La rénommée de "A l'est d'Eden" provient visiblement plus de la gueule d'ange de feu James Dean que de ses réelles qualités cinématographiques. Pas que l'acteur soit mauvais (il est d'ailleurs plutôt bon) mais ce drame typiquement américain (avec le fort aspect puritain et religieux qui va avec) ennuie assez vite.
Tout commence par une errance et une questionnement. Qui suis-je? D'où est-ce que je viens? Un pamphlet psychanalytique sur la famille et ses attaches. Mais en vérité ce film est encore plus que ça: c'est un péplum moderne. La rivalité entre frères, la figure du père. C'est magistral et très très fort.
La force de la mise en scène s'affirme dès les premières images qui nous happent sans que nous ne possédions de clé sur l'intrigue, d'autant que le duo d'antagonistes fraternel rejouant la tragique animosité biblique originelle prend les traits des excellents James Dean, incandescent, et Raymond Massey, poignant. Un récit qui mêle sans didactisme ni pathos la question du cheminement personnel à celle de l'héritage familial et de la trahison sentimentale. Puissamment juste.
Un film noir, sombre, certes vieillissant mais possédant une belle réalisation. Le casting est réussie avec en premier lieu un Dean très bon dans son rôle de bad boy torturé. Avec un scénario familial un peu simpliste se révélant douloureux et parfois pervers et surprenant.
À l'est d'Éden, film d'Elia Kazan sorti en 1955 est un des plus grands classiques de l'histoire du cinéma. Adaptation du roman éponyme de John Steinbeck, le film a contribué à forger la légende de James Dean, icône légendaire de cette jeunesse américaine rebelle des années 50.
En 1917, à Salinas Valley, Cal Trask (James Dean) et son frère Aaron (Richard Davalos) aident leur père à exploiter ses terres. Aaron a toujours été le fils préféré tandis que Cal, malgré ses efforts, reste incompris et convaincu que son père ne l'aime pas. Les deux frères ont toujours cru que leur mère était morte mais Cal va découvrir qu'elle est bel et bien vivante, qu'elle vit dans la ville voisine et y dirige une sorte de maison close...
Le titre du film est tiré d'un verset Biblique relatant la fuite de Caïn, après le meurtre d'Abel : «Caïn se retira de devant l'Éternel, et séjourna dans le pays de Nôd, à l'est d'Éden.» On comprend donc rapidement à travers ce titre évocateur que le sujet du film sera la famille, les tensions dans une fratrie et a fortiori, la relation au père. En ce sens, il convient de souligner la prestation halluciné de James Dean, parfait dans le rôle de ce jeune homme totalement désœuvré, en constante recherche de repère et d'amour paternel. Tout en intériorité et en retenue, Dean donne une dimension quasiment Shakespearienne à son personnage. En effet, Cal ne trouve du réconfort qu'auprès d'une mère tenancière de bordel alors que son père, considéré comme un saint homme, très pieux, très généreux, n'arrive pourtant pas à le comprendre. Les personnages possèdent d'ailleurs tous une psychologie très profonde, jamais manichéenne, la frontière entre le bien et le mal étant toujours très fine à l'image d'Aaron culpabilisant de ne pas s'engager pour la guerre et n'assumant pas sa lâcheté. A travers ce film, Kazan pose donc l'éternelle question du bien et du mal ; au final, à travers la relation entre Cal et son père, la vraie réponse que semble apporter le cinéaste peut se résumer en une interrogation : et si le vrai mal, c'était de ne pas être aimé?
Sur le plan formel, A l'est d'Éden peut être défini comme un film typique de l'ère Hollywoodienne classique (Soin extrême apporté aux espaces avec des scènes d'extérieurs grandioses...). Toutefois, Kazan ose quelques fulgurances visuelles qui confinent à une certaine modernité comme lors de cette scène entre les deux frères et leur père, à table. La caméra de Kazan ose le décadrage, les plans inclinés pour signifier les relations conflictuelles et la douleur d'une famille en constante incompréhension. Le plan semble «cassé», comme l'âme des protagonistes. Le film nous gratifie en ce sens de plusieurs scènes percutantes et somptueuses qui restent gravés au panthéon de l'histoire du cinéma. A l'est d'Éden, porté par un magistral James Dean reste comme un cri de rage et de douleur qui nous touche en plein cœur. L'acteur disparu à 24 ans se fait le porte-étendard d'une jeunesse tourmentée et meurtrie. Une jeunesse qui a le mal de vivre et cultive la solitude pour fuir la violence des relations sociales et surtout, fuir cette famille qui ne comprend pas la souffrance liée à ce manque d'amour et de repère. Avec La Fureur de vivre et Géant, A l'est d'Éden fait partie des trois grands classiques qui ont formé le mythe de James Dean.
