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hyrule
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4,0
Publiée le 28 octobre 2010
Très belle histoire, très poétique, tirée d'une histoire vraie. Je suis obligé de parler de la bande-son ici qui est vraiment remarquable, ainsi que des décors filmés, sans laisser l'ennui nous prendre mais avec un rythme doux, du Midwest Américain. Richard Farnsworth, qui campe un personnage bien décidé à faire 400 bornes avec sa tondeuse, rend son rôle très humain et authentique. Le personnage croisera plusieurs personnes sur sa route, qui l'aideront et qu'il aidera, et chaque personnage a son histoire et forgent petit à petit au cours du film, celle d'Alvin Straight. On retrouve Sissy Spacek (un peu tête à claques) et Richard Dean Santon, encore une fois avec David Lynch. Dommage pour le titre français car A Straight Story en VO faisait un jeu de mot avec le nom du personnage, tandis que Une Histoire Vraie...
Lynch laisse pour l'occasion ses scénarios sinueux pour adopter la linéarité du road movie. Une histoire simple, touchante, traitée avec sensibilité... Une belle histoire tout simplement, mais qui ne constitue qu'une parenthèse dans l'oeuvre de ce cinéaste si iconoclaste.
Lynch surprend avec un film léger, agréable qu'on prend plaisir à regarder. On a littéralement le sourire pendant le visionnage. Le réalisateur nous touche avec des personnages montrés de façon à ce qu'on s'attache très rapidement à eux. Ils ont tous des caractères et quelque chose à dire. Je pense que Lynch arrive particulièrement bien à rendre ses personnages troublants et réalistes de façon très rapide (en allant parfois dans des clichés pas si désagréables). Le film est extrêmement bien filmé et bien rythmé par une musique entêtante. Après je n'ai pas grand chose à dire d'autre !
Une très beau film. The Straight Story est une oeuvre à part dans la filmographie de David Lynch : plus classique et plus linéaire scénaristiquement que la majorité de ses autres films, il se révèle attendrissant et reposant ( idéal pour une fin de journée stressante ). Richard Farnsworth nous livre une ultime composition dont lui seul avait le secret : placide et expressif, son personnage est absolument touchant. Les seconds rôles sont également très bien interprétés ( notamment l'incomparable Harry Dean Stanton ), excepté celui de Sissy Spacek, proprement insupportable. La musique d'Angelo Badalamenti est séduisante par ailleurs. Cette histoire vraie est une fable lyrique, pleine d'humilité et de sobriété ( il s'agit sans doute du film le plus sage de David Lynch ) : même après dix années de silence, les deux frères Alvin et Lyle finiront par se retrouver et se réconcilier pour regarder les étoiles. The Straight Story montre ainsi avec beaucoup de pudeur qu'il n'est jamais trop tard pour recoller les morceaux. Un portrait d'heptagénaire calme et méditatif. Essentiel.
Le film marque l'esprit avant même d'avoir commencé, et par deux choses encore ! Tout d'abord le titre, qui est d'une simplicité étonnante et qui a l'immense mérite de ne pas être l'étiquette d'une oeuvre mais sa définition, telle qu'elle s'adresse avec honnêteté au spectateur. Le titre anglais est "The Straight Story" : "vraie" et "straight" ont tous deux l'avantage d'être des adjectifs à la sémantique très large, et tous leurs sens s'appliquent au film pour de vrai : l'histoire est vraie, touchante, authentique, humaine. Tout ce qu'on perd en français, c'est que "Straight" soit le nom de famille du personnage principal.
Quand à l'histoire, je suis obligé d'en témoigner à la première personne : je n'ai jamais vu d'histoire avec tant d'empathie et de compassion, à tel point que j'étais crispé par la crainte de voir apparaître un antagoniste, car la logique voulait qu'il y en ait un. Et c'est grâce à cette peur d'ailleurs que Lynch nous tient scotchés à nos sièges et nous fait les esclaves consentants de ce viol de l'esprit par tant de beauté, magnifiée par sa simplicité. Celle-ci triomphe en elle-même et pour elle-même, explose dans un hymne à l'Homme et à l'humanisme. En plus, le thème musical est vraiment beau. J'ai déjà dit "beau" mais l'oeuvre mérite bien que je m'abaisse à encore faire succéder ce mot à lui-même sans avoir plus rien à dire car nul discours ne pourrait rendre honneur à ce film. Allez, cinq étoiles !
