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    Une Vie avec Oradour
    note moyenne
    3,6
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    répartition des 4 critiques par note
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    4 critiques spectateurs

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    3,0
    Publiée le 30 septembre 2011
    Robert Hébras & Jean-Marcel Darthout sont deux des six personnes à avoir survécues au tristement célèbre massacre d'Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944 (qui est devenu dans la France de l’après-guerre un symbole national des atrocités nazies, puisqu’il s’agit du "plus important massacre de civils mené sur le territoire français" durant la Seconde Guerre Mondiale). Revenons arrière, le 10 juin 1944, une division de la Waffen-SS se rend dans ce petit village situé à 22 km de Limoges, ils séparent les habitants, les femmes et les enfants d’un côté et les hommes de l’autre. Ne sachant pas ce qui va leur arriver, personne ne cherchent à s’enfuire, ni à contredire les ordres. Les hommes sont réunit dans un hangar et les femmes et les enfants dans une église. Les premiers seront tous fusillés et quant aux femmes et enfants, enfermés dans l’église (incendiée par les nazis), ils mouront tous d’asphyxie ou brûlés.
    Au final, on totalise près de 642 victimes, dont 6 survivants (couché dans la grange, protégés par les corps de leurs camarades, ils ont évités de justesse au feu des balles), à savoir Robert Hébras & Jean-Marcel Darthout, tous deux reviennent sur ce triste événement, devant la caméra de Patrick Séraudie. Une Vie avec Oradour (2011) nous replonge dans les atrocités de cette journée du 10 juin 1944, entièrement tournée dans le village d'Oradour-sur-Glane (laissé en l'état, c’est aujourd'hui devenu un haut lieu de la mémoire de la Guerre en France, notamment par le biais du CMO, le Centre pour la Mémoire d'Oradour).
    A travers les commentaires des deux survivants, la caméra déambule à travers les ruelles abandonnées et en ruines du village, par le biais d’images de synthèses reconstituant les bâtiments et leur disposition de 1944, on revit au plus près ce qui s’est réellement passé, comme si nous y étions.
    Patrick Séraudie a même agrémenté son documentaire d’images d’archives, notamment celle du procès (qui s'est déroulé en 1983 en RDA) en présence de Heinz Barth, un des meurtriers nazis.
    Le réalisateur a aussi eu la brillante idée de filmer une visite guidée du village où Robert Hébras commente ce qui s’est déroulé devant des collégiens allemands dont l’un d’eux lui demande « est-ce que vous en voulez aux allemands ? ». Un documentaire qui fait froid dans le dos, émouvant et révoltant à la fois.
    willycopresto
    willycopresto

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 1 348 critiques

    4,0
    Publiée le 28 novembre 2016
    "Une vie avec Oradour, 10 juin 1944" (2011) Histoire le 24.11.2016

    ATTENTION : on ne ressort jamais d'une visite des ruines du village martyr d'Oradour sur Glane (près de Limoges) comme on y était entré ! Surtout après avoir lu le livre "Vision d'épouvante", ouvrage officiel du "Comité du Souvenir et de l'Association Nationale des Famiiles des martyrs d'Oradour sur Glane". Les ruines et vestiges de la tuerie organisée sont soigneusement entretenus parmi les décombres du village incendié, même à l'extérieur, y compris les ferrailles de voitures d'époque qu'on préserve régulièrement des attaques de rouille. On n'effacera jamais non plus la vision d'objets, calcinés ou non conservés dans le musée comme ce landau truffé de balles de mitrailleuses, dans lequel un bébé trouva la mort, sa mère tentant peut-être de faire rempart de son corps pour le protéger......
    Il règne du reste toujours à Oradour une atmosphère lourde, pesante, qui force au silence et à la réflexion...Il n'y a pas non plus de marchands de frites, bonbons ou autres à l'extérieur. Respect oblige.
    Il fut un temps que les moins de 20 ans n'ont pas pu connaître où les allemands n'allaient pas visiter cet endroit lugubre : la honte ? Ils n'étaient pas les bienvenus non plus et ceux qui s'y risquaient n'y faisaient qu'un passage furtif et clandestin : la haine est parfois tenace. Aujourd'hui dissipée
    On a peine à imaginer que la folie humaine organisée puisse abaisser un être réputé humain au dessous du rang de bête : le carnage d'Oradour est là pour nous le rappeler ! Ce film est une version très soft (le temps a fait son oeuvre) d'une crucifixion en bande organisée par ce que furent les "boches" comme on appelait alors les mauvais" allemands au cours de la guerre 39/45. Le travail de Benjamin Corbeau y apporte du neuf : la reconstitution en images de synthèse de certaines vues du village avant destruction. Elles permettent une meilleure compréhension du déroulement de ce massacre, et comment certains purent miraculeusement s'en échapper. Le réalisateur nous fait revivre cette tragédie au travers du témoignage de deux survivants actuels qui vécurent les faits. On voit que pour eux aussi, le temps de la haine a cédé le pas à l'espérance de paix, même si certains nazis n'ont pas expié leurs crimes au nom de la réconciliation. Difficile à admettre tout de même. Un film d'Histoire et de mémoire bienvenu, mais beaucoup trop aseptisé par rapport au livre pré-cité ! Admirable néanmoins et ayant le mérite d'exister.
    willycopresto
    Lalec
    Lalec

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 405 critiques

    4,0
    Publiée le 4 janvier 2012
    La tragédie d'Oradour-sur-Glane est le plus important massacre de civils mené sur le territoire français pendant la Seconde guerre mondiale. Or si l'on interroge son entourage, le fait est loin d'être connu de tous....
    Quatre jours après le Débarquement, une division de la Waffen-SS arrive dans ce petit village près de Limoges et massacre tous ses habitants. Les hommes sont fusillés, les femmes et les enfants brûlés vifs dans l'église. De ce massacre, une poignée de survivants arrive à réchapper. Parmi eux, Robert Hébras. Ce dernier, qui a alors consacré une bonne partie de son temps à témoigner pour le devoir de mémoire, n'avait jamais été filmé dans les lieux. Or ce village est aujourd'hui un lieu unique, car, en 1945, le Général de Gaulle visite Oradour et décide de le conserver en l'état au nom du souvenir. Il est ainsi resté tel quel, voitures et machines à coudre ci et là, arrêté dans le temps, comme fort symbole de la barbarie.
    Ce documentaire suit donc Robert Hébras dans les ruines, dans lesquelles il nous raconte le déroulement du massacre, heure par heure.
    Le risque avec ce genre de documentaire est double : tomber dans le pathos ou être trop scolaire à la manière d'un cours d'histoire. Heureusement, il n'en est rien, Patrick Séraudie réussi à éviter ces deux écueils.
    Le propos est limpide, simple mais l'association du discours de Robert Hébras et des images est suffisamment bien monté pour qu'on ait l'impression de vivre le massacre en direct.
    La seconde partie du film, centrée sur l'après Oradour est très intéressante et complète parfaitement la vision personnelle de la première partie.
    Le film participe donc à merveille au devoir de mémoire et mériterait d'être plus largement diffusé. Dommage que les multiplex ne prennent jamais le risque de passer ce genre de documentaire, cantonné aux salles plus confidentielles et donc à budgets plus modestes quant à la publicité et donc le public.
    Oradour-souviens-toi !
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 24 septembre 2011
    Un devoir de mémoire. Un témoignage que je vous conseil moi qui suis né à quelques kilomètres du lieu du drame
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