3922 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
344 critiques spectateurs
5
33 critiques
4
111 critiques
3
91 critiques
2
57 critiques
1
22 critiques
0
30 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
lucilla-
65 abonnés
169 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 14 janvier 2014
C'est un film triste et magnifique, une œuvre poétique et métaphysique, un chef d'œuvre ( Et pas du tout misogyne, je le trouve même carrément anti-machiste, personnellement) "Lars Von Trier, je t'aime toujours autant ! " "Je me suis sentie seule dans l'univers, comme si mon cœur était rempli de solitude et de larmes" nous dit Joe de son expérience angoissante de l'hôpital à 8 ans, pour une opération.. Voilà une œuvre extraordinaire, qui pourrait s'appeler "Mélancholia 2" sans problème. Puisqu'en fait, de "promenades absurdes" en recherche de sens, "nous attendons tous la permission de mourir"... J'ai adoré et bien sûr, me suis sentie totalement frustrée par la coupure imposée Je serais bien restée 3h de plus, sans aucun problème !! C'est un film extrêmement romantique et littéraire, en même temps qu'il est trash et audacieux. Mais surtout terriblement émouvant!- et drôle aussi parfois ! - La scène de la mort du père est prodigieusement belle et émouvante, en même temps qu'elle est atroce et laide. La scène avec l'épouse bafouée et les trois enfants est d'une intensité dramatique hallucinante, et d'une vérité rare (je le sais personnellement ) Dès le début, le film nous happe, et part à travers ce soupirail, cette "bouche d'ombre " « L’homme en songeant descend au gouffre universel » (Ce que dit la bouche d'ombre.) Derrière la provocation, il y a toujours la détresse chez Lars, toujours , et ses films sont pour moi, à chaque fois , un choc, et tout ce que j'aimerais pouvoir exprimer , si seulement j'avais du talent. Mais Lars a du génie. MA-GNI-FI-QUE.
Ce qui frappe de prime abord à la vision de « Nymphomaniac – Volume 1 », au-delà de son sujet sulfureux, c’est l’aspect apaisé que cette réalisation dégage. Moins agitée que ses précédentes oeuvres, ce nouveau film de Lars Von Trier séduit par sa mise en scène parfaitement maîtrisée et visuellement remarquable ainsi que par son scénario qui, s’il laisse place à de nombreuses digressions, fait montre de cohésion. Maintenant, est-ce que le thème central du film, la nymphomanie autoproclamée, commentée et illustrée de Joe, peut-il encore surprendre ou choquer en 2014 ou alors suis-je blasé ou un peu pervers ? En tout cas, on se surprend souvent à avoir le sourire face aux polissonneries de toutes sortes dans lesquelles l’héroïne se répand sans retenue. Il faudra toutefois attendre la vision du volume 2 pour se forger une opinion complète sur le film. Charlotte Gainsbourg – du moins dans cette première partie – semble être l’élément sacrifié car son rôle demeure statique, récitatif et son look cabossé ne la met pas particulièrement en valeur. A noter, la bande son d’enfer et la prestation courte mais intense d’une Uma Thurman particulièrement inspirée.
Le premier volume, malgré certaines longueurs parfois, commence plutôt bien, l'histoire est assez intéressante et on a vraiment envie de savoir comment cette femme a pu en arriver là! Malheureusement, dans le deuxième volume, le film prend une toute autre tournure, et devient juste trash et sans intérêt.
Stacy Martin est la véritable découverte de ce film. Von Trier est ingénieux dans un récit enlevé et ironique. La frustration reste de ne pas pouvoir continuer sur le second volet.
Le corps gît, salement amoché, sur le pavé d’une rue sombre. C’est Joe. Le bon Seligman la recueille et finit par lui faire raconter son histoire. Commence un long flashback (qui durera un second épisode). Du plus loin qu’elle se souvienne, la vie de Joe n’est que succession de jeux sexuels. Devenue grande, elle vire serial-nympho : jusqu’à dix relations par jour !
Du sexe pur et dur, sans joie et sans limite. Avec scènes filmées de manière aussi explicites, que dans l’Inconnu du Lac et la Vie d’Adèle. Quand bien même la multiplication des partenaires finit par dessiner les contours de l’homme idéal, ce n’est pas ça qui la sort de sa solitude affective, ni de sa profonde « Mélancholia ». Reste juste un fil ténu avec son père… Et le rôle important tenu par son accoucheur/psy qui sollicite toute son érudition pour trouver un sens aux égarements de Joe.
Malgré le recours à quelques jolies métaphores sur l’éclosion des nymphes, la pêche à la mouche ou la polyphonie chez Bach, Lars Von Trier a du mal à faire sortir Joe de son enfermement morbide. Tant de baise et de la plus crue, ça finit par tout envahir. Jusqu’à affadir tout autre propos que celui du cul brutal.
