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Vivien C
2 abonnés
84 critiques
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2,0
Publiée le 15 septembre 2014
Le scénario avait un bon potentiel mais c'est très mal exploité. C'est beaucoup trop mou, il n'y a pas d'émotions, on ne s'attache pas aux personnages malgré les acteurs qui jouent vraiment très bien. Vraiment décevant.
Malgré la belle interprétation de Marion Cotillard et la caméra bien utilisée, j'ai trouvé que ce film sonne creux et je ne pense pas qu'il soit un des meilleurs films de 2013.
Le dernier plan est magnifique. Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire sur ce film. Difficile de croire qu'il s'agit du réalisateur de Two lovers et la nuit nous appartient tant les personnages sont froids et ininterressants.
un film lent et long qui pet vous laisser sur la touche tant la distance est créée entre les personnages et le spectateur.PLV : plongée dans l'histoire
James Gray s'attaque pour la première fois au mélodrame et offre, avec cette quatrième collaboration, à Joaquin Phoenix le moyen d'exprimer tout son talent. Incarnant Bruno Weiss, un souteneur aux facettes très sombres, il donne l'opportunité à une immigré polonaise, Ewa Cybulski, de résider aux États-Unis. Très vite, il en tombe amoureux et on retrouve de suite le cinéma de James Gray. Un savant mélange d'amour, de trahison, de corruption et de sentiments contradictoires. "The Immigrant" retrouve dans le fond les mêmes questions de ces précédentes réalisations, l'amour peut-elle autant détruire que redonner de l'espoir ? Marion Cotillard qui incarne joliment Ewa, est un vrai nid à emmerdes. Au milieu d'un trio amoureux dévastateur, son interprétation se sublime par son parfait accent polonaise mais par habitude involontaire met une distance entre son personnage et le spectateur. Voilà ou réside le souci majeur de "The Immigrant", on a l'impression de regarder une vitrine de magasin magnifiquement ornée et présentée de manière élégante mais on sait que l'on ne rentrera pas dans le magasin car il est trop onéreux. James Gray n'a pas réussi à faire passer le caractère et l'investissement de son film à travers une histoire qui n'attendait que ça.
En dépit d'une mise en scène académique (malgré un plan final splendide), ce mélodrame de James Gray parvient à émouvoir grâce à ses interprètes, ainsi qu'à une reconstitution et une photographie de toute beauté.
Un mélodrame historique décevant, qui vaut surtout pour la prestation de notre frenchie Marion Cotillard, épatante avec son accent polonais et son visage qui exprime toute la misère du monde... Elle prouve qu'une actrice peut être fascinante sans être extrêmement jolie ni super bien foutue. En revanche ses 2 partenaires masculins sont assez transparents, peut-être en raison de leurs rôles plutôt fades : Joaquin Phoenix incarne un souteneur amoureux peu crédible, et Jeremy Renner un magicien séducteur improbable. La tragédie s'articule autour de ces 3 personnages, dans un contexte d'émigration européenne massive vers l'eldorado américain, qui se révèle très méfiant avec ces nouveaux arrivants. J'étais très déçu de la reconstitution historique, qui n'est pas mauvaise mais manque cruellement d'ambition, James Gray se contentant de filmer les bas-fonds. Quand je pense aux plans splendides potentiels du New-York des années 20, je suis hyper frustré. Pour conclure, Gray est sans doute un metteur en scène doué (voir le dernier plan), mais "The immigrant"(2013) manque vraiment de souffle et de passion.
Un beau trio d’acteurs au service de ce drame dense et politique dans le New York sordide des années 1920. Le côté authentique du vécu des immigrés débarquant sur le nouveau continent et leur rapide désillusion quant au rêve américain est impressionnant. Toutefois cette histoire de survie végétative et d’amour impossible ne dégage pas l’aura attendue et ce mélodrame provoque une certaine lassitude sur la durée.
