8116 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
247 critiques spectateurs
5
75 critiques
4
74 critiques
3
51 critiques
2
30 critiques
1
12 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 juin 2011
Un film mythique! On est secoué encore aujourd'hui par cette soif de rébellion, cette révolte contre-culturelle de la jeunesse. James Dean est fantastique et synthétise parfaitement les jeunes de son époque, mais aussi de la notre.
Que dire si ce n'est que ce film a plutôt mal vieilli. Et quand bien même on essaie de se replacer dans le contexte des années 50 et d'oublier les musiques crispantes et le jeu maniéré des acteurs, on se retrouve face à des incohérences qui empêchent de rentrer dans le film. James Dean, alias Jim, n'est pas très crédible en lycéen de 17 ans et n'a rien d'un rebelle non plus. Finalement, il ne reste, outre son aura évidente et sa dégaine bien particulière, que le mal-être de l'adolescence, la perte de repères et la recherche de valeurs et ça c'est intemporel.
"La fureur de vivre" est sans aucun doute l’un des meilleurs films de Nicholas Ray. La mise en scène du cinéaste est particulièrement brillante et certaines séquences s’avèrent bien marquante spoiler: – notamment celle qui concerne l’épreuve automobile qui se terminera de manière bien tragique . Cette histoire dramatique s’avère bien palpitante à suivre dès le départ et James Dean y fait une interprétation remarquable dans le rôle de ce jeune garçon rebelle. On notera aussi la très belle performance de la jolie Natalie Wood et la présence d’une photographie de toute beauté. Un grand film qui fera de James Dean un acteur légendaire à très juste-titre.
Il s'agit bien d'une véritable leçon de cinéma que de voir que, 60 ans plus tard, LE film des années 50 n'a pas pris une ride. Effectivement, son image d’une jeunesse refusant la société qui l’entoure et se rebellant en se faisant passer pour de petits voyous est toujours d’actualité. Cette génération est ici incarnée à la perfection par James Dean, dans le rôle le plus eprésentatif de sa courte carrière, et Nathalie Wood dont la relation difficile fut splendidement filmée par Nicholas Ray au plus haut niveau de son talent. En plus de ses personnages, certaines scènes restèrent mythiques tel le duel de voitures, symbole parfait de l’absence de peur de mourir d’une génération qui n’attend rien de la vie.
Difficile de noter ce film quand on le voit pour la première fois en 2012. Alors ouais on retrouve bien le thème de la jeunesse paumée des années 50, typiquement la crise identitaire de l'ado de base qu'on retrouve dans un tas de téléfilms du dimanche après midi sur M6. Je suppose que le contexte de l'époque a fait de ce film un chef d'oeuvre intemporel, mais il ne m'a pas tant ébloui que ça. Rien que la scène d'introduction est atrocement longue pour ne rien raconter au final. Je ne sais pas , j'ai peut être loupé quelque chose ...
Un film générationnel mythique qui incarne une jeunesse en rébellion face à l'ordre établi, érigeant James Dean, mort quatre jours avant le tournage, au rang iconique. 3,25
Œuvre culte qui envoie James Dean au panthéon d’Hollywood puisqu’il décéde peu de temps après. Œuvre majeure à laquelle toute une génération s’est identifiée, pourtant N.Ray gère une sorte de classicisme au cœur d’une noirceur et d’une tension permanente. J.Dean est étonnant et bouleversant, N.Wood est incandescente, bref classique et culte à voir et revoir.
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer, "La Fureur de vivre" n'est pas l'histoire d'un jeune chien fou en rupture avec la société et avide de sensations fortes. C'est un film intelligent et solidement charpenté sur l'éducation et les rapports parents / enfants - un thème qu'on retrouvait déjà dans "A l'est d'Eden", le film qui avait révélé James Dean au grand public. A la base, un trio d'adolescents: Jim, Judy (Natalie Wood) et Platon (Sal Mineo). Chacun d'eux se trouve en position d'enfant face à ses parents, et eux trois forment eux-mêmes une sorte de famille improvisée, car Sal veut palier l'absence de ses parents en les remplaçant par ses deux amis. Plusieurs triangles oedipiens se chevauchent, au milieu desquels Jim fait tour à tour figure de fils rebelle, de jeune adulte cherchant à prouver sa virilité, d'amant romantique et de père de substitution. Position difficile, qui traduit la difficulté de la génération post-1945 (de toute génération?) de se situer par rapport à ses aînés et de se construire comme adulte! Nicholas Ray manie avec habileté cette mécanique complexe, expose clairement les enjeux mais se refuse à donner des réponses toutes faites. James Dean est moins bluffant que dans "A l'est d'Eden": son jeu sent parfois le fabriqué, et le film est trop intellectuel et classique dans sa facture pour qu'il puisse donner libre cours à son animalité. Pourtant, quel charisme! Le rôle de Judy sera le tremplin de la carrière de Natalie Wood. Elle est bien, c'est sûr... de là à lui donner un Golden Globe. "La Fureur de vivre" peut enfin apparaître comme un des tout premiers films sur la condition adolescente - une nouveauté de l'époque. Il est étonnant de voir comment tous ces jeunes de 18-20 ans font adulte si on compare à des jeunes d'aujourd'hui. Le jeunisme et l'infantilisation prolongée de la jeunesse n'en étaient encore qu'à leurs balbutiements.... Et James Dean, icône de cette jeunesse "rebelle" des années 50, paraît aujourd'hui étonnamment mûr pour son âge: quand il a tourné "La Fureur de vivre", il avait le même âge que Robert Pattinson lorsqu'il a tourné le premier "Twilight". No comment...
Probablement la meilleure performance de James Dean et une référence dans le genre. L'intensité et le rythme sont tels que le film est encore excellent plus de 60 ans après.
On sait que ce film a pour beaucoup le statut de film culte, notamment pour l’emblématique James Dean qui joue ici l’un des 3 films qui l’ont propulsé au rang de légende. Pour ma part, je reste très mitigé. Pour moi, le problème majeur vient du décalage permanent entre l’âge supposé des personnages et celui des acteurs qui les incarnent. En effet, tout dans le film ne cesse de clamer que héros et autres personnages sont des adolescents, voire des enfants. Dans la scène d’ouverture, le héros est arrêté alors que « mineur », il est en état d’ébriété. Ses réactions enfantines et son attitude vis-à-vis de ses parents pourraient laisser penser qu’il a 15 ans, alors que James Dean en a 25 au moment du tournage et les fait largement. Lors de la sortie au planétarium, la professeure les interpelle « S’il vous plaît les enfants, sortez vous ranger pour prendre le bus », alors que tous sont visiblement dans la vingtaine voire la trentaine. Certains personnages sont régulièrement appelés « mon petit », par exemple, et on ne cesse de les infantiliser. Ce qui pourrait n’être qu’un détail entre pour moi en choc frontal avec le scénario, à savoir la prise à parti du héros par une bande de loubards fous de vitesse, les poursuites avec arme à feu et compagnie. Au delà de ça, le film a mal vieilli et se montre daté, que ce soit dans le jeu des acteurs ou les valeurs véhiculées (le père est constamment vu comme faible et pleutre car il ne contredit pas sa femme). Il reste certes quelques beaux décors, le charismatique James Dean et une ou deux scènes intéressantes, mais pas de quoi crier au génie.