Holy Motors
Note moyenne
3,0
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607 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2013
Holy Motors fait partie de ces films qui distillent toute en longueur plusieurs émotions. Ainsi la première scène du film a éveillé en moi une certaine curiosité, cette curiosité faisant progressivement place à l'incompréhension, elle-même remplacée très rapidement par une perplexité que me faisait grandement redouter la suite du film, qui comme j'avais commencer à le penser et à le craindre, allait continuer son bonhomme de chemin dans ce qu'un cinéphile non averti aurait pu appeler une farce cinématographique (en disant ça je pense en particulier au passage avec Mr. Merde mais qui ,malgré son excentricité plus que limite, a quand même réussi à m'arracher un rire ou deux).
Il n'en fut heureusement rien car ce sentiment perplexe qui m'avait dans un premier temps envahi fut rapidement dissipé, la fascination ayant pris le dessus. En effet, à partir du moment où l'on commence réellement à comprendre le mécanisme du scénario qui divise le film en une multitude d'histoires dotées d'une personnalité propre à chacune, le film devient brusquement prenant, on se surprend à se demander à chaque fin d'histoire et à chaque nouveau départ (qui a lieu inévitablement dans une limousine conduite par une Edith Scob d'une élégance éclatante et sillonnant un Paris d'une beauté éblouissante à la limite du mysticisme) ce que le réalisateur nous a réservé pour la suite, celle-ci rompant parfois brusquement avec le ton émotionnel de la précédente. Cette particularité, qui est selon moi l'une des grandes forces du film, est due en grande partie à la prestation remarquable de Dennis Lavant, véritable caméléon cinématographique qui mue, change, se transforme d'histoires en histoires, expérimentant à travers son « métier » (qui renvoie bien entendu à celui de comédien) les différentes expériences qui jalonnent une vie en adoptant les différents points de vue constituant l'essence d'une société fracturée (là où c'est réellement flagrant c'est quand il passe d'une scène à l'autre d'un respectable homme d'affaire à une mendiante étrangère). Ce fond remarquablement riche est mis en valeur par une mise en scène extraordinairement belle (presque psychédélique à certains moments) qui place le film au rang de cinéma expérimental (le dernier plan du film est probablement l'un des plus curieux et des plus étonnants du film).
Je termine cet avis en mentionnant que j'ai adoré le passage musical vers la fin du film qui constitue selon moi l'un des meilleurs moments du film, d'une grande puissance émotionnelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2013
D'abord, ralentir le temps pour s'adapter à cette trame narrative si particulière, et plonger ensuite dans un tourbillon d'images, un kaléidoscope de sensations. Si l'on sait aiguiser son regard et réveiller son esprit critique, on percevra alors une multitude de symboles interrogeant la quête d'identité des acteurs, dénonçant l'industrie du cinéma et l'anonymat des gens de l'ombre (agents, techniciens...) qu'elle suppose. Sans oublier l'humour qui vient ici mettre un point final lumineux à cet étrange festival d'émotions, certes protéiforme mais résolument engagé.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 octobre 2013
Quelques courts passages intéressants mais qui ne valent pas le sacrifice de deux (longues) heures. L'idée de départ est tellement excellente et innovante que l'on imagine déjà de possibles scènes mais on se rend bien vite compte que notre fantasme dépasse largement la réalité. Certes ce Holy Motors nous entraîne dans un spectacle contemporain bien réalisé mais il faut aimer le genre Arte.
Denis Lavant incarne royalement son personnage et reste très mystérieux, son vrai caractère est caché derrière tous ces masques. Eva Mendes, elle, présente en tête d'affiche ne sert qu'à attirer la foule, son rôle se résume à être muette et présente 10 minutes à l'image.
On accroche ou on n'accroche pas.
Kao-BB
Kao-BB

56 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2014
Même s'il m'a fallu deux visionnages pour mieux le comprendre (notamment pour les dialogues), Holy Motors est littéralement ce qu'on peut appeler un pur OVNI cinématographique! Une oeuvre très bizarre, dès le début jusqu'à la fin, mais qui possède beaucoup de qualités. Une drôle d'aventure dans Paris, à travers le personnage caméléon de Denis Lavant alias Monsieur Oscar, à bord d'une limousine blanche conduite par Céline (Edith Scob), et tout un planning de rendez-vous à accomplir. Holy Motors se veut comme un hommage au cinéma, et je confirme l'hommage est réussi, accompagnée d'une mise en scène sublime qui change de registre comme Oscar au diapason, ainsi que sa musique. Le casting est très bon, et Denis Lavant et toute sa palette de personnages différents quand à lui excelle. Fantastique, drame, comédie musicale, science-fiction,...le réalisateur Leos Carax nous invite dans son univers à la fois décalé, mystérieux, osé et poétique, à celles et ceux, comme ce fut le cas pour moi, qui adhéreront à celui-ci, car bien sûr il ne plaira pas à tout le monde, ça s'est vu. Mais de mon point de vue, j'ai adoré ce film, à voir ne serait-ce par curiosité, au moins pour cette expérience cinématographique.
AMANO JAKU

