Un film qui démarre comme un drame social en suivant quelques pêcheurs pauvres japonais et qui va virer au film de vengeance qui fait mal. Dans ce dernier aspect même s il se livre par moment à quelques outrances, il délaisse la pure exploitation pour nous montrer une vengeance qui laisse des traces qui est une fuite sans fin dans l hémoglobine censée laver le deuil de l héroïne et ce jusqu à son épuisement. Agrémenté d un sous texte sur la corruption qui lui donne du relief, cette « Vengeance de la sirène » est aussi à voir pour la performance incomparable de son actrice principale qui semble donner ses forces jusqu aux dernières extrémités.
Une série B bien sanglante que cette "Vengeance de la sirène". Si j'en ai apprécié certaine scènes comme le déluge d'hémoglobine final tout en exagération, ce film japonais manque d'envergure et de profondeur dans son scénario. Celui-ci est calqué sur les fameux "rap & vengeance" avec son lot de clichés avec en prime une dénonciation grossière des méthodes violentes opérées par certaines promoteurs immobiliers liées à la pègre. Ce manque d'envergure se ressent aussi dans une réalisation un peu trop fadasse. Dommage car le film possédait quelques atouts de taille comme son actrice principale ou encore la partition musicale. Du coup, si j'ai aimé le début et la fin, j'ai ressenti un gros ventre mou en son milieu. Sympathique mais sans plus.
Un verdict final inattendu, une claque incroyable et ça date de 1983 ! Ça commence comme une petite histoire qui semble aller légèrement vers le thriller gentiment lors d'une première partie aux plans marins jolis et une musique douce et belle. Puis vient le chamboulement de sa seconde partie incroyable, une bestialité rare avec 2 scènes charnelles brutes inattendues, c'est vraiment très rude. Premier vrai choc. A ce moment là, la férocité et la dureté montent crescendo, on est cueilli par tout ce que traverse la Sirène. Malgré la bestialité des scènes (c'est vraiment très dur) il y a une certaine magie, une poésie. Ce film est vraiment incroyable et mérite d'être réhabiliter. Son final nous achève encore plus. On pensait avoir tout vécu dans la violence mais le réalisateur va plus loin et nous offre près de 7 minutes en 4 plans séquences hallucinants. Ce film est un chef-d'œuvre du genre. Ne cherchez pas, Old Boy et son plan séquence emprunte à ce film. Pour public très averti. Il fait partie des rares films à m'avoir secoué.