5934 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
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ml-menke
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3,5
Publiée le 7 juillet 2014
Film qui a l'intention de toucher par le biais d'une histoire d'injustice. La mise en scène d'époque est parfaite. Les acteurs parviennent sommes toutes à nous convaincre. Et cela suffit simplement.
Le dernier James Gray, malgré un sujet fort, des interprètes de qualité meme si on les a connu en meilleur forme, et une photographie sublime, ne propose en réalité pas grand chose si ce n'est une redondance permanente. Le film garde un seul et unique axe, l'évolution des personnages n'est pas énorme, et le long métrage n'évolue pas ou que trop peu pour passionner le spectateur...
Revoilà Piaf avec ses yeux globuleux et son air miséreux affublé d'un accent polonais. Ca me rappelle Meryl Streep qui s'était spécialisée dans l'accent, mais au moins elle était-elle bonne actrice.
Voilà, c'est je n'aime pas Marion Cotillard.
Ceci dit, le film se complait dans le glauque et le misérabilisme, on n'accroche pas et on s'ennuie.
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3,0
Publiée le 18 février 2016
Destin tragique d'une pauvre immigrante polonaise arrivèe à New York au siècle dernier et entraînèe malgrè elle dans le monde du vaudeville et du burlesque, style boîte de strip-tease! Sèlectionnè en compètition officielle du Festival de Cannes 2013, ce cinquième long-mètrage de James Gray (qui s'inspire sur l'histoire de ses grands-parents arrivès clandestinement de Russie aux Etats-Unis, au dèbut du XXe siècle) s'ouvre avec cette image mythique de la Statue de la Libertè qui sort de la brume! Un premier regard très symbolique de l'Amèrique qui nous rappelle celui qu'avait Vito Corleone dans le superbe "Mario Puzo's The Godfather: Part II". James Gray n'est pas Francis Ford Coppola mais il y a dans cette histoire personnelle un travail de reconstitution incroyable du New York des annèes 20, tant au niveau des dècors que de la lumière telle la scène de l'èglise. "The Immigrant" est un beau mèlodrame (une tragèdie romanesque à l'ancienne avec beaucoup de rèfèrences à l'opèra), mais pas dans le sens où l'on crèe de fausses èmotions! L'interprètation est convaincante (acteur brillant, Joaquin Phoenix est formidable en proxènète mystèrieux et manipulateur) mais ce qui frappe ici, c'est la perfection apportèe à la mise en scène, l'exacte reconstitution d'une èpoque qui tèmoigne d'un vèritable travail d'antiquaire! Un beau film en somme même si "The Immigrant" n'est pas le meilleur long-mètrage du plus europèen des cinèastes amèricains...
Mal accueilli à Cannes et peu vendeur aux Etats-Unis, cette cinquième réalisation de James Gray ne s’annonçait pas aussi mémorable que l’ont été ses premiers films qui révolutionnèrent les polars urbains en leur insufflant un brin émotionnel très intense. En s’attaquant au mélodrame historique, en l’occurrence une histoire d’immigrants arrivant à Ellis Island inspirée de celle de ses aïeux (un processus qui n’est pas sans rappeler celui d’America, America d’Elia Kazan), on ne retrouve justement plus cette charge passionnelle puisque l’émotion se retrouve noyée dans un académisme formel sans éclat. Même si l’on peut considérer que la mise en scène de Gray a toujours été classique et qu’il réutilise les thèmes du lien fraternel (ici remplacé par la motivation de l’héroïne de retrouver sa sœur) et du trio amoureux de Two lovers, le scénario, bien trop déclamatoire et uniquement axé sur ses trois personnages principaux sans prendre en compte les secondaires, empêche au film de se créer la force lyrique qui magnifiait les précédentes œuvres du réalisateur. Malgré tout, le recours à Darius Khondji (probablement le chef opérateur le plus primé d’Hollywood) rend le spectacle épatant de beauté plastique et les prestations pleines de profondeur de Marion Cotillard, en anglais avec un accent polonais à couper au couteau, et de Joaquim Phoenix empêche au long-métrage de paraitre trop lassant malgré son rythme plat.
