Holy Motors
Note moyenne
3,0
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607 critiques spectateurs

5
101 critiques
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138 critiques
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85 critiques
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69 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 août 2012
Que dire... Le genre de film qu'on adore ou qu'on deteste... Personnellement, il m'a captivé. L'acteur principal D LAVANT est énorme et tout aussi "perché que le réalisateur". (Mention spécial à CARAX pour mettre à l'écran un homme en erection, c'est pas courant...).
Bref, je n'ai pas compris grand chose au film mais c'est à la fin que j'ai compris qu'il ne fallait pas trop chercher à comprendre et à chercher une logique rationnelle dans tout cela.
Enfin, j'imagine que voir ce film sous substances psychotropes ou même éméché peut faire basculer dans un univers glauquissime.
Agl-Paris
Agl-Paris

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 août 2012
Le de ce film c'est que je n'ai jamais décroché sachant que je n'ai rien capté du début à la fin : le fil conducteur ? L'histoire ? Que vous nous apprendre ou raconter ce film ? Mystère !! Avec certes une très belle interprétation de Denis Lavant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 août 2012
Difficile de donner une critique d'un tel film. Un tel ovni.
Car lorsque l'on découvre ce film sans connaître l’œuvre de Leos Carax, on risque de quitter la salle de cinéma avec plus de questions que de réflexion.
Attention, je ne dis pas qu'un film doit apporter toutes les réponses, loin de là. Mais Holy Motors n'est pas un film comme les autres. Indissociable du parcours et de la personnalité de Leos Carax, il épouse les expériences M. Oscar. Tour à tour grand financier, vieille mendiante, homme-capteur, animal, tueur à gages, père d'une fille adolescente, tueur fou, oncle en train de mourir, acteur qui revoit son grand amour après des années ou encore un homme vivant avec des singes, les scènes et les maquillages s'enchaînent comme autant de prises et de facettes de vie.
Et pourtant on y croit. On doit bien entendu cela au talent de Denis Lavant, capable de donner vie (et surtout un visage) à ces personnages ambigus et dérangeants.

Est-ce que tout cela en fait un bon film pour autant ? A en lire les critiques oui, ce pied de nez au monde du cinéma est tout simplement son meilleur film. Beau retour de situation pour le réalisateur habitué aux défaites et aux critiques assassines.
Il n'est pas rancunier non plus, se livrant dans Holy Motors comme jamais, apparaissant dans le film, livrant ses personnages à l'écran brut, et surtout gardant son humour.

Est-ce que tout cela en fait un bon film pour autant ? A en lire les critiques des spectateurs, pas forcément. C'est dommage, à force d'être enragé, Leos Carax s'est peut-être un peu perdu en chemin.

Le film mérite tout de même le détour, alors si vous êtes un spectateur un peu curieux ou que vous aimez vivre des expériences cinématographiques, poussez la porte de la salle et pénétrez cet univers....
artaud
artaud

27 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2012
Il faut suivre ce film avec une thématique dans la tête, c'est-à-dire que le spectateur doit fournir un chemin, un effort pour donner de l'unicité et du symbole. Ma question que j'avais en tête était non pas "Qu'est-ce qu'un artiste ?" ou "Qu'est-ce que le cinéma" mais... "Qu'est-ce qu'un monstre ?". Pour moi, l'artiste est un tyran, un fabricateur d'amour pervers, de culpabilité et de la peur.
L'"on" dit que Carax est hermétique. L'"on dit qu'il traite la question du public de manière expéditive. Je pense au contraire que Carax tire son avantage de se méfier du public. En effet, on est artiste entre autre pour être vu mais aussi pour échapper à la condition aliénante de l'artiste. Cette aliénation est de séduire mais sans complaire son interlocuteur visuel dans l'orientation de son propre travail. Je trouve pour le coup le regard de Carax pudique tandis que d'autres y verront snobisme : il n'a pas la prétention de parler à la place du public mais il ne s'y risque pas.
Une position centraliste mais suffisamment motrice pour pondre une limousine qui est un instrument d'unicité mais aussi un symbole sur l'art : c'est beau mais c'est "chiant, pas pratique, pas adapté, tapageur, arrogant" mais c'est beau.
Faire fi de ce jugement,
laisser au spectateur ce qui est au spectateur,
écarter l'audience autant que possible dans son orientation artistique, me plaît énormément car, quel que soit mon jugement, cela ne remet pas en cause, pour Carax, sa condition d'artiste-savant. Carax met tout en oeuvre ici pour séduire et le film ne t'a pas botté l'arrière-train : à mon avis, ce ne peut être que bon signe paradoxalement !
Oui, Carax se débarrasse de l'influence de ce public qui réagit à chaque fois comme un enfant abandonnique...
Même au prix qui revient à écarter la critique : dur prix à payer mais aussi - peut-être - le contre-coup de ce qui s'est produit avec Pola X.
C'est attaquable, en effet.
Mais bon, le film a plutôt été bien reçu ; "on" a même cru à un prix. Donc si la critique est plutôt bonne, ça ne pose aucun problème et cela passe sous le tapis.

