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Julien D
44 abonnés
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4,0
Publiée le 10 décembre 2013
Un film digne du 7eme art
Cinq ans après Two Lovers le réalisateur américain James Gray revient à la réalisation juste après avoir produit cette année Blood Ties de Guillaume Canet, il fait rappel à son acteur fétiche l'excellent Joaquin Phoenix qu'on retrouve au côté de Jeremy Renner et la française Marion Cottilard.
C'est l'un des meilleurs films de James Gray lui qu'on voit dans chacun de ses films il y a toujours un sujet d'immigration à New-York a croire que ça l'obsède, mais cette fois si c'est diffèrent de ce qui a fait auparavant et tant mieux sinon sa sentirai un peu le réchauffer d'ailleurs ce long métrage et le plus intimiste et sobre comparé à ces anciens films en plus ici c'est la première fois qu'il montre Ellis Island, lieu empreint d'une histoire très forte il a fait une chose remarquable la façon de tout reconstruire il en a fait un chef-d’œuvre la comment il a réglé ces plans c'est vraiment bien travaillé et la représentation des années 20 est bien construit il parle des sujets qui touchent à l'époque notamment de la concurrence du cinéma face au théâtre qui commence à être en déclin à cause de celui-ci et du sujet de la prohibition. de plus de cela ce film possède une distribution prestigieuse c'est la meilleure prestation de Marion Cottilard, car non seulement pour la 1ere fois Gray laisse la place du premier rôle à une femme donc pour les amateurs ça va faire une drôle de surprise et la façon dont elle interprète son personnage est incroyable elle a vraiment bien travaillé la langue polonaise avec ce soupçon d'allemand qu'elle apporte ce qui est tout à fait normal, car son personnage vient de Silésie, une région située entre l'Allemagne et la Pologne (pour cela il faut voir le film en vo) quant à ces expressions qui son digne d'une actrice d'un film muet le metteur en scène la beaucoup mise en avant et il a bien fait, car on a vu un autre talent de l'actrice avec des airs expressifs (pour son rôle elle mérite le prix de l'interprétation je ne comprends pas pourquoi Lea Seydoux la raflé). Et la subtilité d'avoir conçu le personnage de Joaquin Phoenix est époustouflant cet homme qu'on croit bon à la première apparition et qu'au faite il juge que sur l'argent avant tout, même s'il doit y sacrifier les personnes qu'il aime. Cet imposant personnage lui va à ravir il y met toute son ampleur de la fureur d'un homme jaloux pourtant lui devenue puissant grâce à sa troupe de libertine à la french cancan théâtrale de bas de gamme et qui finira tout recroquevillé emportant toute sa déchéance c'est juste énorme. Face à un Jeremy Renner incroyable dans ce film on a peur que son rôle qu'il a tenu dans les vengeurs lui soit calqué dieu heureusement non car son personnage qui est perçu par Joaquin un vrai goujat à cause d'une jalousie et qu'au faite il est cet homme pacifique Americain Hursle. Quand a la bande sonore dommage qu'elle ne soit pas si poignante ou qu'elle ne joue pas des airs de cette époque elle aurait plus nous faire jouer nos émotions, sinon c'est dommage que le réalisateur ne s’est focalisé que sur le trio infernal d'acteurs car le peu de choses qu'il nous ait montré sur la fameuse ile nous sommes désemparé il aurait du attardé un peu dessus on aurait été au bout de nos surprise. Sinon ça reste une œuvre à voir mais quelque chose nous dit que ça ne sera pas la seule collaboration de Marion Cottilard auprès de James Gray.
C'est académique mais efficace aussi. Et c'est la 2eme performance de Cotillard que j'apprécie, après celle de "De rouille et d'os"... comme quoi une actrice peut enchaîner le calamiteux et l'excellent en fonction de la direction d'acteur. Et le réalisateur James Gray est, à l'image d'Audiard, largement au-dessus de la mêlée.
