Aujourd'hui, le seul intérêt du film est la très bonne prestation de James Dean, trop vite disparu. Ici, il a le look et la manière d'être d'une idole de l'époque, très viril même aujourd'hui. Le film est cependant trop lent et les autres acteurs sont beaucoup moins bons que le principal, à l'exception du leader adverse. Le film est tout de même le reflet d'une époque avec des jeunes gens qui semblent désabusés et une incompréhension réciproque des relations entre parents et jeunes entrant dans l'âge adulte. J'aime beaucoup les différents regards qu'adoptent James Dean tout au long du film et la maturité de ce dernier qui se lit dans le regard et dans son jeu d'acteur. Si je devais noter le film sur l'acteur seul, la note serait proche du maximum. Mais il est indéniable qu'il vieillit mal, pour moi et ne vaut le coup d’œil que pour l'acteur.
Classique du cinéma américain pour son portait d'une jeunesse désenchantée et pour l'une des rares interprétations de James Dean, "La fureur de vivre" est pourtant un film mineur dans l'oeuvre de Nicholas Ray. Le film est convaincant quand il met en scène les tensions entre Jim et la bande qui le teste pour savoir si elle peut l'accepter; car en même temps que les clichés sont appropriés avec un mélange de gourmandise et de drame (la bataille au couteau, la course de voitures), c'est aussi un double mouvement contradictoire qui est dépeint : élan vitaliste (appartenir à un groupe, défier les institutions) et pulsion de mort (faire valoir son ego, accepter coûte que coûte les rivalités) vont ainsi de pair. Le film rate en revanche sa bascule vers une dimension plus affective, voire sentimentale. Il faut dire que les personnages manquent clairement d'épaisseur et de complexité, la faute à une écriture qui traite de façon trop peu viscérale les relations toxiques entre enfants et parents. "La fureur de vivre" finit même par recourir à un schématisme décevant qui s'illustre dans un final qui ne met en scène qu'une série d'oppositions prévisibles et stériles : le constat est en effet d'une grande platitude – on ne gagne jamais contre la police et on n'échappe pas à l'autorité parentale. Formellement séduisant et non dépourvu de scènes où la légèreté est vite rattrapée par la tragédie, "La fureur de vivre" n'a malheureusement pas l'âme malade et dépressive du vrai grand film américain sur une jeunesse au bord de gouffre : "La fièvre dans le sang", d'Elia Kazan.
Le personnage de James Dean est très intéressant, porté par le charisme naturel de l’acteur, tiraillé entre cette bande, ses parents, son ami Platon et sa romance naissante avec Judy, symptomatique de avenir flou d’une génération en mal de repères et de stature, le film bascule lors de la fameuse scène de l’accident de voiture. Ensuite je trouve que le tout peine un peu à délivrer quelque chose de réellement percutant et poignant, qui arrivera tout de même lors de cette excellente séquence finale, d’ailleurs Dean semble bien seul à apporter de la matière au long métrage, le traitement des autres personnages est assez léger, j’ai vraiment du mal avec Natalie Wood qui ne parait jamais vraiment sincère, virant même dans le surjeu malvenu, heureusement que l’écriture propose de bonnes choses pour surélever le fond de cette histoire. Mais je le redis le final marche totalement au niveau de l’émotion et laisse sur une super impression, ça passe.
Ce long-métrage, réalisé par Nicholas Ray en 1955, bénéficie du statut d’œuvre culte pour au moins deux raisons. D’une part, il s’agit de l’un des très rares films dans lequel apparaît James Dean (l’acteur décédant quelques semaines avant sa sortie). D’autre part, il aborde pour l’une des premières fois au cinéma le mal-être d’une adolescence américaine se rebellant contre l’autorité parentale. Une fois ces deux points évoqués, que reste-t-il vraiment ? Quelques scènes fulgurantes (dont la course de voitures) et aussi une vision sombre de cette génération désespérée en quête de repères. Le sujet est traité de manière naïve et superficielle mais cela n’empêche pas de constituer un drame attachant. Bref, le symbole intemporel d’une jeunesse refusant le conformisme de la société.
Rebel without a cause est une vision plutôt brillante d'une adolescence au style mythique (blouson en cuir et jeans typique).
Le film est à la fois un appel au secours et une fugue, le tout, sur une journée. Bref, une tragédie de l'existence, filmée avec beaucoup de sensibilités et de talents, de même pour les comédiens.
