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framboise32
184 abonnés
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3,0
Publiée le 13 décembre 2016
Emmanuelle Bercot raconte l’histoire du point de vue d’Irène Frachon. Le rôle est interprété par l’actrice danoise Sidse Babette Knudsen. La réalisatrice présente l’histoire à la manière d’un thriller. Un peu long parfois et mais jamais ennuyeux. Emmanuelle Bercot nous donne une multitude d’informations, techniques mais jamais incompréhensibles. Elle pousse les détails jusqu’à nous filmer une scène d’autopsie assez Gore. Malgré le coté dramatique du film, il y a toutefois un peu d’humour pour alléger l’ensemble. Le portrait de cette femme survoltée, scandalisée, laissant de côté sa vie perso pour se consacrer à un formidable combat contre de grandes institutions est magnifique.
Sidse Babette Knudsen est une excellente actrice. Choix un peu étonnant vue que Irène Frachon est française et que l’actrice, malgré un français impeccable, a un accent très prononcé . La surprise passée (5 minutes..) , on se passionne sur cette histoire scandaleuse. L’actrice joue avec beaucoup de sincérité et d’énergie. Elle donne la réplique à Benoit Magimel, bedonnant et un peu fade. Il joue un chercheur dépassé par la découverte qui va aussi être une victime collatéral du scandale.
La fille de Brest, en plus de nous raconter cette scandeleuse affaire, nous présente un très beau portrait de femme.
La fille de Brest, c’est Irène Frachon : pneumologue, mère de 4 enfants et surtout celle qui s’est battu corps et âmes avec toute une équipe pour faire éclater au grand jour le scandale du Médiator. Ce film dossier, hyper documenté, met à l’honneur les lanceurs d’alerte qui sont les véritables résistants et héros dans nos sociétés occidentales où les lobbys et les politiques verrouillent les contre-pouvoirs. Mais morale de l’histoire, nous ne vivons pas en dictature ; imposer la vérité à des pouvoirs forts est usant, mais possible. Et c’est le souffle d’espoir qu’apporte ce film dans une époque qui manque de modèles positifs. Cinématographiquement, ce thriller médico sociétal est porté par un montage et un découpage vif… même si au bout du compte le film est un peu long sur sa fin avec des relances scénaristiques pas toujours judicieuse, car redondantes. Ensuite, Emmanuel Bercot est une sacrée directrice d’acteur ; son duo Magimel – Knudsen donne de la profondeur à un récit qui avait tout pour virer au documentaire hyper didactique. La complexité du dossier Médiator est ici simplifiée pour être compréhensible de tous. Ensuite, Bercot fait du Bercot et c’est bien dommage ; plus épuré que dans « La tête haute », le film souffre tout de même de boursoufflures et de caricatures : les brestois bégaient pendant que les pros des labos Servier assurent ; les gentils sont gentils et les méchants jouent leur rôle ; le mari est discret et super dévoué ; les parisiens contre les provinciaux ; la bagnole de Frachon est ridicule tout comme le gros plan sur l’autocollant bigoudène ;… Albert Einstein disait : « le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font du mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. ». Et cette lutte victorieuse du pot de terre contre le pot de fer est l’intérêt majeur du film.
Adaptation du livre Mediator 150 mg : Combien de morts ? d’Irène Frachon, la pneumologue lanceuse d’alerte qui fit éclater le scandale du même nom, La fille de Brest est un film à la « Erin Brockovich » efficace et documenté. Si la mise en scène est classique et le jeu d’acteurs sans surprise, ce long-métrage mérite d’être vu surtout pour se replonger dans l’affaire qui obligea les laboratoires Servier à retirer leur médicament du marché. Intéressant mais un peu clinique, sans mauvais jeu de mots.
Inspiré du scandale du mediator, Emmanuelle Bercot mène son nouveau film classiquement et efficacement, engagée à la manière d'un Boisset ou d'un Costa Gavras. Dossier bien construit, dénonçant le pouvoir des industries pharmaceutiques, l'atout principal du film est sans conteste l'interprétation de Sidse Babett Knudsen. Encore lus que dans le feuilleton "Borgen" qui la révéla, l'actrice, omniprésente, propose une interprétation riche, choisissant l'énergie et la détermination plutôt que de jouer abusivement du pathos, ce qui pouvait être tentant.
N'est pas soderbergh ou Michael Mann qui veut. Emmanuelle Bercot a voulu clairement avec ce film surfer sur la vague film politique à l'américaine. Un côté un peu david contre Goliath mais la mise en scène et la photo n'arrivent pas à la hauteur de ses modèles. On est plus proche d'une fiction France télévisions que du bon thriller politique. Reste l'actrice principale pétillante à souhait et un magimel touchant.