Pour son premier film historique, James Gray revient au New York des années 20 à l'époque où les immigrants arrivaient en masse à Ellis Island pour souvent connaître plus de difficultés qu'autre chose tout en rêvant de l'opportunité d'un monde meilleur. Sur un sujet un peu personnel (ses grands-parents sont arrivés en Amérique à Ellis Island), Gray nous tisse un drame très classique et un peu froid mais qui ne manque pas de charme. En effet, la beauté de la photographie et de la reconstitution participent énormément à l'histoire, celle d'Ewa, émigrée polonaise qui va se retrouver prise sous la coupe d'un homme qui va la faire se prostituer afin qu'elle gagne assez d'argent pour faire sortir sa sœur de l'île et l'emmener avec elle. Le ton du film est toujours un peu tragique et pathétique tant le personnage d'Ewa souffre pour parvenir à ses fins et enfin obtenir ce "rêve américain" qui l'a conduite à traverser l'Atlantique pleine d'espoir. Le scénario fait tout pour accabler ce personnage et le cinéaste en profite pour nous brosser un joli portrait de cette femme qui vit dans le péché pour une bonne cause et qui cherche la rédemption. On reprochera à l'ensemble quelques longueurs c'est vrai mais ne blâmons pas son classicisme puisque c'est précisément ce qui fait son charme. C'est d'ailleurs le but du film d'appartenir à un registre classique, digne de certains des plus grands drames de l'époque. Si ce n'est pas un chef-d’œuvre, c'est certainement un beau film, bénéficiant en plus d'une excellente distribution (Marion Cotillard est très convaincante en émigrée polonaise Joaquin Phoenix fait toujours des merveilles et Jeremy Renner est plein de charme dans un rôle loin des blockbusters habituels qu'il a fait dernièrement.)
Premier faux-pas de James Gray, « The Imigrant » s’embourbe dans le mélo et s’avère incapable d’insuffler un souffle romanesque à son histoire édifiante. Certes, le personnage de Joaquin Phoenix a potentiellement une riche complexité et ses rapports avec l’héroïne dessinent une sombre cartographie du désir amoureux, mélange de rapport de domination, de sacrifice et de refoulé, mais l’interprétation lourdingue des comédiens empêche cette complexité de s’incarner et reste théorique. Quant au personnage de Marion Cotillard, il est assommant d’univoque : c’est la figure sacrificielle auréolée d’une nauséeuse sainteté. Le pire étant l’académisme mortifère dans lequel baigne le film : où donc sont passées la grâce altière et la puissance visuelle qui caractérisaient les anciennes réalisations du cinéaste ? Cette fois, le poids de la tragédie s’étale sans nuance ni subtilité et le récit s’enlise. Un film à vite oublier !
Chef d'oeuvre. Et un de plus pour James Grey. Marion Cotillard n'a jamais été aussi bouleversante dans un film. Casting parfait, scenario frisant la perfection, images magnifiques. Mon film préféré de 2013 après "Heimat" et "Dans la brume". Ce film valait bien plus la palme d'or que la vie d'Adele. je vais le revoir dès que possible.
Dans la plus scène du film, James Gray filme le visage de son actrice dans une quasi-obscurité, à la lumière des cierges et blottie dans un confessionnal où elle avoue sa vie de débauche, espérant, un jour, se racheter. Doit-elle aller en Enfer parce qu'elle cherche désespérément à être heureuse ? La beauté plastique de cette séquence est magistrale et la scène est bouleversante.
...
Plus Ewa est humiliée, plus elle est forte. On retrouve l'ambivalence douloureuse des personnages de "Two lovers", le plus beau film de Gray, même si The Immigrant n'atteint toutefois pas complètement ce sommet d'émotion. Dans un plan final extraordinairement bien composé, Ewa et Bruno n'appartiennent plus au même monde. L'un reste dans l'ombre de sa déchéance quand l'autre navigue vers de nouveaux horizons, si incertains soient-ils.
Performance exceptionnelle de Marion Cotillard, à voir en VO pour s'en rendre compte. Film puissant et bouleversant. Le dernier plan reste dans les mémoires. Le plus beau film de James Gray.
