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Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mars 2013
Un récit filmé en 4/3, en Noir & Blanc et muet, ça ne vous rappelle rien ? Bien plus inventif que The Artist - et d'ailleurs conçu avant lui - , BlancaNieves se rapprocherait plutôt de Freaks. Visages filmés en gros plans, expressions étourdissantes des regards, lumière crue alternant le clair/obscur composent cette fresque émouvante. Une mise en scène d'une ingéniosité remarquable.
La réalisation comme l'interprétation se révèlent sans faille. Les amoureux du Flamenco vont se régaler, la musique les et vous captivera tout au long de ce conte d'une modernité absolue. Les amoureux de l'esthétisme seront pantois d'admiration devant plusieurs plans comme la scène où la foule laisse la vie sauve au taureau ou bien celle de la mort de la belle-mère. Les amoureux tout court apprécieront l'émotion intense qui se dégage à maintes reprises. Cette Blanche-Neige sublimera les foules avant de connaître une fin qui surprendra plus d'un spectateur peu familier du cinéma hispanique.
Amoral et subversif, ce film vous enchantera... si vous avez le bonheur de le voir. Nous n'étions que trois en salle en première semaine et je crains sa disparition (des écrans) précoce.
Un réel dommage, car BlancaNieves marquera à coup sûr bien plus que l'année 2013.
Enorme coup de coeur pour ce film espagnol, noir et blanc et muet, que je classe sans hésiter parmi les meilleurs films de cette année 2013. la forme est magnifique, le fond est captivant. La forme : un Noir et blanc étonnant d'expressivité, alternant des plans larges qui rappellent Griifith et des plans très serrés sur des visages bouleversants à la Murnau. Une musique flamenco hypnotisante. "The Artist" dont on a (trop ?) loué l'originalité est ringardisé en 15 minutes ! Le fond : Blanche-neige - mais aussi Cendrillon et la Belle au bois dromant - revisité dans l'Espagne des années 20. Sa mère meurt en couches le jour où la carrière de son père, un torrero immensément célèbre, est brisée par un taureau excité. Cloué sur une chaise roulante, il épouse en secondes noces son infirmière qui abuse de sa fortune, le trompe avec son chauffeur (splendide scène SM qui relègue les photos d'Helmut Newton au rang de vignettes vulgaires) et persécute sa fille. Belle comme le jour, Blanche-Neige échappe de peu à la mort et est recueillie par une troupe de (six !) torreros nains. Elle devient célèbre en marchant sur les traces de son père, jusqu'à revivre, dans une ultime scène paroxystique, le drame de ses origines. Ce film novateur a accumulé les Goyas - l'équivalent des Césars en Espagne. Il n'a pas connu ici le succès qu'il méritait. A voir en DVD si vous avez raté la sortie en salles.
Ce film est un pur bonheur avec ses références proches «The Artist » Noir et Blanc muet sans parler - c’est le cas de ne pas le dire - de la ressemblance frappante de la marâtre avec Bérénice Bejo et plus lointaines (La Strada). La vie de Carmenita ou « Comment mal démarrer dans la vie et mourir en pleine gloire ? ». Le même jour sa mère décède en la mettant au monde alors que son père est victime d’un terrible accident de tauromachie qui le cloue dans un fauteuil à vie (à mort plutôt). Le père infirme dans son fauteuil et ses faux-airs de François Cluzet (« plus de jambes, plus de corrida ») sans oublier Pépé il gallo le coq au sommet de son art. Carmenita finira en bête de foire (en mode Freaks) se réveillant périodiquement aux baisers de ses cochons de princes payants grâce à un mécanisme du meilleur effet. Courrez-y
Pfff ouais très classique au niveau de l'histoire. Un film bien foutu pour enfant, un peu resucé de The Artist (image carrée - encart de texte) avec de vagues inspirations de la Strada. Gentil mais en tant qu'adulte, j'ai trouvé ça long... et sans surprise. Voire surfant sur des clichés sans les repenser ou les raviver.
