The Immigrant
Note moyenne
3,2
5934 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

381 critiques spectateurs

5
18 critiques
4
77 critiques
3
140 critiques
2
109 critiques
1
29 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 novembre 2013
Du James Gray tout craché ! Nous retrouvons les thèmes récurrents : la famille et la désillusion du rêve américain. Il y a deux histoires de famille. La première concerne le personnage de Marion Cotillard et celui de sa soeur. Cotillard est solidaire car elle veut la retrouver. Elle s'oppose avec la famille de Joaquin Phoenix et Jeremy Rener qui, elle, se détruit. Le thème du rêve américain est le plus visible. Ewa est une immigrante polonaise qui arrive aux Etats-Unis. Elle doit se prostituer pour gagner de l'argent et retrouver sa soeur. Elle vit dans un milieu pauvre et se fait manipuler par le personnage de Joaquin Phoenix. Cette désillusion est accentuée par la qualité d'image. L'image n'est pas propre et ce n'est pas une belle ville de New York que James Gray nous dévoile. Un troisième thème vient s'ajouter à la liste, celui du triangle amoureux. Il s'agissait du thème central dans "Two Lovers". Ici, ce triangle est composé de Rener, Phoenix et Cotillard. L'avenir de ce triangle n'est pas le même que celui qu'on voit dans son précédent film. Gray s'attaque à un sujet réel et qui touche encore nos sociétés : les réseaux de prostitution. Phoenix fait croire à Cotillard qu'elle va être heureuse et lui fait comprendre qu'elle doit se prostituer si elle veut s'en sortir. Il a un pouvoir sur elle, d'autant plus qu'il l'a sorti de la misère. L'intrigue se passe dans les années 1920 et l'époque est parfaitement retranscrite dans les décors et les costumes. Les acteurs sont excellents et le montage est fluide et agréable. Comme tout amateur de Coppola qui se respecte, il utilise des couleurs jaunâtres, ce qui donne une certaine atmosphère. Un film que je conseille !
gimliamideselfes

3 443 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2019
Avant de voir Ad Astra j'essaye de rattraper les Gray que je n'ai pas vu et je dois dire que je suis peut-être un poil déçu de ce The Immigrant. Si je trouve que le film est techniquement très bien réalisé, on a des beaux décors, une distribution au poil, des personnages ambigües (surtout Phoenix), une belle lumière, un cadre absolument parfait... et que tout est fait pour sublimer Marion Cotillard, qui aura rarement était aussi belle...

Je trouve le film peut-être un poil ronflant, trop académique... comme s'il manquait de vie, comme si James Gray avait oublié d'instaurer un peu d'émotion dans son mélodrame. Alors il y a de l'émotion, au début et à la fin je dirais, mais disons qu'il aurait dû en avoir plus, qu'on se fasse littéralement emporter par cette belle histoire, par ces personnages.

On retrouve les obsessions de Gray, notamment autour de la famille, de son déchirement et des choix faits par les personnages pour tenter (ou non) de la maintenir ensemble alors que la facilité et le bonheur individuel viserait à faire d'autres choix. Et j'apprécie vraiment ça, notamment avec le personnage de Jeremy Renner qui vient offrir à Cotillard un petit moment d’accalmie, une porte de sortie pour le personnage... Porte de sortie que l'on sait qu'elle ne pourra pas prendre, ce qui rend l'espoir procuré par Renner d'autant plus tragique.

Mais malgré ça, malgré Phoenix qui est vraiment excellent en proxénète amoureux, avec tous les dilemmes internes que ça engendre, ben le film ne décolle jamais vraiment. Il reste un peu trop délicat là où il aurait fallu du bruit et de la fureur. Même chose pour le personnage de Cotillard qui est un peu trop prévisible, un peu trop écrit comme une oie blanche qui surplombe un peu tout ça... alors qu'il aurait été plus intéressant de la voir prendre du plaisir, malgré l'adversité, malgré les coups durs, à sa vie New-Yorkaise faite de débauche. Disons qu'elle fait un peu trop la gueule et est trop monomaniaque, n'a pas assez de contradiction pour la rendre réellement humaine et attachante.

Donc elle a beau être le personnage central, je me suis plus intéressé à Phoenix, personnage complexe dont on comprend les motivations, les remords, les regrets.

Reste que j'ai bien aimé le fait de peindre cette immigration comme une souffrance, comme un espoir qui se trouve pris de plein fouet par le réel... la pauvreté et la nécessité de survivre.

