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RealPrime
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3,5
Publiée le 6 juillet 2026
(Critique volontairement refaite) Près de 50 ans après une première version aussi visuelle que dantesque avec « La Bible », voilà la nouvelle adaptation moderne d’un des premiers plus grands chapitre de cette même bible. Un récit bien mal juger en son temps et non révolutionnaire en soit qui a tout de même le mérite d’avoir violement dépoussiérer cette aventure de survie et de rédemption. spoiler: Une relecture mettant cette fois en scène les être divins avec les veilleurs, ces anciens anges déchus de Dieu dont la magique forme divine les changea soudainement en être de pierre, mais n’enlevant pas pour autant leur humaine. Une aventure visuellement impeccable ou la démesure de l’arche, des hordes animales et du déluge (bien revisité) mettent parfaitement l’accent sur le gros, très gros. Musicalement le « thèmes » de l’arche reste le point fort puisque respectant totalement la « splendeur » du vaisseau amiral. Niveau cast, Russell Crowe qu’on ne présente plus incarne avec justesse et pédagogie l’annonciateur de l’apocalypse, un père dévouer regardant la perte morale humaine avec si bien du dégoût que de la pitié pour ce que cette dernière à réussie en mal en si peu de temps. La sorcière Emma Watson ou la seule jeune femme du groupe aussi sensible que peureuse de ce futur incertain, elle est la victime morale des volontés divines que son père doit respecter, pas sans conséquences. Jennifer Connely (« Hulk », « Alita »…) en épouse reste la force morale face aux défis, seule à pouvoir canaliser ou presque son homme, un jeu très correct non loin de ses alleux. Le demi dieu Logan Lerman, le plus jeune de la fratrie en proie au tyran sadique Toubal (Ray Winstone), le choix de vengeance, d’appartenance à un clan fort ou simplement vouloir devenir un homme au pris de violences. Un tyran dans la lignée de tous ceux vus depuis des mois ne pensant qu’à leur puissance d’influence et de conquêtes, tout en éliminant la menace. Un ensemble impressionnant sur cette période sombre, des scènes conséquentes et percutantes, seule la fin devient soudainement très calme, comme pour signer « l’armistice » après l’écho fourrer. Un final d’espoir pour la famille, la descendance et la faune sauvée. Après le choix d’une île pour tous reconstruire n’était pas vraiment le décor le plus crédible . Une relecture puissance, très postapocalyptique moderne niveau costumes (seul gros point faible) et montrant parfaitement la fin d’un chapitre biblique, notre guest Anthony Hopkins signe la performance la plus sensible et fait correctement honneur à son illustre ancêtre.
Bon, j'avais des appréhensions vu le thème du film, mais je fus très surpris ! Déjà, l'excellente idée du film, c'est vu que le déluge est un concept très fantaisiste, ils assument être dans un univers d'héroic fantasy avec des anges déchus, des épées de feu et des créatures fantastiques, tout en y ajoutant une point de postapocalyptique, ce qui offre un univers très intéressant. La principale qualité du film, c'est son excellente distribution qui accomplie de magnifiques prestations que ce soit Russell Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson, Anthony Hopkins, Ray Wintsone, Douglas Booth ou Logan Lerman. Absolument tous sont excellents et aucun ne volent la vedette tant chacun a de belles scènes pour briller. L'autre grande qualité, ce sont spoiler: les Anges déchus dont le design renvoie tout autant la puissance de ces êtres, autant que leur souffrance et leur triste histoire. Pour moi, ils représentaient vraiment la meilleure partie du film.
Les effets spéciaux sont généralement inégaux : autant les Anges déchus sont très bien fichu, autant la scène où le déluge absorbe l'arche est horriblement moche. En vérité, le film est surtout mal équilibré en terme de rythme ! spoiler: Toute la première partie est très intéressante, la seconde partie plus psychologique est bien plus lourde, d'autant que pour amener les péripéties, Noé devient vraiment un être abject. En plus, le film est quand même très long et même si ça passe correctement, le manque de rythme de la seconde partie n'aide pas . On sent qu'Aronofsky avait beaucoup moins d'idée même si sa réalisation reste efficace. Bon, je ne vais pas m'étendre sur le choix d'avoir montré Noé comme quelqu'un d'aussi noir et pessimiste. Certes, c'est justifié narrativement, mais on voit que cela sert surtout à ce que la seconde partie ait un semblant de pertinence. Globalement, le film est propre, sympathique et bien interprété !
