The Immigrant
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Zoé B.
Zoé B.

481 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2013
"The Immigrant" ou l’envers du rêve américain. Avec ce 5ème film, inspiré semble-t--il de son histoire familiale, James Gray a choisi de plonger dans le passé. Nous sommes dans les années 20, l’époque où l’Europe ruinée par la grande guerre envoie ses pauvres par bateaux entiers. "Les Mariées" de Pantelis Voulgaris, et "Golden Door" d’Emmanuel Crialese, deux films européens, avaient déjà traité le sujet de l’immigration des femmes. La traversée en était le temps fort, c’était sur le bateau que se cristallisait l’espoir d’une vie meilleure. Mais Gray est américain. L’histoire d’Ewa, il l’a fait démarrer en Amérique, à Ellis Island, la grande gare de triage des immigrants, à la fois porte d’or et centre de rétention. Séparée de sa sœur, atteinte de tuberculose, condamnée à être renvoyée en Pologne, Ewa est sauvée in extremis par Bruno Weiss, un souteneur qui l’avait repérée - officiellement, patron d’une troupe de théâtre burlesque (la scène comme antichambre du bordel). Ewa va bien sûr devoir vendre son corps…. Après avoir inventé un genre, le film noir familial, et signé coup sur coup 3 chefs-d’œuvre ("Little Odessa", "The Yards"," La nuit nous appartient"), puis nous avoir surpris avec un pur film d’amour ("Two Lovers"), Gray livre ici son premier mélo. On retrouve évidemment quelques uns de ces thèmes fétiches : l’opposition du bien et du mal, comment leur discernement est compliqué par l’irruption du sentiment, la trahison, le sacrifice comme tentative de rédemption… On retrouve aussi, pour la 4ème fois, Joachin Phoenix, impérial ici en mac cupide et manipulateur, rongé par l’amour. Qui à part lui, pouvait rendre les tourments de cette âme malade, lui donner cette densité, cette versatilité magnifiques ? A ses côtés, Marion Cotillard est carrément époustouflante. Belle et expressive comme une actrice du muet, et à mille lieues de ses précédentes compositions, elle incarne une Ewa inoubliable. La mise en scène de Gray est classieuse, la photo de Darius Khondji d’une beauté saisissante. D’où vient alors que ça ne marche pas tout à fait ? Qu’on regarde cette histoire comme derrière une vitre, sans être touché vraiment, sans jamais retrouver les accents bouleversants de "Two Lovers" ?… L’intrigue peut-être, cette histoire d’un autre temps, qui tient d’ailleurs moins de Dostoievski, que de la Comtesse de Ségur ou d’Hector Malot, version adultes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2013
James Gray a trop joué avec les rimes en "on" dans ce mélo: trahison, corruption, prostitution, confession, pardon, rédemption.. jusqu'à l'indigestion.. Même l'interprétation de Marion ne m'a pas convaincu et c'est ma conclusion !!!
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2014
Marion Cotillard a beau être très mauvaise quand il s'agit de mourir, elle reste relativement convaincante dès qu'elle incarne des cul-de-jattes ou des immigrés polonaises. Même si on peut être perplexe sur le fait que James Gray ait choisi une française pour jouer une polonaise (prendre un polonaise aurait été moins prise de tête (même si le polonais de Marion Cotillard est parfait (putain, je suis tellement punk que je met des parenthèses dans des parenthèses dans des parenthèse. Mise en abyme de ouf !

