Nymphomaniac - Volume 1
Note moyenne
3,3
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344 critiques spectateurs

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33 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 février 2014
Lars Von Trier est un homme de cycles. Un des cinéastes les plus innovants de son époque, capable d’entreprendre régulièrement de nouveaux challenges. D’abord une trilogie dite « européenne » (The element of crime, Epidemic et Europa) aussi esthétiquement captivante que son propos est indéchiffrable. Ensuite sa période naturiste/néoréaliste, influencée par la mouvance Dogma, pacte entre plusieurs réalisateurs scandinaves (Breaking the waves, Les idiots, Dancer in the dark). L’expérimentation est aussi à l’ordre du jour de sa trilogie dite « américaine », dont nous attendons encore le dernier volet après Dogville et Manderlay. Des films qui zappent les décors pour laisser place à l’imagination et diffusent une réflexion nouvelle sur l’esclavage. Quant à ce Nymph()maniac, clairement prévu pour être un périple de plus de quatre heures, mais scindé en deux films pour de vastes raisons commerciales, il se situe dans la continuité d’Antichrist et de Melancholia. L’héroïne est à la recherche constante d’une façon d’extérioriser ses troubles intérieurs, largement reliés à une première relation sexuelle traumatisante. L’essentiel de l’histoire se déroule en flashbacks, donnant à apprécier la spirale sans cesse ascendante de sa vie débridée. Une fois l’œil mis dans le trou de la serrure, il est impossible de faire machine arrière. Nous nous trouvons dans la même position que le vieil homme qui la recueille : entre fascination et répulsion. Si certaines scènes sont filmées de manière explicite, le sexe n’est pas pour provoquer de la réjouissance au spectateur/voyeur, il est tantôt relié à un concours glauque entre deux amies, tantôt un satisfecit d’un besoin oppressant. Dans ces deux premières heures, Joe peut sembler une femme dominatrice qui mène son monde à la baguette. En réalité elle est proche d’une victime sacrificielle, une de plus dans l’œuvre de Von Trier. La frustration demeure en elle pour cause d’un dégoût de l’espèce humaine, en opposition de l’amour de la nature que lui dispense son père lors de leurs marches en forêt. Ainsi son plus gros orgasme se déroule au milieu des plantes et elle cherchera indéfiniment à le revivre. Le film ne serait pas plus intéressant que ça si le réalisateur n’avait pris soin de le recouvrir de ses penchants littéraires. Le récit est découpé en cinq chapitres, dont les titres émergent au détour du dialogue entre Joe et son bienfaiteur et du cadre dans lequel il l’a recueilli. Ce qui donne lieu à des analogies savoureuses, comme celle entre l’apprentissage de la pêche à la ligne et la découverte du sexe. L’autocitation n’est jamais très loin, tel ce manifeste « Mea Vulva » qui rappelle fortement Dogma. Les interludes réguliers dans la narration donnent lieu à des discussions de haut niveau intellectuel entre les deux principaux personnages. L’auteur règle au passage ses comptes avec les accusations d’antisémitisme dont il a récemment fait les frais. La créativité visuelle est aussi au rendez-vous via des incrustations d’images, des avances et retours rapides comme si l’on était d’une télécommande, des théories explicitées de manière originale. Le dernier chapitre laisse entrevoir l’espoir, une Joe enfin en phase entre l’amour et la sexualité. Peine perdue, car son aventure ne connaitra décidément pas de concessions et elle devra chercher son épanouissement dans des pratiques moins traditionnelles. Phase de descente en enfer que nous réserve donc le deuxième volet.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 février 2014
Lars Von Trier, expérimenté sur les sujets polémiques, s'attaque sur une explication de la nymphomanie. Pour cela, voici Joe, 50 ans. Elle est retrouvée dans une ruelle par Seligman. Il l'a receuille et lui demande ce qui lui est arrivé. Et voila que débute le récit de la vie de Joe, de son enfance où elle est déjà très intriguée par son sexe, jusqu'à son adolescence. Ce qu'arrive Lars Von Trier, c'est de réaliser une oeuvre tout en évitant de tomber dans la pornographie pure et dure. Certes, beaucoups de scènes sont présentes, seulement on prend vite Joe en compassion et on ne peut compatir qu'à son malheur. Malgré quelques longueurs inutiles dans cette première partie, le film est intéressant de part l'approche psychologique et sociale de Joe, de sa vie, de ses choix.