361 abonnés 797 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 octobre 2013
Je viens de me repasser ce film pour la 4ème fois avant de faire cette critique…en vain, quelque chose m’échappe, je n’accroche pas. Il est étonnant qu’à 34 ans et après avoir vu des milliers de films, j’arrive encore à être surpris…même si ici, mon sentiment principal est l’incompréhension. Pourtant, je suis assez friand de films considérés comme incompréhensibles ou tordus : "Donnie Darko", "Fight Club", "Pi", "Irréversible", "Brazil", "Southland Tales", "Cube", "Existenz", "L’Echelle de Jacob", "The Fountain", "Nothing", "Enter The Void", "Cosmopolis", "The Box". J’apprécie énormément ce qu’ont réalisé des génies tels que David Lynch ("Lost Highway", "Eraserhead", "Mulholland Drive", "Dune", "Blue Velvet", "Inland Empire"), Takashi Miike ("Gozu", "Izo", "Bird People in China", "Andromedia", "God's Puzzle", la trilogie "Dead Or Alive", "Visitor Q") ou encore Shinya Tsukamoto (la trilogie "Tetsuo", "Gemini", "Bullet Ballet", "Vital", "Nightmare Detective"). Mais là je ne suis pas rentré dans le trip de Carax…enfin si trip il y a. Car soyons franc, même si il n’y a pas spécialement de fil conducteur entre les scènes, rien à l’image ne nous laisse supposer quoique ce soit et même avec une grande connaissance cinématographique (et croyez moi : la mienne n’est pas la plus mauvaise), on a du mal à trouver des références ! Même des films étant totalement dans le « non sens » comme "Rubber" et "Wrong" de Quentin Dupieux sont beaucoup plus abordables et poétiques que ce "Holy Motors". Alors, quand je vois les critiques dithyrambiques (désolé, y’a pas d’autre mot !) de la presse qui évoquent toutes les mêmes arguments tel que l’hommage à divers cinémas par chacun des sketchs, je me dis qu’ils ont bien tous (pour une fois !!) lu le dossier de presse qu’on leur a fourni avant la projection du film. Hypocrites : nous on l’a pas ce foutu papier quand on mate le dvd !! J’ai même l’impression que Léos Carax a fait une blague pour cette presse soi-disante critique, cette même presse qui l’a déjà crucifié sans procès pour ses autres films. Cette presse stupide dont la devise est souvent « J’ai rien compris, c’est donc du génie ! ». Putain, Carax doit bien se marrer en voyant leurs critiques !!! Comme disait Cantona : « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va leur jeter des sardines ! » Voilà le plus bel exemple. Je trouve que c’est même étonnant que "Holy Motors" n’est pas remporté la Palme d’Or à Cannes puisque, depuis quelques années, on la donne souvent au film le plus insignifiant du festival. Mis à part ça, je ne peux rien dire sur la façon dont est filmé le bébé : c’est plutôt bien fait et l’interprétation de Denis Lavant est à saluer (et encore : ce n’est pas sa meilleure, loin de là !!)….mais au service de quoi ?? Une commande masturbatoire et prétentieuse pour des journaleux dépressifs en manque de stupéfiants ? Et puis je vais être franc à 100% : "Holy Motors" peut plaire j’en conçois (j’adore Takashi Miike qui est souvent décrié) mais la note des gens qui l’aime devrait être de 3-4 maxi…j’ai lu dans des critiques « chef-d’œuvre absolu », « l’un des cinq meilleurs films jamais réalisés », « il y aura un avant et un après Holy Motors »…non mais sans déconner, vous avez été payés ou quoi ? Voici une liste de chefs-d’œuvres, et osez me dire que "Holy Motors" est comparable à tous ces films : "Metropolis", "La Grande Evasion", "M Le Maudit", "Barry Lyndon", "Princesse Mononoke", "2001 l’Odysée de l’Espace", "Violent Cop", "Halloween", "Rashômon", "Taxi Driver", "L'Aventure, c'est L'Aventure", "Dracula", "Platoon", "Les 400 Coups", "Un Pont Trop Loin", "Sueurs Froides", "La Sirène du Mississipi", "Le Jour le Plus Long", "Ran", "L’Arnaque", "A Scene at the Sea", "American Beauty", "Amadeus", "Casablanca", "Reservoir Dogs", "A Bittersweet Life", "La Nuit américaine", "Massacre à la Tronçonneuse", "Les Sept Samouraïs", "A bout de souffle", "Les Sentiers de la Gloire", "La Vie est Belle", "Heat", "Chantons sous la Pluie", "Nosferatu", "Le Dictateur", "The Chaser", "Itinéraire d'un Enfant Gâté", "Le Bon, la Brute et le Truand", "Le Cercle des Poètes Disparus", "Midnight Express", "Sonatine", "Orange Mécanique", "Le Voyage de Chihiro", "Scarface", "Old Boy", "West Side Story", "La Grande Vadrouille", "Kagemusha", "Fahrenheit 451", "Apocalypse Now", "Forrest Gump", "Ring", "Jules et Jim", "The Truman Show", "Infernal Affairs", "Entre le Ciel et l'Enfer", "Les Tontons Flingueurs", "Citizen Kane", "Alien", "Psychose", "Blade Runner", "Hana-Bi", "Pulp Fiction", "Un Homme et une femme", "Le Château de l'Araignée", "Le Parrain", "J’ai Rencontré le Diable", "Le Tombeau des Lucioles", "Voyage au bout de l'Enfer", "Les Affranchis", "Pierrot le Fou", "The Man From Nowhere", "Freaks", "Il Etait une Fois dans l’Ouest" , "Rhapsodie en Août", "Les Evadés", "Vol au-dessus d'un Nid de Coucou", "Usual Suspects", "Le Dernier Métro", "12 hommes en Colère"…Je m’arrête sinon ma critique va faire 10 pages, mais bon vous avez compris ce que je voulais dire.
ferdinand75