La communication autour du film (affiche, extraits, rumeurs sulfureuses) est plutôt trompeuse. Nymphomaniac, dans son premier volume, n'est ni hot, ni vraiment centré sur la jouissance. Le sexe y est froid, parfois glauque, souvent triste ; quelques scènes sont très crues, mais l'ensemble est plus cérébral que sensuel. Le film est une longue conversation illustrée par flash-back, au cours de laquelle Lars von Trier laisse libre cours à des considérations philosophico-morales sur la nymphomanie et le péché, à l'expression de sa libido et de son voyeurisme, et à quelques délires plus ou moins digressifs. On a globalement l'impression d'avoir affaire à un exercice d'autosatisfaction fantasmatique et psychanalytique, ou, plus vulgairement, à l'objet d'une bonne branlette physique et intellectuelle. Bon, pourquoi pas sur le principe. Il y a bien quelques scènes qui surprennent par leur audace sexuelle, d'autres qui amusent (notamment la crise mélodramatique et surréaliste du personnage d'Uma Thurman). Mais il est difficile d'adhérer à la mise en forme générale du récit, puzzle hétéroclite, qui joue sur de grands écarts permanents entre saillies poétiques et variations malsaines ou trash, entre réflexions sérieuses et moments bouffons ou triviaux, avec pour accompagnement musical un mélange détonant de métal grondant (Rammstein) et de lyrisme classique (Bach et Cie). Lars von Trier a également mis en place un système d'analogie entre, d'une part, les pratiques de la nymphomanie, et, d'autre part, la technique de la pêche à la mouche, certains profils animaliers, quelques lois arithmétiques ou la composition des polyphonies de Bach. Tout cela est traduit à l'écran par des images d'archives que l'on croirait sorties d'un vieux fonds oublié de France 3, par des inscriptions de chiffres et autres schémas pédagogiques. Faut pas avoir peur du ridicule... On peut trouver ça au mieux déroutant, au pire grotesque, en tout cas lourdement signifiant. Et lassant sur la longueur. Voilà qui ne donne guère envie de se précipiter sur le volume 2 du film, encore moins sur sa version longue et non-censurée, qui réserve peut-être quelques scènes éloquentes sur le brame du cerf en rut dans les forêts de Moselle.
Un film dont l'histoire déroule bien malgré certaines longueurs. j'aurais bien aimé voir la version 'non' soft mais bon. la jeune actrice joue très très bien ; une vraie révélation ! Des bons dialogues, des décors très ternes, cliniques, sombres, depressifs. Lars Von Trier a envoyé du lourd, du costaud; et on se prends une sacrée claque. Il a su superbement finir ce premier chapitre en + - irais je voir le 2?
Pour moi pas un mauvais film car le sujet , l' humour et une mise en scène fluide font que rien est ennuyeux . Par contre ce n' est pour moi en rien sulfureux et en somme assez banal .Je m' attendais à être soit un peu mal à l' aise , ou avec un questionnement sur la sexualité , les pulsions etc... Au final il me semble que cela correspond au propre questionnement du metteur en scène sur ce sujet , en bref dans la sexualité d' une femme "libérée" trois pôles distincts pour lui : l' amour , l' homme qui comprend ses attentes , la ressent et celui plus animal qui la domine . Le hic c' est que l' amour est perçu comme une vision tres restreinte , celui qui domine est très peu montré dans le film et celui qui la perçoit encore moins vu et l' ami Lars va bien entendu nous montrer que celui qui la perçoit est physiquement pas trop attrayant . Bien entendu car il y a une vision que l' homme n' est pas beau voire souvent avec un côté grotesque dans ce film . Et si l' homme est séduisant il va bien sûr basculer sans difficulté , ne penses t' il pas qu' à ça ?? Je ne suis pas sûr que des scènes censurées et plus hard auraient apporté un plus à ce film , il y manque une raison plus féminine , plus en souffrance ou en attirance . Là c' est un peu une nympho banale qui essaie de se demander bien plus tard ce qui la pousse sans que ça se ressente dans le film .
