Les Monty Python livrent ici un film à sketches au liant plutôt léger. La qualité des séquences est inégale, certaines se démarquant par une loufoquerie à la mise en scène habile, d'autres flirtant avec la faute de goût. Néanmoins, le sens comique et la verve du célèbre groupe rattrapent les errances du scénario, notamment dans les numéros musicaux tous savoureux.
Quand les Monty Python, rois du non-sens, ambitionnent d'enseigner le sens de la vie, cela donne une comédie débridée et un peu foutraque de par sa nature de film à sketches, une comédie qui consacre le rencontre entre la satire de moeurs et l'absurde. Les choses -la leçon de choses devrais-je dire- commencent réellement après le prologue spectaculaire (qui annonce "Brazil") dans lequel de vieux spoiler: courtiers en assurance jouent les corsaires (au sens propre) dans la haute finance. Les Monty Python entreprennent de raconter la vie depuis son début jusqu'à son terme, en passant par les étapes essentielles que sont l'éducation sexuelle et le service militaire... Dans chacun des chapitres, John Cleese et ses comparses malmènent les conformisme et autres aliénations auxquels se soumettent les hommes. La religion, la guerre et l'armée, la bouffe (façon "grande bouffe" de Ferreri) sont parmi les domaines exposés, plus ou moins drôlement, à la dérision ou au non-sens. Plus ou moins, parce qu'il arrive que les sketches des Monty Python s'étirent un peu trop longuement et tombent dans le bavardage. Au point qu'il n'est pas sûr du tout que le film réalisé par Terry Jones, bénéficiant de moyens conséquents, dépassent en cocasserie les bricolages pythonesques de la belle époque diffusés sur la BBC.
Ca aurait pu être un bon film mais au final y a une partie tellement nulle que ça donne lieu à un truc vraiment inégal. Y a plein de bonnes idées, après globalement je trouve que ça s'essoufle un peu, enfin pour ma part l'humour Monty Python j'aime bien mais je trouve que sur un long-métrage de 1h45 c'est un peu long à la fin. Mais bon, là le problème n'est même pas là, c'est la partie au restaurant. C'est quoi ce truc ? C'est complètement nul. Ok, ce n'est pas tout le film mais quelque chose d'aussi mauvais je ne peux pas laisser passer. C'est dommage car le reste est assez divertissant.
Même si ce dernier film est moins réussi, les Monty Python démontrent une dernière fois, leur talent indissociables par ses séries de sketchs. Contrairement à leur tout 1er film, Les sketchs se suivent dans la trame scénaristique : "quel est le sens de la vie ?". Grâce à leur humour, les sous entendus du message sont percutants pour un film de comédie ! Intelligent et toujours aussi drôle
Le Sens de la Vie est, avec La Vie de Bryan et Sacré Graal, l'un des trois longs-métrages concocté par les Monty Python, dont la marque de fabrique reste intacte puisqu'il distille humour british complètement sot, satire de la société et personnages délurés. Et, débutant par une introduction fabuleuse au cours de laquelle des employés au bas de la chaîne décident de renverser le capitalisme en faisant le parallèle avec la conquête pirate, la bande d'humoriste s'amuse à multiplier les clins d'oeil. Divertissante, exceptionnelle et intéressante, elle reste néanmoins éclipsée par l'ennui que véhicule le reste du film. En effet, malgré d'ingénieuses provocations, le tout reste bien fade, et n'occasionne que quelques rares rires. Dommage, l'objectif était pourtant louable...
Un troisième long-métrage inégal et un peu décevant. On rit, certes, mais l'ensemble manque un peu de liant. Les réfractaires à l'humour scatologiques et autres potacheries risquent de trouver le temps long. Assez culotté tout de même.
