, 24 jours relate l'enquête policière durant ces 24 jours pour retrouver les ravisseurs d'Ilan enlevé parce qu'il était juif. Ce que la police et la justice avait refusé de considérer dans un premier temps. Si je regrette quelques effets un peu trop appuyés de la part d'Arcady sur la douleur, bien que légitime, de la mère, j'ai eu le dégoût en voyant ces êtres humains, je veux bien sûr parler des ravisseurs, montrés dans tout ce qu'ils ont de plus abject. Je n'ai pas vraiment suivi cette sordide histoire à l'époque mais là à l'écran, c'est peu de dire que la police s'est montré d'un amateurisme assez hallucinant. Et ce n'est même pas que moi qui le dit mais Ruth Halimi. Comme je suis d'accord dans la phrase de fin qu'elle prononce : "un jour, ils vont ressortir". Oui, ces bêtes sauvages, que la prison va rendre pire encore, vont un jour ressortir et pourtant il faudrait que plus jamais une telle tragédie n'arrive. Si ce film peut y contribuer...
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