Bref, à défaut d'être le meilleur Gray, on y retrouve ce que l'on aime dans son cinéma, son sens du cadre, ses dilemmes familiaux... mais ça reste trop sage.
FaRem

10 600 abonnés 11 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2014
Après "Two Lovers" James Gray réalise un nouveau film mettant en vedette un triangle amoureux mais ça serait réducteur de ne résumer ce film qu'à ça. The Immigrant met avant tout en avant l'histoire d'une femme courageuse qui immigre aux états unis à la recherche d'une vie meilleure et qui va sacrifier sa vie, son corps pour aider sa sœur qui est retenue à l’hôpital. L'histoire se passe en 1920 la reconstitution des lieux est très réussi. Le sujet est traité avec beaucoup de justesse et c'est porté par 3 bons acteurs. C'est donc un film avec pas mal de qualités mais qui ne m'a pas emballé plus que ça ce qui explique ma note.
pitch22
pitch22

198 abonnés 692 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 décembre 2013
En deux mots, lourd et plat ; c'est aussi mauvais que raté. THE IMMIGRANT ressemble à un téléfilm pour mamies (et encore, quel déjà-vu!) Globalement, le film pâtit d'un scénario ennuyeux, d'une esthétique terne (teintes marron-jaunasse à écœurer), d'une réalisation triste et d'un académisme éreintant. Le jeu des têtes d'affiche, guère convainquant, n'allège pas l'affaire, sertie d'une religiosité moraliste de pacotille. On se croirait presque sous le code Hays, ne serait-ce quelques nichons de femmes matures de cabaret qu'on nous inflige. La bande-annonce, trompeuse, peut laisser imaginer une densité et un souffle qu'on ne rencontre point. Le film ressemble à cette assiette de spaghettis avec deux boulettes de viande par-dessus qu'on sert à une Ewa vide d'énergie: pas bien appétissant.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mars 2025
Si vous adorez Marion Cotillard, si vous avez un abonnement cinéma bon marché et si Arte ne vous propose rien d'attirant, allez-y !
Marion Cotillard est superbe ; on en profite, il n'y en a que pour elle. Les deux tiers du film doivent être en gros plan sur son profil...
On espérait voir aussi New York comme il était vu par les immigrants ; on aperçoit les questions que se posent une jeune fille poussée à la prostitution par un petit maquereau qui, dans une volte-face de dernière minute fort peu crédible, se repentira, pour parfaire le happy end.
ferdinand75

732 abonnés 4 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2014
Un film très fort , très réussi. Le scénario est solide et cette autre facette de l'immigration aux USA est bien abordée. La mise en scène est élégante, luxuriante, les décors sont soignés. Le personnage de Joaquim Phoenix est remarquable, qui parait tout d'abord être le méchant, pour se transformer au final en humaniste amoureux. Il joue parfaitement bien tous les registres de ce personnage. Maquereau malgré lui , il aime finalement ces filles. Marion Cotillard est remarquable aussi , elle tient probablement là un de ses meilleurs rôup de plans serrés sur son visage, de longs plan séquences où elle doit tenir la distance et varier les sentiments, superbe !! . Et pour finir cet incroyable plan séquence de fin, où l'on voit Phoenix s'écrouler face au miroir , puis un Zoom avant par la fenêtre qui nous montre le bateau de Cotillard qui vogue vers la liberté , vers la vraie Amérique, celle de la liberté. Enorme , un plan digne d'un exercice d' école de cinéma, qui résume tout le film.
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2019
"The Immigrant" nous montre une belle reconstitution de New York dans les années 20. Cette romance dramatique, coécrite et mise en scène par James Gray, nous montre les conditions de vie pour le moins difficiles d'émigrés venus réaliser leur "rêve Américain".
Si le film manque un peu de brillance et de rythme, il est heureusement sauvé par la distribution avec la superbe prestation d'actrice de Marion Cotillard qui porte le film avec ce difficile rôle central. Elle est bien secondée par un excellent Joaquin Phoenix (Bruno Weiss) et Jeremy Renner (le beau gosse que l'on voit trop peu).
lionelb30

545 abonnés 2 929 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 décembre 2013
Film d'une etonnante platitude. Les comédiens sont mediocre , l'histoire et les décors pas terrible , le doublage mauvais. Sans interet.
BeatJunky
BeatJunky

193 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2014
Bon moment mais petite déception pour un James Gray je dois dire. Tout y est parfait du scénario à la mise en scène en passant par l'interprétation biensûr mais il manque un petit quelque chose pour vous emballer un peu plus que ça... Malgré leurs bonnes prestations on a du mal à s'attacher aux personnages ce qui dessert le film grandement et termine presque par ennuyer! Presque, parce que c'est quand même un James Gray et on ne peut nier qu'il dirige bien son monde alors il y a quand même un minimum d'intérêt pour l'histoire en générale. C'est juste qu'il n'a pas su rendre ses personnages plus attachants pour créer un film captivant qui prend aux tripes....
Vutib
Vutib