Au vu du pitch, une histoire vraie se révèle être un film totalement antagoniste à l’univers du torturé et déjanté David Lynch. Et pourtant c’est bien lui qui transpose à l’écran l’histoire d’Alvin Straight, un homme âgé qui décide de traverser l’Amérique en tondeuse en gazon pour rejoindre son frère qu’il n’avait pas vu depuis bien longtemps.
Un road movie dont le concept reste pour le moins original et décalé. Cet acte invraisemblable de partir seul, pour des semaines de voyage armé d’une simple tondeuse et d’une remorque, sera le seul coup de folie, bien loin donc des précédents films de Lynch fourmillants d’étrangetés en tout genre. Personnellement peu friand de road-movie, ma curiosité était néamoins attisée par la présence d’un tel film chez ce réalisateur
The Straight Story est un film linéaire et qui se montre sans aucune surprise. Une lente épopée contemplative avançant à la vitesse de cette bonne vieille tondeuse… Alors oui c’est contemplatif, c’est même parfois un peu longuet mais c’est indéniablement très beau, langoureux et la musique de Badalamenti ne fera qu’accroitre ce sentiment. Epurant son film au maximum, Lynch se concentre ici sur deux piliers que sont respectivement le personnage d’Alvin Straight et le rapport de l’homme à la nature.
Alvin Straight c’est ce vieil homme approchant les soixante-dix ans, têtu mais bienveillant qui se lance dans une quête qu’il sait d’avance être la dernière. Il sait ses défauts et les énoncent sans la moindre difficulté, faisant parfois le constat de sa propre vie. Et il avance, doucement, prenant le temps de se poser et de contempler les lumineux paysages qui s’offrent à lui. Il avance aux rythmes des confidences faites aux nombreuses personnes qu’il rencontrera lors de son périple, aux nombreuses entités parfois blessées par les épreuves de la vie, parfois joyeuses à en être insouciantes. Et c’est un personnage d’une humanité bouleversante qui se dévoile, toujours habité d’une certaine sagesse, il se déplace au gré de ses envies.
A l’aube d’un optimisme nouveau, Lynch crée une aventure lumineuse à la poésie et à la sobreieté remarquable. Richard Farnsworth emmène avec brio cette œuvre assez singulière qui nous laissera un sourire… Sans joie. Et même si d’accoutumée le cinéaste se complait dans l’ombre et dans les méandres d’esprits torturés, nous ne manquerons pas de rappeler que l’ombre ne peut exister sans la lumière et qu’ici Lynch le démontre de la plus belle des manières.
Une histoire vraie (The Straight Story). L'un des rares films de David Lynch que je n'avais pas encore vu. Il délaisse son univers fantastique, ses trips fantasmagoriques et surréalistes pour un road movie émouvant. Son film le plus simple, en apparences, le plus humain en tout cas. Le long périple entrepris par ce génial vieux monsieur, malade mais prêt à tout pour rejoindre son frère (pas super en forme lui non plus) n'est pas seulement jonché de difficultés, il y croise le chemin de quelques personnes pleines de bienveillance. Malgré l'aspect plus réaliste et minimaliste, ça reste du Lynch: quelques moments magiques, décalés, des instants imprégnés de poésie et l'humour malgré tout même si ça reste un film touchant avant tout. Sublime visuellement et parfaitement en harmonie avec le son et la musique, toujours composée par son inséparable Angelo Badalamenti. Un très beau voyage (en tondeuse à gazon - eh oui!).
