The Immigrant
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Myene
Myene

20 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2013
Apparemment loupé le contact avec le public et la critique,les avis sont plutôt mitigés avec en filigrane un procès en classicisme qui ferait de cette oeuvre un poncif lénifiant, pour ma part je trouve le réalisateur au mieux de ce qui fait le sens de son oeuvre , les incertitudes de l’âme avec les conflits internes quasi cornéliens .Il est vrai que Gray est toujours moral depuis the Yards ici il est pour moi carrément Dostoievskien avec Marion Cottillard en héroïne entraînant dans sa chute la remise en cause de tous Pour apprécier ce film au rythme lent,à la reconstitution très léchée et au triangle amoureux stéréotypé Il faut aussi apprécier une lecture littéraire J'ai été’ intéressée par ces itinéraires de rédemptions croisées ou la dichotomie manichéenne est sans cesse remise en cause et ou les personnages ne se révèlent que dans l’abîme et ne s'épanouissent que par le pardon Ce sont des parcours christiques ou l'immigrée peut être l"âme, pour beaucoup ces références sont inconnues. Les acteurs se tirent tous bien de cette difficile partition on sent que le réalisateur a tiré le meilleur de la sensibilité de chacun .Pour moi cette réalisation un peu mal aimée est un futur film culte.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2014
Commençons par les bonnes choses. La reconstitution du New York des années 1920 est superbe, la réalisation de James Gray est comme toujours très classe, la photographie de Darius Khondji touche au sublime avec ses teintes sépia, ses clairs-obscurs, ses jeux de focale (le dernier plan est magnifique). Côté interprétation, pas grand-chose à redire : Marion Cotillard est convaincante (voire étonnante lorsqu'elle parle polonais sans doublage) ; Joaquin Phoenix se montre très à l'aise dans un registre qui lui colle à la peau, noir et torturé (il surjoue toutefois un peu la scène finale). Quant au canevas général du scénario, il comprend quelques noeuds intéressants, notamment cette relation trouble entre Ewa et son souteneur, sur fond d'amour, de jalousie, de mépris, de reconnaissance, de pardon... Le problème, c'est que le film, dans son ensemble, laisse froid. On admire sa beauté plastique, mais on reste à distance de l'histoire. Tout à sa quête de virtuosité classique, James Gray ne cultive qu'un lyrisme aseptisé et vaguement suranné. Le récit se déploie avec élégance, certes, mais sur un rythme lent et monocorde, qui étouffe tout élan émotionnel. On peut trouver, par ailleurs, que le regard sur les migrants, le discours sur le rêve américain, ainsi que les variations sur le trio amoureux ne sont pas d'une originalité folle. On peut enfin se lasser, voire s'agacer, du fait que la réalisateur nous resserve, de film en film, plus ou moins la même soupe thématique et mélodramatique sur la faute et la rédemption.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 septembre 2020
The Immigrant raconte l'histoire du long et ardu voyage que beaucoup ont dû entreprendre à la recherche d'une vie meilleure. Malheureusement pour les cinéphiles le film est également un voyage long et ardu à la recherche d'un meilleur scénario. Le réalisateur James Gray met en scène un conte de fee mélodramatique à l'ancienne d'une jeune femme innocente dans des moments difficiles, essayant de survivre au milieu de nombreuses épreuves. Ewa (Marion Cotillard) et sa sœur maladive Magda, viennent en Amérique. Magda a une toux et est immédiatement mise en quarantaine tandis qu'Ewa risque d'être expulsée. Lié par un gentil inconnu nommé Bruno (Joaquin Phoenix) Ewa devient son amie et est jetée dans le monde de la traite des êtres humains. L'intrigue ressemble à un roman bon marché surtout lorsque le cousin de Bruno, Emil alias Orlando le magicien (Jeremy Renner) entre en scène pour éloigner Ewa de la vie pécheresse de la prostitution et la conduire sur la voie de la rédemption. Oui la magie est certainement nécessaire pour faire croire à tous ca. Les acteurs essaient de rendre l'histoire convaincante mais ils sont à la dérive avec une scène clichée après l'autre. Phoenix a ses moments mais il a tendance à surpasser (comme d'habitude) et les émotions de Renner est simplement gaspillé en tant qu'intérêt amoureux unidimensionnel. Espérons que Marion Cotillard aura de meilleures priorités cinématographiques à l'avenir...
Marion P.
Marion P.

