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Charles G
35 abonnés
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3,0
Publiée le 9 octobre 2012
Longtemps pressenti pour remporter la Palme d'Or à Cannes cette année, Holy Motors n’a finalement pas fini vainqueur. Cet OVNI cinématographique avait pourtant quelques points forts pour lui. Premièrement, et il ne faut pas sous-estimer cet effet, il est l’œuvre d'un réalisateur autour de qui règne une certaine attente folle, un côté mystique, qui font que les passionnés et professionnels du cinéma entrent dans la salle en étant déjà persuadés, quoi qu'on leur montre, que cela tiendra du génie. Ensuite, Holy Motors est une ode au cinéma, et particulièrement au backstage que l'on ne nous montre jamais, ici encloisonné dans une limousine irréelle qui renvoie aux fraises la pâlichonne et barbante consœur omniprésente de Cosmopolis. Le film est également graphiquement beau, on ne peut le nier, avec quelques séquences absolument magnifiques. Voilà pour les points positifs ; non, je ne me mets pas à l'unisson en plaçant Denis Lavant dedans. S'il assure une performance originale et que l'on voit tout le travail accompli pour en arriver à ce résultat, il n'en reste pas moins qu'il ne semble pas du tout à son aise dans les dialogues qui sortent de sa bouche en sonnant faux. Il ne les a pas écrits me direz-vous. Effectivement, mais c'est aussi son devoir de se les approprier. Aussi, la répétition de pastilles toutes plus improbables les unes que les autres suscite de l'étonnement et de l'émerveillement pendant un temps, mais après trois ou quatre, elle crée un ennui qui, malgré la beauté des images diffusées, va grandissant. On en viendrait presque à être lassés par trop de bizarreries successives qu'on nous donne à avaler sans nous donner le temps de les mâcher. En conclusion, ce film est une expérience hors du commun, très difficile d’accès, mais qui vaut l'expérience de visionnage pour tous les passionnés de cinéma.
Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Holy Motors se décrit avant tout par son particularisme et son excentricité. Long-métrage découpé en de multiples petits, mais avec un fil continu qui réserve tant de surprises, cette grande aventure mi-fantastique mi-philosophique en plein coeur de Paris se réserve le droit de vous perdre en cour de route. En effet, l'histoire tire sa force de son excentrique étrangeté, en partie lors de l'axe Père-Lachaise où spoiler: une belle Eva Mendes se fait kidnapper par un personnage rocambolesque et à la présence désagréable, instaurant un malaise qui ne s'absente que tardivement . Et que dire de la mise en scène de Leos Carax, empruntant ses codes au psychédélique même ? Aux dialogues perturbants et au cliffhanger indiscutablement toqué ? Rien, la parole est d'argent mais le silence est d'or...
MAGNIFIQUE! Ce film est d'une beauté rare! C'est intense, percutant, sensoriel, émouvant, tout ce que vous pouvez ressentir au cinéma est réuni dans ce film qui en contient 1000. J'ai rarement voyagé comme ça, c'est une fenêtre sur un monde parallèle, le monde de l'imagination, de la créativité pure!
Qu'ai-je compris ? C'est un petit peu la question que l'on peut se poser après avoir vu cette nouvelle énigme de Leos Carax, probablement fils caché d'un bon nombre d'artistes maudits. Monument de poésie, visuellement beau mais aussi difficilement interprétable. Peut être ne faut il pas chercher de sens aux images que l'on voit mais se contenter uniquement des images nous ferait moins apprécier ce travail fabuleux. La machine, l'homme, la culture populaire, l'élitisme sont les thèmes abordés directement mais on peut sentir une patte beaucoup philosophique derrière ce décor. Denis Lavant prouve une fois de plus qu'il est un grand acteur, à un point que l'on tend à se perdre avec lui dans les tréfonds de Paris. Il soulève les problèmes de consommation d'images de notre époque, mais aussi la place de l'artiste, de sa comédie. A voir, au moins pour le plaisir des yeux.
une critique du cinema a travers le film même. passionnant travail pictural, perturbant souvent, amenant l'idée que le cinema est un monde a part. vu dans le cadre de l'étude cinématographique, et même si de nombreuses scènes m'ont perturbé (notamment celle de Monsieur Merde) je ne peux m'empêcher de voir la critique du cinéma et d'admirer le travail de l'image.