Film correct mais décevant quand on sait de quoi Aronofsky est capable. Les acteurs sont bons, les effets spéciaux aussi, les dialogues moyens et le scénario d'ensemble largement sous-exploité là où il y avait le potentiel de livrer une œuvre originale aussi intéressante que le reste de sa filmographie. On reconnaît bien la patte d'Aronofsky dans sa mise en scène d'une mystique juive très "cinémagénique", mais elle est moins réussie et trop oubliable que dans son indépassable The Fountain. Dommage, j'en attendais mieux.
« spoiler: Tout était beau. Tout allait bien. Nous nous sommes brisés. »
Darren Aronofsky, avec la collaboration d'Ari Handel, a adapté le récit biblique de l'Arche de Noé, tirée du Livre de la Genèse, en y intégrant également des éléments du Livre d'Hénoch, et en y spoiler: conférant aussi une touche environnementale .
Monsieur Aronofsky a assuré la mise en scène et dirigé une distribution de premier ordre, qui livre des performances remarquables : Russell Crowe dans le rôle de Noé, Jennifer Connelly dans celui de Naameh, son épouse, Ray Winstone dans celui de Tubal-Caïn, descendant de Caïn et ennemi juré de Noé, Emma Watson dans celui d'Ila, orpheline élevée par Noé et Naameh et qui deviendra plus tard l'épouse de Sem, Logan Lerman dans celui de Cham, le fils cadet de Noé et Naameh, Nolan Gross dans celui du jeune Cham, et Anthony Hopkins dans celui de Mathusalem, le grand-père de Noé.
La musique originale de Clint Mansell spoiler: achève de donner à l'œuvre sa dimension épique .
Avec 360 millions de dollars de recettes pour un budget estimé entre 125 et 160 millions, ce film est le plus grand succès commercial de Darren Aronofsky. La réalisation et le jeu des actrices et des acteurs ont également été salués par la critique.
Si les communautés juives et les chrétiennes, dans le monde, ont généralement qualifié l'œuvre d'Aronofsky d'« intéressante et stimulante », la plupart des pays musulmans et la Chine Rouge l'ont tout simplement interdite.
Il est clair que ce film s’éloigne largement de la version biblique de l’histoire : presque tout a été réinventé, y compris le personnage de Noé lui-même. Mais c’est Hollywood, après tout – il faut savoir séduire le public. Quant au film en soi, il se laisse regarder agréablement. Le début traîne un peu, mais une fois que l’action s’installe, on ne voit plus le temps passer, et le résultat est plutôt réussi.
Qui est le film ? Avec Noé, Darren Aronofsky s’attaque à l’un des récits fondateurs de l’humanité : le Déluge biblique. Mais fidèle à son cinéma, il ne cherche pas à transposer littéralement le texte sacré à l’écran. Là où Requiem for a Dream ou Black Swan scrutaient les obsessions contemporaines, Noé prend appui sur le mythe pour interroger notre présent. Le film mêle traditions juives extra-bibliques, imagerie apocalyptique et résonances écologiques. Ce n’est pas un “péplum religieux” au sens hollywoodien du terme, mais une méditation sur le fanatisme, la responsabilité et la survie.
Que cherche-t-il à dire ? Le film pose une question vertigineuse : que reste-t-il de l’humain lorsqu’on absolutise une vision de la vérité ? Le silence de Dieu devient ici l’espace où s’engouffre l’interprétation, tantôt humble, tantôt dévorante. Noé, en croyant suivre la volonté divine, glisse vers un fanatisme qui menace sa propre famille. Aronofsky déplace ainsi la lecture : il ne s’agit pas seulement de sauver l’humanité, mais de penser une alliance fragile entre l’homme et le vivant.
Par quels moyens ? Le film ne raconte pas la Genèse, il la commente. En intégrant des éléments issus du Livre d’Hénoch ou des traditions rabbiniques, Aronofsky construit un “midrash cinématographique” : un texte augmenté, où l’on comble les silences de l’Écriture pour y inscrire une pensée d’aujourd’hui. Ce geste donne au film une densité singulière : il ne s’adresse pas seulement aux croyants, mais à tout spectateur invité à lire le mythe comme un outil d’interprétation du présent.
L’absence de parole divine explicite ouvre la voie à l’excès d’interprétation. Noé croit recevoir une mission claire, mais ses visions restent ambiguës. Ce flou narratif produit une tension dramatique : où finit l’obéissance et où commence la projection d’un délire personnel ? La radicalisation du héros en témoigne : sauver la création contre les hommes devient un projet absolu qui confine au meurtre.
La peau du serpent, les Watchers de pierre, Methuselah : ces motifs ouvrent chacun des possibles herméneutiques. La peau relie Chute et bénédiction, pharmakon entre poison et remède. Les Watchers incarnent la technique et sa rédemption : ils chutent pour avoir aidé les hommes mais se rachètent par le sacrifice.