Beau,beau,beau. La photo est magnifique. Beau et inattendu. Comment oser, à notre époque, un film, muet en noir et blanc,à partir d'un conte et sonner aussi juste ? On n'est jamais dans la provocation gratuite, ça ne dérape jamais dans la laideur et le grotesque et pourtant que d'audaces imaginatives ! Ce film plonge dans ce que l'Espagne a de plus noble, Velasquez,la violence et la grâce,éros et Thanatos, la beauté des visages , la beauté des femmes. Fabuleux... étymologiquement. En ces temps de crise on n'est pas au bout du conte...
La blanche neige des frères Grimm revisitée au pays des toreros et du flamenco Un film muet qui fait passer tout un éventail d'émotions Une palette de noirs et blancs, des jeux d'ombres et de lumières qui subliment les images La marâtre, l'orpheline, la pomme et les ...six nains! Une histoire tellement triste et sanglante que l'on peine à croire que le conte était à l'origine à destination des enfants!
J'ai eu l'impression d'être restée de longues heures au cinéma. Je suis peut-être passée à côté, mais j'ai trouvé ce film assez ennuyeux. Pas de véritbal construction. Pas de tension. Beaucoup d'éléments inutiles qui n'apportent rien. On est ni vraiment dans le conte, ni vraiment dans le rêve, ni dans la réalité mais dans un peu de tout ça à la fois, dans un mélange qu'on nepeut pas appeler un style. Film muet ? pourquoi pas ? mais ici rien à voir avec "The artist" qui est un régal qui nous emporte du début à la fin.
Dans le langage populaire contemporain on dirait un truc du genre : j’ai pris ma race ! Sco-tché ! Elle m’a tué la Blanche-Neige ! Le seul conseil que j’aurais à vous donner : arrêtez ce que vous êtes en train de faire et regardez à quelle heure est la prochaine séance de ce chef-d’œuvre ! Le pitch ? Vaguement inspiré par Blanche-Neige, vite fait ! La souffre douleur, la marâtre, l’histoire transposée dans l’Espagne d’il y a cent ans. On pense une demi seconde à « Freaks » parce qu’il y a quand même quelques nains, mais aussi à « la caravane de l’étrange » parce qu’il y a une roulotte et des sœurs siamoises, sinon c’est le plus beau noir et blanc depuis « Eraserhead », c’est vous dire. Ah au fait, c’est un film muet. Alors s’il fallait comparer avec un film célèbre osca-césarisé l’an dernier, je dirais qu’à côté, The Artist « c’est-rien-qu’une-merde » et je pèse mes mots. Ici la mise en scène est maîtrisée et non pas approximative, le propos est plus qu’assumé et non pas pompé sur des films célèbres…même pas envie de continuer ce genre de comparaison. Blanca Nieves est un concentré de poésie, un élixir de composition, c’est un film qu’il faut faire étudier dans les écoles de cinéma, c’est original, audacieux, tellement moderne, un film qui nous redonne espoir d’être encore surpris au cinéma. Que vous dire du casting ? C’est un sans faute ! Bien sur les personnages exagèrent un petit peu dans leur jeu, mais c’est un film sans dialogue…et c’est parfois tellement reposant de se retrouver au….Cinéma. La musique est sublime, et devient un personnage à part entière. Il y a des plans à faire pâlir les amoureux de la photo, des mouvements de caméra comme je n’en avais pas vus depuis bien longtemps, des trouvailles formidables, des rebondissements inattendus jusqu’à cette fin….cette fin tellement « couillue » ! Je ne me suis même pas retenu de laisser couler ma petite larme…et mes compagnons de séance ont même applaudi à la fin. Je recommande plus que vivement ! Un choc !
Très beau, très bon, très fin : quelle belle "adaptation" du conte, transposé en Andalousie sur fond de tauromachie : il fallait oser (après y avoir pensé). De très belles trouvailles visuelles, ou mouvements d'appareils, Très bons acteurs également, Image, son ou musique plutôt, magnifiques. Plein de références cinéphiliques aussi. Beaucoup d'émotion(s) et fin un peu énigmatique qui poursuit encore un peu la poésie...