"Moi, député" est une comédie satirique du monde politique américain réussie et hilarante. En tête d'affiche, on retrouve deux acteurs qui excellent dans le genre comique en ce moment, à savoir Will Ferrell ("Semi-Pro", "Frangins malgré eux", "Les rois du patin",...) et Zach Galifianakis ("Very Bad Trip", "Date Limite",...). Ils incarnent les deux adversaires à la présidence de député de Caroline du Nord. Après cinq mandats accumulés car aucun adversaire en vue, Cam Brandy (Will Ferrell) ne se foule plus pour son job qui lui rapporte le gros lot jusqu'au jour où un guide touristique est subitement amené sur le devant de la scène pour lui faire de l'ombre. Le monde politique est totalement caricaturé ; entre les phrases qui se répètent dans chaque discours, le député con au possible qui a besoin d'un coach pour tous ses faits et gestes, le cercle familial contrôlé sur mesure, les hommes politiques qui baisent à tue-tête et ne connaissent pas le "Notre-Père" et les gentillesses que peuvent s'adresser les concurrents entre eux, on rentre dans une zone extrême de l'improbable, car après toutes ces conneries, aucune répercutions ne vient entraver leur plan ou amoindrir leur chance de remporter la victoire, bien au contraire... Donc, même si certains éléments peuvent faire échos à des cas similaires en France ou autres, la satire directe se transforme rapidement en show à l'américaine où tout devient possible. Les deux acteurs principaux se tirent dessus à coeur joie et stimulent parfaitement l’intérêt et l'action du film. Bien que Will Ferrell en fasse des caisses et finisse la plupart de ses dialogues par une histoire de fesses, Zach Galifianakis incarne un personnage de composition totalement barré (à la "Very Bad Trip") et fait rire parfois par pitié. C'est tellement grotesque par moment qu'on en rigole malgré nous et qu'on se laisse aller. De toute façon, c'est la mode en ce moment, toutes les comédies américaines parlent de cul et ne se gênent pas pour ajouter des détails salaces et grossiers aux dialogues. L'un des meilleurs moments par exemple, c'est celui où Zach G. annonce à sa famille qu'il se présente aux élections et qu'il demande à ses fils d'avouer tous leur secrets... La domestique bridée qui prend des accents de black ou d'hispanique est aussi hilarant tandis que la tenue et la posture de Galifianakis sont très efficaces pour nous faire pouffer de rire. C'est tellement ridicule. Le scénario est classique mais ça ne m'a pas empêcher de rigoler tout le long.
Will Ferrell a beau être l’homme le plus drôle du monde derrière une caméra, il n’a pas toujours su choisir ses projets et s’est retrouvé dans plein de navets difformes.
The Campaign avait pourtant tout pour réussir : un réalisateur talentueux, autant rôdé aux comédies qu’aux films politiques, un casting efficace et un thème vraiment intéressant. Malheureusement, force est de constater que Moi, Député n’est pas un grand film. Will Ferrell est fait pour être seul en tête d’affiche. Il doit être de tous les plans, il bouffe de la pellicule comme une vraie star, il est infiniment plus drôle que le pauvre Zach Galifianakis qu’on ne cesse de surcoter. Autour d’eux, c’est le contraire. Jason Sudeikis, Dylan McDermott & Karen Maruyama sont des talents sous-utilisés et leurs rôles auraient pu/du être étendus à beaucoup plus de temps d’écran. Le film n’est aussi pas très bien construit, suite de sketches parfois hilarants (très souvent, d’ailleurs) mais sans un vrai sens du temps qui passe et liant. Jamais le spectateur ne sent la grand-messe de l’élection venir. On appréciera quand même les performances de Sarah Baker et de Katherine LaNasa, les nombreux éclats de rire qui jalonnent le film et la bonne humeur qui en découlent.
Jay Roach n’a pas réussi à atteindre le niveau d’un Adam McKay, il n’a pas su utiliser Ferrell comme il se devait, lui qui l’avait pourtant déjà bien utilisé dans les deux premiers Austin Powers. Déception.
