419 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
58 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
10 critiques
3
19 critiques
2
12 critiques
1
7 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
AlexTorrance
33 abonnés
486 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 3 décembre 2012
Je me rendais dans la salle à reculons – avec tout de même un brin de curiosité – dans la mesure où le seul Hong Sang-Soo que j’avais pu voir, c’était le barbant Conte de cinéma, qui n’avait que le mérite de dépeindre l’envers du décor au cinéma. L’influence de celui-ci sur la vie réelle. Par conséquent, je ne peux prétendre connaitre le réalisateur et me contenterai d’affirmer que la mise en abyme est une obsession chez ce dernier. Dans In another country, nous assistons à la naissance du cinéma dans toute sa splendeur. À vrai dire, le long-métrage s’ouvre avec un griffonnement d’idées sur une feuille de brouillon et ce n’est qu’après cette courte séquence qu’apparaitra le fil narratif. Anne est tantôt réalisatrice, tantôt adultère… Mais ce ne sont que deux des multiples facettes qu’elle se verra incarner dans In another country. Une simple ébauche des rencontres qui se produiront tout au long du film avec le maître-nageur, ses voisins et bien d’autres encore… De par les diverses configurations qui ont lieu au cœur des mêmes décors, du même environnement, Hong Sang-Soo semble faire passer un message. Dans le cinéma, partir d’une même idée peut tout à fait mener vers des chemins différents ; en même temps qu’un filon d’inspiration peut être exploité encore et encore, à condition de toujours y ajouter une part d’invention. C’est d’ailleurs pour cette raison que la moindre histoire composant cet In another country s’avère susceptible de rimer avec découverte et ce malgré les innombrables similitudes qui font que – sans complications – les sketches se trouvent on ne peut plus liés entre eux. Ce lien, il comporte trois petites syllabes : ci-né-ma. In another country constituerait alors une forme d’hommage amplement maîtrisé. Une autre impression renforce ce ressenti que le long-métrage d’Hong Sang-Soo serait un pur objet cinéphilique : le fait que, à chaque nouveau commencement, nous soyons en mesure d’oublier les précédentes histoires en se souciant uniquement des personnages actuellement à l’écran. Le simple fait qu’Isabelle Huppert ait changé de rôle ne nous choque pas le moins du monde et, puisque nous sommes en confiance, il ne faut pas plus d’une microseconde pour entrer dans la nouvelle proposition scénaristique. Par cet effet très réussi de direction de spectateurs, nous pouvons de nouveau faire un lien avec le Cinéma dans toute son immensité. Lorsque nous regardons des films, il y a – approximativement – 90% de chance que les acteurs jouant dedans n’en soient pas à leur seul et unique rôle. Les voir enchainer ainsi les personnages plus ou moins proches n’a jamais choqué personne – exception faite de sagas à succès où les jeunes se retrouvent indissociables de quelque sorcier ou vampire que ce soit – et c’est à cela qu’In another country nous confronte aussi. Que d’éléments qui font de ce film une belle réflexion de cinéma sur le cinéma. D’autant plus que c’est avec grand plaisir que nous retrouvons la belle Isabelle Huppert dans son troisième ou quatrième rôle de l’année, après Amour et Captive (où elle livrait une bien médiocre performance de criarde bipolaire et négligée). Beau rattrapage pour une comédienne qui retrouve tout le charme qu’elle avait perdu à travers les innombrables crises de larmes pour lesquelles ces deux films l’avaient sollicitée. Dans son entourage, les acteurs s’avèrent tout aussi talentueux et souvent drolatiques dans leur manière de jouer très expressive – je ne vous citerai pas de noms, Allociné vous renseignera mieux à ce sujet… En conclusion, In another country est une très bonne surprise tout droit venue de Corée du Sud sous la plume cinéphile de Hong Sang-Soo. Outre un brillant hommage à la création du cinéma, nous y trouvons diverses bulles narratives parfois drôles, toujours charmantes.