732 abonnés 4 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2013
Un très beau film de Carax qui est bien sûr le plus grand cinéaste français de sa génération. Très créatif , très ingénieux , Carax nous transporte par sa poèsie et son esthé est ailleurs , il est différent , et c'est dommage que le cinéma français ne l'aide pas plus , ne le récompense pas , ne rebondisse pas à sa créativité. Holy Motors est magnifiquement filmé. Des scènes surprenantes , uniques , a couper le souffle , toute la scène sur le toit de la Samaritaine est remarquable , d'une beauté extrème. "Mauvais Sang" et "Amants du Pont neuf" étaient deux Chef d'oeuvre ,Celui -ci est un peu en dessous , du fait de la destructuration du scénario. Mais tellement au dessus de la production moyenne française.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 août 2013
un film qui n'est pas pour le commun des mortels.

Ont ce demande ce qui ce passe ....

un film pour des pseudo elite qui vous diront : hommage au rôle d'acteur , du grand art etcc ...

mis a part en effet le jeu d'acteur de denis lavant ce film a mon sens est vide ...
apres pour ceux qui aime les messages subliminaux et débattre du pourquoi du commun pendant des heures , la il y a de quoi faire !! :

un belle exemple encore du grand écart "critique de film" , "spectateur" :)
et encore pour les critiques des que le film a reçu des prix il devient "genial " "incontournable " ..

au courageux : bonne projection .
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 août 2013
Je sais que l'on peut tout justifier par la phrase: "Mais c'est de l'art". Cependant, je dois avouer que je n'ai pas compris ce film et que je me suis pris à regarder la montre plusieurs fois en désespérant de le voir finir. Même si j'ai ma petite théorie sur l'histoire ça reste étrange.

La question que je me suis posé à la fin de ce film c'est: Pourquoi? Quel en est le message? Que veut nous dire le réalisateur? Pour moi il y a trois catégories de film: les divertissements, Les films "engagés" (voulant faire passer un message) et les documentaires. Or je ne comprends pas la fonction ou le but de ce film peut être qu'il me dépasse (surement même) mais en tout cas, rien que ça, cela a grandement détérioré l'avis que je me suis fait du film.

