Un excellent polar mené d'une main de maître par un casting diabolique. Nicolas Cage et Gary Sinise emmènent à eux seuls ce film et le rendent attrayant. L'ambiance est digne des grands polars en noir et blanc de l'époque. Le scénario, un peu confus au début, s'avère efficace et poignant au final. Brian De Palma nous prouve qu'il n'a pas perdu de sa splendide au fil des années. Un film coup de poing qui mettra tout le monde d'accord.
Malgré un prologue grisant, l'intrigue se perd rapidement dans les méandres de l'invraisemblance et Cage finit par surjouer un tantinet. Ça se laisse regarder toutefois sans déplaisir.
Brian De Palma est sans conteste un des meilleurs metteur en scène du 7ème art, sa virtuosité impressionne : le plan-séquence du début est un pur régal. Sur la forme Snake Eyes est donc parfait, en revanche le scènario est assez simpliste et ne possède pas de réèl suspense ( hormis dans le plan séquence d'ouverture bien entendu ). Mais bon, la réalisation est tellement soignée et somptueuse que l'on passe un très bon moment en compagnie d'un Nicolas Cages survitaminé.
Nicolas Cage, acteur à la filmographie alléchante ajoute à sa palette la noirceur du polar noir " Snake Eyes " de Brian De Palma en 1998. Avec son schéma narratif complexe, ce huis clos parvient à se dérouler en une seule et unique nuit grâce à divers flash-back intelligemment situés. La réalisation de facture classique est utilisée à merveille afin de concourir à l'évocation du thème du regard, notamment grâce aux longs plan-séquence. Le réalisateur des " Incorruptibles ", ménage une implacable tension tout au long d'une intrigue mélangeant thriller politique et policier, servi par un étonnant Nicolas Cage. Un formidable suspense !
Après son adaptation alambiquée de la série Mission: Impossible, Brian De Palma revient au thriller avec l'un de ses derniers films les plus réussis : Snake Eyes, où l'on retrouve les caractéristiques principales d'un film de De Palma soit une ouverture en plan-séquence (ici d'une durée de dix grosses minutes), des plans filmés avec la maestria qu'on lui connait et un scénario complexe alliant machination et faux-semblants. Le film met donc en scène un Nicolas Cage survolté dans la peau d'un flic un brin corrompu assistant malgré lui à l'assassinat d'un haut dirigeant de l'État pendant un match de boxe important. Dès le départ, De Palma brouille les pistes, nous filme à travers son magnifique plan-séquence une foule de personnages, certains plus importants à l'intrigue qu'il n'y parait, fait virevolter sa caméra et ce, jusqu'au coup de feu tuant le secrétaire d'État à la Défense, nous amenant immédiatement dans le vif du sujet : l'enquête de Rick Santoro, alias Nic Cage, dans le palais des sports d'Atlantic City où se trouvent actuellement 14,000 personnes. Car parmi la foule se trouvent une rousse aguicheuse suspecte, une fausse-blonde touchée au bras par le tireur, un boxeur corrompu et un vieil ami de Santoro chargé de la sécurité de la victime. Tous vont être, entre autres, liés au drame et tous vont nous expliquer chacun à leur tour leur point de vue sur ce qui s'est passé, le metteur en scène optant pour des flashbacks filmés de manière subjective aussi déroutants qu'efficaces qui nous brouillent un peu plus le cerveau avant la limpidité finale. Ainsi, Snake Eyes s'avère être un thriller puissant, une enquête haletante filmée avec génie par un Brian De Palma toujours aussi inspiré qui nous livre ici un retour aux sources magnifiquement mis en scène, dénonçant par la même occasion le pouvoir des images. Un must à voir absolument.
Une première demie heure brillante, le film s'ouvre sur un plan séquence de folie qui explicite les futurs enjeux du film tout en nous présentant les différents protagonistes qui joueront un rôle dans la suite de l'histoire et tout ça en rythme bien sûr. Bon l'histoire par la suite n'explosera pas par son originalité, on a le droit aux retournements de situation et aux rebondissements classiques voir prévisibles, mais la mise en scène de De Palma nous réserve mille et une merveille qui dynamite le récit et le fait passer au second plan, ici c'est pas ce qu'on nous raconte qui importe mais la manière de le raconter. On a aussi droit à un Nicolas Cage tout simplement déchainé.
Un thriller assez bien fait pour être regardé, surtout grâce à l'interprétation de Nicolas Cage et de certains plans caméras, mais la fin est trop classique et vu-d'avance...
De Palma ne se casse pas la tête pour ce film policier sans originalité, et nous refourgue tous les clichés du genre. "Snake Eyes" s'avère donc long et sans la moindre surprise.
Contrairement à d'autres thrillers de Brian de Palma je n'ai pas de suite accroché à Snake Eyes, au début le personnage de Nicolas Cage est très énervant mais une fois que le meurtre à eu lieu l'histoire s'enclenche enfin et le suspense est là. Toujours de remarquables plans de De Palma (le survol des chambres de l'hôtel/casino). Efficace et solide à défaut d'être magnifique.
Snake Eyes ne révolutionne pas le monde du cinéma par son scénario, mais à travers une réalisation audacieuse où l’image est un élément indispensable au bon avancement de l’enquête. En effet, De Palma nous offre un thriller bien ficelé avec de beaux effets de style, le résultat est garantit. On passe un agréable moment.
Une ambiance excellente et une scéne d'ouverture de 17 minutes sans coupure absolument remarquable de maitrise de la part de Brian De Palma. Nicolas Cage est également très bon, seul la fin m'a légèrement déçu mais cela reste un superbe film.
Snake Eyes est un thriller brillant, en grande partie grâce à la mise en scène léchée de De Palma qui vient épousée l'intrigue que ce dernier bâtit. Le long plan-séquence du début ( 15 min ) est grandiose ( bien que ce soit par raccords numériquement faits ) et démontre le savoir faire du réalisateur, qui va jouer tout le long du film sur le regard, le point de vue des différents protagonistes. Employant la caméra de façon subjective ou objective, pour une plus grande immersion, ou tout simplement pour montrer au spectateur, par différents points de vue, les étapes de l'histoire. Moment purement jouissif de cinéma, auquel se joint un Nicolas Cage épatant et hystérique, et un Gary Sinise plus manipulateur que jamais. Le scénario est habilement écrit et ficelé. Un policier, sous fond de politique, relativement plaisant.