J'avais confessé m'être ennuyé devant l'apathie maniérée de "Tabous".....Alors je pousse un ouf de soulagement après la vision de ce film.....Cette Blanche neige des frères Grimm est revisitée dans un contexte hispanique qui lui ajoute de la subtilité et de la profondeur....C'est peu dire..... Beauté du noir et blanc, musique exclusivement espagnole, chuchotements de guitare, de flamencos feutrés, la technique est un régal, avec des références picturales parfois à la Dali, ou la Goya (je pense à la scène de photo avec le père décédé où ironie culturelle on demande à la personne qui pose avec le mort un surprenant "SOURIEZ".....) Et puis il y a l'histoire de ce drame, une histoire sur fond de tauromachie, où l'émotion des personnages est permanente (un peu comme dans "the artist"), l'histoire d'une petite fille qui perd sa mère à la naissance et son père quelques années plus tard......Carabosse est aussi dans l'histoire, gothique et jalouse, et puis plus tard les sept nains difformes comme s'ils étaient sortis d'un film en noir et blanc deTed Browning appelés Freaks, comme le rappelle judicieusement un internaute..... Voila un film qui fera carrière d'une façon ou d'une autre dans l'histoire du cinéma, il a trop de qualités pour en être autrement (du moins je le lui souhaite).....
Dans Blancanieves, il y a un aspect authentique qui nous ramène aux premiers films étranges. L’utilisation des nains itinérants qui finiront dans une foire n’est pas sans rappeler l’étrangeté de Freaks, la monstrueuse parade ou Elephant Man. Le mélange de ce genre avec celui l’Espagne et la tauromachie fait de cette version de Blanche Neige un objet fascinant qui rappelle toute la monstruosité et l’étrangeté initiales des contes de Grimm avec une grande et belle modernité.
Sorte d'adaptation du conte Blanche-Neige. La fille d'un grand toréador devenu handicapé est malmené par sa méchante belle mère qui lui fait toutes sortes de misères. Devenue grande, elle s'échappe et est recueillie par une troupe de nains toréadors. Elle aussi deviendra toréador ayant gardé les qualités de son père. Mais cela finira tragiquement à cause d'une pomme empoisonnée donnée par la méchante belle mère.
Il s'agit d'un conte. Donc, ici pas de vraisemblance. Et c'est un très beau film réalisé de façon magistrale par un cinéaste très doué. La technique cinématographique est utilisée au maximum pour créer un véritable chef d'oeuvre : photographie, noir et blanc, décors, musiques, acteurs et personnages secondaires, tout cela concourent à la beauté d'un film techniquement très maîtrisé.
Qui a oublié le formidable parcours de « The Artist », couronné de prestigieuses récompenses au Festival de Cannes, aux César, et même les Oscars l'année dernière. Un sacre critique doublé d'un véritable carton public si l'on compte les 133 millions de dollars amassés par le chanceux producteur français Thomas Langmann, épaulé par son comparse américain Harvey Weinstein.
Devant cette moisson de billets verts, il paraissait évident que le cinéma muet allait spéculer des petits. Et c'est du côté de l'Espagne que le premier émule sort dans les salles, intitulé « Blancanieves », ou une relecture du célèbre conte « Blanche-Neige » des frères Grimm.
Réduire « Blancanieves » à une pâle copie de « The Artist » serait désavouer l'époustouflant travail de dépoussiérage du conte effectué par Pablo Berger, ainsi que l'excellent twist pris par ce dernier, en mêlant corrida / récit légendaire de la princesse « Blanche-Neige », pour offrir in finale un spectacle propice à tatouer les mémoires. On a beau connaître l'histoire sur le bout des doigts, le suspense et l'émotion demeurent intactes comme au premier jour.
Bohème et poétique, tendre et mélancolique, gothique et flamenco, « Blancanieves » transpose le célèbre conte dans l'univers de la tauromachie. Les 7 nains et la célèbre princesse forment dès lors une troupe attendrissante de toreros, dont on veut absolument connaître les aventures et auxquels on s'attache sans retenue.
Ceci étant, le film de Berger recèle d'autres merveilles et étrangetés, puisqu'il est aussi question, à travers la thématique de l'enfant-esclave ou l'abord final du baiser échangé entre la dame et son prince, d'un hommage déguisé à certains des autres contes populaires de la fratrie Grimm que sont « Cendrillon », ou « La Belle au bois dormant ».
Avec son « Blancanieves », Pablo Berger, à l'instar de son collègue Européen Michel Hazanavicius, reboot le cinéma muet en proposant une œuvre méticuleuse et ambitieuse. Il balaye un panel gigantesque d'émotions, depuis la délicatesse à la sublime interaction opérant entre les nains et la princesse, tout cela regorgeant d'affects.
Agrémenté d'un travail musical superposable à celui de Ludovic Bource sur « The Artist », signé ici Alfonso Vilallonga, et d'un montage sonore ébouriffant, la version andalouse et muette de « Blanche-Neige » charme et émeut à chaque plan.
Côté casting, si l'égérie des nains est incarnée avec justesse par Macarena Garcia, véritable garçon manqué, c'est surtout Maribel Verdù qui tire son épingle du jeu en interprétant avec brio la sadique belle-mère.