Ma conclusion est que si vous cherchez un moment de détente devant un bon film, passez votre chemin. Mais si vous aimez vous prendre la tête ou tout simplement vous poser des questions comme moi, vous serez servie ! Mais si quelqu'un a comprit ce film je l'invite grandement à me contacter !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2013
« Holy Motors » a cette qualité : il ne laisse pas indifférent. D’aucuns disent que l’histoire en elle-même n’est pas importante, c’est un film sensoriel aux images d’une force incroyable ; à considérer ce film comme une œuvre d’art. En soi, ce n’est pas faux, et c’est même bien vu. Est-ce que ladite force des images ne serait pas prétexte à excuser une histoire incohérente ? Après tout, si ce film est considéré comme œuvre d’art, dans ce cas, sa force sensorielle suffit. Et inconsciemment, ça raconte une histoire, peu importe ce qu’elle raconte, car on est dans le domaine de l’irrationnel. Quand on est imprerssionné par une œuvre d’art, cela signifie qu’elle touche à nos sentiments, qu’il y a comme une résonnance et chacun s’approprie l’histoire car l’émotion qu’elle suscite est de l’ordre de l’intime. Cela dit, quand un film ne plaît pas, ne lit-on pas qu’il n’y a pas d’histoire, que l’histoire tient à peine sur un timbre-poste etc... Pas d’histoire, pas de film. Est-on vraiment objectif avec Leos Carax ? La force des images ? M’ouais. Je n’ai nullement été impressionné. Par contre, j’ai pris ce film comme un film à scketch. Puisque tout le monde se cache derrière la très pratique œuvre d’art, je ne vois pas pourquoi ma critique serait plus tartignolle qu’une autre. Ce film pourtant ne devrait pas être sujet à plusieurs interprétations, car ma foi, il raconte une histoire. L’histoire d’un type qui raconte ou vit plusieurs vies dans une journée. Leos Carax y ajoute une dimension philosophique : le moteur. Le fameux moteur de la caméra qui permet de dérouler la bobine, le moteur de la voiture qui ronronne et qui permet de se déplacer d’un point à un autre, le moteur des machines qui permet peut-être de se sentir vivant en raison du bruit qu’il fait. Leos Carax aurait tourné à contre-cœur avec une caméra numérique, autant dire, une caméra silencieuse. Les limousines ne s’interrogent-elles pas sur leur fin de carrière ? Oui, ce film est sujet à interprétation, à rêverie. Oui, ce film peut être considéré comme une œuvre d’art mais de là à dire que c’est DU VRAI CINEMA, je m’insurge un petit peu. C’est du cinéma. Un cinéma personnel, une vision d’un cinéma, un autre cinéma, une autre proposition de cinéma mais ça reste du cinéma. Il est tout aussi respectable qu’un « Dark Knight », qu’un « Sucker Punch », qu’un « Cloud Atlas ». Car là encore, est-on objectif ? Non. Je me suis enthousiasmé pour « Cloud Atlas » car l’histoire qu’on m’a raconté m’a ému. « Holy Motors » ne m’a pas ému, mais par moments, il m’a tenu en haleine comme monsieur Merde qui arpente un cimetierre en bouffant toutes les fleurs sur son passage et tombant sous le charme glamour d’une Eva Mendes ; je suis resté attentif quand Monsieur Oscar a dansé avec des capteurs avec une contorsionniste pour illustrer une copulation entre deux monstres sortis d’un héroïc fantasy ; j’ai été intrigué quand monsieur Oscar se fait tuer par son double... Et c’est tout. Il y a des vies qu’il a jouées dont je me moque comme dans la vie, comme un film dont l’histoire s’étirerait sur une heure trente ! Oui, « Holy Motors » est un film à segments qui se relient et je n’ai pas tardé à saisir l’histoire au bout de deux segments. En effet, je me moquais de savoir où il voulait vraiment en venir, en effet, je me suis laissé embarquer dans cette limousine-loge de théâtre où par moments, la journée de monsieur Oscar m’a paru interminable où par moments, j’ai apprécié quelques séquences. Plus haut, j’ai évoqué « Sucker Punch », j’avais reproché au film de se répéter, ici, aussi, ça se répète. D’où cette lassitude par moments. Au lieu de parler de la force des images, je parlerais de force des petites histoires. Enfin, il est vrai, que l’histoire, parfois, on peut ne pas la comprendre, ou s’en passer si les images proposées sont une claque. Je pense à Peter Greenaway ; sa réalisation était léchée, ses films étaient des tableaux animés, « The baby of Macon », « Meurtre dans un jardin anglais » par exemple, dignes des plus grands peintres de la Renaissance. Voilà un réalisateur dont je ne comprenais pas toujours ses films, mais en effet, la force de ses images, sa réalisation presque hors-norme me séduisait tout en m’intriguant. Oui, ce sont aussi des films sensoriels, des œuvres d’art, à la frontière de l’expérimental. C’est aussi du cinéma. Pour finir, je dois rendre hommage à Denis Lavant, formidable comme toujours, il est le prolongement de la pensée de Leos Carax, car grâce à son interprétation, on croit à « Holy Motors » et mention spéciale à Edith Scob, élégante et méconnaissable. Cela aussi, on le doit à Leos Carax ; il est de ces metteurs en scène qui savent transformer ou sortir des acteurs de leur confort de jeu. Par contre, je ne me suis pas pâmé devant Kylie Minogue ; sa scène a failli me plonger dans un sommeil qui aurait pu être irréversible. Rien d’exceptionnel. Ce n’est pas sa faute. Voilà pourquoi, je ne me suis pas extasié pour ce film aux segments inégaux. Par contre, quand je dis qu’il ne laisse pas indifférent, je le prouve avec ces quelques lignes ! Ouf...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 août 2013
Holy motors est un film déstabilisant par sa narration dont l'interprétation peut varier, pour moi c'est un véritable hommage au boulot d'acteur dont ici Denis Lavant propose une interprétation impressionnante même si quelques scènes auraient pu être évitable certaines sont mémorables comme l'interlude en musique, la scène avec Kylie Minogue et la scène où Denis Lavant joue le père d'une adolescente.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 février 2019
A trop vouloir faire de la pseudo philosophie cinématographique, il y a un fossé entre les critiques cinéma et le public.
Cela ressemble plus à des pensées (ou fantasmes) mis bout à bout sur un écran, plutôt qu'à un scénario bien construit. Nous regardons une séance de psychothérapie plus qu'un film. Rien d'intéressant pour moi, et je ne le conseille pas
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 août 2013
Je salue les prestations et la réalisation, mais cela reste un film WTF ! Incompréhensible et très ennuyeux, je comprends pas l'encensement autour du film...
CRICOUBA
CRICOUBA