Dans la catégorie Road Movie, on avait déjà eu affaire aux fauteuils roulants avec lexpérimental Aaltra (2004), cette fois-ci, cest à bord dune tondeuse à gazon dans Une Histoire Vraie (1999), le neuvième film de David Lynch. Finit le fantastique ou la science-fiction, tels que Eraserhead (1976) ou encore Dune (1985), cette fois-ci, il nous fait découvrir les péripéties originales dun septuagénaire, qui lorsquil apprend que son frère, quil na pas vu depuis des années, vient davoir une attaque, décide de lui rendre visite à bord dune banale tondeuse, faute de pouvoir sy rendre en voiture, car il na pas de permis. Quittant lIowa pour celui du Wisconsin, il devra, malgré sa santé fragile, parcourir plus de six cent kilomètres pour aller le rejoindre. David Lynch, égale à lui-même, réalise là, un film poignant, tendre, lent, mais tellement captivant. Un film qui, comme son titre lindique, est adapté dune histoire vraie, nous faisant partager toutes les émotions ressentit par le personnage principal, interprété par le remarquable Richard Farnsworth. Une uvre forte et contemplatif à travers laquelle on restera marqué !
Un chef d'oeuvre de David Lynch. Une histoire authentique rempli de poésie. Richard Farnsworth nous livre le plus beau rôle de sa carrière. Sissy Spacek joue son meilleur rôle après Carrie au bal du diable.
Un OVNI dans la filmographie de David Lynch, loin de ses standards habituels abstraits et déjantés, qui m'a autant ému que "Elephant man". Entre anecdotes touchantes et réflexion philosophique sur la simplicité de la vie, quelque part entre "Nebraska" d'Alexander Payne et "Don't come knocking" de Wim Wenders, une petite perle humaniste qui fait un bien fou à la tête. Richard Farnsworth est exceptionnel, la musique envoûtante. Fort, profond, sublime.
C'est à la fois du Lynch et de l'anti-Lynch. Quand Lynch fait du Lynch, c'est insupportable, et quand Lynch fait de l'anti-Lynch, ça n'est clairement pas génial, mais au moins il y a la volonté, de tirer de cette Amérique (qu'il aime pourtant tant tourner en dérision) un visage amical, ou alors un peu moins satirique et plus optimiste... Et heureusement, il y a dans cette "Histoire vraie" un poil plus de cet anti-Lynch, pas forcément très original, mais tellement moins esthétisant, écrasant et ironique.
Un film qui surprend dans la filmographie de David Lynch. Ici, pas d'immersion dans un univers sombre et onirique ; "Une histoire vraie", c'est une histoire à simple et étonnante, une histoire à la fois comme tant d'autres et insolite. La mise en scène est sobre (mais néanmoins superbe), le rythme est lent, la prestation du magnifique Richard Farnsworth toute en retenue ... mais pourtant, c'est sans doute l'un des films les plus émouvants de Lynch : c'est cette simplicité, cette sincérité absolue qui en fait une oeuvre si authentique émotionnellement. La dernière scène est sans doute la plus touchante, tant elle parvient à exprimer avec justesse et sobriété deux valeurs essentielles : le pardon et l'amour. "Une histoire vraie" a beau être occasionnellement pataud, il n'en reste pas moins un film d'une beauté très pure.
250 miles de l’Iowa au Wisconsin via le fleuve Mississipi en… tondeuse à gazon ! Une parenthèse dans l’œuvre de David Lynch, un film apaisé, sobre, avec des acteurs convaincants (Richard Farnsworth, Sissy Spacek…), de belles images, la bonne musique d’Angelo Baldamantide et des scènes très réussies (l’autostoppeuse…). Du bon travail !
Hymne à la vie et la fraternité, une histoire vraie est un film aussi simple qu'exceptionnel. Pourtant, David Lynch ne perd pas son caractère onirique et romanesque, tel INLAND EMPIRE ou encore le superbe Mulholland Drive. Mais il retrouve l'humanité propre à Elephant Man, qu'il transpose ici dans un climat faussement réaliste. Une histoire inoubliable.