37 abonnés 44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2013
2013 serait-elle l’année d’un certain égarement pour James Gray ? Cinéaste talentueux, l’américain ne nous a pas montré cette année toute l’étendue de son talent en coécrivant le scénario du très ennuyeux « Blood Ties » puis en réalisant « The immigrant » qui, malheureusement, ne tient pas toutes ses promesses.
Attention, le film est pour moi loin d’être mauvais mais il ne parvient jamais à atteindre le niveau de l’excellent « La nuit nous appartient » réalisé par le même Gray il y a sept ans.

L’histoire nous raconte la douloureuse arrivée d’Ewa, immigrée polonaise, sur le territoire américain. Arrivée avec sa sœur Magda, Ewa débarque finalement seule à New-York et rencontre Bruno, un homme qui se révèle très vite sombre et complexe. Le rêve américain ne prend alors pas vie pour Ewa qui est obligée de se prostituer pour pouvoir payer les soins médicaux de sa sœur, hospitalisée pour cause de tuberculose.

Alors qu’il s’empare d’un sujet de société fort, James Gray ne parvient jamais à donner une dimension universelle à son drame tant le film ne prend jamais de hauteur en s’accrochant désespérément de manière linéaire aux péripéties de ses trois protagonistes principaux. Les émotions n’apparaissent que très rarement dans les dialogues et les interactions qui ont lieu entre ces différents personnages. Cela confère une dimension trop froide au film et trop lisse, où tout se révèle linéaire et sans grande surprise (les émotions, les rebondissements).

Malgré ces défauts, il faut souligner la sublime photographie de Darius Khondji qui confère au film une atmosphère unique teintée d’un classicisme bienvenu. De plus, Joaquin Phoenix et Jeremy Renner effectuent tous les deux de bonnes performances. Cependant, les honneurs doivent surtout revenir à Marion Cotillard qui tient ici peut-être la meilleure performance de sa carrière. Juste, toujours dans une interprétation où elle n’en fait ni trop
ni pas assez, l’actrice impressionne et retrouve un niveau de jeu qu’on ne lui avait pas connu depuis longtemps.

Au final, un beau film sur le plan esthétique qui manque de vie et d’émotion pour être devenir un grand film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 novembre 2013
Le cinéma de James Gray confronte toujours ses personnages à des situations qui les forcent à revoir leur sens moral. Dans The yards, Leo témoigne contre sa famille qui l’avait pourtant aidé à sa sortie de prison. Joaquin Phoenix dans La nuit nous appartient ne trouve pas d’autre solution que d’entrer dans un corps de métier qu’il déteste pour venger son frère. Le scenario pousse toujours les personnages de Gray à dépasser leur condition, à prendre des décisions morales fortes que leur impose la vie.
Dans The immigrant Ewa se voit elle contrainte de remettre en cause sa foi, en vendant son corps, afin de sortir sa sœur d’ Ellis Island. Les personnages de Gray ne sont donc jamais figés dans leur intégrité. Le scenario les forcent à se remettre en cause, mais sans pour autant les changer. Il questionne simplement le bien fonde de ce en quoi ils croient. Le film pose la question de savoir jusqu’où est-on prêt à aller pour trouver le bonheur. Pourquoi s’accrocher a des valeurs abstraites quand le concret de la vie nous pousse dans nos derniers retranchements. Ce n’est pas pour autant de dire que ce sont des personnages faibles, loin de la. Rarement au cinéma je me retrouve face a un film qui me met face a des dilemmes de la force de ceux de Gray. The immigrant ne déroge donc pas à la règle, on navigue en terrain connu, mais le film ne se cantonne pas non plus à ces questionnements.
Le dernier film de Gray est en effet celui qui est le plus américain, dans le sens de celui qui parle le plus de son pays. Il est évidemment question dans The immigrant du rêve américain. Ou plus exactement du non rêve américain car le film est loin d’être un rêve. Des le premier plan on se doute que tout ne va pas être rose. En filmant la statue de la Liberté de dos, dans le brouillard en travelling arrière le symbole prend un tout autre sens. L’Amérique n’aura rien d’accueillant, rien d’une terre de liberté. De toute façon et on va l’apprendre quelques minutes après, les des étaient déjà pipes avant que Ewa et sa sœur n’aient pose le pied a terre. Pourtant, dans la longue file d’attente, les deux sœurs sourient encore, s’imaginent un avenir heureux. Ca ne durera pas longtemps. Leurs premiers contacts avec l’Amérique sont maladie, expulsion, mensonges, corruption, proxénétisme. Voilà l’image de l’Amérique pour ces immigrantes.
Le film se sert de trois notions fortes pour parler de l’Amérique. L’argent, le revolver et le spectacle.