Quand je suis sorti du film, je me suis sentis comme à la sortie des chefs d'oeuvre : très critique mais étonnement bouleversé, impacté. Puis j'ai vu qu'on était tous le monstre de quelqu'un, là, dans la rue. C'est bien, c'est tout ce qu'on demande à un film et qu'il soit savant semble nettement un avantage.
stillpop
stillpop

96 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 août 2012
L'histoire d'un fou complètement barré qui nous refait Cosmopolis, déjà bien atteint, à sa sauce !

Après "La rose pourpre du Caire", "Enter the void" et même par un coup du hasard "Cosmopolis" qui sont d'une manière ou d'une autre liés, il est bien difficile d'apprécier cet objet surrané qu'a commis sous perfusion Leos Carax.

On s'ennuie à affronter ce système répétitif sans grand message, d'autant plus que si la scène avec Kylie est assez belle autant que niaise, le final est sympa, mais la femme voilée tombe carrément à plat même pour les amateurs de peintures classique !

D'autant plus que si on analyse le scénario, on est clairement sur une métaphore du jeu vidéo et non du comédien, preuve supplémentaire que la sénilité nostalgique n'est pas très au point.

Que ce soit lourdingue ou triste, rien d'étonnant avec Carax, mais il n'y a pas non plus le côté complètement barré qui, comme avec Gaspard Noë permettrait au moins d'aimer ou de détester.

Un truc plein d'énergie et correctement filmé pourtant sans éclat, un bel hommage à Paris sans but précis et finalement sans charme. Cela dit, les afficionados de Leos ne penseront pas ainsi.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 août 2012
Bonjour, alors voilà j'ai un scénario d'enfer je vous en donne un bout : un type recouvert de merde bouffe des fleurs dans un cimetière et là il voit une super mannequin entrain de se faire photographier par un pseudo karl Lagerfeld alors il l'enlève puis part dans les égouts : il transforme sa robe en burka se déshabille et bande. Ils s'installent façon pieta et la mannequin lui chante une berceuse. Tu vois c'est super allégorique. si avec ça on va pas à Cannes !!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 14 août 2012
Pour moi, un film esthétique, mais qui n'a aucun intérêt. ça veut intellectuel, conceptuel, mais n'a aucun sens. Bonne prestation de Denis Lavant. Un film calibré pour séduire le microcosme intellectuel parisien. pour conclure... C'EST BIDON
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 août 2012
Le film le plus puissant que j'ai vu de ma vie. Pour moi c'est un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 août 2012
Intriguant, troublant, plein d'humour, le jeu des constructions est orchestré de manière sensible. Porté magnifiquement par Denis Lavant. L'ouverture du film nous entraine dans un univers étrange, dans lequel il est bon de se laisser voyager.
Skipper Mike
Skipper Mike

