Blancanieves
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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2018
On m'avait dit tellement de bien de ce film que j'avais peur d'être déçu. Eh bien, il n'en est rien, ce film s'avérant tout à la fois visuellement magnifique, passionnant du début à la fin et très émouvant.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2017
"Blancanieves" (ou Blanche-Neige pour les non-hispanophones) est, comme son titre l'indique, une adaptation libre du conte des frères Grimm. Contrairement aux deux versions américaines sorties la même année ("Blanche-Neige" de Tarsem Singh et "Blanche-Neige et le Chasseur" de Rupert Sanders), l'action du film espagnol ne se déroule pas dans un univers de fantasy médéval mais dans une Espagne du début des années 20 et a pour cadre le monde de la tauromachie.
Seconde particularité, "Blancanieves" est entièrement muet et en noir et blanc comme ces classiques des années 20 dont il s'inspire. Le pari est osé et n'est pas sans rappeler celui de "The Artist" sorti un an avant.
De cette célèbre histoire et de ce défi imposé de tourner un film muet, le cinéaste Pablo créé un chef d'oeuvre. N'ayons pas peur des mots. Il tire de cette intrigue une puissance émotionnelle hors norme. Cette intensité est particulièrement due à cette alliance d'un esthétisme visuel extrêmement poussé (montage, photographie, cadrage et mise en scène sont bluffants) et d'une superbe partition musicale d'Alfonso Vilallonga. Une véritable oeuvre d'art formelle, technique et substantielle.
Même si le muet vous rebute, je vous conseille fortement de vous pencher sur ce long métrage qui n'ennuie jamais et dont on ressort bouleversé. Un grand film.
g0urAngA
g0urAngA

107 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2016
Blancanieves est un conte porté par une grâce purement cinématographique, sublimé par la protagoniste principale et l'antagoniste (la belle mère), donnant lieu à des compositions graphiques cherchant la perfection dans l'émotion.

C'est également une belle histoire autour d'une jeune fille qui préfère s'abandonner dans son imaginaire plutôt que d'affronter la cruauté des hommes.
Cette Blanche-Neige espagnole est sans parole, mais en musique, notamment du flamenco qui prend aux tripes et qui sublime les images en noir et blanc de personnages tellement bien mis en valeur par le réalisateur Pablo Berger.

Blancanieves invite le spectateur à une danse tragique pour tous les amoureux du bon cinéma ...
lucilla-
lucilla-

