5934 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
381 critiques spectateurs
5
18 critiques
4
77 critiques
3
140 critiques
2
109 critiques
1
29 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Léa H.
38 abonnés
225 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 13 février 2014
Premier faux-pas de James Gray, « The Imigrant » s’embourbe dans le mélo et s’avère incapable d’insuffler un souffle romanesque à son histoire édifiante. Certes, le personnage de Joaquin Phoenix a potentiellement une riche complexité et ses rapports avec l’héroïne dessinent une sombre cartographie du désir amoureux, mélange de rapport de domination, de sacrifice et de refoulé, mais l’interprétation lourdingue des comédiens empêche cette complexité de s’incarner et reste théorique. Quant au personnage de Marion Cotillard, il est assommant d’univoque : c’est la figure sacrificielle auréolée d’une nauséeuse sainteté. Le pire étant l’académisme mortifère dans lequel baigne le film : où donc sont passées la grâce altière et la puissance visuelle qui caractérisaient les anciennes réalisations du cinéaste ? Cette fois, le poids de la tragédie s’étale sans nuance ni subtilité et le récit s’enlise. Un film à vite oublier !
Le film commence en toute sobriété. Les premières scènes avivent la curiosité du spectateur qui découvre cet endroit qui a accueilli tant de monde, ce lieu tant redouté des nouveaux arrivants, cette antichambre du rêve américain que l’on nomme tout bonnement Ellis Island. On y découvre dans une file d’attente interminable deux jeunes polonaises qui viennent tout juste de débarquer sur le sol américain. Elles sont sœurs. L’une est incarnée par Marion Cotillard justement. Et elles attendent. Elles attendent de savoir si l’Amérique veut bien les accueillir. Mais voilà, le verdict tombe : elles sont exclues de ce pays alors qu’elles viennent tout juste d’arriver, alors qu’elles rêvent d’y pénetrer depuis toujours, tentant de fuir leur triste vie en Europe. Heureusement, un élégant mais mystérieux homme arrive à faire entrer dans le pays Marion Cotillard tandis que la sœur de celle-ci reste à Ellis Island pour se faire soigner de la tuberculose… Et c’est à cet instant que notre histoire démarre réellement. Cette histoire se montre très vite émouvante. Le spectateur suit cette jeune femme cloisonnée dans cet objectif, celui de retrouver sa sœur. Face à une réalité totalement opposée à ce qu’elle avait imaginé des Etat-Unis, la vie lui semble pénible, dont le futur lui parait éteint. Le sort s’acharne sur elle, la désillusion prend vite le pas : le rêve américain semble inexistant. Pourtant, ce rêve n’est jamais loin. Car il y a toujours une petite lueur éclatante, celle transfigurant l’espoir de s’en sortir, et de vivre enfin. Le spectateur sera parfois supris, notamment dans la dernière partie du film, où le dénouement final est imprévisible. Le tout fait de cette œuvre un film triste mais beau. Avec une petite touche de réalisme. Quant à l’aspect technique du film... [la critique complète à lire sur Super Bobine, les amis !]
James Gray est un grand réalisateur certainement sous-estimé aux Etats-Unis. En France, on l'apprécie beaucoup plus et ce film ne devrait pas faire baisser sa côte. Je lui reprocherais juste un manque d'émotion malgré la très belle prestation de Marion Cotillard.
Dans "The Immigrant", James Gray nous plonge dans le New York des années 20 en offrant aux spectateurs une vraie beauté visuelle. A l’aide de la sublime photographie de Darius Khondji ("Seven", "My blueberry nights", "Amour"), le cinéaste capture ce New York des bas-fonds où vivent les populations les plus pauvres, souvent immigrées et dont les femmes sont généralement forcées à la prostitution. Gray filme aussi les théâtres de variétés, les coulisses, les paillettes, les costumes, les couturières, les spectacles de magie, mais surtout une ambiance nocturne à Manhattan. La lumière du film, proche des teintes sépia de vieilles photos jaunies fait son effet.
Esthétiquement, la reconstitution historique est réussie (lumière, photo, image ocre, décors, costumes, un millier de figurants). De beaux tableaux visuels reflètent justement le New York du début de XXème siècle. En revanche, le fond historique est inexploré, quel dommage ! Le film aborde pourtant le thème des nouveaux arrivants à Ellis Island de 1892 à 1924. Mais non ! On n’apprend rien à ce sujet. Seule la première scène du film nous montre le débarquement de milliers d’immigrés à Ellis Island et un personnage principal (Joaquim Phœnix) qui y recrute des femmes célibataires auxquelles on refuse l’entrée aux Etats-Unis et les enrôle dans son harem.