Ricco92
Ricco92

288 abonnés 2 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2014
Bien que comportant plusieurs plans habituellement réservés aux films X (même si la version française est une version ‘’censurée’’), la première partie de Nymph()maniac est loin d’être le film pornographique auquel on pouvait s’attendre. En effet, un peu comme le Eyes wide shut de Kubrick (est-ce un hasard si von Trier réutilise la deuxième valse de la Suite pour orchestre de variété n°1 de Chostakovitch ?), Nymphomaniac est plus un film étudiant la sexualité plutôt que la montrant simplement. Il cherche à décrire la psychologie d’une nymphomane sans la juger d’un point de vue moral. Prônant la complexité plutôt que les jugements moralisateurs, le réalisateur en profite pour régler ses comptes, par l’intermédiaire d’un de ses personnages, en expliquant son opinion sur Israël de manière moins confuse que lors de la fameuse conférence de presse de Melancholia au Festival de Cannes qui lui causa tant de problèmes. D’un point de vue plus cinématographique, Lars von Trier ne cherche cependant pas le pur réalisme en nous rappelant à de multiples reprises que nous assistons à un film en utilisant des effets de mise en scène voyants (la séquence où Joe gare la voiture est filmée en plongée avec un graphique indiquant les mouvements à faire en surimpression…) : nous sommes loin du Dogme. Ce mélange entre réalisme et artificialité, le tout porté par d’excellents acteurs, nous donne un film très intéressant à regarder qui donne envie de voir la suite.
ChauvelCinema
ChauvelCinema

22 abonnés 598 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2014
Premier Lars von Trier pour moi, au cinéma, sans que ce soit un choix personnel. Cette première partie est finalement moins explicite (elle a certes été "censurée") que prévue et s'avère intéressante dans la mise en scène et le jeu des acteurs (surtout ceux qu'on n'attend pas là comme Shia Labeouf). Cependant, l'austérité est pesante, les bavardages assez ennuyeux et surtout, on ne voit pas vraiment le message distillé par le cinéaste. Nouvelle provocation donc ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 février 2014
J'ai vu le volume 1 en version non censurée à la Berlinale. Je me sens vraiment chanceuse d'avoir pu voir au cinéma ce film, qui tient du génie, en salle. Critique ci dessous
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 février 2014
Film que j'attendais avec impatience ! Il m'a tellement fait réfléchir que je ne sais pas exactement quoi en penser. Il est moins cru que ce que je pensais au niveau des images, par contre au niveau du discours des personnages ce film est cru, mais cela me plait personnellement.
Intéressant à voir pour se comprendre un peu soit même malgré tout.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 février 2014
Pur chef d’œuvre. Le talent de Lars Von Trier souffle sur tous les navets environnants. C'est de l'art.
guifed
guifed

76 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2014
NYMPHOMANIAC! Rugissez le désir et crachez l'amour et les sentiments! Le cri de Rammstein résonne sans cesse en moi depuis que j'ai vu ce film, il y a quelques jours. Un cri qui vient déchirer de rage la fabuleuse scène d'introduction, où une Joe (Charlotte Gainsbourg, très peu présente finalement dans ce premier volume) ensanglantée git au milieu d'une place lugubre éclairée d'une lumière blafarde: magnifique entrée en matière qui donne le ton. Seligman (Stellan Skarsgard) la prend sous son aile, lui offre une tasse de thé et attend son histoire. Joe se lance alors dans une narrations passionnante, autant dans sa forme que dans son fond. Elle raconte sa vie, qu'elle divise en chapitres, chaque chapitre correspondant à un épisode de sa vie. Ce qui est original et lumineux à la fois, c'est qu'elle le fait à chaque fois en analogie avec un élément, anecdotique a priori, du présent (l'hameçon accroché au mur, la fourchette etc). Comparer la chasse à l'homme à une pêche à la traîne peut sembler maladroit et simpliste. Mais si on l'inscrit dans la perspective d'un abêtissement du désir, tout devient clair. Von Trier veut faire transparaître le seul aspect bestial, instinctif, quasi-mécanique du désir humain; et seule l'insistance et la répétition trouvent la note juste pour ce qui concerne le sentiment aseptisé. Alors, il nous gave de couches et de couches de références à l'inhumain de la relation sexuelle. L'effet est garanti. Outre le sublime de la narration, rareté dans le cinéma en général, plusieurs idées s'apparentent à des créations enquillées comme des perles autour de la nuque venimeuse de la nymphomane. Le chapitre sur le père, seul élément sensible du film et de la vie de Joe, dissone sur la forme par rapport aux autres épisodes: filmé en noir et blanc, il est teinté d'une nostalgie d'autant plus puissante que le reste du film, en couleur, nage dans le superflu. Le chapitre sur la polyphonie de Bach est d'une beauté et d'une ingéniosité renversante. On sent que l'auteur a voulu mettre en parallèle la bassesse du désir charnel et la noblesse de l'Art, seul véritable vecteur de sentiment, dans une fable finalement très moraliste, dont on sort abasourdi et frustré par le néant émotionnel, mais surtout aboutie et riche en expériences cinématographiques. Ne reste plus qu'à attendre la suite, qui promet d'être grandiose.