65 abonnés 169 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2013
C'est magnifique ! Pablo Berger réinvente Blanche-Neige,et offre un mélodrame émouvant, constamment captivant, poétique et d'une beauté exceptionnelle- un noir et blanc sublime-! C'est beau et cruel, tragique et burlesque.Féerique.Magique. Enorme coup de coeur !
(Je comprends mal la notation Allociné??)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2013
Un film incroyable en noir et blanc, muet et une musique omniprésente formidable ! On a envie de se fondre dans le film ! Je n'arrive pas à croire que l'on puisse faire un film aussi loin des blockbusters en 2012 !!
Bravo au réalisateur pour son audace et sa poésie !!!
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2013
Même si la tauromachie reste l'enjeu principal du film, amateurs de corrida, passez votre chemin. Vous ne trouverez pas votre compte dans ce très beau film. Mais certainement plus, grâce à des actrices et acteurs, tous, absolument magnifiques. Ángela Molina, Maribel Verdú, Macarena García, entre autres, magnifiées par la superbe photographie de Kiko de La Rica. La musique d'Alfonso de Vilallonga est envoûtante. Paco Delgado réalise les très beaux costumes dont certains paraissent toutefois un peu trop impeccables par rapport à l'histoire des personnages. Aucun bémol dans cette remarque. Blancanieves est un "conte des contes", selon son réalisateur, Pablo Berger. C'est exact. Tout l'univers des frères Grimm, avec un nain en moins, se trouve ici transposé dans l'Espagne des années 20. Muet, en noir et blanc, ce film cumule les difficultés et procure un véritablement émerveillement.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2013
Que Séville est belle dans sa lumière éblouissante filmée dans un Noir et Blanc sublime par le jeune Pablo Berger ! Que sa musique et ses toros sont sublimes dans ce conte cruel qui fait se rencontrer les thèmes pourtant usés de "Blanche Neige", l'expressionisme allemand et la culture andalouse ! On craignait l'effet de style, les citations lourdes, ou la mise en abysme, on redoutait une déclinaison d'une nouvelle mode lancée par "The Artist" : et voilà, rien de tout cela ici, seulement l'utilisation d'une forme "morte" (le format 1:33, le Noir et Blanc, le muet) qui se révèle "immortelle", pour exprimer des sentiments éternels (jalousie, amour, etc. etc.) avec une urgence, une vitalité étonnantes. Berger prouve que le raffinement esthétique ne tue pas l'émotion, et que la parfaite connaissance de l'histoire du cinéma ne saurait être un carcan. On notera surtout la conclusion, surprenante par sa méchanceté et son pessimisme, qui force le spectateur à reconsidérer les scènes plus ludiques qu'il aura un peu prises pour argent comptant (le conte de Grimm dans une mise en scène baroque) auparavant. "Blancanieves" est une parfaite réussite.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 mars 2014
Blancanieves est une relecture pour le moins intéressante du célèbre conte. Le fait qu'il soit muet et en noir et blanc aurait pu rebuter, mais c'est ainsi qu'ici, la beauté du récit s'exprime le mieux. Film sensible, à la fois classique et moderne, l'oeuvre de Pablo Berger s'avère être un poil longue. Cependant, étant donné le peu de tels projets aussi envoûtants, on peut dire que Blancanieves est une audacieuse réussite.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2013
Après "The Artist" qui, certes, ne manquait pas de charme, mais qui se cantonnait trop, à mon goût, dans le registre de l'hommage compassé et, somme toute, peu inventif... Après la sublime deuxième partie de "Tabou", le film magistral de Miguel Gomes... Voici "Blancanieves", un film de Pablo Berger d'une sidérante beauté.
Encore un film muet, eh oui, mais un film qui sait échapper au piège dans lequel est tombé Michel Hazanavicius, un film qui sait non seulement retrouver les codes du cinéma muet, mais qui les réinvente et qui les réenchante pour le plus grand bonheur du spectateur.
Pablo Berger s'est inspiré du conte des frères Grimm, mais pour en faire quelque chose de neuf et de surprenant: Blanche Neige au pays de Carmen! Et précisément, Carmen est le prénom qu'il a donné à l'héroïne. On retrouve bien des éléments du conte: la marâtre qu'il faut fuir, les nains qui recueillent l'abandonnée, la pomme empoisonnée... Mais tout est tellement réimaginé qu'on a l'impression de découvrir cette histoire pour la première fois. Ainsi, pour ne prendre qu'un exemple, les nains sont-ils ici des forains qui présentent un spectacle de tauromachie...
Le réalisateur a fait un travail extraordinaire non seulement sur le scénario, comme je viens de le dire, mais sur la direction d'acteur et sur la photographie. Il y a énormément de gros plans, mais les acteurs sont tellement excellents, tellement bien dirigés, que tout semble parfait. Une mention spéciale doit être faite des deux actrices qui jouent le rôle de Carmen - Blanche Neige: Carmen enfant et Carmen adulte.
Pour finir, je dirai que ce film compte désormais parmi les oeuvres qui ont été capables de me faire aimer, le temps qu'elles durent, ce qui d'ordinaire m'est indifférent, voire ce que je trouve détestable! Dans le domaine de l'opéra, il y avait déjà "Der Freischütz" de Carl-Maria von Weber, opéra qui me séduit chaque fois que je l'écoute, bien qu'il y soit question de chasse! Il y aura donc aussi "Blancanieves" qui aura trouvé le moyen de rendre agréables à mes yeux des scènes de tauromachie! C'est la magie de l'art, c'est la magie du cinéma, c'est la magie du cinéma muet!!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2013
Un film muet, espagnol et en noir et blanc. Ce n'est pas très alléchant, et pourtant le résultat est plus que convaincant!
"Blancanieves" est un film somptueux et éclatant. Contemporain également, car il ne se contente pas d'imiter le cinéma muet. On décèle, à travers les mouvements de caméra portée et les angles de vue de Pablo Berger, une étonnante spoiler: suite sur Plog Magazine, les Critiques des Ours: http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2013/01/blancanieves.html
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 décembre 2013
Gagnant d'une dizaine de Goya ( Équivalent des Oscars en Espagne), Blancanieves nous plonges dans le cinéma muet en nous offrant une relecture de Blanche-Neige et les Sept Nains à la sauce espagnole, rajoutez des torreadors, du flamenco, de la vengeance et vous aurez un film en noir et blanc bien mieux que le sur-médiatisé "The Artist", c'est dit ! Carmen, belle jeune femme danseuse de flamenco à Séville et marier avec le plus célèbre toreador; Antonio Villalta. Un jour alors que celui-ci se produit devant une foule d’innombrable personne, et devant sa bien aimé futur mère de son enfant, il est fauché par un taureau le laissant paralysé. Traumatisé par la vu que dégagé ce triste spectacle Carmen perd les eaux et se voit contrainte de ce fait d'accoucher. L'accouchement tourne mal; Carmen décède laissant sa fille et son époux. Antonio paralysé et seul fait confiance à une infirmière assoiffé par l'argent et la gloire qui va le détruire, le privant de sa fille; Carmen. Dans ce compte digne des frères Grimm tout est maîtrise, en plus d'un casting qui place la barre au plus au niveau, le film étant mué est donc accompagné de musique, musique qui colle parfaitement avec le film, ne laissant aucune scènes privés de son accompagnement !
La magie des films mués d’antan reste intacte nous livrant des rires et des larmes comme bien des films parlant ne peuvent nous tirés. Blancanieves c'est une belle surprise du cinéma espagnol nous faisant oublier la piètrerie du dernier Almodovar, et nous prouve que même en étant complètement fauché, ce pays arrive encore à nous faire rêver avec des histoires magnifiques.
Sublime, à voir.
shimizu
shimizu