Bilan : « Il était une fois...Un conte splendide au charme vénéneux » peut-on lire sur l'affiche de « Blancanieves », vérifiable et vérifié. Une ode aux grands cinéastes des années 20. Un opéra muet noir & blanc. Un réel chef d'œuvre !
Le cinéma muet en noir et blanc aurait-il un second souffle après le triomphe de "The Artist" ? Plus sérieusement, Blancanieves est autre chose qu'une bonne idée pour devenir un bon plan à récompenses. Cette variation ibérique de "Blanche-Neige" est à la fois singulière et fidèle à l'esprit d'origine du conte des frères Grimm. Sa fin est à la fois troublante, saisissante et macabre. Ce film est pour moi plus qu'une simple curiosité.
Dégoulinant de bonnes intentions. Etouffant de bienpensance, avec cette musique omniprésente qui nous indique à tout moment quand rire et quand être triste ! A éviter franchement !
Un super film découvert en avant première au festival premiers plans d'Angers ! J'ai beaucoup aimé cette version de blanche neige ... Super montage et lumière !
Enorme coup de coeur pour ce film espagnol, noir et blanc et muet, que je classe sans hésiter parmi les meilleurs films de cette année 2013. la forme est magnifique, le fond est captivant. La forme : un Noir et blanc étonnant d'expressivité, alternant des plans larges qui rappellent Griifith et des plans très serrés sur des visages bouleversants à la Murnau. Une musique flamenco hypnotisante. "The Artist" dont on a (trop ?) loué l'originalité est ringardisé en 15 minutes ! Le fond : Blanche-neige - mais aussi Cendrillon et la Belle au bois dromant - revisité dans l'Espagne des années 20. Sa mère meurt en couches le jour où la carrière de son père, un torrero immensément célèbre, est brisée par un taureau excité. Cloué sur une chaise roulante, il épouse en secondes noces son infirmière qui abuse de sa fortune, le trompe avec son chauffeur (splendide scène SM qui relègue les photos d'Helmut Newton au rang de vignettes vulgaires) et persécute sa fille. Belle comme le jour, Blanche-Neige échappe de peu à la mort et est recueillie par une troupe de (six !) torreros nains. Elle devient célèbre en marchant sur les traces de son père, jusqu'à revivre, dans une ultime scène paroxystique, le drame de ses origines. Ce film novateur a accumulé les Goyas - l'équivalent des Césars en Espagne. Il n'a pas connu ici le succès qu'il méritait. A voir en DVD si vous avez raté la sortie en salles.
Comme le titre l’indique (Blanche-Neige en français), l’histoire est inspirée des contes de Grimm mais revisitée avec beaucoup de talent : la fille d’un torero devenu paraplégique et maltraitée par sa belle-mère [l’infirmière qui a accouché sa mère, morte en couches et jouée par Maribel Verdú (qui a eu un Goya pour ce rôle)] s’enfuit de son domicile où elle est bonne à tout faire et rencontre une troupe de 7 nains toreros (pratiquant la tauromachie avec des vachettes ou des veaux !). Il fallait oser s’inspirer de contes très connus et filmer en noir et blanc sans dialogues (avec quelques cartons) comme au temps du cinéma muet (l’histoire se passe en Andalousie dans les années 1920). La photographie est magnifique et le montage superbe, vraisemblablement influencés par Serge Eisenstein et David W. Griffith. C’est aussi bien que le film « The artist » (2011) de Michel Hazanavicius mais avec un scénario plus élaboré. Le film a d’ailleurs reçu 5 récompenses : Goya 2013 (équivalent des César français) et aux festivals de Saint-Sébastien, Dublin, Palm Springs et Carthagène.
Superbe. Musique, décor, belle femmes, costumes et une pointe de suspens, tout y est. Bon j'ai pas résumé le film de la meilleure manière mais pour ceux qui ont aimé "The Artist" foncez voir Blancanieves. On flirt avec le chef d'oeuvre pour ma part. Je ne sait pas si je préfère l'un ou l'autre mais les 2 remettent le muet au gout du jour avec les moyens du 21ème siècle pas sans talent ni imagination !
Blancanieves est beau, festif, parfois triste mais un véritable conte à regarder avec ses enfants. Ce qui pour leur culture sera plus utile qu'un "Twilight"ou un "Springbreak" même si ces deux derniers ne peuvent évidemment pas tenir la comparaison. Vive le muet. Bon film à tous
Film Muet tourné AVANT "The Artiste" et tellement MIEUX ! c'est juste magnifique, les acteurs sont fabuleux, la photo magnifique, c'est un diamant à l'état pur. L'histoire de Blanche neige revisité est prenante et c'est un vrai régal !! Il faut absolument voir ce film !! même si l'on aime pas la corrida ! j'avais lu quelques "critiques" et j'avais peur de ce que j'allais voir mais je suis curieuse de nature, et quelle merveilleuse surprise ! super à Voir en famille ! et je commence à croire que les spectateur d'Allociné n'aime pas le VRAI cinéma...