Réinterprétation du mythe de Caïn et Abel à la sauce californienne du début du 20è siècle, "A l'est d'Eden" reste dans l'histoire du cinéma comme le film qui a fait de James Dean une star. Et c'est vrai: Jimmy crève l'écran du début à la fin. Un physique de playboy, certes, mais surtout un tempérament incroyable, une sensibilité exacerbée qui transparaît à chaque regard, une dureté qui n'est pas feinte, un instinct de comédien étonnant pour un garçon de 22 ans, qui lui permettent d'attirer le regard à chaque scène où il apparaît. A côté, les prestations très correctes de Julie Harris, Raymond Massey et Richard Davalos semblent fades, peu inspirées - en fait, seule Jo Van Fleet, oscarisée dans le rôle de la mère indigne, tient vraiment le coup face à la tornade. La mise en scène d'Elia Kazan, aux effets appuyés, exploite intelligemment le matériau du roman de Steinbeck (le film se déroule dans la ville natale de l'écrivain, et nous présente un univers qu'il connaissait bien). Elle semble parfois datée, mais elle est parfaitement en adéquation avec le jeu de Dean et s'avère globalement efficace. A star was born - malheureusement pas pour longtemps.
Après la fureur de vivre c’est le deuxième film de l’étoile filante James Dean que je découvre. Et je préfère le film d’Elia Kazan ou le jeu du jeune acteur star mais même l’ensemble du film paraît moins maniéré, plus maîtrisé aussi. C’est de la pure tragédie, avec l’histoire de ces deux frères dont l’un jalouse l’amour paternel de l’autre, le tout dans un cadre historique de l’Amérique pendant la première guerre mondiale. Le film a par moment un côté théâtral mais la mise en scène est au cœur de tout et arrive à faire passer certains passages qui peuvent paraître trop grandiloquents.
Premier "vrai film" de James Dean, ou en tout cas celui dans lequel il a le rôle principal pour la première fois, réalisé par Elia Kazan et sorti en 1955, est très bon ! Film qui a grandement apporté au mythe James Dean, celui qui est resté dans la mémoire de tout le monde étant réellement "La Fureur de vivre", mais curieusement, je préfère celui-là. En effet curieusement puisque je suis un amateur de teen movies et j'avais donc très envie de découvrir le "premier teen movie" mais j'en avais été assez déçu. Le sujet de celui-ci ne m'intéressant que très peu, je m'étais dit que je n'allais pas forcément accroché. Et j'ai effectivement eu un peu de mal durant les premières minutes où tout est un peu bordélique puisque l'on apprend à connaitre ce jeune homme très fougueux qui se cherche lui-même tout en voulant impressionner son père et retrouver ses racines, notamment sa mère. On a donc toutes ces informations d'un coup puis le film devient plus fluide et on commence à saisir les enjeux que le film veut mettre en place. James Dean interprète donc ici Cal qui veut sortir de l'ombre de son frère à qui tout réussi mais surtout qui attire toute l'admiration de son père qui se lance quant à lui dans des entreprises foireuses. Faut dire qu'il est un peu naïf le garçon. Cal va alors essayer de sauver la situation en créant lui-même un business, tout en essayant de recréer des liens avec son père mais également avec sa mère. On a aura donc vite compris que c'est un garçon perdu qui recherche un peu l'attention et l'admiration de tout le monde tout en se créant ses propres névroses et angoisses. Le film est évidemment bien écrit, très bien réalisé (tous les plans cassés par exemple étant tout aussi magnifiques que lourds de sens) mais le film doit également beaucoup à Dean donc qui arrive avec une nouvelle manière de jouer, celle de l'actor studio. Bon aujourd'hui, ça reste tout de même un peu théâtral par moment (c'est l'époque du classic hollywood qui veut ça aussi) mais on voit bien que l'acteur se donne à fond, que ce soit dans les répliques, les expressions ou le regard, très expressif. "À l'est d'Eden" est donc un film très intéressant et important mais surtout parce-qu'il marque les débuts d'un acteur de légende.
