Noé, ou le nouveau film de Darren Aronofsky, cinéaste que je connais seulement pour son film "Black Swan", qui franchement n'a pas rencontré un franc succès chez moi, est une cuisante déception.
J'ai placé toute ma valeureuse attente de cinéphile sur ce Noé qui passait pour moi prioritaire devant des films comme The Amazing Spider Man 2, Transformers IV où encore les Gardiens de la Galaxie.
Mais l'attente suscité surtout par des bandes annonces exceptionnelles et une bande son juste incroyable se révèle être inhérente, et Noé est une grosse déception.
Certes, s'il remplit sa part de divertissement à Méga grand spectacle, on pouvait largement attendre mieux de cette production d'Aronofsky. Si les paysages et les images de synthèse mais surtout la stylistique graphique du film donnent un rendu ultra-spectaculaire, proche d'une révolution cinématographique, on peut toutefois trouver quelques soucis d'envergures, notamment au niveau de la qualité de l'histoire elle-même.
Le début est en effet assez long à démarrer, ponctué par des moments d'une certaine violence assez crue. On s'ennuie presque au début de la séance avec une introduction assez longue et qui n'est franchement pas tellement intéressante. Mais c'est après la rencontre avec Mathusalem que le film démarre sur les chapeaux de roues, avec des scènes juste magnifiques de splendeur (L'arrivée des oiseaux, des animaux et la première confrontation entre Noé et les autres hommes). Un point assez faible se démarque, c'est celui que les hommes "méchants" abusent beaucoup de leur conditions des "mal-aimés de dieu" qu'ils répètent énormément de fois tout le long du film.
De plus, parmi les personnages, si le Noé joué par Russel Crowe est vraiment convaincant et que l'acteur délivre une performance exceptionnel proche de la quintessence, les autres tentent de suivre comme ils peuvent. Jennifer Connely est relativement crédible mais dans l'ombre de Crowe tandis qu'Emma Watson sublime un péplum blindé de mecs par une fraîcheur évidente qu'elle apporte au film. Ensuite Logan Lerman, la grosse tête à claques de Percy Jackson, délivre une performance rigoureusement à chier, mais on a l'habitude. Je ne supporte plus ce gamin qui entache les superproductions cinématographiques qui ont une âme.
Si on peut saluer la qualité technique de Noé et son côté spirituel avec notamment des scènes frôlant la perfection et la magie, les longueurs évidentes et les imperfections dans l'histoire font souffrir le film, notamment lors des scènes dans l'arche très incohérentes et énigmatiques.
Même si ce Noé est un bon péplum aux effets spéciaux dantesques, il ne révolutionnera pas le genre et pour le film que j'attendais le plus en 2014, je m'estime être quelque peu déçu.