. Joaquin Phoenix n'est pas en reste puisqu'il prouve une fois de plus qu'il est l'un des plus grand acteur de sa génération.
Quant a James Gray, la maîtrise est absolue. De la réalisation impeccable jusqu'à la photo chaude et rétro, sublimé par le grain de la pellicule. "The immigrant" mérite bien sa qualification de "drame". Si vous allez au cinéma pour vous poiler, alors ce n'est pas la peine de payer votre place. Marion Cotillard porte tellement la poisse que l'on va jusqu'à se dire que c'est un poil exagéré. On se rassure avec la retenue dont fait preuve James Gray qui parvient à filmer des scènes émouvantes sans sombrer pour autant dans la pathos larmoyant. Avec "The immigrant", ont est loin de la grande fresque historique, dont James Gray semblait vouloir s'approcher, mais il n’empêche que le résultat est plus qu'honnête.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2014
Un drame qui nous plonge dans le New York des années 1920, pour suivre le destin d’une immigrée polonaise. Un film techniquement impeccable qui souffre malheureusement d’un académisme lassant et rébarbatif. Le scénario est laborieux, les acteurs, que ce soit Marion Cotillard, Joaquin Phoenix ou Jeremy Renner, sont tous étonnamment passifs, inexpressifs et ne dégagent aucune émotion. Un résultat profondément décevant pour un cinéaste comme James Gray, réalisateur d’admirables films comme "Two Lovers", "The Yards" ou "La Nuit Nous Appartient". Une reconstitution historique plate et statique, qui laisse indifférent !
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2013
Ce film photographié de mains de maître par Darius Khondji s'accorde un réalisme très jubilatoire des années 20. Par contre, j'ai eu plus de mal à m'intéresser à ce drame larmoyant et sordide à souhait. Le montage glisse le plus souvent sur la personnalité profonde des personnages, et du coup, on n'arrive pas à avoir d'empathie pour eux. On reste à l'extérieur de cette histoire. Certaines scènes, pourtant riches en dramaturgie, sont ennuyeuses et manquent de souffle et d'émotions. D'autre part, le coté statique du film et les plans serrés étouffent et rigidifient les actions et le jeu pourtant excellent des acteurs. Le traitement de l'image en sépia marron, à la fin, éteigne aussi un peu le film. En fait, ce film n'avance pas, et on en sort comme on y est entré, sans troubles, ni émotions.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2013
Rien à dire : c'est du beau cinéma, James Gray restant un réalisateur hors-pair, soutenu par la photo envoûtante et irradiante du grand Darius Khondji, donnant au film une atmosphère étrange, entre drame social et opéra quasi-flamboyant. Cette impression est confirmée par la musique, mais surtout ce récit subtil, parfois dérangeant, où l'on évite toute caricature pour nous offrir des personnages troublés, perdus, dont se distingue toutefois nettement Bruno Weiss, intensément interprété par Joaquin Phoenix. La relation qu'il entretient avec Ewa (Marion Cotillard, impeccable) a ainsi quelque chose de sale et pourtant de touchante tant elle évolue au fil des minutes, où l'apparition d'un troisième protagoniste n'est en définitive presque qu'un révélateur des sentiments du premier pour la seconde, sans pour autant passer de « salaud » à « héros ». Reste ce petit regret déjà constaté chez Gray : le cinéaste a beau être d'une intelligence et d'une subtilité hors-pair, à force de vouloir éviter tous les carcans du cinéma hollywoodien, celui-ci finit par étouffer légèrement l'émotion qui aurait dû nous emporter, l'œuvre restant un peu froide. Ne soyons toutefois pas trop sévères avec cette « Immigrant », évoquant avec autant d'élégance le cinéma muet que des sentiments régulièrement universels : une réussite.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2013
James Gray sait se faire désirer. 5 films en 20 ans, c'est peu. Mais comme la déception est rarement au rendez-vous.... De son aveu même, The Immigrant est son oeuvre la plus ambitieuse, celle où il aura mis le plus de lui-même. Effectivement, c'est un "grand" sujet, celui de l'arrivée en Amérique d'européens au lendemain de la première guerre mondiale. Un thème tant de fois traité au cinéma qu'on a du mal à croire qu'il puisse être renouvelé. A moins de trouver un angle particulier, un prisme original. Le scénario de The Immigrant n'est pas exceptionnel mais il tient la route et avec cinquante nuances de Gray, on pouvait espérer un grand film. Il n'est pourtant que correct, sans plus, d'un grand classicisme, la superbe photo de Darius Khondji ne pouvant masquer une mise en scène comme tenue en laisse, le réalisateur s'interdisant cette fois tout lyrisme et toute fièvre. C'est un choix, mais il n'y a rien de plus frustrant qu'un mélodrame qui vous tient à distance. D'autant plus dommage que James Gray prouve une fois de plus qu'il est un immense directeur d'acteurs, Marion Cotillard et Joaquin Phoenix sont impeccables et Jeremy Renner crève l'écran dans un rôle court mais marquant. Sobre et sombre, figé dans une reconstitution patinée, The Immigrant ne mérite pas d'être qualifié de ratage mais de relative désillusion, de la part d'un des plus talentueux cinéastes actuels.
elbandito