Louis Morel
Louis Morel

62 abonnés 850 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2014
Sorte de laboratoire d'expérimentations cinématographiques, ce premier volume de Nymphomaniac est à considérer comme un joyeux bordel expérimentale autant qu'une sulfureuse réflexion sur le sexe dans tout ses états.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2014
Une v�ritable claque cin�matographique!Le film ne prend toute son ampleur qu'apres la vision du volume u bas � tous les acteurs et � Stacy Martin et Charlotte Gainsbourg en particulier!
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2014
Ce premier volet est sensible, juste et bien interprété. C'est une réflexion très intéressante sur la place de la sexualité dans la société.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 février 2014
Lars Von Trier, ba comme d'hab, il vous poursuit plusieurs jours... une mise en scène parfaite, le plan séquence du début génial et la musique qui vient nous percuter, une bonne entrée... La découverte, le jeu, puis l'addiction au sexe en parallèle avec la philosophie, le religion, la pêche à la mouche ou musique classique c'est le récit de la vie de Joe (Charlotte Gainsbourg) ainsi articulé par son confesseur, Stellan Skarsgard, excellent. Des scènes crues c'est sûr mais ce n'est pas ce que je retiens le plus de cette première partie qui suscite avant tout la curiosité sur l'origine de cette nymphomanie et la complexité du personnage de Joe... Je dois parler de la performance d'Uma Turman qui livre la meilleure scène du film, passer du "comique" au tragique, cette montée en puissance d'émotions est phénoménale. LVT réussi à nous embarquer dans son ovni qui bouscule, dérange mais sans jamais être vulgaire (pour le moment). La relation au père aura certainement une signification, mais les scènes d'hôpital par exemple, n'ont pas fonctionné pour moi, presque ennuyeuses, on tombe dans la pathos et bof... Difficile de juger la moitié d'une œuvre malgré tout...donc j'attends la suite...
