Nymphomaniac - Volume 1
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Dex et le cinéma
Dex et le cinéma

723 abonnés 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2015
Avant même d'essayer de mettre en forme mon avis sur Nymph()maniac Vol.1 un questionnement m'a tiraillé. Par delà la critique pure (et réfléchie), qu'elle note mettre à ce film ? Comment juger de manière définitive une œuvre charcutée par ses producteurs pour la rendre plus diffusable ? Est-ce seulement le bon ordre des scènes que nous avons devant les yeux ? Mais bref... Je me suis donc simplement fié a mon ressentit, qui m'indiquait une fourchette de 7-8/10. Seulement, le génie de ce réalisateur VISIONNAIRE (n'en déplaise à ses détracteurs) qu'est Lars Von Trier, ne pouvait se cantonner à un 7/10. Armé de sa caméra VIRTUOSE (oui pour Lars Von Trier, j'aime les majuscules), il nous livre une vision profondément sombre et lyrique de la sexualité de cette femme marginale et profondément attachante qu'est Joe. Virtuose est véritablement à mes yeux le seul mot qui définisse parfaitement la réalisation BRILLANTE de Lars Von Trier. Mais la mise en scène de ses films n'ai jamais été sujette à polémique. Et tandis qu'il nous a démontré, une fois de plus, qu'il était un grand réalisateur, et que les acteurs magistraux ont fait étalage de leurs performances, Nymph()maniac Vol.1 finit par perdre un peu de son intérêt. Le scénario n'est absolument pas honteux, nous en sommes même TRÈS loin. Simplement, si nous retirons les fulgurances poétiques et narratives tout simplement remarquables (tel l'analogie faite entre les amants et l'élaboration d'une symphonie) de l'équation, le reste du film est un peu trop plat... Une fois de plus je tente de me rattraper, Nymph()maniac Vol. 1 n'est absolument PAS ennuyeux, le rythme est plutôt bien géré, et cette histoire est à la fois dérangeante et fascinante. Mais pour utiliser à mon tour une allégorie , je comparerai l'intérêt des séquences de Nymph()maniac. Vol 1, avec un cardiogramme. Je n'aurais rien à ajouter de plus. Et, bien entendu, je me dois de conclure cette critique sur les "polémiques" qui entourent l’œuvre. OUI, Nymph()maniac Vol. 1 est un film érotique, voir pornographique a certains (rares) moments. OUI, Lars Von Trier a sans doute saupoudrer son scénario d'une légère pincée de provocations gratuites comme il en a le secret. Mais, tout cela est mis au service d'une ambition plus grande. Une ambition qui traverse la filmographie de Lars Von Trier... Celle de dépeindre la perversion. Dépeindre une humanité profondément mauvaise, dont les êtres malfaisants ne souhaitent qu'une chose. Voir les êtres innocents être pervertis à leur tour. Nymph()maniac Vol. 1 n’échappe pas à la règle, mais le traitement est totalement renouvelé. Certes Joe est pervertie par les autres, mais elles assume cette perversion. Elle est la première à en tirer profit, tandis que sa vision nihiliste des Hommes semble continuer de se façonner, au sein de son esprit tourmenté. Mais ne nous avançons pas trop, seule sa suite me prouvera si le travail du réalisateur danois est à la hauteur de ses ambitions, et qu'il réitèrera la réussite de ce Nymph()maniac Vol.1 !
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2014
La communication autour du film (affiche, extraits, rumeurs sulfureuses) est plutôt trompeuse. Nymphomaniac, dans son premier volume, n'est ni hot, ni vraiment centré sur la jouissance. Le sexe y est froid, parfois glauque, souvent triste ; quelques scènes sont très crues, mais l'ensemble est plus cérébral que sensuel. Le film est une longue conversation illustrée par flash-back, au cours de laquelle Lars von Trier laisse libre cours à des considérations philosophico-morales sur la nymphomanie et le péché, à l'expression de sa libido et de son voyeurisme, et à quelques délires plus ou moins digressifs. On a globalement l'impression d'avoir affaire à un exercice d'autosatisfaction fantasmatique et psychanalytique, ou, plus vulgairement, à l'objet d'une bonne branlette physique et intellectuelle. Bon, pourquoi pas sur le principe. Il y a bien quelques scènes qui surprennent par leur audace sexuelle, d'autres qui amusent (notamment la crise mélodramatique et surréaliste du personnage d'Uma Thurman). Mais il est difficile d'adhérer à la mise en forme générale du récit, puzzle hétéroclite, qui joue sur de grands écarts permanents entre saillies poétiques et variations malsaines ou trash, entre réflexions sérieuses et moments bouffons ou triviaux, avec pour accompagnement musical un mélange détonant de métal grondant (Rammstein) et de lyrisme classique (Bach et Cie). Lars von Trier a également mis en place un système d'analogie entre, d'une part, les pratiques de la nymphomanie, et, d'autre part, la technique de la pêche à la mouche, certains profils animaliers, quelques lois arithmétiques ou la composition des polyphonies de Bach. Tout cela est traduit à l'écran par des images d'archives que l'on croirait sorties d'un vieux fonds oublié de France 3, par des inscriptions de chiffres et autres schémas pédagogiques. Faut pas avoir peur du ridicule... On peut trouver ça au mieux déroutant, au pire grotesque, en tout cas lourdement signifiant. Et lassant sur la longueur. Voilà qui ne donne guère envie de se précipiter sur le volume 2 du film, encore moins sur sa version longue et non-censurée, qui réserve peut-être quelques scènes éloquentes sur le brame du cerf en rut dans les forêts de Moselle.
lara crid
lara crid