De "Little Odessa" à "Two Lovers", James Gray m'a toujours séduit par l'ensemble de ses précédentes réalisations.
Pour ce cinquième long métrage, les thèmes de prédilection du réalisateur restent bien présents, à une différence près, il donne ici le premier rôle à une femme.
"The Immigrant" est un faux pas malgré une histoire, plus ou moins inspirée par des souvenirs familiaux. En dépit de la perversité du scénario, de la noirceur du propos et de la violence psychologique, l'ensemble est beaucoup trop lisse.
La mise en scène, souvent élégante reste exagérément figée voire traditionnelle. Premier barrage pour une émotion qui devrait nous submerger. Là où l'on peut espérer de la colère, de la fureur, aussi, la caméra se perd dans des décors qui n'ont jamais autant mérité une telle dénomination.
Les lumières de Darius Khondji s'inspirent des tableaux de deux peintres de l'époque, Everett Shinn et Georges Bellows. Soit. En cela la couleur est assez bien rendue par ces tons jaunes/orangés qui sont toutefois très appuyés avant d'en devenir gênants. Des moments de magie cependant. Pendant le rêve d'Ewa, dans la lumière violente des champs luxuriants de son passé ou encore la scène du confessionnal, la plus belle de tout le film, en ce qui me concerne. Tant au niveau de la lumière que du jeu de Marion Cotillard, aussi.
Joaquin Phoenix collabore pour la quatrième fois avec James Gray. Un acteur que j'apprécie. Autrement mieux servi, et bien plus convaincant dans ses précédents rôles, il peine ici à trouver le ton juste dans l'interprétation de son personnage qui oscille en permanence entre le parfait salaud ou l'amoureux fou.
Marion Cotillard tient ici le rôle principal, avec l'accent en prime. Un grand et beau rôle. Enfin ! Elle s'approprie celui-ci avec un certain talent, je le reconnais. Mais faute d'un scénario plus abouti et de dialogues plus crédibles, elle n'arrive pas à émouvoir. La passivité de son personnage finit par l'enfermer dans un bloc de glace, au milieu duquel les émotions restent figées.
Seuls les passages avec l'excellent Jeremy Renner lui permettent de faire passer un léger trouble.
En fait d'un grand, et beau mélo, "The Immigrant" se laisse regarder sans véritable émotion. Cette multiplication d'images qui veulent forcer l'admiration et trop de situations pour attirer la compassion, m'ont laissé impassible.
Ceci étant dit, en sortant de la salle, des spectateurs ne tarissaient pas d'éloges.
Donc, du cinéma pour tous les goûts. C'est bien aussi !
Vu avec du retard étant pourtant fan absolu de James Gray, encore une fois ce maître de l'écriture et de la psychologie ciselé manière haute couture ne m'a pas déçu. Une plongée dans la clandestinité et la difficulté des immigrants du temps de la prohibition rappelant sur certains point le chef d'oeuvre de Leone "il était une fois en Amérique". J.Gray est un génie de l'écriture, mais pas encore un maître de la mise en scène du point de vue technique, la comparaison avec le film de Leone se limite surtout à l'ambiance générale et l'atmosphère de New-York du temps de Capone. Cotillard s'offre son meilleur film américain depuis son ascension à Hollywood et une prestation sobre et pleine d'élégance. Le duo Phoenix / Renner est aussi au top. Un mélodrame bouleversant au milieu d'une fresque subtile et superbe.
Dans "The Immigrant", James Gray nous plonge dans le New York des années 20 en offrant aux spectateurs une vraie beauté visuelle. A l’aide de la sublime photographie de Darius Khondji ("Seven", "My blueberry nights", "Amour"), le cinéaste capture ce New York des bas-fonds où vivent les populations les plus pauvres, souvent immigrées et dont les femmes sont généralement forcées à la prostitution. Gray filme aussi les théâtres de variétés, les coulisses, les paillettes, les costumes, les couturières, les spectacles de magie, mais surtout une ambiance nocturne à Manhattan. La lumière du film, proche des teintes sépia de vieilles photos jaunies fait son effet.
