In another country
Note moyenne
3,0
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58 critiques spectateurs

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nikko60
nikko60

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1,0
Publiée le 19 octobre 2012
Qu'est allé faire Isabelle Huppert dans cette chose ? Mystère...
Bon courage aux amateurs éventuels...
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2012
Il faudrait montrer ce film à Hollywood, aux producteurs avides d'entrées ( de plats principaux et de desserts, ceux qui veulent tout ), aux patrons de studios qui pensent que l'argent est le moteur d'un film. Il faudrait leur montrer In Another Country, grand oublié d'un grand festival, pour qu'ils se rendent compte - peut-être - qu'un film peut être un chef d'oeuvre sans qu'il ne contienne de grosses voitures ni d'explosions. Car aux antipodes de cela, le dernier Hong Sang-soo ( sans sou mais pas sans talent ) est un sommet de simplicité. Et le terme Sommet n'est pas de trop tant le film est vertigineux, additionnant les strates de récits pour s'élever à un niveau qui fait presque peur. Le dispositif à l'oeuvre ici est à double usage : d'une part il est comme une réponse aux critiques parfois formulées à l'égard du cinéaste sud-coréen. Un metteur en scène ferait toujours le même film, et Hong encore plus. Comme ironiquement, c'est à l'intérieur du même film qu'Hong Sang-soo refait deux fois son premier segment. Mais l'intérêt de ce parti pris est aussi de montrer qu'un film n'est jamais la copie conforme d'un autre, comme en témoignent les légères variations de récits et des choix que font les personnages. D'un film à l'autre, il y aura certes chez un cinéaste le même type de personnage principal, le même genre de motivation ( au hasard, trouver l'amour ) et le même ensemble d'actions, mais chaque film sera toujours un autre, tout en étant fondamentalement marqué par le style de son auteur. D'autre part, et cela rejoint le premier point, l'expérimentation mise à l'oeuvre est un commentaire à la fois sur la fiction et à la fois sur la vie. Sur la fiction, parce qu'elle montre son infini champ des possibles et sa capacité à pouvoir tout faire. Sur la vie, et sur l'identité d'un individu et les choix qu'il peut faire, mais surtout sur la même ligne floue qu'occupent ensemble le libre-arbitre et la fatalité. In Another Country est un grand film sur l'existence et sur le caractère particulier du déroulement de la vie, faite de hasards et d'événements inéluctables, où le moindre détail peut paradoxalement provoquer d'énormes bouleversements d'une situation à l'autre. Mais, à l'opposé - preuve de la richesse d'In Another Country - ce que décrit le film, c'est aussi la force de caractère de ses personnages et leur aptitude à une certaine cohérence, qui font que selon le contexte leurs choix et leur attitude pourront différer, mais jamais dans les grandes lignes. Si telle situation change d'une autre, il n'y aura de variations non pas sur la base d'une personnalité, mais par rapport au monde autour. Déjà, dans The Day He Arrives, il était question de cela au détour de quelques dialogues sur le hasard et les choix que l'on peut faire d'un contexte à l'autre. C'est aussi en cela qu'In Another Country - film-miroir du précédent HSS, mais aussi laboratoire d'expérimentations plus vaste - est un film vertigineux, parce qu'il montre la gigantesque variété des possibilités qui s'offrent à nous. Et pourtant, nous ne pouvons à chaque fois que prendre un seul chemin, et suivre la flèche de gauche ou celle de droite. Et Hong Sang-soo, en usant de la répétition comme art poétique, réussit un fantastique tour de force : rendre la fatalité plus libre que jamais. Dans ce film brillant, il fallait des acteurs qui le soient tout autant : Yu Jun sang excelle en " lifeguard " lunaire et un peu paumé. Quant à Isabelle Huppert, elle n'a jamais été aussi belle, légère et pétillante, comme si, sortie des films de Chabrol ou de Haneke, la comédienne française retrouvait un nouveau souffle en prenant l'air et en s'exilant en Corée du sud.

