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Clntra
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4,5
Publiée le 16 janvier 2026
La mafia est montrée sans doute avec beaucoup de jutesse les différents personnages, leur violence leur cynisme. Walsh et Bogarth utilisent ce film comme un manifeste politique contre le macartisme avec intelligence et efficacité.. Le suspense final ajoute une dimension spectaculaire à ce film fort bien mené.
Bretaigne Windust souffrant, Raoul Walsh en rappel, c’est un film noir qui déteint rapidement d’un genre qu’on a connu plus dynamique, plus sulfureux. Ici l’enquête classique reprend l’ensemble du dossier pour dénicher le petit détail que le procureur a en tête, une fois son témoin évaporé … Montage en flashbacks tranquille, transgression vers le crime organisé, et surtout Humphrey Bogart qui tient la maison avec une bonne expérience. Au point de retrouver la petite musique qui manquait à sa partition. Les voyous l’entendent également, c’est donc bien une fois encore à celui qui va tirer le premier. AVIS BONUS Le coup d’œil d’un spécialiste et surtout un documentaire très expressif sur Raoul Walsh Pour en savoir plus :
Construite sur des récits enchâssés multipliant les narrateurs tout en gardant une focalisation objective et une lisibilité totale, cette enquête policière sise dans une atmosphère nerveuse due à l'échéance du procès se démarque par son portrait très railleur de la nature humaine puisque les bandits qui se revendiquent forts, inflexibles, dominateurs, se révèlent des pleutres oublieux de toute dignité ou loyauté une fois menacés ou mis au pied du mur. Usant de gros plans pour exploiter les visages burinés, fermés, inquiétants, d'impeccables comédiens, la mise en scène infuse la froideur de cet univers par sa sobriété, ses pertinents placements de caméra, son jeu avec les brumes climatiques. Or, la tension culmine dans la double poursuite finale où inspecteurs et truands agissent en miroirs spoiler: jusqu'à ce que la justice l'emporte ce que le charisme (antipathique) d'Humphrey Bogart laissait présager. Du très bon polar!
« La femme à abattre », film policier à la tonalité très réaliste de Bretaigne Windust achevé par Raoul Walsh qui ne souhaitera pas être crédité au générique par respect pour Windust tombé gravement malade, est le dernier film d’Humphrey Bogart pour la Warner. Le scénario écrit par Martin Rackin s’il est en partie fictionnel s’inspire d’une enquête réelle qui avait mis à jour une petite industrie prospère alors connu sous le nom de Murder. Inc qui organisait rationnellement une sorte d’« ubérisation » avant l’heure du crime, permettant à n’importe quel quidam de faire occire la personne de son choix contre rétribution. Aucun mobile ne reliant l’assassin à sa victime la tâche se révélait d’autant plus ardue que le commanditaire avait un alibi en béton. Humphrey Bogart au meilleur de sa forme, autoritaire comme il savait si bien l’être, incarne Ferguson le procureur qui cherche à faire condamner Mendoza le cerveau (Everett Sloane) de cette entreprise funestespoiler: . Il tient entre ses mains un (Ted de Corsia) des affidés de Mendoza qui comme souvent dans ce genre d’affaires n’arrivera pas vivant jusqu’au procès. En moins de 12 heures, Ferguson doit donc trouver une autre preuve sous peine de voir tous ses efforts réduits à néant. Le film parfaitement structuré utilise le procédé du flash-back tout au long de la nuit durant laquelle Ferguson et son adjoint (Roy Roberts) passent en revue toutes les pièces du dossier afin d’en trouver une cruciale qui leur aurait échappé . Le suspense repose bien sûr sur cette unité de temps prenant la forme d’un compte à rebours à très fort enjeux. Bogart comme on l’a dit à son meilleur fait monter crescendo la tension, jouant à la perfection ce procureur complétement imprégné de sa mission. C’est dans les méandres des souvenirs qui sont ressassés par les deux hommes que la femme à abattre du titre va parfaitement s’insérer. A la croisée des chemins entre film policier, film noir et œuvre documentaire « Une femme à abattre » ne s’inscrit pas dans un genre particulier mais en épouse plusieurs. Sans doute pour cette raison, il reste un peu méconnu au sein de la prestigieuse filmographie d’Humphrey Bogart. A noter que c’est cette affaire se déroulant de 1929 à 1941 qui a fait entrer dans le langage courant, notamment cinématographique, les appellations comme « Contrat » ou « Frapper » utilisées par les tueurs à gages pour déjouer les éventuelles écoutes téléphoniques.
