Après Cosmopolis, voilà encore un film expérimental ennuyeux. C'est pas mal d'essayer de réaliser des scènes orinigales et de faire des tests cinématographiques mais franchement quand il n'y a pas d'histoire, impossible d'être absorbé...
Pour les cinéphiles de tout bord, ce film était le seul chef d'oeuvre du festival, le seul qu'il fallait voir toutes affaires cessantes, tant ili était génial de bout en bout.
Pourquoi un tel enthousiasme? : on peut subodorer, avant même de voir le film, qu'il existe un lien à part entre les journalistes ciné et l'ex enfant prodigue du cinéma français, un lien qui expliquerait ce petit manque d'objectivité. Un rapide survol des commentaires des spectateurs sur Allo ciné laisserait en effet penser que le spectacteurs lambda ne partage absolument pas le point de vue de l'élite, le nombre de zéro étoiles et de réflexions outragées étant légions.
Bref, Holly Motors est visiblement un film qui laisse des avis tranchants : soit on aime, soit on déteste ( comme mon pote dormeur). Et bien moi, peut être car je je fais rien comme tout le monde, j'avoue avoir été entre les deux, et que le film m'a laissé plutot indifférent,
Je pensais que le film allait vraiment m'enerver ( d'où mon titre), mais en fait, il n'en fut rien, il m'a juste semblé bien vain.
Disons plutôt que je suis sorti de la projection un peu comme j'étais sorti du Mullholand Drive de David Lynch : l'impression d'avoir vu de très belles images, d'avoir assisté à de tres belles scenes de cinéma, mais aussi celle de voir un film qui ne s'adresse pas à moi mais qui parle seulement qu'à une toute petite partie de spectateurs
o-HOLY-MOTORS-CANNES-570Il faut au moins reconnaître à Carax que son film regorge d'amour pour le cinéma, ainsi que d'une vraie puissance visuelle. Si on tente de résumer le film, on peut dire qu'on y suit la journée d'un certain Monsieur Oscar qui, quand il n'est pas dans sa limousine en train de se préparer pour son prochain rendez-vous, est, tel un acteur, incarne différents personnages.
Visiblement, les références et les clins d'oeil aux chefs d'oeuvre du 7ème art sont légions, mais c'est là que je me dis que ma cinpéhilie se heurtait à quelques limites, je n'en ai pas reconnu beaucoup (à part une Kylie Minogue grisée en Jean Seberg, et bien magnifique en tout cas, pour ce qui est de loin la plus belle scène du film).
Et le film donne quand meme l'impression d'une vacuité assez incrouyable, et doit plus revu comme un film à sketches, avec des saynètes de qualité fortement inégales.: parfois avec de jolis moments de cinéma, parfois flirtant allégrament avec le ridicule (ah le Monsieur Merde et Eva Mendès, pour moi ,ca ne passe pas du tout, pareil pour la scène de la nièce pleurant son oncle mourrant, aux dialogues si ampoulés).
Bref, Holly Motors donne quand même l'impression que ce film a plus été fait pour la presse parisienne élitiste, qui ont joué le rôle de superbes attachés de presse du film, mais aucunement pour le spectacteur lambda. Il n'y aucune volonté de tendre la main au public et de lui raconter une histoire qui ait du sens ..
Et cerise sur le gateau, les dialogues pompeux entre Lavant et michel Picolli qui pourraient essayer d'expliquer un peu le pourquoi du comment sont tellement sybillins que le pauvre spectateur est vraiment laissé sur la bande d'arret d'urgence, regardant passer cette limousine d'un air morne.
critique en entier sur mon blog http://www.baz-art.org/archives/2012/07/30/24734596.html
Holy Motors m'a donnez une claque que je n'avais pas ressentis depuis quelques années. Ce film est une excellente réflexion sur le fictif et le réel, Il possède d'excellente trouvaille, de merveilleuse image, un scenario grandiose puis un Denis Lavant en acteur principal qui joue plus que merveilleusement bien. le seul point négatif si il faut en faire un est qu'il n'est pas grand public et qu'il faut s'accrocher pour comprendre toutes les ficelles de ce chef d'oeuvre. en bref regardez le une merveille
Je me dresse face aux nombreuses critiques qui qualifient ce film comme un chef d'oeuvre (ou pas loin). Désolé, mais un film doit s'adresser à tout le monde, pas seulement à une poignée de cinéphiles "avertis" ou experts, condition nécessaire apparemment pour comprendre ce film (et encore...). Que l'on dise que l'acteur est très (TRES!) bon, cela va de soi. Mais cela n'en fait pas un bon film. On se demande tout le temps le pourquoi de telle scène; on parle de "fluidité" d'enchainement des histoires différentes (fluidité dans l'enchainement de choses sans rapport les unes avec les autres, facile puisqu'on se contente de les enchainer, sans transition, sans aucun lien). Oui, film très original; mais alors... on sort de là en se demandant ce que l'on est venu faire là. Les clins d'oeil, allusions, références (appelez cela comme vous voulez) à des films cultes, ne suffisent pas à en faire un film extraordinaire. Encore juste un bravo à l'acteur principal (et dommage pour Eva Mendes et Kylie Minogue qui se sont perdues dans ce film, même si leurs "performances" peuvent être appréciées, pour ces rôles en tous cas...).