Un chef d'oeuvre qu'il faut absolument voir. Et trois fois plutôt qu'une.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 octobre 2012
un film d'une poesie rare et d'une grande maitrise.................................
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2012
La bande annonce de "In another country" nous montrant Isabelle Huppert dialoguant en anglais avec des mâles coréens, donnait une impression d'insignifiance tant les dialogues semblaient simplistes. Heureusement, quelques cartons nous signalaient que ce film là avait été adoré par Télérama, Les inrocks et Libé, signe sinon de chef d'oeuvre absolu mais de bon goût, Hang Sang-soo étant de toutes les façons un réalisateur incontournable.
Peu familier du metteur en scène coréen, j'ai visionné hier soir, jour de la sortie, l'oeuvre dans une salle où j'étais l'unique spectateur. Le public pas vraiment convaincu du côté comique de la chose a peut être préféré se poiler devant la quatrième mouture d'Astérix.... Je ne sais pas si les nouvelles aventures du gaulois en Angleterre sont drôles mais celles de notre gauloise Isabelle Huppert en Corée ne le sont assurément pas.
Cela commence par une scène hallucinante de lourdeur entre une mère et sa fille, se plaignant d'un oncle qui a ruiné la famille. Il y avait au moins quarante ans que je n'avais pas vu (enfin, lu, c'était sous-titré) une entrée en matière aussi mal fichue et mal dialoguée. Après deux minutes de projection, le spectateur voit s'envoler la possibilité d'inscrire ce film parmi ses 10 préférés dans le sondage de fin d'année des magazines branchés. La jeune fille du début, énervée, part écrire un scénario de court-métrage mettant en scène une femme française rencontrée dans un festival. On se détend comme on peut.... Au final, surement très inspirée ou très vénére, elle écrira trois histoires différentes mais avec les mêmes personnages dans les mêmes lieux. Trois histoires de femme : une célibataire, une adultère et une trompée. Toutes les trois vont chercher à voir un phare, seule attraction de cette station balnéaire et rencontreront un maître nageur un peu simplet. Ces trois femmes, c'est chaque fois Isabelle Huppert, dont le cinéaste semble être un grand fan.
Moi aussi j'aime bien l'actrice mais pas au point de la regarder trottiner pendant une heure trente en chaussures Prada ou en ballerines Repetto, sur un bord de mer coréen assez sinistre, vraisemblablement hors saison.
Les trois histoires sont totalement anecdotiques, mais la critique branchée l'a dit, l'esssentiel est évidemment ailleurs (oui, je consulte les critiques quand le film m'a un peu échappé). Tout d'abord, il paraitrait que les décors de cet appart/ hôtel standardisé dans lequel évoluent les personnages, a été filmé à la manière d'un Kubrick dans "Shining", les rendant ainsi totalement oppressants. Heu, faut pas pousser quand même...des escaliers et des balcons en bois avec Isabelle Huppert posée dessus, ce n'est pas franchement terrifiant.
D'autres critiques intelligents y ont vu toutes les facettes d'une femme et un discours éclatant sur sa sexualité... Là, pourquoi pas ? Je pense que c'est la vision de Mlle Huppert assise sur une bite d'amarrage et regardant un phare jaillissant de l'eau qui leur a mis la puce à l'oreille.
La suite sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/10/in-another-country-de-hong-sang-soo.html
Christine G
Christine G

19 abonnés 86 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 octobre 2012
un film nul sans aucun intérêt qui raconte 3 versions différentes avec les mêmes personnages
on est surpris des situations
c'est bof on sort de là hagard
vraiment nul
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 octobre 2012
Le réalisateur coréen Hong Sang-soo avait plutôt bien commencé sa carrière par 3 films très intéressants qu'on avait à tort affublés de l'appellation de trilogie sous prétexte qu'ils étaient tous les 3 sortis le même jour dans notre pays. A partir de son 6ème film, "Conte de cinéma", les choses ont commencé à se gâter, au point qu'on peut dorénavant parler de radotage lorsqu'on évoque ce réalisateur : chaque film a un réalisateur parmi les personnages principaux et on y retrouve systématiquement des scènes de beuverie et des histoires d'adultère. Par ailleurs, après avoir réalisé un film tous les 2 ans à ses débuts, il est passé à un film par an et, depuis 2 ans, à 2 films par an. Autant dire, des films bâclés dans lesquels le j'men foutisme est érigée en vertu cardinale. On se demande bien ce qu'Isabelle Huppert est allée faire dans cette galère, à part montrer qu'elle aussi, quand elle est mal dirigée (ou pas dirigée du tout, ce qui est plutôt le cas), peut arriver à très mal jouer. Quand je pense qu'il y a des critiques pour faire de ce tâcheron un héritier de Rohmer ! Voir critique complète sur www.critique-film.fr
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2012
La grâce enivrante d’Isabelle Huppert parlant difficilement anglais et la mise en scène atypique d’Hong Sang-Soo font de cet exercice de style une œuvre pleine de délicatesse. Le système de redondance des situations, déjà très utilisée dans la filmographie du réalisateur, atteint cette fois son paroxysme, ce qui pourra décontenancer autant qu’enthousiasmer le public. Le charme exotique de ces trois histoires anecdotiques nous donne un souffle frais fort distrayant et une réflexion spirituelle sur les destins croisés de ces trois aspects d’une même femme loin de sa terre d'origine.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2012
Les fidèles lecteurs de Christoblog savent combien j'apprécie le petite musique de Hong Sang-Soo.