Voilà un film réaliste vraiment formidable, pas de suspense vu que l'on connais déjà l'histoire mais une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal Cette femme qui se bas presque seule contre tous a fait preuve d'un grand courage , elle s'est battue jusqu'au bout pour que la vérité éclate malgré les pressions toujours la loi du plus fort bravo Madame Frachon je vous félicite , et merci à la réalisatrice et aux acteurs pour ce film
La performance de l'actrice danoise Sidse Babett Knudsen (Borgen / l'hermine) est tout simplement remarquable. On est plongé dans un thriller en suivant le combat d'Irène Frachon pour dénoncer le Mediator. Véritable épopée qui tient en haleine malgré quelques longueurs (nécessaires toutefois pour montrer l'âpre combat qui a été mené par cette femme courageuse).
Un thriller médical implacable. Le scandale du mediator retranscrit a l'écran de manière accessible pour l'ensemble des spectateurs. Intéressant, très bon casting et mise en scène réussie. Bref on suit cette enquête avec intérêt.
La lutte entre le pot de fer et le pot de terre dramatiquement et subtilement mis en scène par Emmanuelle Bercot. Le film qu'il fallait oser faire pour dénoncer les carences de notre système de veille sanitaire mais aussi la manipulation et l'influence des grands groupes pharmaceutique. S.B. Knudsen est parfaite pour incarner à l'écran ce médecin téméraire, sensible et opiniâtre à qui nous devons tant.
Un combat de femme . Un film magistral . Réalisé par Emmanuelle BERCOT, c'est autant et plus un film sur une femme admirable , combative voulant la vérité au delà de toutes les pressions qu'un film sur le Médiator , ce fameux médicament antdiabétique des laboratoires Servier. D'une grande minutie quand à l'écriture du film et d'une grande précision quand aux évènements mis en perspective. On suit le déroulé de l'affaire dans une chronologie minutieuse . Tout y est notté . Le combat de cette femme aux prises avec les puissants (Lobbie pharmaceutique, Conseil de l'ordre, Direction de la santé, Hopitaux). Le rôle d'Irène Frachon est portée à l'écran par l'exceptionnelle actrice danoise (vue dans Borgen) Sidse Babett KNUDSEN . On peut dire qu'elle est exceptionnelle et vraiement habitée par le rôle. Passionnée, enragée , emplie de cette compassion et empathie envers ses patients qui nourrit son combat. Un grand Film sur le courage et l'engagement ; Celui de la recherche de la vérité.
A titre personnel, j'aime beaucoup le monde médical étant fille de chirurgien cardiaque. Je me suis sentie proche d'Irène Frachon qui a un tempérament franc et simple, la rencontre avec elle, fût déterminante. Elle a jonglé durant le tournage entre son rôle de conseillère technique pour le film et ses consultations. Ce qui était pas trop compliqué vu que nous tournions sur son lieu de travail, nous dévoile Emmanuelle Bercot.
De retour après le succès de La tête Haute avec son prix d'interprétation à Cannes pour Mon Roi de Maiwenn.
Retranscrire sur grand écran l'affaire du Médiator n'était pas chose aisée, un combat d'intérêt général très peu cinématographique. Avec La Fille de Brest, Emmanuelle Bercot fait le bon choix de plutôt dresser le portrait d'une femme atypique, portée par la chaleureuse actrice danoise Sidse Babett Knudsen au jeu débridé, à la limite du cabotinage. Elle porte sur ses épaules une trame très fragile, thriller médical avant tout, avec le soupçon de genre que cela invoque, et Bercot préfère mener ce récit à tambour battant, sur-découpé, didactique, une énergie louable qui finalement ne nous fait que survoler cette histoire. Mais l'héroïne et son environnement insufflent une distance salvatrice sur les faits bruts, en témoignent quelques scènes surprenantes et très frontales qui mettent à vif ses enjeux et nos émotions. Imparfait, La Fille de Brest traduit toutefois efficacement la détermination d'une femme tout en rendant hommage avec humilité aux victimes de ce sombre dossier.
Si le film peine un peu à prendre son élan, il s'intensifie au fur et à mesure, parvenant à atteindre une émotion étonnante tout en devenant un véritable réquisitoire contre la main-mise des laboratoires sur la santé des citoyens hexagonaux.
Bien filmé, bien joué. L'actrice qui joue Irène est excellente, émouvante et porte le film sur ses épaules. Ce film nous ouvre un peu plus les yeux sur les laboratoires est leur façon de contrôler leur business.