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Aulanius
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2,5
Publiée le 24 octobre 2013
Le problème avec "Les nouveaux chiens de garde" c'est que l'on apprend absolument rien. Sans vouloir faire mon intéressant, tout ce qui se dit dans ce documentaire se sait déjà car tout a déjà été exposé même si le sujet est tabou. Cependant, je veux bien avouer que plus on avance dans le temps et plus il est dur de traiter de ce genre de sujet car delà dérange mais ce n'est pas du tout nouveau. Les gens qui nous font croire qu'ils sont de notre côté ou tout simplement honnêtes, sont en fait du même côté (et en particulier de celui qui l'arrange et surtout pour l'argent en général ou pas intérêt). Il ne faut pas se voiler la face et se renseigner de son côté sur tout se qui nous est caché et croyez moi, y en a à dire ... Si comme la plupart des moutons (je parle en France) vous regardez "Attention à la marche" et les informations, c'est sur qu'en regardant ce long métrage, vous tomberez de haut. Mais si j'avais un seul message à vous faire passer, ce serait "Réveillez vous bordel de m*rde !". Au delà des médias, regardez plus loin et ne vous arrêtez pas à ce que vous blablate ... enfin bref. Pour en revenir à ce film précisément, j'ai trouvé que l'on répétait plusieurs fois la même chose comme si l'on avait pas assez d'élément pour en faire un contenu complet mais il est assez bien fait dans le sens ou tout le monde pourra comprendre assez facilement. Je mets la moyenne (vraiment à contre cœur) pour l'audace de l'équipe à avoir sorti cette réalisation malgré les potentiels risques encourus. 10/20.
Ce film n'apporte aucune information nouvelle sur le sujet de la collusion du pouvoir politique et des media. Tout ce qui y est dit est connu et archi-connu. Le seul intérêt réside donc dans la compilation qui rafraîchit la mémoire sur deux ou trois choses qu'on pourrait avoir oubliées et dans certains commentaires des socologues/politlogues interviewés. Giesbert, Joffrin, Val ou Field sont légèrement égratignés mais tout ça reste gentillet.
Pamphlet habilement monté, il est salutaire à tous, y compris à ceux qui ne sont plus dupes du cirque médiatiqu, de ses hypocrisies, ses malhonnêtetés, ses concussions, etc. Cela dit, il souffre de quelques lacunes à mon avis : son manichéisme outrancier lui donne un parfum de subjectivité, excusable devant le peu d’objectivité de ceux qui devraient en faire un credo, et il s’attarde trop sur les vieilles badernes (Drucker, Duhamel, Ockrent, Chazal, PPDA, Elkabach) en oubliant la relève, potentiellement plus nuisible, qui est sur la même voie. En tout cas on ne s’ennuie pas une minute, on ressort un peu plus écœuré par notre société libérale mais sûrement pas libertaire et on félicite les créateurs… à lire les insanités des mis en cause, ils ont mis le doigt où ça fait mal !
"Les nouveaux chiens de garde" est un documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat centré sur les relations entre la presse et le pouvoir politique et économique. Par le biais de différents focus, le film montre d'abord les liens et la proximité qui existent entre les différentes élites journalistique, politique et économique. Il s'attache ensuite à démontrer comment le pouvoir économique est concentré via les groupes de presse et exerce pleinement son influence pour faire changer le monde du travail dans le sens souhaité....souvent bien défavorable au salarié. C'est ainsi que le documentaire montre comment les salariés sont allergiques à ce fameux esprit de réforme dont on leur rebat les années depuis les années 90...pas étonnant puisqu'ils n'ont rien à y gagner!
Le meilleur exemple demeure le nombre d'experts économiques-limités parcequ'agréés- et la pensée unique monétariste dont ils se font l'écho sur tous les plateaux de télévison (particulièrement à l'émission "C dans l'air" ou dans les journaux télévisés). Les abonnés aux thématiques économiques (P.De Sertine, Elie Cohen, Agnès Molinier, Miche Godet..) siègent tous dans des CA de grandes entreprises ou président des Think Tank) . Les dissidents keynésiens ou critiques sont purement et simplement boycottés. Et pourtant le film démontre la cécité de certains comme Alain Minc, paré de toutes les vertus, qui est passé à coté de la crise de 2007...comme la plupart de ses confrères.
Un film qu'il faut voir mais qui démontre que la manipulation est partout ...même là où on ne l'attend pas...
Bon documentaire. Le problème aujourd'hui de dénoncer, c'est que ça ne change rien : les coupables courent toujours. Mais il faut défendre cette action coûte que coûte. C'est le dernier espoir. Donc ce film est utile.
