le livre d'hugo est sans doute difficile a dapter au cinéma. mais j'avoue avoir été décu par ce film hélas très français, ne serait ce que car il semble désespérément fauché... Souvent par trop grandiloquente, la mise en scène n''ai pas réussi à me convaincre de rentrer dans cette atmosphère. A titre d'exmple, on a du mal à comprendre ce qui peut fasciner les spectateurs des représentations décrites dans le film, c'est froid et glacial, rien ne permet de susciter le rire, et on a le sentiment permanent de vivre un moment très artificiel. Le courant ne passe donc jamais, et là ou on devrait être touché, on reste étranger à l'histoire, la scène du parlement est ainsi un véritable désastre car totalement ratée. Les acteurs font ce qu'ils peuvent (avec une mention à Depardieu qui sort une prestation de haut niveau - il est fort le bougre, quoiqu'on puisse dire de lui en ce moment! et sait magnifier son rôle). inutile donc de se ruer dans les salles, désolé pour Hugo qui méritait sans doute mieux...
Dissimulé derrière le roman dont il s'inspire, "L'Homme qui rit" est un film imposant et lourd, qui n'est jamais, hélas, frappé par la grâce. Victor Hugo semble ici brandit comme excuse à une littéralité trop flagrante et trop écrasante (les dialogues sont d'une lourdeur étonnante et sonnent faux dans la bouche des acteurs). Le vaste décorum, qui tire son inspiration aussi bien que Burton que dans les adaptations déjà faites en France ("Germinal", "Les Misérables"), paraît vain, car il n'est pas habité. Les seuls comédiens qui semblent concerné par la chose sont les petits rôles et les plus âgés: Serge Merlin (en chambellan calculateur) et Gérard Depardieu. Hélas, ils ne sont que des témoins, tout comme Christa Theret, qui n'a pas grand chose à jouer. Car le scénario est bien mou. C'est joli mais on s'ennuie. Le didactisme et la morale criarde (les pauvres sont heureux et les riches sont des salauds, en gros) plombent le film et le tirent vers le bas. Il manque à cet "Homme qui rit" un souffle. Améris ne réussit pas, comme dans "Les Émotifs Anonymes", à installer une complicité entre ses personnages et ses spectateurs. Le matériau reste neutre, brut, jamais modelé, et demeure toujours à l'état de postulat, d'ébauche. Frustrant.
Source: Plog Magazine, les Critiques des Ours http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/12/lhomme-qui-rit.html
Très décue par ce film. J'en suis ressortie sans aucune état d'âme. C'est bien dommage! Le bouquin parait palpitant et le contexte historique très intéressant. Le côté sombre et ironique de Tim Burton est vraiment présent et je l'ai beaucoup apprécié. Beaucoup moins les anachronismes (fait exprès? ) du réalisateur (noté la présence d'une fermeture éclair sur les robes, ou encore du jean du personnage principal, alors que les scènes se passent au 19e..), et le jeu de certains acteurs( comme Gérard Depardieu qui n'est pas trop fameux a certains moments, mais c'est plus du a mon avis au scénario qu'autre chose) comme l'actrice qui joue également dans LOL. Le côté niais et irréel présent à la fin m'a achevé.
je vais paraitre méchant et sévère mais il faut être honnête. Le pire film qu'il m'ait été donné de voir au cinéma. Des répliques ridicules, un jeu d'acteurs abominable, une réalisation trop légère... je suis resté jusqu'à la fin pour le principe, rien de plus. Faire pire en 2013 sera difficile
Adaptation d’une œuvre de Victor Hugo, L’homme qui rit c’est notre pote Marc-André Grondin qui affiche un look digne du Joker dans The Dark Knight. Le scénario s’intéresse donc à son drôle de destin puisque d’enfant abandonné il passe aux plus hautes sphères de la société. Coté interprétation, c’est plutôt irréprochable ; Théret & Grondin forment un joli couple et on préfère nettement évoquer Depardieu en tant que comédien que contribuable. Reste ensuite que la réalisation de Jean-Pierre Améris, qui nous avait conquis avec Les émotifs anonymes, ne nous transporte pas outre-mesure et on pourrait même la qualifier de fade puisqu’elle n’arrive pas à susciter la moindre émotion.
Ce film me fait penser à une émission de télé de ma jeunesse que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaitre. "Le théatre de la jeunesse" de Claude Santelli ( Années1960 ) On y jouait en direct, dans des décors succincts en noir et blanc,des histoires romanesques et simples de Hugo, Balzac... qui nous comblaient de bonheur et de rêves. Aujourd'hui le monde à changé et ces contes ne font plus rêver malheureusement. Dans le style ampoulé, chargé, boursouflé de ce film, plus personne n'y croit. Même moi ! Revenons à plus de simplicité et de sincérité que diable, et la magie sera peut être de nouveau au rendez vous. Mais est ce que c'est possible ?