C'est donc avec une émotion particulière que j'attendais à Cannes la projection d'In another country en sélection officielle, en me demandant si la greffe Isabelle Huppert allait fonctionner.



Et la réponse est .... la suite ici : http://www.christoblog.net/article-in-another-country-107265357.html
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 17 octobre 2012
Toujours difficile de critiquer car je ne peux m'empêcher de me demander si je ne suis pas passée à côté de la subtilité du scénario...en tout cas je suis sans doute passée à côté de façon magistrale !!! ....quel ennui.....je m'étonne de la critique positive si unanime de la presse...voyons ce que ressentent les autres spectateurs
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2012
Voilà un film qui ressemble à un exercice de style.....Les trois hstoires se ressemblent, on y retrouve un humour disons élémentaire (le plus simple possible) et le trio du mari, de la femme et de l'amant (le même maitre nageur venant parodier une sorte de farce sentimentale.....C'est filmé avec peu de moyens , avec un dénuement dans le scénario et laction, les dialogues étant le moteur de ces histoires de personnages plutot ambigus et simplifiés à l'extreme....3 histoires en miroir, pratiquement identiques, on a le droit à ces scènes de repas suivis de disputes chères à Hong San Soo ( aux contours alccolisés).....J'ai trouvé une grande fraicheur à la caméra et aux acteurs parmi lesquelles Isabelle Huppert tire son épingle du jeu plutot agréablement....Seul petit regret l'anglais remplace le coréen dans ce film se déroulant en Corée.....A vous de voir.......
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2012
http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/10/17/in-another-country/ | « In Another Country » est incontestablement une œuvre de Hong Sangsoo. Il est le symbole d’un cinéma qui se veut vivre de l’intérieur. Un cinéma qui donne l’apparence de surprendre le réel, de contempler les aléas de la vie. Hong Sangsoo ne crée pas des personnages mais des êtres vivants qui, bien que leur psychologie ne soit pas montrée directement, dévoilent des fissures profondes et intimes. Il donne au spectateur rien de plus que ce qu’il aurait su sur des personnes tangibles. Même si le personnage de la scénariste brosse avant chaque partie un rapide portrait du protagoniste qui dirigera l’intrigue, elle ne fait que survoler des informations qui relèvent du général (métier, situation matrimoniale) et du ragot (femme bafouée). Hong Sangsoo joue d’ailleurs avec cette impression de contemplation, l’amplifiant à sa guise par l’utilisation du zoom. Pourtant négligé par le cinéma en général pour son caractère brutal et peu subtil, il prend dans le film une tout autre saveur : il accentue la sensation de voyeurisme chez le spectateur. Ce dernier ne semble plus inactif, il approche son regard des proies qu’il guette comme un chasseur cherchant le gibier à travers des jumelles. Hong Sangsoo ironise même ce rôle en créant une mise en abîme : le spectateur observe le maître-nageur qui épie à son tour le couple d’Anne (Isabelle Huppert). Il amorce une critique du rôle de spectateur-voyeur basculant son personnage dans la honte de s’être immiscer dans la vie d’autrui. La mise en abîme devant créer une réaction en chaîne engendrant la honte chez le spectateur.