13 abonnés 229 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2013
Il fallait oser! Un film muet et en noir et blanc, à l'époque de la 3D et du HD Surround, chapeau. C'est un très bel hommage au cinéma de nos arrière-arrière-grands-parents, avec une histoire belle et naïve, parfois rigolote. La candeur de certaines séquences est vraiment touchante, l'actrice principale est bouleversante d'ingénuité. Pour autant, on ne s'ennuie pas, car on ressent la totale jubilation que le réalisateur a dû avoir à tourner ce total OVNI. C'est complètement radical, et c'est ça qui fait la qualité de l'objet : aucun compromis! Il faut quand même remercier les producteurs de "The Artist", qui ont permis à des projets aussi casse-gueule que "Tabou" ou "Blancanieves" d'exister.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 septembre 2013
Pablo Berger nous offre avec Blancanieves l’une des plus belles adaptations du célèbre conte des frères Grimm. En rendant hommage au cinéma des années 20, le réalisateur nous présente un film sans mots où la musique nous porte dans le sud de l’Espagne. La beauté de Macarena Garcia nous émeu à chacun de ses gestes. Berger réinvente donc Blanche-Neige grâce à de la finesse, de la justesse, de la retenue et de la poésie.
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AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2013
Le cinéma muet espagnol ne possède pas un patrimoine des plus immenses. C’est pourquoi la venue de Blancanieves, un peu moins de 90 ans après l’arrivée du parlant, a de quoi intriguer. L’histoire, c’est celle de la petite Carmen, fille de toréro paralysé, confiée à une belle-mère des plus détestables. Après une enfance tumultueuse, Carmen et devenue une très jolie femme. Prise en chasse par le majordome de la maîtresse de maison, elle manque de peu la noyade, sauvée par une troupe de nains saltimbanques. Ces derniers la recueillent et la guident inconsciemment vers son passé – qu’elle a désormais oublié, remplacé par le nom de Blancanieves… Quand l’on peut voir un peu partout Blancanieves comparé à The Artist – deux films qui n’ont pas plus à voir que deux longs métrages parlants de genres différents avec une nationalité différente –, il y a de quoi s’offusquer. Ceux qui ne savent rien du cinéma en ses premières années pourront toujours s’émerveiller à la vision de ce qu’ils considèrent comme inédit : l’audace du réalisateur consistant à ressusciter une époque déchue ne doit en rien constituer une assurance de qualité. Et pour sûr, le long-métrage de Pablo Berger n’a vraiment rien de bien extraordinaire. Si l’on devait attribuer une seule et unique qualité à Blancanieves, cela serait probablement la singularité de son aspect « adaptation » – puisque sous ses airs caliente, le film est aussi un dépoussiérage du mythe de Blanche-Neige et les 7 nains, pour la troisième fois en très peu de temps. Aussi, le charme de la joyeuse bande itinérante de nains parvient sans mal à retranscrire l’univers des années 20… La retranscription du conte se mêlant alors plutôt bien à l’Espagne des toréros, l’enjeu de Blancanieves en ressort plutôt réussi. Scénario convaincant, donc. Par ailleurs, les interprétations de comédiens sont en tous points satisfaisantes, du premier rôle au plus petit. De Macarena Garcia (belle découverte) aux sept nains en passant par l’excellente Maribel Verdu (Tetro, Le Labyrinthe de Pan). Si Singin’ in the Rain abordait avec humour la maladresse des acteurs de muet à s’adapter au parlant, Blancanieves démontre que l’inverse demeure bien plus aisé. De plus, Pablo Berger ne tombe à aucun moment dans le piège de l’anachronisme involontaire. Cependant, il est certain que Blancanieves à tend à jouer de sa singularité – au 21ème siècle, j’entends – pour délaisser les simples mais indispensables bases de la mise en scène. Si quelques scènes impressionnent par la tension qu’elles dégagent, le film dans son ensemble s’avère trop peu passionnant pour côtoyer l’excellence de bout en bout. Il s’en dégage ainsi certaines longueurs quelque peu décevantes. D’autant plus que les quelques trouvailles esthétiques que l’on attribuera au long-métrage finissent par lasser, faute d’être régulièrement exploitées. En résulte un style visuel plutôt intéressant, qui repose tout de fois trop sur la beauté naturelle du noir et blanc granuleux. En conclusion, Blancanieves – s’il confirme la tendance des films de patrimoine à revenir plus nombreux dans les salles – n’a rien d’une très grande surprise en ce qu’il n’a finalement pas grand-chose d’extraordinaire si ce n’est sa carrure de film muet. Le long-métrage s’avère toutefois plutôt bon, merveilleusement mis en musique par Alfonso de Vilallonga dans une bande-originale qui donne envie de taper du pied, au rythme des pas de danse.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 avril 2013
Quelle déception ! Au vu de quelques critiques que j'ai vu lu dans la presse, je suis allé voir ce film. Aie, aie, aie. L'esthétique vantée ici et là est d'un mauvais gout absolu (une revisite de l'expressionnisme par un photographe pompier). L'histoire est convenue (blanche neige revisitée, comme à peu près 5 films cet année !) , attendue et donc épuisante.
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