Sans être d'une loufoquerie extrême moi, député n'en reste pas moins une comédie drôle et parfois hilarante. Le duo d'acteurs est très bon Will Ferrell est en grande forme. Si le film pointe du doigt certains défauts des politiques,moi, député ne va cependant pas assez loin, on aurait aimé que la satire soit faite pleinement.
Moi, député est une satire de la politique, et les campagnes electorales. Dans ce long métrage, la politique est ridiculisée à l’extrème : sexe, magouille, coups bas… tout y est. Le film est inégal, Quelques passages sont vraiment très drôles et loufoques et d’autres scènes un peu longues. Quoiqu’il en soit on passe un moment sympa à regarder cette comédie .
Les deux candidats sont incarnés par Will Ferrell et Zach Galifianakis qui ont l’air de s’amuser autant que les spectateurs dans la salle. Will Ferrell joue le député véreux, infidèle, et avide de pouvoir, un rôle parfois trash. Zach Galifianakis, plus sage, incarne un américain moyen, un peu naïf, un peu bébête et propulsé dans la politique.
Malgré une fin trop sage, (un happy end décevant) le réalisateur assume la comédie. Moi, député raconte une campagne électorale près à la réalité des campagnes américaines à coup de clips dénigrant ou glorifiant les candidats, et des coups sous la ceinture…
Malgré un emballage un peu vite fait qui à des allures de téléfilm, on rigole bien! Et ce n'est pourtant pas grâce au scénario (trop prévisible) ou à l'humour pipi caca mais bien dû au génie de Will Ferrell et à la complicité qu'il arrive à créer avec Zach Galifianakis! Avec à la clé deux ou trois scènes mémorables notamment la sex tape électorale !
Un film politiquement incorrect et c'est le cas de le dire. Je n'est pas énormément rigolé devant cette comédie mais elle a quand même quelques points forts: si Zach Galifianakis n'est pas hilarant, Will Ferrell est bien plus drôle; Le film vaut aussi pour le fait qu'il dénonce en grossissant un peu le trait, le niveau extrêmement bas des hommes politiques: en effet, on a une grosse dénonciation des méthodes visant à porter des gros coups bas mais après quand il s'agit de donner des idées concrètes, y'a plus grand monde. Et bien sur la foule suit tels des moutons...
Un film que j'attendais. Autant dire que c'est assez drôle parfois, trop lourd de l'autre. Je sais pas mais dans le rôle agaçant Will Ferrell ne cesse d'accumuler les rôles les plus embêtants pour le public. Et malheureusement, ça dé-crédibilise encore plus son rôle d'humoriste. On s'ennuie pas certes, mais on rigole jamais par éclat malgré le fait que le genre d'acteur comme Will Ferrell ou Zach sont des acteurs qui souvent me font rire. Mais finalement le film ne donne rien de nouveau, y a des gags beaucoup trop lourd.
Le choix de l'humour lourdingue pour faire une comédie sur la politique en générale, et en particulier sur une campagne d'élections. C'est lourd, improbable, tiré par les cheveux, certes, mais il y a une puissance comique qui opère, avec ce duo qui s'en donne à cœur joie, des situations franchement drôles, et un humour qui épingle l’Amérique puritaine, politique, et industrielle. Tout le monde y a droit, et Jay Roach parvient à rester à flots sans jamais basculer dans l'affligeant pas drôle. Il ne faut rien chercher de sérieux ici, mais quand même, ce côté impertinent est plaisant.
La comédie américaine potache dans toute sa splendeur ou dans tout son manque d'originalité, selon que l'on apprécie ou pas le genre. Les blagues et les bons mots fusent sans arrêt, mais encore une fois on regrettera la morale bien affirmée de la fin du film, comme si le réalisateur et ses scénaristes avaient décidé de gommer tout le "non-politiquement correct" de la majorité du film. Et enfin ne ratez pas le générique final! Conseil d'amie...