155 abonnés 701 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2016
Cette nouvelle œuvre de James Gray se veut des plus classiques. Prenant part dans un New-York délavé des années 20, elle expose les relations tendues et ambigües d’un trio de personnages : une jeune immigrée polonaise (Marion Catillard), perdue dans un monde inconnu et sauvage, un proxénète peu moral mais à l'âme torturée (Joaquin Phoenix), et un brave illusionniste (Jeremy Renner). Des liens de haine, d’amour et de domination vont s’exercer entre eux, créer des tensions, des folies. « The Immigrant » est un film d’amour aussi sombre que la suie, à l’intrigue farouche. L’histoire ne manque pas de charme et de potentiel – d’autant plus que la retranscription Historique est convaincante – cependant elle restera trop souvent plate. Les émotions qui se dégagent paraissent impalpables, étouffées dans l’œuf. Cette timidité émotionnelle est vraiment dommage, rendant les péripéties presque insipides. Le sujet de la prostitution aurait lui aussi mérité d’être davantage fouillé. La mise en scène est très conventionnelle mais réserve quelques pépites; le travail visuelle et l’esthétisme confèrent une belle identité. Joaquin Phoenix est définitivement un excellent acteur, illuminant la caméra, tandis que Marion Catillard s’avère convaincante, pour une fois. Malheureusement, Jeremy Renner est, comme d’habitude, morne et sans charisme, même étant dirigé par Gray. Certains sursauts de génie couronnent le film, telle cette scène finale, riche, déchirante. « The Immigrant » possède de belles qualités, ainsi qu’une noirceur et une mélancolie très intéressantes. Hélas, le tout est obstrué par un traitement des tournures dramatiques trop sage et étouffé.
Kloden
Kloden

149 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2014
Depuis sa presque création d'un sous-genre du drame concentré sur la famille et ses liens contradictoires, James Gray, qui était alors monté en puissance et en qualité avec Little Odessa, The Yards, puis le magnifique We own the night, n'arrive plus à me convaincre. Il y a avait bien eu ce Two Lovers salué de toutes part, mais il ne m'aura pas emporté à l'instar du reste du public, sans doute parce que je m'étais trop amouraché des arcanes shakespeariennes dans lesquelles excellait au départ le réalisateur et dont il tirait une portée multi-facettes. Le nouveau trio amoureux, celui de The Immigrant, ne m'a pas non plus soulevé, la faute n'en revenant pas aux acteurs, mais sans doute au manque d'allant de l'ensemble. The Immigrant est en fait une déconstruction du rêve américain, l'occasion d'un film d'époque (l'entre-deux guerres) pour James Gray, qui n'a jamais caché sa mélancolie. Celle-ci s'exprime cette fois encore par le travail de son chef-opérateur Darius Khondji et sa photo à la fois mordorée et feutrée, qui rend l'ensemble très beau et agréablement désuet mais aussi trop soyeux (ça manque quand même de crasse, tout ça) et bride les élans de noirceur de cette histoire pourtant cauchemardesque. La mise en scène de Gray flirte avec la quintessence du classique, et fait couler le film avec fluidité, se faisant oublier, oubliant parfois un peu trop de montrer. J'ai par exemple été déçu de ne pas pouvoir contempler davantage le New-York de l'époque, à fortiori sachant la fascination de Gray pour la ville, dans laquelle il a tourné ses 5 longs jusque là. D'autant plus dommage que la reconstitution est soignée, et offre une vision intéressante et personnelle du peu de la Big Apple qu'elle dévoile, terre promise dans laquelle évolue un trio hétéroclite, à commencer par un Jérémy Renner qui a visiblement laissé l'inspiration au placard. Prestation correcte, mais sans plus, alors que Marion Cotillard étonne par son accent polonais et ses yeux endoloris. Puis Joaquin Phoenix, qui ne lâche plus le réalisateur new-yorkais depuis The Yards, offre à nouveau une palette très vaste sans diminuer en intensité. Oui mais voilà, l'intrigue est trop lisse, manque de souffle, d'inspiration. Les thèmes abordés, au fond, sont les mêmes, à savoir la force des interactions entre les membres d'un cercle de proches, entre destruction, rédemption, duperie, et me savoir en terrain connu m'a pour le coup tout à fait plu, d'autant que c'est une manière de cibler une histoire individuelle sans pour autant éteindre la conscience d'une réalité de masse (voilà sans doute le pourquoi de la réalisation centrée et peu démonstrative que je critiquais tout à l'heure). C'est quand même beau, racé et personnel, mais au contraire de l'âpreté de Two Lovers, pas assez viscéral pour me convaincre. De James Gray, j'attends désormais le retour au polar familial avec une impatience renouvelée et accrue.
Juan 75
Juan 75