La musique (Puccini, Gounod, Wagner) est belle, mais omniprésente dans ce film; elle cache en réalité un scénario bien pauvre, une histoire plate dénuée d’intérêt, sans aucun rebondissement, ni rythme. Marion Cotillard ne s’exprime qu’en pleurant et le personnage de Joaquim Phœnix manque de crédibilité. On ne croit pas une seule seconde à l’amour que le personnage principal peut éprouver pour l’héroïne. C’est tordu. La fin du film prend une tournure ridicule. Beaucoup de naïveté dans l’écriture de cette histoire. Ce mélodrame américain est donc finalement très simpliste. L’esthétisme à lui seul ne suffit pas !
Marion Cotillard a beau être très mauvaise quand il s'agit de mourir, elle reste relativement convaincante dès qu'elle incarne des cul-de-jattes ou des immigrés polonaises. Même si on peut être perplexe sur le fait que James Gray ait choisi une française pour jouer une polonaise (prendre un polonaise aurait été moins prise de tête (même si le polonais de Marion Cotillard est parfait (putain, je suis tellement punk que je met des parenthèses dans des parenthèses dans des parenthèse. Mise en abyme de ouf !
. Joaquin Phoenix n'est pas en reste puisqu'il prouve une fois de plus qu'il est l'un des plus grand acteur de sa génération. Quant a James Gray, la maîtrise est absolue. De la réalisation impeccable jusqu'à la photo chaude et rétro, sublimé par le grain de la pellicule. "The immigrant" mérite bien sa qualification de "drame". Si vous allez au cinéma pour vous poiler, alors ce n'est pas la peine de payer votre place. Marion Cotillard porte tellement la poisse que l'on va jusqu'à se dire que c'est un poil exagéré. On se rassure avec la retenue dont fait preuve James Gray qui parvient à filmer des scènes émouvantes sans sombrer pour autant dans la pathos larmoyant. Avec "The immigrant", ont est loin de la grande fresque historique, dont James Gray semblait vouloir s'approcher, mais il n’empêche que le résultat est plus qu'honnête.
The Immigrant est un film qui en fait à la fois trop et pas assez. Donc un film plutôt raté même s'il se laisse regarder comme on dit.
Trop de poncifs et de bons sentiments dans cette évocation du New York des années 1920 en font une histoire peu crédible, plus proche du téléfilm de Noël que la fresque historique. Ewa, jeune immigrante polonaise orpheline, arrive en Amérique sur un grand bateau peuplé des rêves du vieux continent. Mais sa jeune sœur, tuberculeuse, doit rester en quarantaine et Ewa est refoulée, car elle est accusé d'avoir des mœurs légères, que son oncle d'Amérique prend d'ailleurs pour prétexte pour lui tourner le dos. La pauvresse a en fait été violée durant la traversée et elle ne doit finalement son ticket d'entrée aux États-Unis qu'à l'opportunisme d'un proxénète new-yorkais, Bruno, qui soudoie les gardes afin de recruter de nouvelles filles. Faisant mine d'aider la jeune femme perdue et lui faisant valoir qu'il lui faudra beaucoup d'argent pour faire soigner sa sœur et la faire entrer dans le pays, il la convainc de se prostituer. Dans cette situation bien sombre, l'apparition d'Orlando, cousin de Bruno figurant un peu son double bienfaisant, redonne le sourire et l'espoir à Ewa. mais le drame couve... et la coupe est pleine, n'en jetez plus !
Et avec ça, pas assez de flamboyance dans les sentiments pour emporter le spectateur. Sans passion, les poncifs n'ont pas vocation à l'universel et la bluette ne se transforme jamais en mélo déchirant. En Cosette d'Ellis Island, Marion Cotillard reste froide; cette femme dont le sens moral est éprouvé par la fatalité n'est jamais touchante, se montrant d'ailleurs toujours méprisante pour les autres prostituées. De même, Joaquin Phoenix n'est pas assez tourmenté en âme damnée tiraillée entre la noirceur de son existence et les sentiments qu'il éprouve pour Ewa. J'aurais aimé voir ces deux êtres si antagonistes consumés par leurs contradictions et leur attirance, entre chute et rédemption. J'aurais voulu pouvoir y croire un minimum en tout cas.