Le film a surtout un intérêt historique car traitant du mal-être des jeunes, plus particulièrement des « gosses » de la classe moyenne, roulant en voiture et allant à l’université (en Californie). Ils sont face à des adultes aliénés, velléitaires, démissionnaires et ne les écoutant pas : ce sont des jeunes incompris mais oisifs et acceptant le modèle machiste de la bande, avec un mâle alpha dominant qui brime le plus faible, qualifié de poule mouillée (chicken). Déjà, on voit la masculinité toxique qui règle ses problèmes par la violence, les défis idiots (course de voitures en haut d’une falaise) et les armes à feu (comme la police d’ailleurs), typique de la société américaine. Le sujet est évoqué, de façon plus réaliste, la même année (1955), dans « Graine de violence » (« Blackboard jungle ») de Richard Brooks (1912-1992). « West Side Story » (1961) de Jerome Robbins et Robert Wise, bien que comédie musicale, a un contenu plus social : les 2 bandes de jeunes qui s’affrontent, sont issues de milieux pauvres : les Jets, Américains d’origine polonaise et les Sharks (immigrés d’origine portoricaine). Avec le recul, le film reste surestimé, essentiellement en raison de la présence de James Dean, mort à 24 ans, qui n’a tourné que 3 films, celui-ci s’intercalant entre « A l’est d’Eden » (1955) d’Elia Kazan et « Géant » (1956) de Georges Stevens, sorti à titre posthume, l’acteur étant mort dans un accident automobile juste après le tournage du film de Nicholas Ray et un mois avant sa sortie. Les 2 autres protagonistes, Natalie Wood (17 ans), jouant Judy et Sal Mineo (16 ans), jouant Platon, auront aussi des destins tragiques, la première se noyant à 43 ans et le second étant poignardé à 37 ans par un vagabond. Le titre français est un peu excessif, moins fidèle à l’esprit du film que le titre original.
Un film sur le sujet acceptation des autre et de son adolescence lors que l'on est à université, avec des coup bas de partout de l'amour et des voyou qui souvent nous prennent en grippe ce qui le cas ici . Un film sur la jeunesse en crise ( mais bon elle est toujours en crise jamais contente !) brosse le portrait de la jeunesse des classes moyennes durant les années 1950. mais la vie étaient moins divertissante que a notre époque mais justement moins de distraction pour être plus avec sa famille et ses amies . Des coup bas , une excellente interprétation de James Dean pour un de ses dernier film . On décroche malheureusement assez rapidement .
résumé : Un jeune homme qui viens d'arriver à los Angeles avec ses parent et pris en grippe par des étudiants qui lui lance de nombreux défis humiliant au cours de l'un d'eux un des étudiants trouve la mort . James Dean décide de voir la police malgré l'interdiction de ses parents .
C'est un film qui laisse assez passif en fait, et ne dégage pas grand chose passe temps intéressant pour comprendre le charme rebelle du mythique James Dean, mais pas un film qui restera dans mes annales loins de la !
Sans James Dean comme acteur principal, ce film n'aurait pas connu si grand accueil aussi bien critique que populaire. C'est en effet lui qui "crève" l'écran et porte à bout de bras l'histoire d'une jeunesse américaine riche mais perdue, sans idéal, dans un monde de fous. Ce qui fut montré dans ce film, se retrouve aujourd'hui mais avec encore plus de violence.
L'intrigue de "Rebel without a Cause", se déroulant sur une journée, est assez étrange et décousue. Mais le film vaut surtout pour la mise en scène de Nicholas Ray, et pour son trio d'acteurs principaux. James Dean, mort avant la sortie du film, deviendra une légende avec ce rôle de jeune sans repère, désabusé, et autodestructeur. Quant au film, il fera office d'emblème d'une génération en présentant un mal-être profond, bien loin de l'american way of life.
Un peu mieux qu' "A l'est d'Eden", premier grand rôle de James Dean, la pauvreté du scénario et de la mise en scène handicape une nouvelle fois ce "La fureur de vivre". La réflexion sur une jeunesse désenchantée reste intéressante d'autant plus qu'elle est toujours d'actualité mais cela n'en fait pas pour autant un bon film. Le succés de "La fureur de vivre" s'explique en grande partie par son acteur principal alors considéré comme l'icône du moment.
Nicholas Ray évoque le mal-être de la jeunesse avec suffisamment de justesse pour que "La fureur de vivre" devienne intemporel et universel. Chaque génération peut s'identifier et s'attacher à ce récit.
Le film est très intéressant quand il s'intéresse aux adolescents. Du moins durant sa première partie. Il est parfois plus pertinent encore aujourd'hui que la grande majorité des films du genre qui sortent sur nos écrans maintenant. Par contre il est d'un immense machisme quand il s'intéresse aux relations de couple, et en plus c'est vraiment pas fin. Comme la fin, qui, malheureusement, s'enlise et devient une sorte de grand n'importe quoi. Mouais. Dommage, car le début était vraiment intéressant, et James Dean vraiment très bien (quel charisme).
Revu récemment, la Fureur de vivre n'a pas vraiment perdu de sa qualité originale qui réside dans l'interprétation ahurissante de James Dean et dans la mise en scène époustouflante de Nicholas Ray. A leur côté, Natalie Wood et Sal Mineo font ce qu'ils peuvent pour tenir la distance, mais le duo les éclipse totalement. Pour le reste, au-delà de la flamboyance de la mise en scène, on regrettera les faiblesses d'un scénario plutôt conventionnel. A voir pour James Dean bien entendu.
Rebel without a cause a accédé à la postérité principalement grâce à la présence de James Dean dans le rôle principal : son jeu m'a paru parfois inégal, notamment dans un premier quart d'heure vraiment poussif, mais force est de constater qu'il ne manque pas d'exercer une forme de fascination dans son rôle de jeune adolescent torturé, où sa figure d'ange fait merveille. Face à un gang de blousons noirs, il se voit contraint de se mettre en danger et de révéler sa force, une facette de lui-même qui lui déplaît profondément. Le film prend petit à petit de l'ampleur au travers des péripéties de ces groupes d'adolescents incontrôlables, et s’avère agréable à suivre. Oeuvre culte de l'époque, elle ne m'a cependant pas paru renversante.