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Kouto
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3,5
Publiée le 3 octobre 2025
C’est un véritable mélodrame que signe le réalisateur James Gray se déroulant dans le New-York des années 1920 mais qui réemploi les thèmes au cœur de sa carrière entre rivalité amoureuse, corruption policière et obsession de ses personnages. A défaut de réaliser un grand film à cause d’une certaine théâtralité aussi bien dans sa mise en scène que dans sa direction d’acteurs, le cinéaste livre une œuvre puissante et émouvante. Emmené par une excellente distribution, parvenant même à bien faire jouer Jeremy Renner, mais dont on retiendra davantage les prestations de Joaquin Phoenix et Marion Cotillard.
Une réussite ce film. La situation des ces hommes et femmes cherchant une issue en Amérique. La situation de corruption dans laquelle s'est formé ce pays. Enfin une approche assez fine des personnages, ainsi Bruno totalement corrompu mais capable d'humanité. Peut-être un nombre d'épreuves traversées par l'héroïne un peu excessif.
Si vous adorez Marion Cotillard, si vous avez un abonnement cinéma bon marché et si Arte ne vous propose rien d'attirant, allez-y ! Marion Cotillard est superbe ; on en profite, il n'y en a que pour elle. Les deux tiers du film doivent être en gros plan sur son profil... On espérait voir aussi New York comme il était vu par les immigrants ; on aperçoit les questions que se posent une jeune fille poussée à la prostitution par un petit maquereau qui, dans une volte-face de dernière minute fort peu crédible, se repentira, pour parfaire le happy end.
L'Amérique en Éden, mais piégée dans le couloir de l'enfer où Joaquin Phoenix incarne avec charisme ce tableau suintant de noirceur, tandis que la brillante Marion Cotillard, éclairée par James Gray, représente le rayon d'espoir. Entre eux se tisse un drame romanesque d'un amour non réciproque, une sœur piégée et un magicien qui promettera un idylle.
James Gray, un des réalisateurs americains parmi les plus doués de sa génération, propose avec " the immigrant" un portrait de l'immigration aux usa à travers l'histoire d'une Polonaise contrainte à la prostitution pour survivre.
Si la première demi-heure est sans doute la plus réussie de l'ensemble, " the immigrant" malgré ses qualités formelles indéniables ( photo et mise en scène) ne parvient pas à convaincre totalement.
Le scénario, beaucoup trop minimaliste n'y est sans doute pas pour rien et le casting prestigieux ( joachim Phœnix et Marion Cotillard) ne parviens pas à rehausser l'intérêt pour l'opus de James Gray.
Sans doute un des films les moins reussis de son auteur ( on est loin de la maîtrise développée dans " the yards" et " la vie nous appartient ", voir " the last city of z") qui représentent à mes yeux les plus grandes réussites du cineaste.
Pourtant malgré ses imperfections et sa longueur injustifiée ( la dernière demi-heure m'a semblé trop poussive), " the immigrant" comporte suffisamment de qualités pour y jeter un œil.
On invite toutefois le spectateur à visionner de préférence les trois titres du cinéaste cités plus haut qui donnent, eux, la vraie mesure du talent du cinéaste.
Comme toujours chez James Gray, ça part pour être génial mais finalement c’est correct.
Et pourtant les intentions sont louables : la deconstruction du rêve américain. Il a quelque chose à dire sur le sujet.
La première moitié est plus que convaincante, c’est intéressant, touchant, on a envie de voir la suite, mais il ne sait pas s’arrêter à temps. C’est trop long, tout simplement.
Marion Cotillard est resplendissante. Ce n’est pas elle qu’on voit dans The immigrant mais son personnage. Elle s’efface complètement derrière. Joaquin Phoenix fait Joaquin Phoenix. Jeremy Renner se débrouille.
Photographie sublime et narrative, Darius Khondji oblige.
Un mélo avec des moyens conséquents, une photo splendide, une mise en scène élégante et pourtant, je n'ai pas été plus emballé que ça. Parce qu'une fois de plus, ça ne manque pas d'intention mais de passion. Et la fin est ratée. Les acteurs sont tous impeccables, sinon.
Décevant. J’avais adoré Two Lovers et La nuit nous appartient du même réalisateur et avec Joachim Phœnix également. Mais The Immigrants n’a rien à voir: il ne se passe quasiment rien. Long. L’idée de montrer le sort des immigrés européens post guerre mondiale est intéressante et originale. Mais des arrivée, la pauvre Ewa-Marion Cotillard est dépendante d’un proxénète sans qui elle se retrouve à la rue et qui est son seul espoir de retrouver sa sœur. Et à partir de là, il ne se passe plus grand chose à part les femmes traitées comme des marchandises pour hommes avinés. Même l’amourette entre Marion Cotillard et Jeremy Renner est fade, plus digne d’un sitcom que de la passion de Two Lovers.
Trop lent bien que Joaquin Phoenix joue extrêmement bien. James Gray nous racontes tout de même une histoire qui pourrait arriver dans la vie de tout les jours et qui n'est pas joyeuse.
Dans une saisissante interprétation de Marion Cotillard et de Joaquin Phoenix, son acteur fétiche, James Gray déroule la difficile intégration d’une immigrante polonaise dans les années 20 aux Etats-Unis. Ce mélodrame est filmé sans surenchères ni semblants, dans des décors magnifiques d’où ruisselle la détresse, le désespoir et la désolation. Le film est toutefois un peu long et génère quelques fois une morosité de mauvais aloi qui pèse sur le plaisir.
Le thème me plaisait seulement l'ensemble est trop larmoyant et puis l'image manque de luminosité ce qui rend encore plus l'atmosphère lugubre. Ce n'est pas mauvais, juste trop dans la démesure mélodramatique pour me satisfaire.
Film sur la vulnérabilité des migrants et des prédateurs qui les avillissent, surtout lorsque ce sont des femmes. James Gray instale son sujet dans le New York du début du XXè siècle. Bon film, un brin mélo et manichéen à mon goût.
Je n'étais pas particulièrement fan de M. Cotillard, mais dans ce film, elle est excellente. Idem pour J. Phoenix et J.Renner, aussi bon dans ce rôle que dans les films d'action. Il faut avoir connu des parcours de vie difficiles soit même (sans forcément parler de prostitution), pour savoir que cette histoire inventée pour le cinéma aurait pu être une histoire vraie. Et des histoires comme celle là, il a dû en exister, surtout en période de guerre ou d'après guerre. Ce film est forcément triste, mais aussi inoubliable.