En 1983, Terry Gilliam et Terry Jones réalisent le dernier long-métrage de la troupe humoristique des Monty Python. Dans cet assemblage de petits sketches plus ou moins réussis, les trublions britanniques tentent d’exposer quel peut être le sens de la vie (de la procréation à la mort). A force d’exploiter l’absurde à l’extrême, certaines blagues deviennent stériles. Heureusement, la plupart des scènes musicales demeurent réjouissantes (en particulier « Every sperm is sacred ». Bref, un au revoir décousu et moins abouti que leurs précédentes productions.
Délirant, farfelu, le triomphe de « non sense » bien britannique. Drôle malgré quelques longueurs ou lourdeurs (on ne sait jamais très bien dans quelles dimensions sommes-nous !). On aime ou on n’aime pas ; je fais partie des premiers. D’autant plus que derrière le délire des situations, il apparaît une satire de tous les grands thèmes de la vie pleine de lucidité. Ravageur !
Le quatrième long métrage des Monty Python est tous simplement excellent. C'est probablement le film le plus absurde des quatre. Bien que les sketchs s'enchainent sans aucune véritable signification, l'ensemble reste plaisant et les chansons donne le ton du film. Un très bon cru.
Le moins bon des Monty Python, je trouve. L'humour est présent mais on se perd un peu dans le scénario. 1h45 de film dans lequel on ne se retrouve pas, ça fait long. Mais plusieurs moments sont quand même bien drôles, tout n'est pas que mal de tête.
A mon sens l'oeuvre la plus complète des Monty Python mais aussi la moiins abordable, le film est tout de même un chef d'oeuvre remarquable et à mourir de rire.
Compilation de sketches davantage que véritable film, "le sens de la vie" renferme néanmoins certaines scènes qui comptent parmi les plus cultes de la troupe (celle sur l'éducation sexuelle dans une salle de classe, pour n'en citer qu'une). Le fan appréciera.
Une critique des plus acerbes du cinéma sur le monde de la banque, les hôpitaux, la religion, l'éducation, le sexe,la surconsommation etc etc. C'est très bien vu, bien joué. On se régale, on savoure cet humour anglais qui prononce des grossièretés sans sourciller et qui nous amène dans des contrées que très peu ont osé abordé au cinéma. A voir par tous, pour l'humour anglais, cette critique de notre monde et si ce n'est pas pour çà, alors au moins pour la culture cinématographique.
Précédé de "Crimson Assurances", un fantasque court-métrage de Terry Gilliam qui est en réalité un long segment impossible à incorporer tel quel au film, "Monty Python’s The Meaning of Life" a pour particularité d’être excellent dans sa première moitié avant de connaître une sérieuse baisse de régime. J’en veux pour preuve qu’une fois passée la saynète sur le front durant une Guerre Mondiale, soit après trois bons quarts d’heure (tout confondu), les rires francs se font très rares. Pour autant, il ne m’étonnerait pas que la première demi-heure du "film" soit la meilleure de l’ensemble de l’œuvre cinématographique des Python !!! Les textes y sont comme souvent géniaux, les situations exploitées au maximum, la mise en scène et le montage exemplaires (la séquence avec la famille nombreuse catholique, ponctuée d’une chorégraphie sur la chanson "Every Sperm is sacred", est jouissive, le meilleur sketch du métrage selon moi). Bref, entre un service obstétrique au top de la modernité grâce à sa machine qui fait ping et un match de rugby où de jeunes élèves se font passer à tabac par leurs professeurs, on est littéralement emportés dans un tourbillon comique. On peut être frustrés que la suite ne soit pas du même niveau, reste toutefois l’inégalable plaisir d’avoir à l’écran ces artistes que sont Palin, Idle, Cleese, Chapman, Jones et Gilliam. Inégalement réussi mais résolument pythonnesque, ce film délirant et audacieux mérite quand même ses quatre étoiles, ne serait-ce que parce qu’il finit par nous révéler, à sa façon, le sens de la Vie (et c’est moins bête qu’on ne pourrait le croire).