112 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mars 2014
Après avoir vu ce film à sa sortie, j'avais éprouvé le sentiment rare de ne pas du tout savoir quoi en penser, à tel point que j'avais beaucoup hésité à en faire la critique. À l'époque, j'en louais l'originalité, la beauté esthétique et le jeu de Denis Lavant, mais j'étais plus circonspect quant au caractère décousu du film et plus encore j'avais beaucoup de mal à cerner les ambitions du réalisateur. En effet, l'impression que Leos Carax avait essayé de tirer sur le maximum de ficelles pour faire de "Holy Motors" un chef-d’œuvre m'avait taraudé pendant l'ensemble de la séance. La scène d'ouverture posait déjà la question de la prétention, mais il me semblait aussi assister à une sorte de coquille vide, un film paré de beaux atours mais n'adoptant qu'une posture d'humanité, comme si tout ce qu'on voyait ne pouvait en aucun cas rejoindre des sentiments réels. Tout l'inverse de "Mulholland Drive", chef-d’œuvre passionné et spontané que je venais de découvrir et auquel quelques critiques ahuris avaient comparé le film de Carax. Malgré tout, je concluais sur la nécessité de revoir cette œuvre pour la juger avec plus de certitude.
C'est chose faite près de deux ans après, et je me rends compte à quel point je me suis trompé. Tout d'abord, ma principale erreur de jugement lors du premier visionnage avait été mon incapacité à considérer le film dans son ensemble. En effet, il est tentant de voir "Holy Motors" comme un film à sketches et de relever les inégalités entre les différentes parties. Pourtant, le tout est très cohérent et acquiert une plus grande valeur quand tous les segments se complètent. Les déambulations de M. Oscar à travers Paris offrent ainsi une rêverie poétique débordant de beauté et d'humanité (eh oui, comme quoi...). Il est vrai que certaines scènes accordent une plus grande place à l'esthétique (cf. la motion-capture) mais l'équilibre se fait grâce à de purs blocs de cinéma, moments sublimes qui parsèment le film. Le retour de M. Merde est ainsi une partie jouissive qui le dynamise et le fait basculer dans l'étrangeté la plus totale, mais la réussite de cette séquence tient surtout à celle qui suit, une conversation déchirante entre père et fille, un retour à la normale qui constitue l'un des moments les plus bouleversants que j'aie eu l'occasion de voir au cinéma. Et après cela vient l'entracte, cette idée de génie qui permet de se remettre de ses émotions et d'accorder à "Holy Motors" son statut de film-monde. Quant à la suite, elle permet de mesurer l'amour de Carax pour le cinéma, grâce à quelques répliques bien senties et des pastiches de scènes stéréotypées, souvent d'une grande beauté (cf. la mélancolique séquence de la Samaritaine). Le paradoxe est que, alors que je réprouvais plus haut l'utilisation du terme « film à sketches » pour cette œuvre, il est évident que chaque changement de costume pourrait faire l'objet d'un court-métrage qui serait tout autant bouleversant sans les autres, mais qui perdrait surtout de se sa puissance s'il était prolongé par une histoire complète et banale qui s'accorderait à elle. Par exemple, y a-t-il besoin de connaître l'histoire de cette fille tétanisée par une boum, ses relations familiales et comment elle s'en remettra pour trouver la scène de la voiture aussi poignante que je l'ai écrit ? Certainement pas, et elle aurait sans doute même été moins mémorable au sein d'un film de ce genre.
Ainsi, si je ne sais toujours pas si l'intention de départ de Leos Carax était à tout prix de réaliser un chef-d’œuvre, même artificiellement et sans y mettre de passion, je suis en revanche certain que "Holy Motors" en est un.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 janvier 2020
Certainement l'un des films les plus aboutis cette année. Leos Carax démontre encore qu'il est possible de faire du CINEMA, en replaçant l'acteur comme un être malléable mais indispensable à l'art cinématographique.
La mise en scène et la direction d'acteurs sont ici poussés avec grande maitrise, en explorant des références de style très variées. Holy Motors est ici une réussite.
Malgré une technique totalement maitrisée, ce film apporte l'émotion que l'on recherche. Les tableaux successifs laissent ainsi une variété de sensations déroutante, ou du moins, rare dans les films actuels.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 août 2012
J'aurais pu mettre toutes les notes entre 3.5 et 5 tellement ce film est déroutant et laisse le spectateur dans un état étrange à la sortie de la salle. Ce que le réalisateur a voulu montrer, c'est finalement une étude sur le métier d'acteur. Il fait des rencontres, bénéficie d'une reconnaissance plus ou moins importante de son travail et connait une carrière qui peut soit être très éphémère, soit s'étendre encore et encore jusqu'à ce le comédien ne prenne plus de plaisir et soit en pilotage automatique, voyant sa vie s'enliser. C'est un film plein de surprises, étonnant, troublant parfois, mais qui mérite vraiment le coup d'oeil car il apporte une nouvelle vision et propose quelques scènes vraiment très intéressantes.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 août 2012
Un véritable OVNI du 7ème art à l'allure insolite, Carax en poète pessimiste nous livre un film qui se délivre des codes habituels du cinéma lambda, il y a un message pas toujours accessible mais aussi une maîtrise esthétique du début à la fin du film... Incontournable pour les cinéphiles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2012
Perplexe pendant le film, effrayée un peu parfois, mais en y réfléchissant, ce film est dingue. On ne comprend pas tout, car Carax reste Carax, mais c'est cela qui est bon dans un film = quand il laisse à réfléchir.
Denis Lavant est un vrai génie, je ne le connaissais pas, mais je vais me renseigner un peu plus sur ses films !
Vraiment à voir, mais il vaut mieux le dire, il est troublant, parfois même un peu choquant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 août 2012
Holy Motors, sans être un chef-d’œuvre, est un exploit. Exploit de la forme, exploit du fond – faire parler le cinéma sur le cinéma, idée merveilleuse de la transgression.
La critique complète sur: www.cinemarium.fr
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