Il est impossible que notre esprit humain trouve une suite logique aux événements, le film arrive constamment à nous surprendre et nous emmène dans un autre univers, parfois drôle, parfois farfelue. D'ailleurs Il est sans nul doute regrettable que Denis Lavant n'est pas eu de prix pour son rôle dans Holy Motors !
Je ne connaissais pas Carax. Je n'avais rien lu sur ce film, juste aperçu quelques fois des éloges de presse. Bref, l'a priori était positif. Et puis... Et puis... Ca s'enlise. C'est parfois beau. Souvent laid. Parfois magnétique. Souvent plat. On ne parle pas beaucoup alors on laisse la place à toutes les interprétations possibles. On truffe le film de références qui plaisent aux puristes, mais le film, on l'assemble de bouts de ficelle, d'absurdes pour finir en beauté par du grand n'importe quoi. Pourquoi Leos Carax ?
J'aurai voulu aimer ce film en mémoire au pont neuf qui nous avait tant bousculé jadis, seulement là tout est si parfait que ça en devient difficile à supporter, j'ai tenu 45 mn, après j'ai quitté la salle sans regret car dès le départ il est convenu que ce film est génial... Non je n'ai pas marché ! art-psy.com http://vimeo.com/user4664647/albums
Une superbe métaphore de ce qu'est l'industrie du cinéma et le travail d'acteur aujourd'hui, avec une performance hallucinante de Denis Lavant en Mr. Oscar, fatigué et dépassé par son propre métier. Usé jusqu'à la corde, il ne peut pourtant se passer de ce qui au départ était un plaisir mais qui l'a finalement empêché de vivre.
La Caméra de Carax balaye Paris avec une délicatesse surprenante, surtout la nuit. Une tension palpable tout au long du film qui plonge le spectateur dans un sentiment de fascination malsaine.
Un Leos Carax en petite forme, et c'est déjà excellent. La structure éclatée du film nous permet d'assister à une dizaine de petits courts métrages, tous passionnants. Certaines séquences sont juste sympas, et d'autres carrément énormes! Notamment la 2e, qui nous offre un ballet amoureux de personnages en motion capture. On salue la performance de Denis Lavant, homme à tout faire, caméléon animal qui passe d'âge en âge et de forme en forme, sans tiquer. Quelques guest stars de luxe (Piccoli en clin d'oeil à Mauvais Sang avec sa tache de vin, Kylie Minogue, et Eva Mendes muette et très sexy), et surtout un Paris qui n'a jamais été filmé auparavant. Il y a une séquence dans les carrières du 15e (les connaisseurs apprécieront), une autre magnifique dans la Samaritaine abandonnée, une autre dans le Père Lachaise. Bref, une magnifique mise en abyme sur le métier d'acteur, et une vision sans concession. Réserves : les dialogues sont vraiment trop littéraires, et quelques courtes scènes trop démonstratives (les limousines qui affirment que le cinéma se meurt, etc.) Regrettable qu'on apprécie aussi peu ce genre de films aujourd'hui, les spectateurs deviennent de plus en plus conformistes... Aujourd'hui, des génies comme Lynch ou Kubrick ne pourraient pas percer, j'en ai peur...
Avec un cinéma français en panne, Carax apparaît comme notre sauveur. Avec un style néo nouvelle vague et un acteur qui réalise une performances que l'on ne peut demander qu'à un acteur de talant tel que Denis Lavant. Si Peter Sellers nous impressionnait par ces 3 rôles dans Dr Strangelove, que dire de la dizaine de personnages différents qu'interprète le français! Leos Carax puise dnas tout ce dont le cinéma est capable de l'animation à la comédie musicale. Enfin un vrai cinéaste.
Je suis stupéfait, et inquiet, devant le nombre de critiques négatives des spectateurs pour ce film. Pour moi, il s'agit simplement du film le plus original, créatif, intelligent, fort, remuant de ces dix dernières années. Carax film un peu Paris comme Lynch filmait L.A. Quand je dis que je suis inquiet, ce n'est pas que je ne respecte pas l'avis de chacun, c'est que je me demande s'il y a encore une place publique pour de vrais grands films d'auteur, ou bien s'il ne faut plus servir que du Intouchables désormais. Enfin vive Holy Motors, et merci M. Carax d'avoir ainsi magnifié le cinéma et respecté le spectateur. Brillant.