Isabelle Huppert prête sa frêle silhouette à ces variations à la fois charmantes et mélancoliques basées sur des rencontres furtives, légères, passionnelles aussi, en personnifiant une française étant en villégiature au sein d’une petite station balnéaire sud-coréenne et les gens qu’elle sera amenée à côtoyer durant son bref séjour. Ce marivaudage à l’orientale évoque souvent et agréablement l’univers et le style rohmérien, l’exotisme en plus. Ludique, drôle, surprenant, ce « In Another Country », sans révolutionner le septième art, se révèle être une plaisante comédie mâtinée de gravité. L’acteur qui endosse le rôle du maître-nageur est vraiment très drôle ; quant à Isabelle Huppert, toujours très à l’aise et convaincante dans un registre moins sombre, elle m’a vraiment fait beaucoup rire lorsqu’elle court en sautillant à petit pas sur les routes goudronnées.
Badinage plein de fraîcheur et de drôlerie, "In another Country" est un exercice de style assez réussi, aussi plaisant qu'inoffensif. On y trouve Isabelle Huppert dans un de ses meilleurs rôles, celui d'ambassadrice. Son statut d'actrice sérieuse/intello/chiante de films pour festivals lui permet de temps en temps de mettre un peu de lumière sur tel ou tel réalisateur étranger. On ne s'en plaindra pas, même si le résultat n'est pas toujours des plus probants et même si, comme c'est le cas ici, le réalisateur en question n'est pas forcément le premier venu. Et on ne peut pas dire que l'ami Hong Sang-Soo se renouvelle vraiment avec "In another Country", malgré la structure de son film (à sketchs) ou la présence d'une actrice européenne. On n'échappera donc pas aux scènes de beuverie (non simulées ?), ni à la critique féroce des comportements du mâle coréen moderne, ni à une certaine forme de surréalisme (le rêve dans le rêve) et de douce mélancolie. On n'échappera pas non plus à une direction d'acteurs très libre, acteurs qui sont aussi à l'image du film, drôles (Yu Jun-Sang, hilarant maître nageur au timbre de voix, à l'accent et à la diction impayables) et frais (Isabelle Huppert, donc, perdue dans la traduction et qui s'offre une parenthèse légère et bienvenue dans sa filmo). Avec ses multiples scènes ouvertes et ses nombreuses ellipses, "In another Country" dégage pas mal de poésie mais aussi, il faut bien l'avouer, un sentiment certain de grand vide. Qu'est-ce qu'on retient de ce film une fois sorti de la salle ? Pas grand chose sinon la certitude d'avoir passé un moment pas désagréable.
J'ai confondu Hong Sang Soo et Im Sang Soo (The Housemaid); mal m'en a pris..... Im sang soo avait fait aussi, un film à la Scorcese (The president's Last Bang). Avec Hong (Oki's Movie) on passe du thriller baroque, à l'exercice de style, où le réalisateur nous montre trois histoires qui ne sont pas tout à fait les mêmes mais qui sont déclinées.... Subtil mais difficile de se passionner ? Isabelle Huppert (presqu'une jeune fille) glisse subrepticement toute sa fantaisie dans un univers étrange où l'on ne fait que passer.....