81 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2014
On assiste pendant deux heures à une séance de divan. Et le spectateur jouit dès lors de cette position de voyeur propre à ce type de narration. La récupération psychanalytique du récit rétrospectif des aventures de Joe pose l’addiction sexuelle comme un objet d’étude et non de plaisir, puisqu’elle n’apporte finalement que destruction (Joe elle-même) et misère (scène magistrale de l’épouse bafouée). Si Joe se considère comme un être foncièrement mauvais, son sauveur tend à la décharger de toute morale et le récit de cette sexualité débridée et presque subie se déploie comme une collection de rencontres dont seule la fin du film commence à donner sens (les trois amants). LVT propose un mélange détonnant des genres et parvient à créer une esthétique particulière ; le film est constamment sous-tendu par un malaise, né du décalage entre la morale judéo-chrétienne et les interprétations métaphoriques de Seligman ( chasse à la mouche, polyphonie de Bach). Aussi la crudité de certaines scènes est transcendée par un lyrisme que LVT emprunte à Bergman, à T. Malick mais aussi à ses propres films, notamment Melancholia. A suivre…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 janvier 2014
Prétentieux, illustratif et apathique.
Prétentieux : il fait semblant d'aborder des grands sujets, de faire le malin, celui qui "fait du toc" juste pour donner un peu de flatterie au spectateur.
Illustratif. Exemple du "génie" du metteur en scène. "Il est comme un chat" et paf , photo de chat. Il fait le coup deux fois de suite. Puis il refait le coup avec un guépard. Trois fois. C'est pas du cinéma, c'est du chromo.
Apathique. Je n'ai rien compris à la nymphomanie de l'héroïne. Je n'ai rien ressenti, rien vécu. Ni son désir, ni son plaisir, ou son absence de plaisir, rien , un grand vide.

Uma Thurmann est bien, l'explication de la musique polyphonique est bien, la musique du générique est prenante, le reste est horripilant de prétention et de vanité.

C'était mon premier LVT. J'espère peut être voir un jour Melancholia, mais sinon basta, ce type est un faiseur
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 janvier 2014
C’est fou comme Lars Van Trier devient de plus en plus prévisible avec le temps ! Et c’est ce qui rend sa démarche aussi risible et en fin de compte aussi pathétique, car on sent la volonté de provoquer, mais comment y parvenir quand tout ce qui est fait à l’écran est attendu ? Il sera question de nymphomanie ? Bah voyons ! On va encore avoir droit à des femmes totalement hystériques et incontrôlables face à des hommes totalement impuissants ? ...le tout dans des allégories sylvestre de merde ? ...et tout ça avec des scènes soit violentes soit sexuellement explicites qui arrivent en mode « random » ? Eh bien je donne la réponse en mille : oui ! On a tout ça ! Rien ne manque ! On a aussi droit aux petits plans esthétisants sur des détails du décor. On a aussi le droit à Charlotte Gainsbourg sous calmants... On a aussi le droit aux petits fantasmes pervers de l’ami Lars... Parce qu’en fin de compte, "Nymphomaniac", c’est comme "Antichrist" et c’est pas loin de "Melancholia", c’est juste l’ami Lars qui nous invite à sa thérapie et qui défoule ses frustrations à travers un petit porno – légèrement intellectualisé certes (il ne faudrait pas qu’il passe pour un plouc non plus... Bloup ! Une petite phrase de-ci de-là, une belle image et il n’y paraîtra plus !) mais qui n’en reste pas moins la simple compilation des fantasmes basiques d’un esprit finalement bien pathétique. Allez ! Une fille facile dans l’atelier ; une fille facile dans le train ; une fille facile au bureau... Non mais franchement... ça n’interpelle personne ? Allons bon... Soyons au moins honnête sur la nature du produit proposé, ce n’est qu’un simple film de mec frustré sexuellement pour autres personnes frustrées sexuellement... mais qui sont de bonne société. Pour moi ce n’est rien de plus et j’ai du mal à comprendre ceux qui prétendent le contraire...
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 janvier 2014
Chaque nouveau film de Lars Von Trier apporte son lot de surprise, si, si! Et la première des surprises, c'est qu'il lui soit possible d'aller encore plus loin dans les registres du ridicule et de la bêtise qu'il ne l'a fait jusqu'ici. Pourtant, dans ces domaines, notre Danois est d'une inventivité sans bornes! Déjà, quand il nous infligeait "Breaking the waves", il nous fourguait un scénario d'une rare stupidité: une fille qui, pour le salut de son homme, couchait avec tous les travailleurs d'une plate-forme pétrolière, il fallait l'oser! Mais la crétinerie ne fait pas peur à notre orgueilleux cinéaste, et il nous l'a prouvé, film après film, jusqu'à nous écoeurer avec le nihilisme répugnant de "Mélancholia" érigé au rang de soi-disant chef d'oeuvre du septième art! Nihilisme encore et toujours car, en somme, c'est aussi une forme de nihilisme que la nymphomanie dont il s'empare à présent.
Mais le rusé Danois a sa petite idée en tête: tout se déroulera sous la forme d'une confession. Joe, l'héroïne nymphomane, est retrouvée gisante par un certain Seligman qui s'empresse de la recueillir et de lui faire raconter son histoire. Elle ne se fait pas trop prier, la bougresse... Mais attention, attention: j'ai employé tout à l'heure le mot qu'il ne fallait pas, le mot "confession". Car Seligman prend bien soin de préciser qu'il n'est pas un homme religieux. Et Lars Von Trier prend bien soin, quant à lui, d'évacuer vite fait la notion de péché. Alors... Alors Joe fait quand même une confession et Seligman se comporte tout du long comme celui qui donne sans compter des absolutions à tout ce qui lui est raconté.
Cela étant posé, il n'y a plus qu'à s'en mettre plein les mirettes! Allons-y de bon coeur avec le récit de toutes les frasques de notre nymphomane! Pas d'interdit: montrons-la même en train de copuler pendant l'agonie de son père, pourquoi pas? Mais il reste tout de même, pour briser un peu la monotonie de tant de turpitudes, à imaginer quelques analogies. On imagine comment le père Lars s'est creusé le ciboulot... Eurêka, s'est-il écrié. Et de foncer tête baissée dans l'analogie la plus bête qui soit: la pêche à la mouche! La nymphomane cueille les hommes comme on pêche du poisson: c'est fort, ça! Mais le meilleur est toujours pour la fin: "voyons, s'est demandé le père Lars, quelle transgression pourrais-je imaginer?" - "Eurêka, s'est-il écrié à nouveau, prenons ce qu'il y a de plus pur et de divin sur la terre: les polyphonies de Jean-Sébastien Bach!" Quelle audace! Comparer les frasques de Joe à la musique du cantor de Leipzig! Heureusement que le ridicule ne tue pas, comme on dit. Mais Lars Von Trier est tellement fort dans ce domaine, si fort qu'on pourrait rassembler sa filmographie entière sous un seul titre, emprunté, en le détournant, à un fameux ouvrage du XIXe siècle: "Du ridicule considéré comme l'un des Beaux-Arts"!
Lamentable, tristounet, faussement provocateur, ennuyeux à mourir, insupportable comme la musique tonitruante qui donne envie de fuir dès le début du film! Oh! la bêtise crasse et supine, comme disaient mes professeurs de collège et de lycée. A quelles autres audaces ridicules doit-on encore s'attendre? Car le pire, c'est que ce film est en deux volets! Aurai-je le courage d'en voir le deuxième volume?: that is the question! 0/10
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 mai 2014
Ennuyeux à mourir, Nymphomaniac serait un film de 2nd zone sans Hollywood et la communication. Découpé en chapitre, voix off, incrustation, etc. C'est du très classique, faussement psychologique et philosophiquement grotesque. Pour faire passer la pilule, on se compare volontiers aux grandes œuvres de l'art. De la pêche à l'organiste, tout est là pour apporter un argument d'autorité à un film soporifique qui n'avance pas. Les années passent, mais la connerie reste la même. Tout est lent, inutile et ennuyant. Dans une société hyper sexualisée comme la notre, il est temps que ces pseudo-artistes d'Hollywood comprennent que montrer des scènes de sexe n'a plus rien de révolutionnaire. Nymphomaniac est l'allégorie de ce marketing moderne où il suffit de mettre du sexe pour vendre n'importe quoi.
Kinshaw.
Kinshaw.

16 abonnés 187 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 avril 2015
Un deuxième volet pour ce film ? Non merci ! Nul, plat, chiant...du sexe, en veux-tu en voilà sans aucun intérêt ! Les scènes ne donnent vraiment pas envie, l'histoire contée par Charlotte Gainsbourg avec sa voix toute frétillante, censée sûrement être sensuelle et donnée de la profondeur à ce qu'elle dit m'a plus irritée qu'autre chose. Les dialogues pleins de métaphores sur la pêche, ou autre truc improbable, sont ridicules, ça donne vraiment l'impression que ce film prend les gens pour des C... il n'y a rien d'intelligent dans ce film, c'est du voyeurisme pur, moche, l'histoire de cette nympho n'est ni attrayante ni touchante, on a presque envie de lui en foutre une, c'est patho c'est sûr,mais elle n'a aucun affect, aucun plaisir, et du coup ça rend le tout brut et bestial. Difficile d'accrocher à un scénario aussi tordu !
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2013
Le film s'ouvre sur un avertissement, comme quoi le film de LVT a été censuré, raccourcit et coupé en deux sans la participation de son auteur. Génial ! ça donne tout de suite envie de le voir… Franchement je me pose encore la question : "pourquoi aller le voir au cinéma ?". L'impatience ! C'est tout ! Et aussi parce qu'un LVT au cinéma ça claque, suffit de se souvenir du final de Melancholia qui scotchait sur place. Mais pour tout dire ça m'emmerde fortement cette frilosité ! Le film fait tellement parler de lui qu'on ira le voir interdit au moins de 18 ou pas. Après le couper en 2, ça me dérange moins je peux comprendre que sortir un film de 5h30 ça passe moyen. Mais le censurer ! C'est ne pas avoir de couilles. Mais le couper en deux étant donné que le film est composé en chapitre, ça passe bien mieux que le Hobbit !

Quoiqu'il en soit, vu que je suis faible, j'ai été le voir en avant première en version courte, censurée, et uniquement la première partie (bien oui, elles ne peuvent pas sortir en même temps, c'est trop compliqué, il va falloir attendre plus d'un mois…). Et c'était bien malgré tout !

Franchement en ce moment LVT il met le paquet sur les scènes d'introduction ! écran noir qui dure qui dure ! puis RAMM-STEIN ! Sublime !
Encore une fois Gainsbourg a été malmenée dans tous les sens, elle s'est donnée à fond et ça c'est vraiment touchant de voir ça au-delà même des qualités du film. Et encore là c'est encore la pauvre Stacy Martin qui prend vu que l'on parle de sa jeunesse !

On a donc son personnage qui veut persuader un autre qu'elle est une mauvaise personne et qui va raconter sa vie dans les détails les plus sordides ! Et vous savez quoi ? ça ne l'est pas, sordide. Malgré toute l'intention de Gainsbourg pour rendre son histoire horripilante on est comme Stellan Skarsgård, on l'écoute, un peu amusé, avec un peu d'empathie, mais elle ne nous semble pas mauvaise, après tout si on a des ailes pourquoi ne pas voler ?

J'aime comment chaque chapitre a sa propre identité, j'ai vraiment adoré le dernier de cette première partie qui on le sent va être sublime dès le début avec son parti pris et on attend la fin pour "l'accomplissement" (faut le voir pour le comprendre).

Et finalement je n'attends qu'une chose : la suite ! et la version longue ! Je ne revois pas les films d'habitude, mais là je dois avouer que j'en veux plus ! Je veux voir la version de LVT. Je veux voir ce qui ne passait pas au cinéma ! Parce que bon, même cette version interdite au moins de 12 ans comporte déjà des plans de fellation, de pénétration, des images de bites, etc. Classe ! Cependant ça n'est jamais "sale", mais lorsque c'est le plus sordide, parce que justement ça arrive à ne pas être glauque, sans doute grâce encore une fois à Stellan Skarsgård qui va relativiser, transformer un jeu qui consiste à se taper le plus de mecs possible en une partie de "pêche". Et tout le film fonctionne ainsi en aller-retour (sans jeux de mots) entre ce que ce disent les deux personnages.

J'ai également trouvé fort amusante la petite pique lancée à ses détracteurs à la suite de ses propos à Cannes pour Melancholia…

Mais malheureusement cette heure cinquante sonne comme une bande annonce, c'est très bien, mais j'en veux plus, je veux la suite maintenant, je veux le non censuré ! Parce que finalement elle est un peu comme Shéhérazade, on veut connaître la fin de ses histoires décousues ! On est pendu à ses lèvres (celles du haut), passionné ! Et cette façon qu'a LVT de se renouveler sur la mise en scène, le traitement à chaque chapitre, annule tout sentiment de lassitude possible !

Et il fait mieux que ça il s'offre la possibilité d'être poignant comme cette longue séquence avec Uma Thurman, ici pas de sexe, mais elle est bien réaliste et glauque, comme pouvait l'être la première partie de Melancholia. J'aime.

Un film intense à la fois dans son propos, son traitement, sa mise en scène, c'est vraiment quelque chose qui prend au tripes ! Et j'aurai presque l'impression de voir un truc presque raffiné pour du LVT. Le film est bien moins racoleur que ce qu'en dit la bande annonce.

J'ai hâte !
arnaudddl
arnaudddl

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 janvier 2014
Suis sorti de la salle au bout d'une heure... Rien à voir ! Métaphores prétentieuses : pêche, musique et sexe... En un mot Nul !
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 janvier 2014
A chaque fois c'est pareil avec un nouveau film de Lars Von Trier: Je vais le voir au cinéma car l'idée de base est intéressante et puis à chaque fois, j'en sors déçu et en colère. Et ce "Nymphomaniac vol.1" ne déroge pas à la règle. Le scénario est vide voire inexistant, les dialogues ridicules, les plans sont pénibles... Mais qu'a voulu faire LVT? Le sait-il lui-même? Un porno intello? Oh oui certainement, vu la platitude du scénar'... Et puis, c'est gratuit, laid et dégradant pour la femme! Enfin, je ne me suis jamais autant ennuyé dans une salle de ciné! Et dire qu'il y a un volume 2 qui sort en fin de mois! Que le tout dure 4h! Et que les deux parties sont "censurées" car il y en a normalement pour 5h30! Au secours! Un porno intello de 5h30 d'un mec qui croit faire du cinéma d'auteur! Au secours! Dernier point que je trouve scandaleux: Le film est "seulement" interdit aux moins de 12ans?! Alors que tout est montré! Une incitation à la débauche? Bref, ne comptez surtout pas sur moi pour aller voir le second volume. Et puis, ne comptez même plus sur moi pour voir un film de Lars Von Trier tout court! Un cinéaste surcoté qui ne sait plus quoi inventer pour faire parler de lui.
Tarasboulaba
Tarasboulaba

43 abonnés 155 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 janvier 2014
Une sombre MERDE présentée comme un chef d'oeuvre parce qu'il a été déféqué par Lars Von Trier.
J'ai réussi à tenir plus d'1h30 (sans savoir pourquoi), mais j'ai quitté la salle quand Charlotte Gainsbourg - aidée d'une infirmière - serpillait la merde de son père dans la chambre d'hopital ou il agonisait...Que du glauque, que de Sale, que de la tristesse...Eh bin non!!! moi je n'adhere pas
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2014
Peu de temps après la dernière polémique provoquée par Lars Von Trier au Festival De Cannes, le réalisateur avait surpris son monde en annonçant vouloir réaliser un film pornographique. Nouvelle provocation ou vraie envie ? C'est ce que tout le monde se demandait alors. Ce 1er janvier est enfin l'occasion de découvrir ce qu'avait réellement en tête le metteur en scène qui explore tous les genres à sa manière.

Un avertissement en début de film nous met tout de suite en garde : la version de Nymphomaniac que l'on s'apprête à voir est une version censurée et coupée en deux avec l'accord du réalisateur mais sans sa supervision. Quelle drôle d'idée de sortir ainsi une oeuvre amputée qui ne donne qu'au final un simple aperçu du film que Lars Von Trier avait en tête et que nous ne pourrons découvrir dans son intégralité uniquement au moment de sa sortie en blu-ray et DVD.

Dès les premières secondes du film, on voit déjà que Lars Von Trier n'a rien perdu de ses travers. Trente secondes de plan noir avec le bruit de la pluie dans une gouttière, puis quand apparaît l'image c'est encore pour traîner au milieu des toits et des flaques jusqu'à arrivé au corps d'une Charlotte Gainsbourg visiblement mal au point. C'est lent et mou tout comme le dialogue qui va suivre entre l'actrice et Stellan Skarsgard. Un tel contraste avec la chanson de Rammstein qui sert de générique ! Heureusement d'ailleurs qu'il y a cette chanson car le réalisateur est plutôt avare en musique jouant beaucoup avec les silences ou les bruits d'ambiances.

Lars Von Trier n'a pas l'habitude de faire des films comme les autres et c'est toujours avec un peu de crainte qu'on franchit le pas de la salle. Dans sa version tronquée on constate que le réalisateur a choisi de faire de la nymphomanie une grave maladie mentale dont l'héroïne interprété par Charlotte Gainsbourg a extrêmement honte. Elle va se confier à l'homme qui l'a trouvé blessée dans la cours. Leur discussion d'un ennui mortelle compare la nymphomanie à la pêche à la ligne. On est pris de stupeur en voyant que très sérieusement le réalisateur illustre les propos de ses personnages avec des images de documentaires de la même façon que Les Nuls avaient pu le faire en déconnant dans La Cité De La Peur.

Les spectateurs attirés par la promesse de scènes pornographiques seront vraiment frustrés par cette version courte et censurée. Toutes les scènes sont vraiment très soft et ne parviennent même pas à égaler le niveau d'un téléfilm érotique de RTL9. Rien d'excitant ne se dégage de ses relations sexuelles où le plaisir semble exclu. Là ou ses passages auraient pu nous sortir un peu de l'ennui on est au final pas plus intéressée par celle ci que par les interminables scènes de dialogues au point de se demander si le réalisateur a déjà vu un porno dans sa vie.

Avant de vraiment prendre le rôle principale dans le second volet, Charlotte Gainsbourg est pour l'instant la narratrice de sa vie. C'est la mannequin et actrice débutante Stacy Martin qui prend tous les risques dans cette première partie en incarnant la jeune Joe. Si l'actrice est doublée pour toutes les scènes trop hot, elle passe quand même la majorité du film nue ou dans des tenues très sexy. En confident, Stellan Skarsgard fidèle de Lars Von Trier est triste à mourir, on le préférait largement dans les films Marvel. Surprenant de retrouver ici Shia Laboeuf qui sorti de Transformer a fait des pieds et des mains pour aller tremper son biscuit dans le film de Lars Von Trier. Il y est totalement transparent. Ce n'est pas le cas d'une Uma Thurman totalement folle et habitée par un personnage qui en fait carrément trop en apprenant que son mari la quitte.

Avec un tel sujet il y avait matière à faire un film beaucoup plus léger et amusant. Lars Von Trier a préféré en faire un drame aussi ennuyeux que l'était déjà son pseudo film d'horreur Anti-Christ. Reste à voir ce que nous réserve la seconde partie du film ou la version intégrale pour juger totalement ce nouveau long métrage mais ce premier segment à largement de quoi nous dissuader de poursuivre l'expérience.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2014
Premier Lars Von Trier et en plus au cinéma, je m'attendais vraiment à voir un film racoleur et vide mais il a bien été à la hauteur de sa réputation. Évidemment cette version est censurée, mais je m'interroge sur l'utilité de la mesure puisque ce qui est montré est explicité et devrait déjà être déconseillé au moins de 16. De toute façon ce genre de film intéresse pas les gamins. Donc voilà on aurait aimé avoir la version intégrale interdite au moins de 16 ou 18 au moins ça aurait été réglé ! Pour une fois qu'on peut tout voir au cinéma et que cela est utile. Le pire c'est que le film doit montrer en tout et pour tout 15 minutes de sexe, sur 120 c'est peu !
Le film s'ouvre sur une magnifique intro, des plans somptueux, présentant tous les coins et recoins de la ruelle où ça se passe, sur du gros Rammstein, plus classe tu meurs !
Ensuite le film se découpe en chapitres, avec du bons et du moins bons mais jamais du pourri. L'écriture du film est un régal avec Gainsbourg et son sauveur qui raconte l'histoire, Gainsbourg qui parle d'un voyage en train sordide, son sauveur qui fait un parallèle avec la pêche à la mouche pour désamorcer le malaise. Vraiment ça passe bien ! Et Gainsbourg qui tente de nous faire détester son personnage alors qu'évidemment on éprouve de l'empathie pour elle, c'est juste tellement réussi.
J'ai personnellement adoré les chapitres avec Shia Laboeuf, car finalement ce sont les plus fondateurs pour l'héroïne. Celui avec son père est le plus faible, même s'il crée un grand sentiment de malaise, je n'ai pas senti d'impact sur l'histoire.
Et puis le dernier chapitre est fabuleux, sa présentation prend tellement de temps qu'on sent le truc énorme et on est pas déçu! Une manière parfaite de conclure cette première partie.
Et après un aussi bon moment de cinéma, on attend évidemment la 2ne partie, qui arrive dans quelques jours, ça change du hobbit et ses épisodes calibré pour sortir à chaque noël ! Vivement fin janvier !
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2014
Avec ce film, c'est clair et net, Lars von trier nous prend et nous retourne. Je l'ai vu hier et j'y repense sans cesse depuis. C'est fou, je m'attendais à un « simple » objet de provoc, et je réalise que dans ce film il y a presque tout : de la brutalité, de la douceur, de la profondeur, de la légèreté, de l'amour, de la solitude... Pour quelqu'un qui pensait qu'on aurait juste droit à des péripéties sexuelles gratuites et glauques, autant dire que je suis extrêmement surprise. Déjà, ce qui fait la force du film, c'est la perfection avec laquelle LVT maîtrise l'art de la narration et du suspense. La scène d'ouverture nous montre la couleur... On commence avec des travellings d'une lenteur et d'un calme déstabilisants, pour, subitement, être tirés de cette torpeur par un morceau de métal qui nous explose aux oreilles. On passe de la tranquillité inquiétante à l'incompréhension effrayante, et ça y est, on est plongé dans un bain dont on n'a aucune envie de resortir. Ensuite, le film se déroule sous la forme d'une discussion entrecoupée de flashbacks en puzzle qui s'avère totalement captivante. Le découpage des épisodes est bien choisi, les dialogues entre les deux personnages qui en parlent ne sont pas artificiels mais apportent une dimension tantôt ludique, tantôt émouvante et tantôt poétique au récit de la vie de cette femme qui n'a fait que s'autodétruire.
Oui, car contrairement à mes (maigres) attentes, il y a de l'introspection. Ce film, la manière dont il est monté, tout cela a un sens que je n'aurais pas osé espérer : on essaie de comprendre comme cette femme en est arrivée à se haïr autant. Il y a du descriptif : on suit son parcours, ses premières expériences sexuelles, les réussies et les ratées, on suit la construction de son rapport au sexe. Mais, en parallèle, on a aussi quelques scènes qui nous offrent des bribes d'interprétation. Rapidement (et à la différence d'un film comme Jeune et jolie par exemple, qui évoque certains thèmes semblables), ce personnage nous touche, il nous bouleverse. On n'est pas dans l'unique registre froid et contemplatif. Oh non, et parfois on est même surpris de passer par des émotions aussi transcendantes, comme lors de la scène où Joe évoque sa solitude. Pour autant, si LVT nous donne le moyen d'humaniser et d'entrer en empathie avec son personnage, ôtant donc au film une certaine gratuité apparente, il ne tombe pas non plus dans le prémâché -même si les explications qui s'amorcent semblent assez basiques-, le pathos ou le niais. Les passages introspectifs ne sont jamais en décalage avec le reste. Ils sont justes « justes ». Pour les scènes de sexe, je ne vois pas grand chose dont on pourrait se plaindre. Elles nous présentent une palette de sexualités très large et approfondie, je trouve le film sincère et crédible là-dessus (plus que La vie d'Adèle par exemple puisque j'en suis à comparer). Je reste subjuguée par la prestation de Stacy Martin, qui fait corps avec son personnage au charisme magnétique. Et que dire de Shia Laboeuf ? Je ne le connaissais pas sous cet angle mais je crois que sa carrière de grand acteur est définitivement lancée. D'ailleurs, certaines scènes sont si envoutantes que cela en devient perturbant, c'est pour ça que la fin du film est hallucinante de maîtrise : après nous avoir plongé dans une scène captivante, forte, intime et lourde de symboles, on nous coupe net. Si bien que nous aussi, spectateurs, sommes en en quasi-situation d'addiction, nous sommes entièrement remis à la fiction, et l'idée qu'il faille attendre un second volet pour voir la suite paraît horriblement frustrante voir insurmontable.
Enfin, ce film, même s'il son propos est assez lugubre et dur, est aussi emprunt d'une grande sensibilité et d'une certaine douceur. La présence de ce vieil homme comme interlocuteur est une belle trouvaille car il apporte une bienveillance à la fois décalée et agréable au milieu de scènes qui relatent une histoire fort pessimiste. À l'inverse de certaines scènes, la narration n'est jamais sévère avec l'héroïne grâce à ce vieux qui, par ses mots et ses métaphores, ne cesse d'humaniser l'héroïne qui se pense pourtant inhumaine. Et c'est très beau ! Je ne pensais vraiment pas dire ça, mais Nymphomaniac contient à peu près tout ce que j'attends d'un film quand je vais au cinéma. Vivement la suite.
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