L'histoire est intéressante.... Mais mon dieu qu'est ce qu'on s'ennuit... Marion Cotillard à tjs le même regard et le même air niais durant tout le film, elle tire la tronche et parle la moitié du temps en polonais...faut vraiment être motivé pour rester jusqu'à la fin...bon j'étais un peu motivée car l'intrigue m'avait convaincue ...par contre si vous n'aimez pas Marion Cotillard n'y allez pas...
The immigrant est un long métrage qui mêle le tragique au contexte historique. James Gray nous propose une grande fresque hollywoodienne. 1921, deux soeurs polonaises arrivent aux Etats Unis. Très vite, Ewa est séparée de sa sœur Magda mise en quarantaine à cause d’une tuberculose. Ewa va découvrir malgré elle le New-York des bas-fonds et tenter, par tous les moyens, de libérer sa sœur de l’emprise des autorités.
The immigrant est un film sobre, la photographie de Darius Khondji est sublime. L’ambiance du film est "visqueuse", l’atmosphère est lourde. Le film est parfait, La photographie est sublime, le triangle amoureux est inquiétant, la réalisation est impeccable mais … il y a des longueurs qui viennent lasser. Ces longueurs enlèvent de la force et de la tension au film. Personnellement je n’ai absolument rien ressenti en regardant le film. Marion Cotillard articule, débite son texte mais ne semble pas jouer. A aucun moment, on ressent quoique ce soit pour le personnage pourtant blessé et seul. Jeremy Renner est la bonne surprise, charmant, charmeur. Joaquin Phoenix interprète un personnage tourmenté et inquiétant.
The immigrant est annoncée comme une fresque historique, mais finalement ne se concentre que sur les personnages. élégant et froid. Barbant et vite oublié
AMERICA AMERICA. La ville leur appartient. On a connu James Gray beaucoup plus convaincant. Son scenario anodin tient sur un bout de ficelle. On fait la queue à Ellis Island. Réalisation classique et froide, heureusement l'arrivé du lover Jeremy Renner apporte du peps.
Pauvre Marion Cotillard : après avoir joué la pute dans le récent "Blood ties", le réalisateur de ce film la met à nouveau sur le trottoir dans cette poignante évocation. On va finir par se faire des idées sur elle, même si comme par hasard James Gray, aux manettes ici, était déjà coscénariste du polar de Guillaume Canet. Eh oui, pas facile effectivement de se faire une place au soleil lorsqu'une étrangère débarque dans l'Amérique des années 20... "The immigrant" est ainsi une histoire relativement classique sur le rêve américain, mais néanmoins fort bien menée et plutôt émouvante. Et si je n'ai pas forcément été convaincu par des décors que l'on sent légèrement en toc, j'ai été touché par de beaux acteurs et notamment par Joaquin Phoenix qui est le chouchou de toujours de Gray. Le petit frêre de River, qui nous avait fait croire pendant quelques mois qu'il ne se consacrerait désormais plus qu'à la musique (le filou !), reste donc bel et bien un pilier du septième art. Ouf !
Un drame plastiquement superbe et reflétant à merveille les sombres artifices de l'Amérique, dommage que Gray n'assume jamais que son personnage principal ne soit pas la fadasse Cotillard mais le superbe Phoenix, porteur des vraies émotions et thématiques shakespeariennes du film. À noter le magnifique plan final, parfaitement composé et fort en symboles.
Peut-être pas le meilleur film de James Gray (je doute fort qu'il arrive à faire un jour mieux que "Two lovers"), "The immigrant" reste un très bon film. Marion Cotillard n'est jamais aussi bonne que quand elle ne fait pas du Marion Cotillard. Ici, elle s'efface complètement derrière ce rôle, et je l'ai trouvée vraiment bouleversante. Ne parlons pas de Joaquin Phoenix, toujours aussi impressionnant, de loin l'acteur le plus charismatique et talentueux de ces 10 ou 15 dernières années. Enfin, la photographie de Darius Khondji finit par combler le vide laissé par un scénario faiblard, chose à laquelle James Gray ne nous avait pas habitué. Heureusement que cet homme est beaucoup plus talentueux lorsqu'il filme que quand il écrit, car "The immigrant" contient encore bon nombre de plans inoubliables. C'est une chose beaucoup trop rare qui peut justifier à elle seule un avis très positif sur le film.