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2014
Bon alors, qu'en est-il du film porno ? Devinez quoi, c'est tout sauf un porno. Vous ne vous y attendiez pas hein ? N'empêche, LVT doit beaucoup s'amuser de tout ce qui est dit sur lui. Il y a même une petite pique lancé à ses détracteurs à propos de ses propos à Cannes en 2011, on apprécie. Bon alors évidemment, on se tape un message au début disant que le film a été censuré, raccourci et divisé en deux. Autant la division en deux ne me gène nullement, d'abord parce que je comprend que ça ne doit pas être top de distribuer un film de 5 heures, mais surtout parce que c'est justifié par le film. Si on a un film divisé en chapitres, il est justifiable de vouloir le découper. Peter Jackson, si tu nous lis ! Autant le censurer, ça fait chier, il faut le dire. Du coup je sais que je reverrai la version complète. Et pourtant, le film est déjà génial tel qu'il est. Dès le début on sait que ça va être énorme, cet écran noir qui dure et dure, un silence hallucinant dans la salle, la tension qui monte simplement avec les quelques sons, c'est du grand art. Puis l'image arrive enfin, une ruelle sale, des objets comme des ventilateurs et la pluie sur les poubelles sont mixés très forts, pour un peu on se croirait presque chez Leone. Et soudain, METAL !!!! Magnifique. Ça met tellement bien dans l'ambiance. Le film fonctionne parce qu'on est suspendu aux lèvres de Joe, qui nous raconte ses ébats et ses expériences sexuelles, souvent drôles, qui pourraient être tellement glauques. Et pourtant, ce n'est pas glauque. Parce qu'il y a une fantaisie dans cette histoire, notamment par la présence des tous ces tics visuels bricolés, dessinés. On sent que quelque part l'histoire de Joe n'est pas à prendre au sérieux, même si on est pas sûr de tout ce qu'elle raconte. On le voit bien à un moment, lorsque Seligman trouve une incohérence dans son récit. C'est ça qui est intéressant, LVT laisse le doute. On a peut-être qu'une pauv' fille, persuadée qu'elle est mauvaise, et qui ne prend de plaisir en rien (la fin va bien dans ce sens). J'aime bien ce genre de films où on a un personnage inconnu, mystérieux, qui nous dévoile sa vie sexuelle, mais aussi sa vie tout court. Il n'y a pas tant de sexe que ça finalement (bon c'est la version censurée), elle nous touche aussi cette fille, la relation avec son père est belle (et tout sauf freudienne, alors que bon dans un film comme ça, je m'attendais à ce que...), ce qui nous donne un magnifique quatrième chapitre, très différent des autres. Il y a vraiment du beau dans ce film, je pense au chapitre 3, drôle, et glaçant et réaliste à la fois. Mais ce qui fait que j'adore ça, c'est que c'est fun de bout en bout. Je crois qu'il ne faut pas prendre trop le film au sérieux, quand on a un concours de baise comparé à de la pêche à la ligne ! Jouissif (dans tous les sens du terme). On aura beau dire tout ce qu'on veut sur LVT, c'est un mec super intéressant, qui renouvelle sa mise en scène à chaque chapitre et qui fait de très belles images. On ressort de là avec une seule putain d'envie : voir le volume II le plus vite possible ! (dès demain pour ma part) Et voir la version complète de LVT, qui à n'en pas douter sera encore meilleure ! Et les autres films de Lars ! C'est vraiment jouissif de voir un film pareil au vu de toute la campagne racoleuse au possible qu'il y a eu autour (encore une fois Lars doit bien se marrer).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 février 2014
Avec Nymphomaniac, Lars Von Trier laissera probablement ses détracteurs comme ses admirateurs campés sur leurs positions. Rien à voir avec Melancholia, un peu plus facile d'accès. Ici, il renoue avec sa fibre provocatrice, qui interroge avec une brutalité qui lui est propre les dessous de l'addiction sexuelle féminine. La caméra poétise par la métaphore la violence du parcours de l'héroïne ; sans doute ce mélange de crudité et de poésie dérange, et plus généralement le style du réalisateur, qui fait tout passer par les images, aussi explicites soient-elles, plus que par les dialogues. Ainsi serons-nous tentés de poser la question : en choisissant des thèmes moins provoc', serait-il capable de faire autant de bruit ?
thucy
thucy

5 abonnés 139 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2014
Ce premier opus doit beaucoup selon moi à la présence diaphane et fascinante de Stacy Martin qui es bluffante et crédible dans son rôle de fausse oie blanche perverse, qui incarne Joe jeune. Les flash back vers sa jeunesse et son enfance, racontés par Charlotte Gainsbourg (Joe à l'âge mur), nous font nous attacher (un peu malgré nous) à ce personnage marginal et déphasé par rapport aux standards de la société. Cette première partie donnait des sièges encourageants pour la suite à venir...qui pour moi s'est soldée par une grosse déception. Je posterai mon avis sur cette seconde partie, mais du coup la deuxième partie n'étant pas selon moi à la hauteur de l'attente générée par la première, on a l'impression finale que tout ça finit en queue de poisson, et qu'il s'agit d'un exercice de style un peu vain, sombrant dans une vraie fausse provocation bon marché... Conclusion : beaucoup de bruit pour pas grand chose...
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