79 abonnés 504 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 décembre 2013
James Gray a du mal à faire aussi bien que Little Odessa qui reste son meilleur film à ce jour. The Immigrant est d'un ennui à périr. Le film est figé dans une photographie magnifique mais sans vie. Le scénario est convenu et le jeu des acteurs sans âme. Gray est complètement passé à côté d'un sujet passionnant dont il a faut une bluette en sépia. Énorme déception. La presse comme souvent à vu un autre film !!!
gjolivier1982
gjolivier1982

72 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2013
The Immigrant est un objet cinématographique dont on ressort mitigé. La mise en scène est souvent sublime, il y a des plans absolument magnifiques (dont le dernier) et des scènes qui sont vraiment touchées par la grâce, de plus l'interprétation de Marion Cotillard et de Phoenix est exceptionnelle. Malgré tout, l'ensemble sonne un peu froid et est un peu artificiel. Jeremy Renner n'est pas toujours très juste. Enfin, le montage manque très certainement de rythme et est un peu trop répétitif.
Béatrice G.
Béatrice G.

109 abonnés 458 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2014
C'est un mélodrame de luxe que nous propose Gray avec l'histoire de cette pauvre immigrée polonaise à la merci des institutions, de sa famille, des étrangers peu scrupuleux, etc. Tout n'est pas vraisemblable dans ce film: je trouve par exemple peu crédible le personnage d'Orlando spoiler: qui tombe amoureux de la belle Ewa d'un simple regard et qui va sacrifier sans hésitation argent, carrière, famille et jusqu'à sa vie pour elle
et ça tombe aussi un peu dans le pathos: ça elle a pas une vie facile la pauvre, l'aspect religieux n'est pas non plus des plus subtils; et ce n'est pas la photographie et la mise en scènes qui vont alléger l'ambiance. L'aspect terne et sombre, les teintes sépia un peu jaunâtres donnent l'impression que tout le film se déroule dans une crypte éclairée à la bougie pendant une veillée funèraire; ce qui m'a frappée c'est qu'on est un peu à l'opposé de Little Odessa (le seul autre film de Gray que j'ai vu) où, malgré une histoire pas franchement rigolote non plus, tout m'avait paru lumineux et resplandissant; de la même manière il y a avait beaucoup de plans très larges, de grands espaces alors qu'ici tout se déroule dans des lieux étroits et sombres (l'appartement, les coulisses,...), même à l'extérieur on ne sort pas vraiment de ce confinement forcé (les rues de New York sont sales et encombrées, de Central Park on ne voit que le dessous miteux d'une sorte de pont,...). Mais ce n'est pas grave, on se laisse quand même séduire par cette histoire un peu larmoyante mais tellement belle, cette démarche un peu misérabiliste mais tellement esthétique. Et puis, on ne peut rester insensible face à le douceur d'Ewa -j'admets que Marion Cotillard en pov' p'tite immigrée portant toute la misère du monde sur ses frêles épaules, ça avait de quoi m'inquiéter, mais elle délivre une performance admirable pleine de délicatesse et de sobriété; Joaquin Phoenix et Jeremy Renner sont également très convaincants. En fait, le vrai problème de The Immigrant c'est sa longueur, je me souviens avoir regardé ma montre pensant que le film devait être proche de la fin et avoir constaté avec effarement qu'il restait encore plus de 45 minutes! Avec un rythme assez lent, qui s'accorde en fait bien avec le reste, le film aurait grandement gagné à être amputé d'une bonne vingtaine de minutes.
Cricriiiiiiii
Cricriiiiiiii

94 abonnés 913 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mai 2014
James Gray aime dépeindre les rapports humains et il le démontre encore une fois dans The Immigrant en s'attardant sur le sort de cette jeune immigrante polonaise fraichement débarquée dans le New York des années 20, interprétée par une Marion Cotillard pour une fois irréprochable dans ce personnage qu'elle incarne avec brio. La première demi-heure laisse augurer de très belles choses tant la qualité des dialogues notamment est au rendez-vous mais plus l'histoire se déroule et plus on se rend compte que, comme souvent avec Gray, il peine à tirer le meilleur des éléments qu'il définit au départ : ici le drame, pourtant fort en enjeux, est trop plat, trop linéaire, et pour ne rien arranger il est plombé par une romance peu crédible qui ne suscite aucune émotion. Le plus inquiétant dans tout ça, c'est que depuis Little Odessa (en 94, déjà !), Gray reproduit les mêmes erreurs à chacun de ses films, à l'exception de l'excellent et implacable Two Lovers. Il est sans doute temps pour lui de se rendre compte que s'il est un très bon technicien, c'est aussi un piètre scénariste.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse