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2,5
Publiée le 5 février 2026
Badinage au bord de mer, petit budget, dialogues minimalistes...Si vous êtes un adepte de l'atypique Hong Sang-Soo et de ses mèthodes pour le moins anticonformistes, alors vous connaissez sûrement "In Another Country" (2012) avec Isabelle Huppert de passage en Corèe du Sud! Un objet filmique peu banal puisqu'il n'y a ici aucun scènario prèètabli, avec un cinèaste qui s'inspire avant tout des lieux et des personnages! D'ailleurs, "In Another Country" a pas mal de similitudes avec "Les amours d'Oki" (2010) que Hong Sang-Soo tourne deux ans auparavant, d'abord parce que le personnage principal est une femme et parce que ce film est constituè de plusieurs histoires...avec les mêmes protagonistes, mais dans des contextes variès! Un nouveau chapitre donc dans l'oeuvre monotone de Hong Sang-Soo, ajoutè à un long roman cinèmatographique dans lequel la lumineuse Isabelle Huppert erre en quête de plaisirs personnels! Certes les èmotions sont là, mais rèservèes aux seuls inconditionnels du genre...
Ce film n'a pas trop d’intérêt , si ce n'est la présence d'Isabelle Huppert . C'est mal filmé , il y a beaucoup de longues scènes qui n'apportent rien de plus à l'histoire .
Dans un pays qui doit s'appeler "le Cinéma" (zoom), on peut raconter ce qui nous passe par la tête, et construire toutes les histoires du monde avec une plage glaciale sous la pluie, une étrangère anglophone, volubile mais perdue et une galerie de personnages qui échangeront régulièrement identités et personnalités. Sauf bien sûr la pierre angulaire de la fiction, le maître nageur sexy (Alerte à Mohang Beach !) qui ne sait pas où est le phare, ni même ce que c'est, qui chante formidablement bien, et avec lequel on a envie de faire l'amour. Comme on est au cinéma (zoom), l'étrangère aura la chance quelques minutes avant la fin du film de consommer le maître nageur, pour découvrir rapidement qu'il ronfle après l'amour. Elle aura aussi appris que les hommes coréens sont libidineux. Et ont une tendance alcoolique prononcée. Et que même les moines facétieux comme des psychanalystes parisiens aiment écrire avec un Mont Blanc. Et que bêler avec les chèvres ne les attire pas particulièrement. Et que prendre à droite ou à gauche à une intersection ne change pas forcément toute votre vie, votre destin, comme le cinéma (zoom) aime souvent à vous le faire croire. A la fin, comme dans les plus beaux films de cinéma (zoom), l'étrangère s'en va sur la route en balançant sa petite ombrelle, et le spectateur ne peut s'empêcher de penser au petit homme qui s'appelait Charlot. C'est dire où va se nicher la magie dans ce pays-là, qui n'est pas le nôtre.
Quand on a vu plusieurs films de Hong Sang-soo, il devient ensuite difficile de relier les histoires à leurs titres respectifs tant elles se ressemblent. On peut néanmoins en dégager quelques fondamentaux, que l'on retrouve dans ce film-ci : en général il est question de relations amoureuses, souvent entre un prof de cinéma (ou réalisateur ou les deux) et ses étudiantes (ou des jeunes filles pour faire court) – peut-être est-ce autobiographique ? Ici, exceptionnellement, c'est une femme plus âgée (Isabelle Huppert, tout en légèreté et spontanéité). Tout ça finit neuf fois sur dix par une bonne cuite au soju, l’occasion de sortir quelques vérités et de se dévergonder. Et enfin, ultime raffinement, ultime caractéristique permettant à coup sûr d’identifier la patte du cinéaste : le léger zoom avant, parfois sans que l’on y trouve une quelconque signification. Le cinéaste prolonge, film après film, cet univers savoureux en de multiples variations, toutes passionnantes en dépit de la légèreté apparente de ces histoires, qui ne sont pas sans rappeler la finesse du cinéma de Rohmer, dont le cinéaste se revendique ouvertement. Après Pauline à la plage, c'est Isabelle à la plage. Ce film-ci raconte trois histoires inventée par une jeune étudiante, Huppert jouant trois rôles différents, mais avec des correspondances et des parallèles, et des variations. Les scènes de discussions sont particulièrement intéressantes, chacun passe du coréen à l'anglais afin de se comprendre, parfois avec des malentendus. Hong Sang-soo n’y est pas allé par quatre chemins : à chaque tiers du film, on recommence tout, et c’est au spectateur de jouer au jeu des différences. Bref, encore un bon film de HSS. J'ai d'ailleurs mis l'un des derniers films du cinéaste dans mon classement des meilleurs films de l'année 2016 sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
Quel film étrange, ne ressemblant à aucun autre ! On se laisse séduire par l'ambiance, par ces histoires qui ont l'apparence de la légèreté, peut-être seulement l'apparence. Les hommes, les Coréens comme les autres, ne pensent qu'à ça. Mais il s'avère que les (?) femmes aussi. Oui, variations sur un thème : amour, désir. Avec, en prime : la jalousie, le mensonge, l'incompréhension. Tout cela dans une brise de mer, sur un ton badin et primesautier. Avec surtout, nécessaire et omniprésent, le joli minois et les gestes gracieux d'Isabelle Huppert qui, comme c'est souvent le cas, porte le film sur ses frêles épaules, semble s'y amuser beaucoup, boire pas mal, faire un peu tout et parfois n'importe quoi. On la regarde se prendre au jeu, se trouver et aussi se perdre mais elle nous déride, nous étonne et, finalement, nous enchante. Un film avec deux trois bouts de ficelle : une bouteille d'alcool, un phare malicieux et, oui quand même, un beau maître-nageur. Enfin "beau", si l'on veut... comme un peu tout dans ce film.
In Another Country est la vision de trois contes mêlant la douceur mélancolique et la légèreté de l'amour ou Hang Sang-soo donne trois Isabelle Huppert différentes . L'une qui n'ose pas franchir le pas et qui est plutôt en réservée, l'une rêveuse et amoureuse et une autre possessive .
Trois petites histoires qui tournent autour d'un phare et d'un maitre nageur, léger, simple et avant tout beau . On rajoute une belle réalisation avec des zooms vraiment magnifiques et une jolie mélodie de piano, ceci amplifie la mélancolie, parfois la grisaille des images mais aussi la perdition des personnages .
Hang Sang-soo offre un beau film ou comme Woody Allen il semble s'inspirer de sa propre vie de cinéaste, une déclaration d'amour à une femme Française, au Soju et à l'amour tout simplement .
De nos jours, Anne, française, passe un séjour dans une station balnéaire Coréenne.
Le film se compose de trois sketchs mettant en scène Anne qui endosse chaque fois un statut différent dans des ambiances à la Rohmer. On retrouve les mêmes comédiens et de nombreux éléments et personnages communs. Isabelle Huppert est parfaite dans des rôles fantasques. Elle maintient à elle seule notre attention car l' intrigue n'est pas palpitante, le message, s'il existe, opaque et la réalisation sans intérêt particulier.
Le journal de tournage audio d'Isabelle Huppert, qui figure dans les bonus du DVD, nous apprend que le réalisateur écrit son scénario et les dialogues au fur et à mesure des 15 jours de tournage.
Soyons honnêtes. J'en avais déjà marre dès la première histoire. Marre de voir Isabelle Huppert toute guillerette, en talon sur la plage coréenne, en train de mimer le phare (ouf, la troisième fois elle ne le mime pas)... Alors imaginez, trois fois la même histoire, avec quelques changements... Non. Je comprends qu'on puisse aimer, mais alors pour quelqu'un qui, comme moi, n'adhère pas d'entrée au parti pris du film (c'est à dire une femme qui écrit trois histoires avec des similitudes), attention. Car c'est quand même très pénible tout ça... et surtout... très inutile. Enfin, j'ai trouvé ça terriblement vain, ça ressemble plus à un exercice de style d'étudiant sortant d'un faculté de cinéma qu'un réalisateur, pourtant confirmé (enfin parait-il, je n'ai pas vu ses autres films, et autant dire que celui-ci ne me donne pas envie d'en découvrir plus pour le moment).
Ce n’est pas une histoire que nous propose Hong Sang-soo mais trois Trois versions du film où l’on retrouve Isabelle Huppert sous des atours différents Tantôt épouse d’un expatrié trompée, tantôt maîtresse d’un cinéaste ou encore actrice française Chaque version est l’occasion de voir les situations sous un angle différent avec un personnage de maître nageur récurrent
Le cinéma de Hang SanSoo est fait de petits riens et peut même parfois paraître vain. Il faut savoir savourer ces petits gestes, ses petits détails qui parlent de la vie tout simplement. Ca a le risque de tourner un peu à vide au bout d'un moment mais ne manque pas de charme un rien désuet. Et puis, dans "In another country", la présence lumineuse d'Isabelle Huppert, actrice bien plus ludique que l'on ne l'imagine au regard des films d'Haneke ou autres personnages sévères, apporte beaucoup à ce film
Badinage plein de fraîcheur et de drôlerie, "In another Country" est un exercice de style assez réussi, aussi plaisant qu'inoffensif. On y trouve Isabelle Huppert dans un de ses meilleurs rôles, celui d'ambassadrice. Son statut d'actrice sérieuse/intello/chiante de films pour festivals lui permet de temps en temps de mettre un peu de lumière sur tel ou tel réalisateur étranger. On ne s'en plaindra pas, même si le résultat n'est pas toujours des plus probants et même si, comme c'est le cas ici, le réalisateur en question n'est pas forcément le premier venu. Et on ne peut pas dire que l'ami Hong Sang-Soo se renouvelle vraiment avec "In another Country", malgré la structure de son film (à sketchs) ou la présence d'une actrice européenne. On n'échappera donc pas aux scènes de beuverie (non simulées ?), ni à la critique féroce des comportements du mâle coréen moderne, ni à une certaine forme de surréalisme (le rêve dans le rêve) et de douce mélancolie. On n'échappera pas non plus à une direction d'acteurs très libre, acteurs qui sont aussi à l'image du film, drôles (Yu Jun-Sang, hilarant maître nageur au timbre de voix, à l'accent et à la diction impayables) et frais (Isabelle Huppert, donc, perdue dans la traduction et qui s'offre une parenthèse légère et bienvenue dans sa filmo). Avec ses multiples scènes ouvertes et ses nombreuses ellipses, "In another Country" dégage pas mal de poésie mais aussi, il faut bien l'avouer, un sentiment certain de grand vide. Qu'est-ce qu'on retient de ce film une fois sorti de la salle ? Pas grand chose sinon la certitude d'avoir passé un moment pas désagréable.