THE CAMPAIGN ou MOI, DEPUTE en vf n'est pas le meilleur film de Will Ferrell mais sa confrontation avec Zack "Alan" Galfianakis est savoureuse et se laisse déguster à sa juste valeur de divertissement.
Ce film traite brillamment et en critiquant comme il se doit la politique spectacle à l'américaine, qui bien trop souvent frise avec le ridicule. Il moque le fait de rabaisser son adversaire plutôt que de se risquer à émettre des propositions, le financement des campagnes par des groupes industriels puissants et influents ou encore le rapport ridicule à la religion outre-Atlantique. Le point négatif du film, c'est qu'il réunit ceux qui sont sans doute les deux maitres de l'humour du 21ème siècle, et qu'il n'exploite pas tout leur talent afin de nous faire rire. On sourit donc, on rit parfois, mais on pourrait s'attendre à bien plus de ce côté la. La comédie tombe évidemment à point nommé au moment où Obama livre bataille pour sa propre succession. De la à taxer le film d'opportuniste, il n'y a qu'un pas, que je ne suis pas très loin de franchir. Mais on passe tout de même honnêtement un bon moment.
Cette après midi, j'avais envie de me matter le dernier Will Ferrell, mais je me suis très vite aperçu que je regardais en réalité le dernier Zach Galifianakis. L'acteur rondouillard des VERY BAD TRIP réussit à éclipser le mastodonte du rire US dans plusieurs scènes. Face à la tempête Ferrell, Galifianakis nous la joue toute en retenue et campe un pecno républicain efféminé avec un naturel désarmant. Premier constat: ce mec est vraiment très drôle. Ce n'est pas la première fois que Will Ferrell se fait voler la vedette dans ses films: dans FRANGINS MALGRÉ EUX, l'acteur John C. Reilly se permettait le luxe d'être plus drôle que le roi. MOI, DÉPUTÉ, c'est le retour en force de Jay Roach à la comédie. Après s'être égaré quelques années en shootant des films sans intérêts, le réalisateur des AUSTIN POWERS et des MON BEAU PÈRE ET MOI opère un retour réussit à la comédie grasse qui fait rigoler. L'idée d'un affrontement sans merci entre deux candidats républicains est propice à un enchaînement de gags le plus souvent hilarants. Les scénaristes de MOI, DÉPUTÉ y vont à fond dans la démagogie mais des allusions politiques engagées font leurs apparitions de temps en temps. Derrière la potacherie, l'équipe du film tient malgré tout à dénoncer le fléau de la politique américaine: le conflit d’intérêt entre la politique et la finance. Mais qu'on se rassure, MOI, DÉPUTÉ n'est pas un film militant mais une machine de guerre du box office qui n'a qu'un seul but: nous faire rire. La mission est réussie. Les deux acteurs cabotins donnent tout ce qu'ils ont et leur abattage comique emporte souvent le morceau. Cependant, MOI, DÉPUTÉ est un peu faiblard lorsqu'on le compare aux autres titres de Will Ferrell. Les gags s'enchaînent mais n'atteignent jamais la maestria d'un ANCHORMAN ou d'un STEP BROTHERS. "MOI DÉPUTÉ, je suis un film sans prétention, MOI DÉPUTÉ, je n'ai comme ambition que celle de vous distraire, MOI DÉPUTÉ, je ne suis sans doute pas la comédie de l'année, MOI DÉPUTÉ, je suis un film humble qui ne pète pas plus haut que son cul..."
Une fois de plus, le métier de politicien est écorné. Mais de manière plutôt marrante ! Deux prétendants au poste de gouverneur sont incompétents sur le fond. Mais ils se prêtent à une guerre élective sur la seule forme. En ne s’épargnant aucune vacherie ! Débats vides de sens. Promesses intenables. Démagogie populaire et religieuse. Crédulité du peuple exploitée à fond. Évidemment, le «riche», exploiteur et manipulateur, incarnation du mal absolu, tire les ficelles. Heureusement, tout cela n’a rien à voir avec la réalité de nos belles démocraties ! On se marre bien : les fans de Galifianakis se régaleront…