Le réalisateur coréen Hong Sang-soo avait plutôt bien commencé sa carrière par 3 films très intéressants qu'on avait à tort affublés de l'appellation de trilogie sous prétexte qu'ils étaient tous les 3 sortis le même jour dans notre pays. A partir de son 6ème film, "Conte de cinéma", les choses ont commencé à se gâter, au point qu'on peut dorénavant parler de radotage lorsqu'on évoque ce réalisateur : chaque film a un réalisateur parmi les personnages principaux et on y retrouve systématiquement des scènes de beuverie et des histoires d'adultère. Par ailleurs, après avoir réalisé un film tous les 2 ans à ses débuts, il est passé à un film par an et, depuis 2 ans, à 2 films par an. Autant dire, des films bâclés dans lesquels le j'men foutisme est érigée en vertu cardinale. On se demande bien ce qu'Isabelle Huppert est allée faire dans cette galère, à part montrer qu'elle aussi, quand elle est mal dirigée (ou pas dirigée du tout, ce qui est plutôt le cas), peut arriver à très mal jouer. Quand je pense qu'il y a des critiques pour faire de ce tâcheron un héritier de Rohmer ! Voir critique complète sur www.critique-film.fr
un film nul sans aucun intérêt qui raconte 3 versions différentes avec les mêmes personnages on est surpris des situations c'est bof on sort de là hagard vraiment nul
Je suis resté totalement hermétique a cet ovni incomprehensible. Quasiment trois fois la même histoire où Isabelle Huppert est de plus en plus caricaturale et semble parfois perdue. Je me suis ennuyé comme rarement cela m'est arrivé. S'il vous est arrivé de devoir soutenir une discussion avec quelqu'un qui n'a pas de langue, de cadre de référence en commun avec vous... situation où vous trouvez le moment pitoyable et pathétique.. si vous avez aimé, alors allez revivre ça en compagnie de Hong Sang Soo...
A recommander pour ceux et celles qui veulent passer d'un niveau CM2 à un niveau 6ème d'anglais tant le scénario est ridicule. Ce film est creux, fade, inerte... I. Huppert grande actrice ? Je ne vois toujours pas pourquoi ! Avec sa continuelle moue dédaigneuse de parisienne blasée, elle était juste bonne à tremper ses loutoutins dans l'eau !
16 219 abonnés
13 173 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 5 février 2026
Badinage au bord de mer, petit budget, dialogues minimalistes...Si vous êtes un adepte de l'atypique Hong Sang-Soo et de ses mèthodes pour le moins anticonformistes, alors vous connaissez sûrement "In Another Country" (2012) avec Isabelle Huppert de passage en Corèe du Sud! Un objet filmique peu banal puisqu'il n'y a ici aucun scènario prèètabli, avec un cinèaste qui s'inspire avant tout des lieux et des personnages! D'ailleurs, "In Another Country" a pas mal de similitudes avec "Les amours d'Oki" (2010) que Hong Sang-Soo tourne deux ans auparavant, d'abord parce que le personnage principal est une femme et parce que ce film est constituè de plusieurs histoires...avec les mêmes protagonistes, mais dans des contextes variès! Un nouveau chapitre donc dans l'oeuvre monotone de Hong Sang-Soo, ajoutè à un long roman cinèmatographique dans lequel la lumineuse Isabelle Huppert erre en quête de plaisirs personnels! Certes les èmotions sont là, mais rèservèes aux seuls inconditionnels du genre...
Soyons honnêtes. J'en avais déjà marre dès la première histoire. Marre de voir Isabelle Huppert toute guillerette, en talon sur la plage coréenne, en train de mimer le phare (ouf, la troisième fois elle ne le mime pas)... Alors imaginez, trois fois la même histoire, avec quelques changements... Non. Je comprends qu'on puisse aimer, mais alors pour quelqu'un qui, comme moi, n'adhère pas d'entrée au parti pris du film (c'est à dire une femme qui écrit trois histoires avec des similitudes), attention. Car c'est quand même très pénible tout ça... et surtout... très inutile. Enfin, j'ai trouvé ça terriblement vain, ça ressemble plus à un exercice de style d'étudiant sortant d'un faculté de cinéma qu'un réalisateur, pourtant confirmé (enfin parait-il, je n'ai pas vu ses autres films, et autant dire que celui-ci ne me donne pas envie d'en découvrir plus pour le moment).