Certaines réalités sont très justement mises en évidence, grâce à une exploitation subtile et humoristique d'images/archives : malgré le grand nombre de chaînes TV et radios, les mêmes "éditocrates/experts", soi-disant neutres et indépendants, cumulent les plateaux TV et émissions...Elus, dirigeants d'entreprises et journalistes ont souvent fréquenté les mêmes écoles, le (semblant de) pluralisme médiatique est mis à mal par l'emprise de quelques grands groupes industriels en amont...Ce film pose ainsi la question de la possibilité du débat démocratique contradictoire dans l'espace médiatique français d'aujourd'hui, il y a cependant un autre point qui aurait peut-être dû être abordé : en dehors de l'élite, des auditeurs/téléspectateurs ne font-ils pas aussi le jeu du système en contribuant massivement à l'audience de ces émissions critiquables ?
Ce documentaire au style narratif bien rythmé nous donne une image pleine de véracité de la place que prennent les médias dans notre société et donc dans notre façon de pensée. A travers les thèmes de l’indépendance, de l’objectivité, du pluralisme et de l’image que l’on nous renvoie de nous-mêmes, la théorie, basée sur un principe marxiste à peine dissimulé, comme quoi le pouvoir capitaliste parvient grâce à la télévision et aux journaux à nous inculquer sa logique socio-politico-économique est parfaitement démontrée. L’humour de cet exercice de style partisan fait toute l’originalité formelle de cette dénonciation parfaitement documentée.
Pour quelqu'un qui, comme moi, à mis depuis longtemps sa télé sur off, ce documentaire fait office de sévère piqure de rappel. Certes la connivence entre grands patrons, politiques et journalistes est connue, elle s'étale même parfois à la une de la presse people. C'est dans le détail que le documentaire devient passionnant, mettant en évidence la servilité des journalistes afin de diffuser dans les esprits une pensée unique souvent ultra libéral, et ce quel que soit la chaine, puisqu'elles appartiennent quasiment toutes à de grands groupes industriels. Le film dénonce tout cela avec pertinence, mais également avec humour. On peut donc voir des images d'archives de Michel Field, trotskiste dans les années 70, suivit d'extrait de ses émissions où il passe la pommade au patron du groupe casino de manière tellement servile qu'il en devient ridicule. On y voit également Christine Ockrent faire des ménages pour Microsoft, Jean Pierre Elkabbach lécher les bottes d'Arnaud Lagardère sur le plateau de Drucker, Pujadas qui ne sert à rien, marcher sur les plates bandes de l'inutile Alain Duhamel, sans parlé d'une flopée d'experts, toujours les mêmes, qui se font gracieusement rémunérer leurs services pour nous expliquer qu'il faut travailler plus pour gagner moins et que c'est pour notre bien. Tout ce petit monde (politiques journalistes, patrons...) se retrouve en grande partie au « Diner du Siècle » tout les derniers mercredi du mois. Et ce n'est qu'un échantillon, je vous laisse découvrir le reste. Au final on se rend compte que l'indépendance dans les médias se résume à quelques journaux, ou quelques sites internet, pour le reste, le chemin vers une vraie information démocratique, gratuite et massivement diffusée reste encore long.
Beau travail de compilation de plus de 50 années de télévision qui nous pose un sacré dilemme : la presse peut-elle être réellement indépendante des politiciens et/ou des puissances d'argent ? Peut-elle réellement mettre le doigt "là où ça fait mal" ? La réponse est probablement un double "non", même si on ne peut que le regretter. Ce film est totalement de parti pris et ne nous apprend pas grand'chose que nous ne sachions déjà ou subodorions, mais on se marre bien à certains moments. L'incompétence crasse des "spécialistes" de l'économie est renversante. Les revirements de Michel Field ou de Philippe Val sont également savoureux. J'aurais cependant aimé qu'on nous suggère des solutions à cet épineux problème de collusion. Mais je recommande : c'est rafraîchissant. PS : bien que très jeune en 1963 (j'avais alors 12 ans), je me souviens parfaitement de la prestation d'Alain Peyrefitte sur le plateau du "JT" d'un Léon Zitrone plus larvaire que jamais. Souvenirs-souvenirs. Je me souviens également de la purge monumentale à l'ORTF après mai '68...