390 abonnés 992 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2014
Un beau trio d’acteurs au service de ce drame dense et politique dans le New York sordide des années 1920. Le côté authentique du vécu des immigrés débarquant sur le nouveau continent et leur rapide désillusion quant au rêve américain est impressionnant. Toutefois cette histoire de survie végétative et d’amour impossible ne dégage pas l’aura attendue et ce mélodrame provoque une certaine lassitude sur la durée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 30 novembre 2013
2h de film, un ennui terrible.
Marion Cotillard massacre le peu de crédibilité du scénario.
x n'a rien à faire ici, il mérite mieux
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 novembre 2013
Comment le très talentueux James Gray qui a réinventé le polar familial et sentimental a t-il pu passer autant à côté avec son cinquième film? L'accueil tiède à Cannes était donc justifié. "The Immigrant" prend position dans le New York des années 20 où l'on suit le destin plutôt tragique d'une jeune polonaise,séparée de force de sa sœur tuberculeuse des son arrivée à Ellis Island. Sans moyen de s'en sortir,elle tombe dans les griffes d'un escroc invétéré et sans pitié. Le rêve américain à l'envers,symbolisé par la figure omniprésente de la statue de la liberté. La photographie de Darius Khondji est superbe,nous projetant sans peine dans les cloaques d'une époque mal famée. Une fois de plus,Marion Cotillard étonne avec un accent irréprochable et de grands yeux qui disent toute la douleur du monde. Joaquin Phœnix,d'une intensité supérieure,n'est jamais meilleur qu'en salaud qui sait l'être. Quant à Jeremy Renner,il est le brasier qui allume le drame à venir. Techniquement impeccable,ce mélodrame d'un autre temps souffre terriblement d'être si peu incarné,si académique,d'un classicisme étouffant voire rébarbatif. Où est le souffle passionnel de "Two Lovers"? La noirceur shakespearienne de "La nuit nous appartient"? James Gray devrait se relancer au plus vite avec un sujet plus osé et passionnant.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2013
Grosse déception. Comment le réalisateur de Two lovers et autres chefs d'œuvre inoubliables a-t-il pu autant perdre la main pour une reconstitution historique aussi plate et aussi statique? Le choix de Cotillard et de Phoenix, aussi inexpressifs l'un que l'autre (et en plus, notre Marion fait la gueule pendant tout le film!), n'aide pas vraiment à illustrer un laborieux scénario. Même New York que Gray a su autrefois montrer avec maestria, ressemble ici à un sombre cloaque sans intérêt. On attendra avec patience le prochain opus de l'ami James. Sans rancune...
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2013
Certes, ce n'est pas le chef d'œuvre qu'est "Two lovers", mais c'est un très beau film, où la charge émotionnelle agit comme en sourdine, sans en avoir l'air.. C'est un mélodrame magnifique,un opéra tragique, qui accroche dès le début pour ne plus nous lâcher. "Mon cœur a le goût du poison".. On pense à Dostoïevski bien sûr et on garde le dernier plan en tête pour longtemps. Joaquin Phoenix est superbe et Marion Cotillard, dont je ne suis pas particulièrement fan pourtant, remarquable.
Freaks101
Freaks101

174 abonnés 619 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2014
Pauvre James Gray, boudé une fois de plus par la critique et le public. Certes « The immigrant » n’a pas le lyrisme de « La nuit nous appartient » ou de « The yards » cela reste tout de même un beau film, où l’on retrouve les thématiques du réalisateur. Il est une fois de plus question de pardon et de rédemption. Le personnage de la jeune immigrante, plutôt bien campé par Marion Cotillard, reste moins ambigu que celui de Joachim Phœnix. Chez elle il n’est question que de survie, avec tout ce que cela comporte de compromis, le parcours de son « souteneur » vers le pardon est plus sinueux, bien évidemment tout cela implique une lecture morale très religieuse. Mais celle ci est loin d’être manichéenne, les personnages de Gray sont avant tout humain, avec leurs défauts et leurs faiblesses. L’auteur en profite également pour mettre à mal le mythe de l’Amérique comme terre d’accueil, le parcours de cette jeune polonaise vers la terre promise ressemble plus à un chemin de croix. Cette vision peu reluisant explique peut être aussi l’échec du film aux Etats Unis.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 avril 2014
Le film raconte une histoire passionnante : celle d'une immigrée européenne venue aux Etats-Unis avec sa soeur dans l'espoir d'une vie meilleure, et qui finit par sa prostituer dans un contexte d'incertitude aggravée par l'absence de sa famille, et plus particulièrement de sa soeur. Sauf que le film est chiant à mourir. La mise en scène est ultra conventionnelle, tout comme l'enchaînement des scène, tout comme les personnages. En particulier, le personnage central se révèle être sans aucun intérêt : comment faire un film autour d'un personnage central inintéressant ? Au passage, on notera la performance minable de Marion Cotillard, qui, à sa décharge, avait pour mission de passer l'intégralité du film à se lamenter lascivement. La scène finale, censée sauver le film d'un naufrage annoncé pendant deux heures, relève d'une caricature grotesque.
Marclille
Marclille

35 abonnés 127 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2013
Désolant au sens propre du terme. Marion Cotillard a son habitude développe un jeu léthargique, l'histoire
génère un ennui prononcé. On aurait cru pouvoir s'interesser aux aspects techniques du film, comme la photographie par exemple... mais l'abus du sépia vous donnera des nausées avant la fin de cette interminable histoire sans intérêt ni rebondissement. Les personnages larvaires sont horripilants, rien ne peut sauver ce film pour lequel la critique, pour d'obscures raisons, envoie des spectateurs dans les salles
assister à ce film soporifique. N'y allez pas.
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