James Gray est petit-fils d'immigrés russes et cette descendance imprègne toute son œuvre depuis "Little Odessa" (1994). Il n'est donc pas étonnant de le voir pour son cinquième film immerger sa caméra dans Ellis Island le point de passage obligé où ses grands-parents ont débarqué à New York dans les années 1920. L'idée du film lui est venue après avoir assisté avec sa femme à une représentation de Suor Angelica de Puccini. Ce drame de l'immigration nous ramène près d'un siècle en arrière au temps où le grand D.W Griffith maître incontesté de la première heure du cinéma muet américain donnait des rôles tragiques sur mesure aux femmes enfants qu'étaient Marie Pickford et Lilian Gish. C'est incontestablement dans le même esprit esthétique rénové que Gray place son propos. La môme Cotillard était sans aucun doute la candidate idéale pour donner vie à Eva, jeune silésienne débarquée avec sa jeune sœur phtisique Magda aussitôt transférée dans un hôpital de transit qui en terre hostile va connaître les affres de la prostitution pour continuer à espérer éviter à sa sœur le retour fatal en Pologne. Bien sûr toute la faune des trafiquants et escrocs de tous poils macère dans les quartiers populaires de New York pour espérer tirer profit de cette population sans repère et le plus souvent sans éducation. Eva qui est tombée dans les griffes de Bruno, un gigolo à la petite semaine joué par Joaquin Phoenix le fidèle compagnon de Gray et qui verra sa famille sur place se retourner contre elle, fera face à l'adversité sans jamais perdre une once de cette pureté virginale qspoiler: ui finira par rendre amoureux Bruno et Orlando son cousin (Jeremy Renner) qui s'engageront dans une rivalité mortelle . L'histoire aux accents très prononcés de mélodrame rappelle sans aucun doute les livrets d'opéra qui ont inspiré Gray et permet à Marion Cotillard de rendre hommage avec celui-ci à un cinéma disparu où les images et le jeu des acteurs comblaient le déficit de dialogues. Décidemment ces derniers temps les frenchies venus tenter leur chance à Hollywood permettent à la Mecque du cinéma de se pencher sur sa glorieuse genèse (Jean Dujardin oscarisé pour "The artist"). La reconstitution d'époque est particulièrement soignée grâce aux effets spéciaux très sobrement maitrisés par Darius Khondji même si on ne peut s'empêcher de penser que toute cette magnificence visuelle enlève un peu de véracité à ce drame.
Une oeuvre très simple, d'une réalisation assez classique, mais qui convient parfaitement au ressenti que James Gray a voulu transmettre. Marion Cotillard est magistrale; Phoenix n'est pas en reste non plus.
1921...la prohibition mais aussi le rêve Américain pour beaucoup d'étrangers. James Gray nous livre donc un portrait intimiste d'Eva (Marion Cotillard) et sa soeur deux polonaises voulant connaître ce fameux bonheur. Mais la soeur d'Eva tombe malade (Tuberculose ) et reste finalement sans ressource quand Bruno Weiss (x ) joue l'homme providentiel....mais ce n'est qu'une façade. Prostitution,humiliation et violence vont suivre pour Eva ...La route du Bonheur semble loin,semée d'embuches...mais un deuxième homme Orlando ( ) le cousin de Bruno..va venir colorer un peu ce tableau morne et glauque. Une peinture filmée de façon très classique, les jeux de lumières et la reconstitution reste jolie...cependant il faut tout de même avouer une certaine lenteur dans les plans séquences et le doublage française reste de moyenne qualité. James Gray s'endort un peu sur ses lauriers avec ce film un peu en trompe l'oeil. Les interprétations sont toutefois excellentes.
Film qui a l'intention de toucher par le biais d'une histoire d'injustice. La mise en scène d'époque est parfaite. Les acteurs parviennent sommes toutes à nous convaincre. Et cela suffit simplement.
Joaquin Phoenix se ressemble et donne sans compter avec, à chaque fois, une grande intensité. Marion Cotillard joue un peu trop la souffreteuse et ça finit par être agaçant, dommage car c’est une belle actrice. C’est peut-être le rôle qui veut ça mais le don de soi à ce point c’est un peu trop. Jeremy Renner est un magicien trop poli pour être honnête . Mais c’est avant tout New York la vedette et le voyage de tous ces immigrants débarquant en masse afin de conquérir le rêve américain et ses revers de décors. C’est le sujet même du film et d’ailleurs l’essentiel du message.
James Gray est un grand et Joaquin Phoenix est sûrement son alter ego, quoiqu’il en soit chaque film est une réussite et lui seul nous embarque dans son voyage avec autant de conviction.
C’est définitivement l’un des plus doué de sa génération et chacun de ses films reste un évènement cinématographique, comment ne pas adorer : « Little Odessa », « The Yards »ou « La nuit nous appartient »;
Bref un grand bonhomme dont on se souviendra forcément.