Le jeu d'acteur est parfois moyen et il ne se passe au final pas grand chose dans ce film. On ressort un peu déconcerté après une fin mélodramatique à souhait. Assez moyen, pas d'agréable surprise.
Film-pudding, ce film pense tendre vers Tim Burton, mais ne fait que démontrer les limites d’un certain cinéma français dit populaire. On aurait pourtant tellement aimé y croire, et voir un film français adaptant l’un des chefs d’œuvre de la littérature française et le moderniser, lui apporter un plus, le rendre accessible au plus grand nombre sans le dévitaliser. Hélas, ce n’est pas "L’Homme qui rit" qui exaucera ce vœu. Au contraire, il renvoie même à ce que le cinéma hexagonal peut faire de pire. Il suffit de voir la scène d’introduction pour que la messe soit dite. D’emblée, à peine les cartons du générique égrainés, les premiers dialogues surgissent, plats, sans envergure, sous la plume du scénariste Guillaume Laurant semblant totalement tétanisé à l’idée de se mesurer au grand Victor Hugo. Tout sonne faux, la neige fait morceaux de coton, les décors sentent le carton-pâte, les costumes ont le kitsch d’un concours Eurovision… On est dans le conte, d’accord, dans l’outrance romanesque, dans le décalage voulu et revendiqué avec la réalité, ce qui bien sûr peut autoriser tous les artifices même les plus voyants. Tim Burton le réussit souvent très bien, Jean-Pierre Améris le rate consciencieusement. Parce qu’en fait il n’ose pas vraiment, à y toucher à son sujet plus que râpeux. En effet, "L’Homme qui rit" n’est pas un texte sympathique, loin de là, on y traite de lutte des classes, du poids des apparences, de monstruosité et d’innocence, et le final en appelle presque à la révolution. Le traitement prête au gothique, pourtant le film ne s’y risque qu’à très peu d’occasions, d’où une facture globale se tournant vers le téléfilm d’époque. On pourrait cibler un manque de moyens, Jean-Pierre Améris n’a pas clairement le budget d’un Tim Burton pour construire son univers. Mais avoir 13 millions d’euros à sa disposition, ce n’est quand même pas rien. Chaque séquence renvoie plutôt à un défaut d’ambition. Exemple parmi d’autres, la scène de bal où le jeune Gwynplaine (un Marc-André Grondin insipide) est introduit dans le grand monde ne compte qu’une petite quinzaine de figurants faisant cercle, c'est trop peu pour créer le rapport de forces voulu, le contraste de puissance qui susciterait une émotion et nous ferait partager l’inquiétude du héros. Jamais rien n’éclate, n’éblouit, ne fait cinéma en somme. Les seuls mérites du film sont d’avoir gardé la fin du livre dans sa terrible intransigeance et d’avoir troussé des scènes de théâtre de foire pour le coup assez réussies. C'est trop peu pour éviter de trouver le temps long et s’ennuyer ferme en attendant que les lumières se rallument. Petit détail, "L’Homme qui rit" rappelle aussi combien Gérard Depardieu est un bon acteur. Loin des polémiques actuelles, un peu plus concerné qu’à l’habitude, il éclabousse chaque scène de son talent animal, pesant ses silences, jouant à merveille du contraste de son physique d’ogre et de sa fragilité à fleur de peau. Au final, ce film vraiment pas terrible reste tout de même un joli conte de Noël, mais il n'est rien d'autre et c'est bien dommage
Film un peu long. La magie ne prend pas. Le seul qui excelle ici est Gérard Depardieu, dommage donc que le scénario, mise en scène, décors, rythme ne suivent pas son niveau d'excellence.
Encore un mauvais film pour Gérard Depardieu après Raspoutine. J'ai regardé pour lui, sa prestation n'est pas en cause, une fois de plus, mais il choisit bien mal ses rôles, depuis quelques temps. Il n'y a dans ce film que de mauvais comédiens, le jeune couple inexpérimenté et Mme Polanski, toujours aussi exécrable. L'univers copié sur celui de Tim Burton, celui du très bon film de Tod Browning, " Freaks ", l'ennui dégagé par une bonne partie du film, la fin gnangnan; et pourtant, je suis sûre sans l'avoir lu, que le roman de Victor Hugo doit être passionnant et intelligent. Rien de tout ceci ne transpire dans ce film, où l'on attend le générique de fin avec impatience. J'aimerais bien revoir l'immense Depardieu dans un rôle à sa ( dé )mesure.