A l’arrière d’une limousine-stretch diaphane, roulotte du 7e art, fil blanc de ce film, un acteur, Monsieur Oscar (oui, l’univers caraxien ne fait jamais dans la légèreté), interprété brillamment par l’exceptionnel et assez effrayant Denis Lavant, passe de scène en scène et de rôle en rôle sans plus très bien savoir où le réel débute et où s’achève la fiction. Chacune des incarnations successives célèbre le cinéma et prophétise sa fin. Tous les états du 7e art sont convoqués, tous les genres, toutes les époques et avec une forme de mélancolie ludique explorée par un réalisateur inspiré. Entre miracle et vacuité, hermétisme et brio, humour et grandiloquence, Holy Motors stimule et interpelle, faisant de la vision de celui-ci une expérience singulière parfois déconcertante à conseiller.
La critique complète: http://franglaisreview.com/2012/09/12/holy-motors/
Film que j'attendais le plus cette année avec la déception Cosmopolis. Point de déception majeure ici , loin de la , malgré un petit regret. Le film commence sur les chapeaux de roues. Ambiance étrange , personnage énigmatique , décors envoûtants , symbolique a tous les étages ... Que du bonheur. Et cela se poursuit fort bien avec un Denis Lavant en grande forme et crédible dans tous les rôles qu'il incarne , une photographie magnifique , des idées de cinéma à foison et une inventivité visuelle de premier ordre. Ma grande déception vis a vis de ce film se niche a peu prés a son début : la scène du mannequin. Ayant vu ce que pouvait faire Mendes , notamment dans Live ! et We own the Night , je me disais chic ! Eva Mendes + Leo Carax : utilisation a total contre emploi , étincelles , transcendance ! Et bien , non. C'est de loin son rôle le plus statique a ce jour. Dommage , un rendez vous manqué. Heureusement , le film reprend de la vigueur après. Lavant est toujours aussi magistral , Scob est excellente, donc les scènes dans la limousines sont toutes d'un naturel exceptionnel. Et le film de reprendre sa route azimutée et sombre vers un final simple mais d'une efficacité hors du commun. Pour synthétiser , un film riche , passionnément interprété et talentueusement mis en image. Une petite déception d'emploi et de direction pas énormément nuisible à l’ensemble , étant largement compensée par le reste de ce film riche en scènes d'anthologie dont les géniales scènes d'ouverture de clôture et surtout d'entracte en sont les excellentes articulations.
Une oeuvre absolument originale, jouée de manière totalement habitée par D. LAVANT. Un OVNI cinématographique, pleine de beauté plastique. Mais qui demeure une invention artificielle à beaucoup d'égards, une spéculation de cinéma, plutôt qu'un film. Il en faut aussi.
Monsieur Oscar entre dans sa limousine et demande "combien de rendez-vous aujourd'hui, Céline ? "9" lui répond son chauffeur-collaboratrice. Léox Carax nous invite à suivre Monsieur Oscar au fil de ses rendez-vous étranges et violents. Un hommage aux comédiens, au cinéma, un constat amer de ce qu'il est en train de devenir : un cinéma à la carte, sans salle, sans caméra et peut-être bientôt sans comédien. Un film sombre, nostalgique et violent. Esthétiquement très beau. Déconcertant et prenant. http://zabouille.over-blog.com
Certes de Denis Lavant est convaincant et la mise en scène magnifique, mais on est dérouté par l absence de fil conducteur. Esthétique certes mais je ne trouve pas cela suffisant .
Ce film est totalement incompréhensible et absurde. On se dit qu'on va comprendre le fond de l'histoire à la fin des deux heures interminables ... mais que nini, tout ça pour quoi ? voir des singes dans ces cas là autant regarder La planète des singes voilà un vrai film avec une vraie histoire. 1étoile tout de même pour quelques scènes pas trop mal (celle de l'accordéon)