Ce film est tout simplement excellent. La narration est parfaite, les acteurs sont super bons, même les méchants sont attachants ! J'ai vraiment passé un super moment devant ce film qui a su me captiver et me surprendre. Le seul bémol c'est la fin un peu brusque.... Mais qu'est-ce que j'ai adoré !
A cette époque, l'âge d'or du film noir à l'américaine est passé. Le temps est au déclin. Arrive "The enforcer" qui mettra un bon coup de fouet au genre. Le mot qui caractériserait le mieux ce film, serait, je pense : efficacité. En effet, quelle histoire redoutable. Rien n'est laissé au hasard. On ne s'encombre pas de détails. On va à l'essentiel. Et les flashbacks, utilisés pour arriver à la solution finale se succèdent d'une façon très habile. Le titre français pourrait laisser croire que la femme a ici une importance folle, ce n'est pas le cas. Elle est anecdotique. C'est un film d'hommes. Cependant, contrairement à beaucoup, j'émets quelques réserves. Bien sûr, Humphrey Bogart est impérial. Bien dirigé, son jeu est remarquable. A côté de lui, les autres ont quand même du mal à exister. Et puis, tout ça ne dure que 1h25, mais on y sent bien passer. On évolue sans cesse sur un rythme pataud. Alors, oeuvre importante du genre, évidemment oui. Mais, un chef d'oeuvre comme le stipule l'affiche, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Le procureur Martin Ferguson (Humprey Bogart) est sur le point de faire tomber le caïd Albert Mendoza. Son procès doit s'ouvrir le lendemain et Rico, son lieutenant, va témoigner à charge en échange d'un allègement de peine. Mais Rico se dégonfle par peur des représailles et, durant son évasion du tribunal, chute mortellement. Il reste quelques heures à peine au procureur et à ses équipiers pour se remémorer toute l'enquête et trouver un élément susceptible de faire tomber Mendoza.
La réalisation de "The Enforcer" avait été assurée initialement par Bretaigne Windust, un scénariste de théâtre dont c'était le premier passage derrière la caméra. L'histoire veut qu'il se soit fait licencier par Bogart qui appela Raoul Walsh pour le remplacer. Une version plus indulgente pour Windust veut qu'il soit tombé gravement malade. Toujours est-il que le seul Windust est crédité à l'écran, le nom de Walsh étant rajouté dans les doublages et dans tous les dictionnaires de cinéma. Stéphan Krezinski dans le Rapp & Lamy parle du "film d'une brute raffinée", joli oxymore pour décrire l’œuvre de Walsh, un réalisateur dont la carrière épouse toutes les évolutions qu'a connues Hollywood depuis les années 1910.
"The Enforcer" est un modèle de film noir dont il a tous les ingrédients : flic incorruptible, malfrats patibulaires, éclairages expressionnistes... Il est construit en flashbacks enchâssés : Ferguson se remémore l'interrogatoire des principaux protagonistes de l'enquête qui, à leur tour, se remémorent les événements dont ils ont été les témoins. Cette construction apparemment complexe reste étonnamment lisible et ne perd jamais le spectateur.
Le film est sorti en France sous un titre qui n'a rien à voir avec l'original. Son sens ne se révèle que dans les toutes dernières minutes au risque de révéler la clé de l'énigme.