L'Homme qui rit est une adaptation audacieuse et inégale du roman de Victor Hugo, au style trop emprunté (notamment au Freaks de Tod Browning et même parfois à l'univers visuel de Tim Burton). Marc-André Grondin n'est pas convaincant, Depardieu est le seul à tenir son rôle justement. Le film se démarque cependant par ses décors et ses costumes parfois en décalage avec le propos, créant ainsi une ambiance intéressante et fascinante.
Parce qu'il est sincère et juste, "L'homme qui rit" mérite d'exister. Je m'attendais à de meilleures critiques, à de meilleures réactions vis à vis de ce film qu m'a personnellement emporté. Alors non, je ne connaissais pas la pièce d'Hugo, non je n'avais pas lu l'histoire. Je ne peux, de ce fait, être déçu de quoique se soit. Remballez vos belles paroles et remarquez que ce film vaut qu'en même qu'on parle de lui. Une histoire humaine, simple. Trois personnages qui se rencontrent par hasard et qui ne se quitteront plus. Des acteurs surprenants (mention spéciale à C.Théret qui relève la tête après s'être perdu dans son dernier film) Une mise en scène extraordinaire : des décors géniaux, un travail époustoufflant au niveau des costumes et du maquillage. "L'homme qui rit" s'impose comme un film travaillé, chouchouté, aimé de son réalisateur, Jean-Pierre Améris. Alors oui, on pourra maintes fois lui repprocher de trop insister sur la forme et pas assez sur le fond, qui doit néanmoins rester difficile à exploiter. Et alors ? Si la beauté de la forme est telle que l'on puisse en oublier - ne serait-ce qu'un peu -le fond, ou est le problème ? Là est en fait le grand sujet de discussion autour de ce film puisque pour cette même raison certains le hairont, d'autres l'adoreront. Je fais parti de cette deuxième catégorie, puisque je suis resté bouche-bée devant la force esthétique de ce film, un bijou au niveau de l'image, du cadrage, du montage et du soin qui leur a été apporté. Je suis resté bouche-bée devant ce théatre poétique, cette poésie théatralisée plutôt, puisque je ne distinguais plus le réel de l'imaginaire lors de la scène de fin. Je suis resté bouche-bée devant une interprétation bouleversante et arrache-coeur des deux acteurs principaux, devant leur détermination à entrer dans leurs persnnnages, à y parvenir pour nous servir ceci. "L'homme qui rit" n'est pas un style de film qui court dans les rues quotidiennement. Il est un film spécial, oui, original je dirai, qui aura tenté (à la fois) d'être le plus fidèle possible à la pièce de Hugo (pour ne pas décevoir les fans) et de jouer sur une esthétique au top du top, presque parfaite. C'est sur ce point que Améris trouve son ultimatum, c'est aussi pour cela que le film aura du mal à sortir la tête de l'eau, malgré sa force tragique, dramatique. Voilà de nouveau un film exceptionnel de sens et d'humanité, de justesse et de générosité, de simplicité et de grâce, qui n'a selon moi, pas le retour qu'il mérite.
N’ayant pas lu le roman original, je l’avoue, il me sera difficile de juger l’adaptation. Mais pas besoin de connaître le texte pour voir qu’Hugo perd de sa superbe porté à l’écran par Jean Pierre Améris. Ici, le discours politique est délaissé, le réalisateur préférant se concentrer sur son trio de personnages. Il n’est pas difficile de sentir tout le respect qu’éprouve Améris pour le texte d’Hugo, mais à travers cette admiration, il en devient trop sage. Le film manque donc cruellement d’inventivité, d’âme, et même parfois de naturel. Il va de même pour l’interprétation, trop sage elle aussi. Même si Depardieu est excellent dans ce rôle plein d’humanité proche de Cyrano, on attend toujours un éclair de génie, en vain. Le fond, clairement négligé ici, ne semble pas être la priorité d’Améris dans son film. Il s’intéresse d’avantage à la forme, souhaitant nous livrer un conte baroque en costume. L’esthétique est donc très travaillée, peut être trop, on tombe parfois dans le kitsh. Les sombres décors et les personnages grotesques de la foire qu’il nous présente rappellent évidemment l’univers de Tim Burton. Mais Jean Pierre Améris semble peu à l’aise avec le genre, et contrairement à ses précédents films, il semble parfois peu à l’aise avec sa caméra, et ne propose aucune véritable idée de mise en scène. Seules quelques métaphores, sublimées par l’image, viennent parfois relever le niveau. Ainsi, malgré son scénario bâclé, cet Homme qui rit reste un bon film, car il nous plonge dans un univers gothique splendide au point qu’on en redemande (les 1h30 de film paraissent trop courte).