Nous avons tous fait l'expérience de rencontres et de lieux différents de nos habitudes lors de voyages "in another country". Cet autre pays, c'est ici une station balnéaire coréenne, et c'est une française qui fait l'expérience du voyage. Hong Sang-Soo présente une sorte de triptyque très poétique, comme trois variations autour d'un même thème. On retrouve, au long des trois histoires, les mêmes acteurs, les mêmes motifs, les mêmes lieux, mais avec des nuances, des inversions, des petites variantes qui ouvrent petit à petit les possibilités. La poésie nait de ces variations qui éveillent le regard sur des éléments tout simples, des éléments du quotidien qui prennent des valeurs multiples : un parapluie, une tente, un phare, une bouteille, ... Ce que je trouve très intéressant, c'est d'avoir simultanément des répétitions et des variations. A travers cette forme originale, Sang-Soo explore le thème de la communication : la française et les coréens doivent utiliser un anglais approximatif pour se comprendre. De là nait un certain humour (l'imitation du phare est un grand moment), une certaine cruauté parfois (les coréens critiquent la française devant elle, sachant qu'elle ne parle pas leur langue), un certain ennui aussi (des scènes de blabla approximatifs un peu trop longues), mais au final un langage des corps, des gestes, qui exprime plus de choses que les mots. On peut voir certaines différences aussi entre la culture française et coréenne, toujours en légèreté, mais ce thème n'est pas vraiment approfondi. Je crois que le cinéaste s'intéresse plus à la question de l'amour et du hasard. A travers les variations des trois histoires, il nous offre une pluralité de points de vue sur le sentiment amoureux, toujours léger, sans prétention à un message univoque. C'est surtout, à mon avis, une façon d'explorer les possibilités d'un cinéma pluriel. Rappelons-nous que ces histoires sont des scénarios de court-métrage imaginés par une jeune fille elle aussi en vacances. C'est donc une mise en abyme du septième art que le cinéaste coréen propose. Un cinéma qui peut recréer à l'infini des mêmes situations, des mêmes personnages. Au final, quand le film se clôt, il nous laisse mine de rien avec un sens totalement ouvert aux interprétations. Il y a plusieurs scènes dont l'interprétation est laissée à la subjectivité du spectateur ( spoiler: la lettre écrite au maitre-nageur, l'amant attendu sur la plage, la relation consommée ou non dans la tente ). Au final, nous ne pouvons pas déterminer avec certitude l'identité de ce film : était-ce trois facettes de la même femme? Trois femmes différentes qui voyagent l'une à la suite de l'autre? Des rêveries faites par une même femme? Finalement, avec "in another country", le cinéma devient un pays où tout est possible.
Isabelle Huppert prête sa frêle silhouette à ces variations à la fois charmantes et mélancoliques basées sur des rencontres furtives, légères, passionnelles aussi, en personnifiant une française étant en villégiature au sein d’une petite station balnéaire sud-coréenne et les gens qu’elle sera amenée à côtoyer durant son bref séjour. Ce marivaudage à l’orientale évoque souvent et agréablement l’univers et le style rohmérien, l’exotisme en plus. Ludique, drôle, surprenant, ce « In Another Country », sans révolutionner le septième art, se révèle être une plaisante comédie mâtinée de gravité. L’acteur qui endosse le rôle du maître-nageur est vraiment très drôle ; quant à Isabelle Huppert, toujours très à l’aise et convaincante dans un registre moins sombre, elle m’a vraiment fait beaucoup rire lorsqu’elle court en sautillant à petit pas sur les routes goudronnées.