On démarre avec un témoin entouré de plusieurs dizaines de policiers. Il fait nuit et l'audience a lieu à 10 heures du matin. Le témoin est sous-pression car il doit faire tomber un gros bonnet de la mafia. Au bout de 10 - 15 minutes, on remonte le fil historique du pourquoi on est arrivé là. Un film de gangsters avec de bonnes trouvailles du début à la fin. On voit les rouages de la pègres, les astuces de protection et de liquidation des témoins et pas mal de vocabulaire spécifiques aux gangsters pour tromper la vigilance de la police et des tables d'écoute. Un "coup", un "contrat"... Mais aussi quelques bavures des policiers et des gangsters dans la protection et la liquidation où chaque détail compte. Admirablement joué, la version noire et blanc joue son rôle si l'on est attentif aux détails qui décrivent les couleurs...
Très bon Film Noir avec, encore une fois, Humphrey Bogart campant le personnage du policier. Pas de révolution du genre ici mais "The Enforcer" nous dévoile une intrigue bien ficelée et haletante. Cette enquête policière contient tout ce qu'il faut pour maintenir notre intérêt du début à la fin. On y retrouve cette noirceur ambiante, cette violence et ce pessimisme qui ont fait le succés du Film Noir. Je ne sais qui, de Bretaigne Windust ou de Raoul Walsh (je parierais sur ce dernier), a abattu le plus de travail mais la mise en scène est excellente la suggestion de certaines scènes leur apporte encore plus d'impact. Si la star est bien évidemment Humphrey Bogart, je décerne une mention spéciale aux seconds rôles, tous exceptionnels. Je le conseille.
Un film noir époustouflant par ses extraordinaires mise en scène et montage et l'incroyable série de seconds rôles, tous plus inquiétants les uns que les autres qui réalisent une suite de numéros d'acteurs étonnante. Et surtout par son scénario génial à la limite du surréaliste, fondé sur le meurtre de masse payant organisé ! Fascinant !
NB C'est dans ce film que le meurtre sur commande à pris l'appellation de "contrat" !
Film policier. Un inspecteur de police (et son équipe) recherche activement des témoins pour faire condamner un chef de gang meurtrier. Après avoir perdu un premier témoin (mort lors d'une tentative d'évasion), il reprend l'enquête et trouve ainsi une jeune femme qui pourra témoigner : il s'agira alors de protéger cette femme contre les gangsters qui voudront l'abattre.
Très bon film de genre. Un scénario simple mais très bien agencé puisqu'il y a des nombreux retours en arrière, très compréhensible, une réalisation parfaite : photographie en noir et blanc de haute qualité, une action rapide et efficace, pas de romance, mais une intrigue et un suspens très bien mené. De bons acteurs (Bogart excellent), des seconds rôles bien choisis., des décors de ville de nuit très cinématographique. Une réussite. Un chef d'oeuvre du genre. (film vu il y a 50 ans : pas pris une ride !)
Si je devais retenir 10 films, celui-ci en fait partie et comment ! Je me souviens l'avoir vu dans les années 1960 à la télévision (le fameux film du dimanche soir que la France entière regardait). Je l'ai revu récemment et j'ai été surpris de ressentir le même choc. Le film n'a pas pris une ride, si je puis dire. Notamment par sa violence suggérée. Un remake de ce film entraînerait des torrents d'hémoglobine. Rien de tel dans ce film. En particulier la scène chez le barbier où le rasoir change de main pendant que le client est emmitouflé de serviette et ne peut rien voir.
Superbe. Un procédé original cette fois avec une enquête qui part de la fin mais nous laisse un excelle suspense pour la vraie fin. Génial. Le film noir américain c'est quand même quelque chose. Bogart est parfait et toujours très très bien entouré. Ici cette recherche du témoin d'un meurtre est haletante.
Chef d’œuvre tardif du film noir américain classique (avant la couleur). Je ne sais pas quoi le plus admirer dans ce thriller glaçant. Humphrey Bogart, royal en flic intègre, au jeu sobre. Le noir et blanc très étudié. L'histoire racontée en flashbacks, ou on découvre les truands transis d'effroi du début en frimeurs cruels pris par l'engrenage meurtrier qu'ils ont contribué à bâtir;( les second rôles sont impeccables), une atmosphère délétère, mystérieuse, aux confins de l'étrange (on ne découvre le méchant que vers la fin, dans une scène terrifiante dans un bar) et de l'horreur ( la découverte des paires de chaussures dans le marais) .A voir et à revoir.