La bande annonce de "In another country" nous montrant Isabelle Huppert dialoguant en anglais avec des mâles coréens, donnait une impression d'insignifiance tant les dialogues semblaient simplistes. Heureusement, quelques cartons nous signalaient que ce film là avait été adoré par Télérama, Les inrocks et Libé, signe sinon de chef d'oeuvre absolu mais de bon goût, Hang Sang-soo étant de toutes les façons un réalisateur incontournable. Peu familier du metteur en scène coréen, j'ai visionné hier soir, jour de la sortie, l'oeuvre dans une salle où j'étais l'unique spectateur. Le public pas vraiment convaincu du côté comique de la chose a peut être préféré se poiler devant la quatrième mouture d'Astérix.... Je ne sais pas si les nouvelles aventures du gaulois en Angleterre sont drôles mais celles de notre gauloise Isabelle Huppert en Corée ne le sont assurément pas. Cela commence par une scène hallucinante de lourdeur entre une mère et sa fille, se plaignant d'un oncle qui a ruiné la famille. Il y avait au moins quarante ans que je n'avais pas vu (enfin, lu, c'était sous-titré) une entrée en matière aussi mal fichue et mal dialoguée. Après deux minutes de projection, le spectateur voit s'envoler la possibilité d'inscrire ce film parmi ses 10 préférés dans le sondage de fin d'année des magazines branchés. La jeune fille du début, énervée, part écrire un scénario de court-métrage mettant en scène une femme française rencontrée dans un festival. On se détend comme on peut.... Au final, surement très inspirée ou très vénére, elle écrira trois histoires différentes mais avec les mêmes personnages dans les mêmes lieux. Trois histoires de femme : une célibataire, une adultère et une trompée. Toutes les trois vont chercher à voir un phare, seule attraction de cette station balnéaire et rencontreront un maître nageur un peu simplet. Ces trois femmes, c'est chaque fois Isabelle Huppert, dont le cinéaste semble être un grand fan. Moi aussi j'aime bien l'actrice mais pas au point de la regarder trottiner pendant une heure trente en chaussures Prada ou en ballerines Repetto, sur un bord de mer coréen assez sinistre, vraisemblablement hors saison. Les trois histoires sont totalement anecdotiques, mais la critique branchée l'a dit, l'esssentiel est évidemment ailleurs (oui, je consulte les critiques quand le film m'a un peu échappé). Tout d'abord, il paraitrait que les décors de cet appart/ hôtel standardisé dans lequel évoluent les personnages, a été filmé à la manière d'un Kubrick dans "Shining", les rendant ainsi totalement oppressants. Heu, faut pas pousser quand même...des escaliers et des balcons en bois avec Isabelle Huppert posée dessus, ce n'est pas franchement terrifiant. D'autres critiques intelligents y ont vu toutes les facettes d'une femme et un discours éclatant sur sa sexualité... Là, pourquoi pas ? Je pense que c'est la vision de Mlle Huppert assise sur une bite d'amarrage et regardant un phare jaillissant de l'eau qui leur a mis la puce à l'oreille. La suite sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/10/in-another-country-de-hong-sang-soo.html
De nos jours, Anne, française, passe un séjour dans une station balnéaire Coréenne.
Le film se compose de trois sketchs mettant en scène Anne qui endosse chaque fois un statut différent dans des ambiances à la Rohmer. On retrouve les mêmes comédiens et de nombreux éléments et personnages communs. Isabelle Huppert est parfaite dans des rôles fantasques. Elle maintient à elle seule notre attention car l' intrigue n'est pas palpitante, le message, s'il existe, opaque et la réalisation sans intérêt particulier.
Le journal de tournage audio d'Isabelle Huppert, qui figure dans les bonus du DVD, nous apprend que le réalisateur écrit son scénario et les dialogues au fur et à mesure des 15 jours de tournage.
Après des débuts tendres et touchants In another country prouve tout simplement qu'il n'a rien à dire si ce n'est un exercice de style basique et peu intéressant...