Esthétiquement, la reconstitution historique est réussie (lumière, photo, image ocre, décors, costumes, un millier de figurants). De beaux tableaux visuels reflètent justement le New York du début de XXème siècle. En revanche, le fond historique est inexploré, quel dommage ! Le film aborde pourtant le thème des nouveaux arrivants à Ellis Island de 1892 à 1924. Mais non ! On n’apprend rien à ce sujet. Seule la première scène du film nous montre le débarquement de milliers d’immigrés à Ellis Island et un personnage principal (Joaquim Phœnix) qui y recrute des femmes célibataires auxquelles on refuse l’entrée aux Etats-Unis et les enrôle dans son harem.
La musique (Puccini, Gounod, Wagner) est belle, mais omniprésente dans ce film; elle cache en réalité un scénario bien pauvre, une histoire plate dénuée d’intérêt, sans aucun rebondissement, ni rythme. Marion Cotillard ne s’exprime qu’en pleurant et le personnage de Joaquim Phœnix manque de crédibilité. On ne croit pas une seule seconde à l’amour que le personnage principal peut éprouver pour l’héroïne. C’est tordu. La fin du film prend une tournure ridicule. Beaucoup de naïveté dans l’écriture de cette histoire. Ce mélodrame américain est donc finalement très simpliste. L’esthétisme à lui seul ne suffit pas !
Un film comme une belle peinture. Des émotions décuplées par une Ewa remarquable. L'amour les a emporté. Les a déporté sur un champ qui relève du génie. 1h57 de pellicule et pourtant, cela m'a semblé encore trop court.
James Gray, l'un des cinéastes les plus doués de sa génération, nous prouve une nouvelle fois l'étendue de son talent avec ce très beau film. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, celui-ci ne repose pas réellement sur le triangle Bruno-Ewa-Orlando, ce dernier (magistralement incarné par Jeremy Renner) ne parvenant pas à se faire une place entre les deux autres, dont la relation en constante évolution est le cœur de l'histoire. Joaquin Phoenix, dont le personnage est d'une passionnante ambiguïté, et Marion Cotillard sont eux aussi remarquables. On saluera également la sobriété de Gray, qui ne cherche pas à faire de grandes scènes, hormis quelques splendides fulgurances dans la dernière demi-heure, mais à construire délicatement et progressivement son scénario, tout comme il parvient à mettre sa mise en scène brillante au service du récit et de l'émotion intense qui s'en dégage, notamment dans une fin mémorable.
"The immigrant" a enthousiasmé la critique sans trouver son public (146.000 entrées seulement en première semaine) Il a eu sur moi le même effet paradoxal. J'ai du mal à trouver à y redire tant tout y est parfait : le superbe drame dostoievskien placé sous le signe de la rédemption, la reconstitution méticuleuse du New York des années 20 somptueusement éclairé par Darius Khondji, le jeu exceptionnel de Marion Cotillard et de Joaquin Phoenix. Et pourtant je suis resté extérieur à cette histoire trop classique, trop mélodramatique qui n'a rien fait résonner en moi. Au point de réprimer quelques bâillements (discrets) dans la dernière demie-heure. Bref, c'est un des films les plus réussis de l'année et que j'aurais en même temps le moins aimé.
Pour son cinquième long-métrage, James Gray s'attaque à la question de l'immigration, en traitant plus particulièrement de la question du rêve américain et du triangle amoureux. Il réalise là un film émouvant, même si sa mise en scène est un peu trop appuyée. L'excès de musique, quelques dialogues qui manquent de subjectivité et un œnix qui aurait pu être un peu plus sobre sont des éléments qui atténuent la beauté certaine qui règne dans ce film. Gray a tout de même le mérite de ne jamais reculer devant l'ambiguïté mise en place. Celle-ci est montrée par certains plans absolument inouïs, dont le dernier est d'ores et déjà d'anthologie. "The Immigrant" s'emballe véritablement à partir du moment où la question religieuse est abordée de front. D'ailleurs, la dernière demi-heure est magistrale. On finit par être bouleversé. Malheureusement, la première partie, même si elle est intéressante, n'atteint pas le même niveau d'intérêt. Pas un grand film, mais un beau moment de cinéma, qui nous laisse espérer que son auteur nous proposera de belles choses à l'avenir.