Le fond du film, quant à lui, repose sur la notion de destin. « In Another Country » est une œuvre sur les variations de la vie et le Destin comme force divine. La vie est faite de choix, Hong Sangsoo le montre en dupliquant dans chaque segment l’alternative droite-gauche d’Anne arrivant à un croisement. Anne choisit une direction, et cela à autant d’impact qu’un choix de carrière, ou un choix de vie. Chaque détail bouleversant le cours d’une vie. On pourrait se dire qu’Anne n’est pas la même personne dans chacune des trois parties, mais cela serait diminuer la force narrative du film. Si nous voyons cette scène de choix, alors pourquoi ne pas se dire que cette scène s’est produite avant même que le film commence et amenant Anne dans ces trois situations. La force de la destinée est alors palpable, cherchant à unir ces deux êtres coûte que coûte. Les bouleversements arrivés avant la rencontre ne permettent pas de l’éviter mais de seulement changer sa finalité : Flirt, Indiférence-Fanstasmé, Don de soi. Hong Sangsoo nous propose alors de voir trois vies différentes d’une seul et même personne : indépendante, mariée – volage, mariée – trompée. L’unité se crée alors dans le physique, le corps ne s’altérant pas mais aussi et surtout par l’image : la représentation du lieu et surtout le motif de l’orange parcourant chacun des trois segments. L’Orange est dans certaine culture le symbole du renoncement, comme-ci enfin les hommes avaient renoncé à prendre leur vie en main et laissé le destin les guider.

L’Unicité se fait aussi par le langage : chaque situation n’altérant pas ou peu les propos qui se tiendront entre Anne et le maître-nageur. « In Another Country » est la première intrusion de la notion d’étranger dans le cinéma de Hong Sangsoo, qui normalement s’appuie sur Séoul et ses habitants. Si Yasujori Ozu avait déjà en 1959 montré l’absurdité du langage qui ne s’exprime plus qu’à travers un ensemble de conventions sociétales prédéfinies, Hong Sangsoo déstructure le langage pour dévoiler ses faiblesses. Le langage ne fonctionne que sur le principe que les deux interlocuteurs parlent la même langue et qu’ils puissent ainsi se comprendre. Le langage est dans le cinéma de Hong Sangsoo le motif même de l’action puisque comme dans le réel il permet la propagation d’informations et est le déclencheur des émotions (avec l’alcool, qui chez Hong Sangsoo dévoile les personnages). Mais, dans ce film, le langage est un frein à toute compréhension à toute possible naissance d’une histoire. L’épisode du phare est significative d’un dialogue de sourd, chacun croyant comprendre l’autre. Dans le premier segment, la barrière de la langue est tragiquement ironisée par la lettre écrite par Anne que le maître-nageur ne peut déchiffrer.

Hong Sangsoo, même s’il introduit un certain fantastique, reste un réalisateur de la contemplation cherchant à capter les fluctuations du réel et de mieux comprendre la nature humaine par son fondement : la vie, qui n’existe qu’à travers le hasard des rencontres et des opportunités, et où l’homme ne peut agir que faiblement.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 avril 2013
J'ai adoré, c'est drôle, frais et permet de voir une Corée du Sud autre qu'en carte postale. Isabelle Huppert m'a ennuyée car à certain moment, elle jouait bien mais à d'autres quelle horreur! Comme ce passage où elle est en robe rouge et pense que son mari est avec elle près du fameux phare qu'elle cherche deux minutes plus tard, voici une contradiction. Au début, je n'ai pas trop aimé les trois histoires, qui se ressemblent, mais au fur et à mesure, on s'y fait et on apprécie la légèreté du propos. Alors oui, ce n'est pas le film de l'année, mais (oui j'adore ce mot) il est sympathique et je n'en avais pas vu encore de ce réalisateur et je ne pense pas en voir plus !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 juin 2012
Voici un petit film bien étrange. Une scénariste semble avoir choisi ses personnages, mais n’a pas encore trouvé exactement quoi leur faire faire, alors, elle fait des essais, des brouillons. Huppert est tour à tour femme trompée ou réalisatrice, rencontre toujours le même maître-nageur séduisant et niais, cherche toujours le même phare à visiter, ou bien se fait offrir un stylo Montblanc par un moine tibétain. Au début on rit, on s’amuse, puis on se lasse, mais au final, on n’est pas mécontent de ces quelques heures passées dans un petit village coréen. Sympathique si l’on a rien d’autre à faire…
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