Aronofsky filme encore une fois un corps obsédé par un absolu, comme Randy dans The Wrestler ou Nina dans Black Swan. Le drame atteint son apogée lorsque Noé brandit le couteau au-dessus de ses petites-filles.
La bande-son de Clint Mansell amplifie la logique de jugement : ostinatos sombres, cordes tendues, silence ponctué par le cri des éléments. Tubal-Caïn, de son côté, incarne non pas le “méchant” mais l’idéologie de la prédation : virilité conquérante, droit de chasse absolu. Sa présence à l’intérieur de l’Arche rappelle que la violence n’est pas extérieure, mais logée en nous. Le film formule ici une lecture politique du mythe : l’enjeu n’est pas croyance contre incroyance, mais exploitation contre garde du monde.
Où me situer ? Je suis fasciné par l’ambition de ce film : convoquer le mythe biblique pour interroger la responsabilité humaine au temps de la crise écologique. J’admire la manière dont Aronofsky refuse la simple adaptation religieuse pour produire une lecture exigeante, parfois rugueuse, mais profondément stimulante. En revanche, je trouve que le film se perd parfois dans ses propres excès visuels (les Watchers, en particulier, oscillent entre symbole puissant et effet trop littéral). Pourtant, cette ambiguïté me semble constitutive de sa démarche : accepter que toute interprétation soit bancale, risquée, fragile. C’est ce risque assumé qui me touche.
Quelle lecture en tirer ? En fin de compte, Noé n’est ni un film religieux ni un film spectaculaire : c’est une réflexion sur ce que signifie “sauver”, sauver une famille, sauver une espèce, sauver un monde. Son geste est d’avoir déplacé la question : il ne s’agit plus de choisir entre l’homme et la nature, mais de penser une alliance juste entre tous les vivants.
Darren Aronofsky signe son premier film à gros budget en relatant l’histoire biblique de l’arche de Noé à la fois de manière fidèle et personnelle car en effet il en propose une relecture plutôt audacieuse. Le long-métrage est un peu fouillis, avec des erreurs dans la construction narrative. Mais au-delà de cela, au-delà de l’aspect visuel indéniablement réussi, d’un déluge impressionnant, ce que l’on peut retenir du film c’est la fascination du cinéaste pour la dualité entre le bien et le mal, ce qui est juste ou non. L’imprégnation d’une thématique écologique qu’il faut évidemment regarder au prisme de notre société actuelle avec cette idée de recommencement qui est d’ailleurs la signification précise du terme apocalypse. Le réalisateur livre autant un film historique, un drame familial qu’un film d’action dont l’empreinte d’Aronofsky ne se perd jamais face aux canons hollywoodien. Alors oui il pourra diviser car c’est un long-métrage qui ose le parti-pris et n’a pas pour objectif de plaire à tous. Mais surtout en plus de ces qualités déjà non négligeables, le véritable coup de génie du réalisateur réside dans la dernière partie du long-métrage, véritable illumination et parabole de l’intégrisme religieux qui offre un moment intense et brillant. Enfin pour terminer on ne peut pas parler de Noé sans évoquer le casting pour lequel le réalisateur s’est entouré de noms de qualités, entre Jennifer Connelly, Anthony Hopkins, Emma Watson mais surtout dans la peau du personnage biblique on retrouve un Russel Crowe époustouflant. Au final Noé est un long-métrage épique et visionnaire mais qui peut être malaisé à appréhender de par sa conception.
Version péplum mytho (pas très) logique (mais on s’en fiche) de 2012 de Roland Emmerich… De belles images, acteurs impeccables, mais alors c’est vraiment niais.
Avec le temps, Darren Aronofsky semble de moins en moins faire preuve de subtilité ou de finesse. Son Noé est gavé d'effets numériques plutôt laids, et le scénario chargé à ras bord d'un message nihiliste subitement contrebalancé dans un retournement de veste sorti de nulle part. Le film n'est pas ennuyant, en ce sens où le rythme et l'enchaînement des séquences se font avec beaucoup de dynamisme, sans compter que les acteurs s'en sortent plutôt pas mal. Néanmoins, le parti pris d'extrapoler sur les textes peut interloquer le spectateur en plus d'une occasion. Etait-ce bien nécessaire? C'est ce qu'on peut se demander devant une telle surcharge, préfigurant déjà son futur Mother.
Noé super et bon film épique sur l arche de Noé décors impressionnant ainsi que de belles bataille le décors est magnifique et bien tourné grâce a mon amis Geoffrey j ai découvert ce film une très belle fresque