La classe dominante, dont les représentants ont usés les mêmes coûteux sièges d’école (ENA, Science-po…) ou qui, à défaut, sont nés la cuiller dans la bouche (regardez les moues prétentiardes de ce fils à papa: Arnaud Lagardère), pue son mépris pour les pauvres gens (ceux que la loi Walls est contrainte d’exclure de son champ fiscal : ceux qui gagnent moins de 1100 euros par mois, 45 % de la population adulte.
Que ce soit ces médiocres barons de la bouillie médiatique assaisonnée à la sauce capitaliste (F.O.G. le permanenté en est un bon exemple), ces princes puants de la magouille boursières que sont les patrons du CAC qui bradent la force de travail des peuples pour servir leurs lamentables jeux spéculatifs (via leurs si chers paradis fiscaux…) ou ces petits marquis foireux, devins de pacotille aveugles et ridicules qui « pédantent » et empuantissent quotidiennement les plateaux TV pour convertir le bon à l’inéluctable logique du libéralisme sans contrôle ou contrainte, tous…tous...
Tous ont eu le cerveau et le cul collés aux mêmes fonds baptismaux : grandes écoles (privées au besoin), églises et familles dispensant la sainte liturgie capitaliste…
Même cette faux-jeton d’héritière, "Marinette", qui a teinté son discours d'un accent facsimilé « social » en pompant allègrement les termes de la gauche honnête avec l’aide de l’opportuniste baron Phillipot (passé par la TNS Sofres… Son frère Damien est directeur des études politiques à l'IFOP autre institut de fabrication de l'opinion bien connu). Mais de cela il ne sera pas question dans ce documentaire… Evidemment !
Ces serviteurs de l’ordre, ces autoproclamées élites, qui sentent le moisi de l’idée rance servie par des expressions répétées à qui mieux mieux : « libre concurrence », « coût du travail », « 35 heures qui plombent l économie », « retraités surpayés », « fonctionnaires inutiles », « secteur public trop coûteux », « trou de la sécu », « immigration dangereuse»… Idéologie xénophobe et foncièrement anti-démocratique dont les représentants se sont partagés les objectifs médiatiques pour concourir au même but : asservir et exploiter…
Car leurs rengaines ont des buts bien définis : limiter l’accès aux études et à la culture à ce seul groupe élitiste (ils fréquentent les mêmes lieux -le "Siècle" par exemple, et leurs engeances sont consanguines !), refuser le libre accès aux soins et à la santé, combattre une répartition des fruits du travail égalitaire et maintenir l’ordre sécuritaire en ménageant les criminels à col blanc…
Dommage que ce documentaire passe outre sur les grands et dangereux « tireurs de ficelle », tel Lacharière et son agence de notation…
MAIS il ne faut pas bouder son plaisir. Régalez-vous en regardant minauder ces pantins ! C’est déjà une chance qu’il soit programmé à une heure de grande écoute ! Dans l’impatience de changer RÉELLEMENT les choses !
C'est une de ces bonnes petites claques qui font un bien fou. de celles qui remettent en place! avec nos esprits bien trop embrumés par l'atmosphere ambiante emplie de fatalisme, d'une crise que le monde entier doit subir , où se rebiffer (pour ne pas dire s'indigner, se revolter), est totalement inutile. on finit toujours par s'accomoder de ce qui est en fait inacceptable ! et là franchement , ça REVEILLE! apres ça, on regarde la télé à nouveau d'un autre oeil!!! ou mieux, on arrête de la regarder! Sur le mode satirique, le film, monté demanière habile et très dynamique , fait grincer des dents, rire et fait froid dans le dos en même temps! BREF! ce n'est pas un film juste indispensable mais OBLIGATOIRE!!!! A VOIR ABSOLUMENT MK2 n'a pas voulu le sortir dans ses salles . pourquoi? son cher patron rejoindrait il lui aussi tous ses amis au merveilleux dîner de chaque dernier mercredi du mois?
Documentaire complexe mais au sujet affligeant qui montre les liens étroits entre les médias et la politique. Mis en scène assez légère sur un sujet plombant et c'est tant mieux !
Un documentaire poignant, choquant et qui souligne des aspects des média mais aussi de la société en général auxquels on ne pense pas spontanément, je pense notamment a toute la dernière partie sur les sujets traités et l'analyse qui en est faite. Personnellement l'omniprésence des personnalités du journalisme sous forme de télé qui évolue dans le temps ne m'a pas trop plus mais ce n'est qu'une question d'ergonomie. Il est très documenté et passionnant. REVOLTANT!
un documentaire édifiant qui corrobore tout ce que je pense hélas du cirque politico-médiatique. Manque un peu de culot parfois, trop lisse. La réalité est tellement plus inquiétante...