Pendant la projection, j'ai pensé que ce genre d'histoire passait souvent mieux sous forme de comédie musicale, les chansons étant un bon vecteur d'émotions. Peut-être que ça aurait pu marcher. Une nostalgie de L'opéra de quat' sous sans doute...
Il était une fois une femme aussi belle que miséreuse, perdue dans un pays qu'elle ne connaissait pas. Mais ce qu'elle croit être le prince charmant va venir la secourir et lui offrir son aide pour qu'elle ne manque de rien. Au fil du temps, elle s'aperçoit que cet homme n'est pas ce qu'il prétend être et se joue d'elle pour pouvoir la séduire. Jusqu'au jour où un mystérieux magicien apparaît devant elle comme par enchantement. Serait-ce le début d'une nouvelle vie ?
Ceux qui connaisse le formidable James Gray ne seront pas forcément surpris par cette œuvre aux allures classiques. D'abord, un nouveau trio amoureux (Two Lovers) se dessine pour nous montrer toute la complexité de l'âme humaine. Mais cette-fois, le cinéaste donne le rôle principal à un personnage féminin, ce qui n'était jamais arrivé. Cotillard est par ailleurs crédible en immigrante sans le sou, même si c'est le monstrueux Phoenix qui montre une nouvelle fois tout son talent. Magistral en jouant un homme (encore) torturé, passer de l'extrême candeur à la plus noire terreur n'est pour lui qu'une simple formalité.
Ensuite, Gray s'est toujours montré friand des relations familiales pour la plupart déstructurées. À peine le pied posé aux États-Unis, les deux sœurs polonaises vont être séparées. Idem pour ces deux cousins que sont Bruno et Orlando. Ayant grandis ensemble, ils sont désormais les exacts contraires et ne sont pas sans rappeler la figure fraternelle du sombre La Nuit nous appartient. Avec The Immigrant, la tension ne monte jamais et reste stagnante. P eut-être justement trop « classique », le dernier film de Gray souffre un peu de lenteurs, et cela malgré un superbe éclairage du New-York des années 1920, froid, intime, menaçant.
Enfin, l'amour est pour l'américain une notion très compliquée. Il réussit parfaitement la relation qu'il a créée entre Cotillard et Phoenix, bien plus sombre et tumultueuse qu'on aurait pu penser au départ. Cette sorte d'attraction / répulsion reflète également le caractère paradoxal de l'être humain, comme le réalisateur l'a toujours montré dans son travail (The Yards). Bref, The Immigrant est une création aboutie (repensons à la scène finale, fabuleuse), soit, mais c'est surtout le nouveau film d'un homme qu'on sait déjà capable de faire tout cela.
J'ai été déçue par ce film que j'attendais pourtant, car je suis une fan des films d'époque en costume. Finalement, non seulement je n'ai pas été emportée, mais je me suis un peu ennuyée, j'ai trouvé la réalisation pleine de clichés, le jeu des acteurs masculins plutôt mauvais (à leur décharge, j'ai vu le film en VF ça a pu jouer), le scénario mal découpé car finalement on ne comprend pas, on ne "vit" pas le glissement des émotions de Marion Cotillard .... et le passage d'une situation semble toujours artificiel .... Bref, dans la catégorie films historiques on peut passer, et c'est dommage car la thématique, l'époque était pourtant très intéressante ....
pleurnichard à souhait,de grosses ficelles mélos pour tirer les larmes des spectateurs,un scénario qui tiens en 2 lignes,le tout dans l'obscurité.bref,deux heures d'ennui
Bon moment mais petite déception pour un James Gray je dois dire. Tout y est parfait du scénario à la mise en scène en passant par l'interprétation biensûr mais il manque un petit quelque chose pour vous emballer un peu plus que ça... Malgré leurs bonnes prestations on a du mal à s'attacher aux personnages ce qui dessert le film grandement et termine presque par ennuyer! Presque, parce que c'est quand même un James Gray et on ne peut nier qu'il dirige bien son monde alors il y a quand même un minimum d'intérêt pour l'histoire en générale. C'est juste qu'il n'a pas su rendre ses personnages plus attachants pour créer un film captivant qui prend aux tripes....