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 août 2013
impossible de rentrer dans cet univers.
Où sont les clés ?
Le film est-il destiné à d'autres qu'à l'auteur lui-même ?
tomPSGcinema

884 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2013
Film bien loufoque de Leos Carax où l'on suit un certain Monsieur Oscar qui en l'espace d'une journée se glisse dans la peau de plusieurs personnages dont un banquier, une mendiante, une créature monstrueuse sortant des égouts, un patriarche, ou encore un tueur. L'histoire brille par une certaine originalité et la réalisation en numérique est assez audacieuse. Mais, ce que je retiendrais le plus dans ce film c'est surtout la performance de Denis Lavant qui incarne avec une facilité déconcertante tous ces étranges personnages. A noter aussi les participations pour le moins sympathique d'Eva Mendes et de Kylie Minogue.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 juillet 2013
Après à peine 2 min de film je me suis dit " oh non encore un film d'auteur déprimant où je vais rien comprendre". C'est vrai. Pendant la première demie-heure je me suis bien demandé ce que j'étais en train de regarder !! Un homme d'affaires entre dans une superbe limousine blanche avec chauffeur et en ressort déguisé en mendiante à faire la manche su un pont de Paris ? Non mais où est le rapport ? Et les scènes s’enchaînent et je ne comprend toujours pas ce que fait ce mec avec sa limousine aménagée comme une loge d'artiste de théâtre.
Enfin j'ai compris.
Holy Motors ne doit pas être considéré comme du cinéma classique, il ne se contente pas de raconter une histoire avec un début, un milieu et une fin. Ce n'est pas la vie de M. Oscar à laquelle on s'intéresse, le personnage n'étant lui-même que lorsqu'il est dans sa limousine, entre deux scènes. Ce film nous entraîne dans une autre dimension du cinéma, qui passe de la description à la sensation, ni réaliste ni fantastique, à mi-chemin entre notre réalité et une fantaisie artistique, on se laisse enfin emporter dans la vie de cet acteur, M. Oscar qui ne joue ni devant un public dans une salle, ni devant une caméra, mais qui joue les personnages qu'on lui donne à jouer, allant du père de famille à une créature proche du farfadet en passant encore par d'autres tout aussi inattendus et extravagants. On se perd entre réalité et fiction et on se rend compte alors ce que c'est une "performance d'acteur".
4.5/5 parce qu'il faut vraiment bien s'accrocher pour arriver à voir ce film pour ce qu'il est et non pour les seules images qu'il montre, mais au final, on se rend enfin compte de ce que le cinéma peut apporter, on est tellement anesthésié par tous les blockbusters américains, qu'on arriverait à en oublier que le cinéma est un art, ce film nous le rappelle.
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