Très intéressant film , en Technicolor SVP , d'Elia Kazan qui adaptait là le dernier quart du roman éponyme de John Steinbeck et revisitait le mythe d'Abel et Caïn ici dans le sud des États-Unis durant la première guerre mondiale ! James Dean dont c'est la première apparition en tant qu’acteur principal lui a permis avec ce rôle de participer à être une star et une icône pour toute une génération !
James Dean rayonne dans ce film dramatique. Il magnetise l'espace d'un grand film, porté par la qualité d'interprétation et de l'image. L'ambiance, l'intrigue et les personnages sont formidables.
En 1917, Cal (James Dean) travaille à la ferme aux côtés de son frère Aron et de son père. Il vient de découvrir la vérité à propos de sa mère. Dans le premier de ses trois films, James Dean impose d'emblée son talent et son personnage de jeune homme perturbé et frondeur, fragile et turbulent. Dans ce drame psychologique, d'après Steinbeck, sa composition témoigne d'une réelle modernité -probablement celle des comédiens passés par l'Actor Studio- même si elle manque encore, tributaire des critères du cinéma de l'époque, d'un peu d'intériorité. Persuadé de n'être pas aimé de son père, qui lui préfère son frère, le "bon fils", Cal souffre et n'a de cesse de complaire à ce paternel plongé dans les Evangiles. Le film est, à cet égard, fortement imprégné d'idées bibliques -ainsi la fraternité entre Cal et Aron invoque-t-elle Abel et Cain- et de manichéisme. Le sujet n'est pas en soi toujours emballant -le père et le frère sont, peut-être à dessein, un peu fades- mais la réalisation et la direction d'acteurs de Kazan, voire l'utilisation du cinémascope, donnent une intensité certaine, de la profondeur et de la beauté à un psychodrame qui aurait pu être, sous la direction d'un metteur en scène moins impliqué et inspiré, que larmoyant et pontifiant.
un drame avec James Dean qui raconte l'histoire de deux frères qui pense que leur mère est décédée depuis de nombreuses années et qui sont élevés seulement par leur pères qui essaye de faire fortune avec ses invention au coeur d'un ranch . Mais il est très sévères et biblique , quand car(interpréter par James Dean ) s'appercois que sa mère pas morte et que leur père leur a menti sa relation avec son frères et sont pères va se dégrader il va essayer de comprendre pourquoi leur mère s'en est allé . Un drame plutôt moyen dans la réalisation, interprétation plutôt moyenne voir de faible qualité de la part de James Dean que tout le monde décrivez pourtant comme un futur grand mais qui ne le pouvre pas une seul seconde surtout avec son jeu d'acteur très moyen . Alors certes il est plutôt beau garçon mais sa ne fait pas tout son jeux laisse grandement à désirer . l'histoire est longue ennuyant par moment mets la fin quand a elle est très triste.
Un classique du genre, un chef d'oeuvre du maître Elia Kazan. un acteur en découverte, nommé James Dean qui deviendra une légende avant l'heure, disparue trop top en pleine gloire. A détenir dans votre vidéothèque absolument
Ce plutôt convaincant psychodrame familial,marqua surtout le début de légende de James Dean.Etoile filante dans lequel tous les jeunes américains des années 50 se retrouvaient,Dean était excessif,incontrolable et incroyablement vivant,ce qui transparait aisément dans ce portrait d'un jeune,dont la quête insatiable d'amour d'un père qui lui préfère son frère plus malléable,frise le pathétique.Pour ma part,le jeu trop Actor's Studios de Dean m'est apparu en décalage avec le reste de la distribution.Elia Kazan est un excellent directeur d'acteurs,mais là,il n'a pas réussi à contrôler suffisamment sa star.En dehors de ça,Kazan livre une adaptation académique et émouvante d'un roman de John Steinbeck.On replonge dans l'Amérique du début de XXème siècle,où le sort des ranchers était suspendu à un fil.Les vues de la Californie aride,à peine industrialisée,valent le détour,surtout en Cinémascope.On note que les réactions des personnages sont assez changeantes d'une scène à l'autre(la faute au montage?),mais la force de l'histoire est telle qu'on reste scotché devant cette variation historique d'Abel et Caïn,les frères ennemis.