Assez vite, il est donc question d’argent. D’une certaine manière il est responsable de la liberté d’Ewa, lorsque Bruno paye le garde pour la sortir de la ligne des expulsés, et de son asservissement. Elle a besoin d’argent pour sortir sa sœur d’Ellis Island. Pas d’autres moyens que de payer. Il y a beaucoup de scènes ou l’argent circule. Bruno paye le gardien, Ewa le vole de la quête de ses collègues, les flics se servent dans la chaussette de Bruno après l’avoir passé à tabac. Toujours l’argent est lie à une idée de perversion, jamais dans une vision positive.
Le pistolet, et par extension la violence, aussi n’apportera rien de bon. Bruno et Emil sont des cousins en conflit, ce sont un peu les ancêtres de Leo et Willy de The yards et ils se battent comme les deux frères de La nuit nous appartient. On sent encore une fois dans cette famille une histoire compliquée, pleine de trahison et de ressentiment. Mais ce n’est pas au centre du film comme ca pouvait l’être dans les réalisations précédentes de Gray. Mais c’est toujours la, avec force. Des que le revolver est montre a l’image, on sent que le drame passe encore un cran.
Peu avant l’introduction du flingue il y avait déjà eu deux affrontements entre les cousins. Au théâtre s’engage une course poursuite entre les cousins qui finisse par tout mettre sans dessus dessous. La scène, par sa chorégraphie, sa fluidité, son contrôle malgré le chaos m’a fait pense au final de La règle du jeu. Gray ne s’est par ailleurs jamais cache d’être un grand admirateur de Renoir. De toute façon on savait depuis La nuit nous appartient, tout la maitrise de Gray lors des scènes de foule.

Je ne l’ai pas dit mais Bruno est donc le directeur d’une troupe de danseuse exotique de Cabaret. Il dirige son petit monde d’une main ferme mais juste selon une des employées. Il est le metteur en scène devant la camera.
D’ un autre cote le film met Ewa, une fille perdu dans un monde qu’elle ne reconnaît pas, qui lui est devenu étranger. Mise cote a cote, ces deux idées n’ont pas grand chose à faire ensemble. Sauf quand on connaît la position de James Gray à Hollywood. Un type un peu a part, dont les films ne sortent qu’en catimini dans son pays. Ignoré par les critiques locales mais adulé en Europe. Jamais sélectionné pour les Oscar mais qui se retrouve assez régulièrement sur la Croisette. Et puis on a entendu aussi dans les interviews que ce film, il l’avait aussi fait pour son aspect personnel. Alors bien sur il parlait de sa famille, elle même passée par la case Ellis island. Mais le cœur du film c’est quand même cette fille perdu et seule dans ce milieu du spectacle. Et on se dit alors que Gray c’est un peu ce mix entre Bruno et Ewa.
Les deux moments les plus forts du film sont des moment où le cinéma et la mise en scène tente de faire coexister ces deux personnages dans un même plan, ou du moins dans le même espace d’un plan. Lors de la première scène dans l'appartement de Bruno, la cloison sépare l'image en deux pour délimiter l'espace des 2 personnages. Et quand Ewa passe la porte, quand on pense qu’elle va finalement le rejoindre dans son espace, c'est pour en arrière plan passer dans une autre pièce.
Et il y a ce plan final, le plus beau vu cette année et vu depuis un bon moment d’ailleurs au cinéma. Par un habile dispositif optique, les deux personnages sont cote a cote alors qu’il n’ont jamais etes plus eloigne, aussi bien physiquement que moralement. Cette fin m’a laisse sur les genoux, terrasse par le destin de ces deux personnages.

Malgre les doutes et la crainte au depart, Gray reussi a faire un nouveau chef d’oeuvre, absolument coherente avec son travail precedent mais qui va aussi au dela, qui se renouvelle. C’est un auteur dont on aurait pu avoir peur qu’il s’enferme dans ses thematiques mais qui montre qu’il a encore des choses a dire. Et ce n’est pas son prochain projet de film en foret amazonienne qui viendra dire le contraire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 novembre 2013
Très bon film. L'histoire est touchante, sans jamais tomber dans le pathos. Marion Cotillard joue à merveille son rôle. La narration est lente mais l'on ne s'ennuie pas. Et surtout, le film est si bien réalisé, en particulier les scènes à Ellis Island, qu'on s'y croirait! Allez-y sans hésiter!
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2022
Trop lent bien que Joaquin Phoenix joue extrêmement bien. James Gray nous racontes tout de même une histoire qui pourrait arriver dans la vie de tout les jours et qui n'est pas joyeuse.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2017
Déjà, première chose pour ce 5ème long métrage de James Gray, c'est le contexte. Le New York des années 1920/1930 est magnifique (dans tous les sens du terme), et Gray le capte bien. Le film est visuellement magnifique, que ce soit les décors, New York, l'intimité dans les maisons, sous les ponts et même ses personnages, tout est beau. En plus la première scène, la première image c'est cette statue de la liberté, tout un symbole (comme dans la suite du film, une liberté discuté). Ce qui rend le film agréable à suivre, c'est assez captivant. Doté d'une idée de base intéressante, où l'on va suivre le parcours d'une immigré qui va toujours faire passer sa sœur (resté coincé à Ellis Island) avant elle, et sa relation avec celui qui va l'aidé, un proxénète. Même si au final je n'ai pas totalement adhéré à cette histoire, que j'ai par moment trouvé grotesque. Le message que tente de faire passez Gray passe vite en second plan derrière le scénario. Il capte plutôt bien les émotions. Marion Cotillard trouve ici son plus beau rôle (en même temps ce n'est pas très compliqué), elle est bien dans le rôle de l'immigré et le duo qu'elle forme avec Joaquin Phoenix est plutôt bon. Malheureusement "The Immigrant" ne m'a pas fait vibrer plus que ça, ne m'a pas pris aux tripes plus que ça... Dommage. Tout comme cette fin, un peu moins réussi. Mais malgré tout le film reste captivant, on n'en sort jamais.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 décembre 2013
D'un ennui à en mourir. On n'arrive pas à rentrer dans le film, c'est plat plat, l'histoire est banale, les personnages manquent de profondeur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 novembre 2013
Excellent film ! Vu au Festival de Cannes, magnifique jeu d'acteur pour Marion Cotillard ! + des images vraiment magnifiques qui font voyager dans une autre époque. On ne reste pas insensible non plus à la scène finale, mais je vous la laisserez apprécier.
lewis
lewis

10 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2020
Il a certaines choses de très grande qualité dans The Immigrant : la réalisation impeccable, un bon casting avec des acteurs convaincants (même si, pourquoi Marion Cotillard plutôt qu’une Polonaise ?), le contexte bien reproduit de l’Amérique des années 20, les décors, les costumes.
Mais il y a aussi ce scenario, parfois improbable et dans lequel on ne rentre jamais complètement, de la petite histoire d’une immigrante dans la grande Histoire de l’immigration aux Etats-Unis. spoiler: Un mac qui s’éprend de l’une de ses recrues… Deux cousins qui finissent par s’entre-tuer pour une femme… Ce mac qui finit par retourner sa veste (sans raison apparente) et rendre sa liberté à sa prostituée favorite…

Disons que c’est un film avec une belle ambition mais qui fait malheureusement plouf (ou au moins à moitié) à cause d’une intrigue bâclée, voir digne d’une sériée télé.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2013
Très bon film, belle photographie, parfois quelques longueurs. Mais le véritable plus de ce film, c'est Marion Cotillard (dont je ne suis pas fan d'ordinaire), mais là WOW !!! Elle est juste magnifique, elle joue juste, et quel accent !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2017
drame à rebondissements aux couleurs d'une Amérique peu reluisante. on voit l'envers des années folles avec une descente aux enfers des plus mouvementées, à voir pour se rendre compte!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 mars 2014
Très beau film ainsi que les décors. les premières minutes nous plonge directement dans l'univers et l'époque. Avec de super bon acteur et l'actrice principale toujours aussi superbe.
Speedy G
Speedy G

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 décembre 2013
J'y allais pour James Gray. Quelle déception ! Le film est d'un ennui intersidéral et Cotillard est irritante. Un calvaire...
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