Sexe Analogie Lars Von Trier est de ces rares réalisateurs qui emmène son propre univers dans chacun de ses films. Immense décadence dans un glauque fascinant. A l'instar de la méthode Malick, le Danois imprime sa marque par un talent singulier dans le travail de l'image. Grande maîtrise de la photographie et justesse impeccable dans l'alternance du rythme. Des tableaux d'un grand art, parfois proche du pictural. Avec une touche de musicalité qui apporte de la dimension à ces peintures. En cela l'ouverture de Nymphomaniac est fidèle à son auteur. Une entrée fracassante dans un joli cadre de briques rouges où traîne la neige, fresque parfaitement brusquée par Rammstein. Le ton est proche de Melancholia, mais pour trop peu de temps. Si au lancement du projet Nymphomaniac, Lars Von Trier pensait faire un film pornographique, il n'en reste que la légèreté du récit. Narration très construite qui illustre par chapitres la vie sexuelle de Joe. Le récit, laisse aussi peu de finesse que dans un film X. Scénario plus inspiré heureusement dans ses dialogues que sa structure et ce qu'il raconte. La partition permet aux acteurs de conjuguer leurs talents à l'ambiance atypique de Lars Von Trier. Charlotte Gainsbourg joue sur la même corde que dans leur deux autres collaborations, belle meurtrie. Au risque tout de même que sa présence plus grande dans la seconde partie commence à apporter de la lassitude. Shia LaBeouf est saisissant, tout le casting de second plan est extrêmement généreux. Enfin, à nouveau un rôle intéressant pour Uma Thurman. Connie Nielsen et Christian Slater sont de parents convaincants. Stellan Skarsgård (Dr Selvig chez les Avengers et de mauvaise famille dans le Millénium de Fincher) est égal à lui même. Stacy Martin est d'une beauté troublante. Un regard très pénétrant que même Eva Green pourrait lui envier. Une telle présence que le second volume s'expose à moins d'attrait avec le vieillissement de Joe (et donc la passation avec Charlotte Gainsbourg). Nymphomaniac porte très justement son titre. L'érotisme reste mesuré et pas trop imposant. Tout de même cru, le film ne s'inscrit pas vraiment dans le style porno. Montage filtrant peut-être nécessaire et bienvenu. Si à l'image c'est plutôt mesuré, il s'agit bien des chroniques sexuelles d'une nymphomane. Sujet trop imposant dans son traitement et non dans sa gêne. Lars Von Trier se révèle mélancolique de son Antichrist et surtout bien moins inspiré qu'avec le superbe Melancholia. Exception faite pour la toute dernière scène qui est l'apothéose des nombreuses métaphores. Mise en parallèle de la collection d'amants avec l'addition des familles d'instruments dans un orchestre symphonique. Hommage philharmonique très chiadé. Pêche aux gros, musique, l'insecte nymphe nourrissent très richement le film de comparaisons. Certaines (trop) explicites d'autres plus subtiles. Parfois intéressant et par moment pataud. Mise en relation qui s'inscrit dans le travaille philosophique du sujet-titre. Pathologie pas si habilement abordée. Chroniques sexuelles d'une fille d'aujourd'hui et d'hier où Stacy Martin tient toute la mesure. Trop construit, le récit basé sur l'analogie et la narration est un peu bancale mais pas rasoir.
Quel intérêt ce film ? Une fille qui a besoin de se faire baiser 10 fois par jour ? Et on nous joue du Bach pour que cela glisse mieux ? Interdit au moins de 12 ans ? Vraiment certains ne savent plus quoi faire pour du fric (heureusement, je suis abonné illimité) ! Si vous avez deux heures à perdre à vous emmerder, c'est pour vous !
Pas encore vu ce film, mais j'ai un problème avec la Gainsbourg, je l'aime pas. Par ex dans Antichrist je la trouve tellement moche et ossue et poilue que ça gâche tout mon plaizir, c'est con. Je suppose que Nymphomaniac ce sera la même ... Alors que j'ai trouvé Mélancholia excellent et la Gains reste sobre, presque effacée, c'est comme ça que je l'aime, invisible ...
Chaque nouveau film de Lars Von Trier apporte son lot de surprise, si, si! Et la première des surprises, c'est qu'il lui soit possible d'aller encore plus loin dans les registres du ridicule et de la bêtise qu'il ne l'a fait jusqu'ici. Pourtant, dans ces domaines, notre Danois est d'une inventivité sans bornes! Déjà, quand il nous infligeait "Breaking the waves", il nous fourguait un scénario d'une rare stupidité: une fille qui, pour le salut de son homme, couchait avec tous les travailleurs d'une plate-forme pétrolière, il fallait l'oser! Mais la crétinerie ne fait pas peur à notre orgueilleux cinéaste, et il nous l'a prouvé, film après film, jusqu'à nous écoeurer avec le nihilisme répugnant de "Mélancholia" érigé au rang de soi-disant chef d'oeuvre du septième art! Nihilisme encore et toujours car, en somme, c'est aussi une forme de nihilisme que la nymphomanie dont il s'empare à présent. Mais le rusé Danois a sa petite idée en tête: tout se déroulera sous la forme d'une confession. Joe, l'héroïne nymphomane, est retrouvée gisante par un certain Seligman qui s'empresse de la recueillir et de lui faire raconter son histoire. Elle ne se fait pas trop prier, la bougresse... Mais attention, attention: j'ai employé tout à l'heure le mot qu'il ne fallait pas, le mot "confession". Car Seligman prend bien soin de préciser qu'il n'est pas un homme religieux. Et Lars Von Trier prend bien soin, quant à lui, d'évacuer vite fait la notion de péché. Alors... Alors Joe fait quand même une confession et Seligman se comporte tout du long comme celui qui donne sans compter des absolutions à tout ce qui lui est raconté. Cela étant posé, il n'y a plus qu'à s'en mettre plein les mirettes! Allons-y de bon coeur avec le récit de toutes les frasques de notre nymphomane! Pas d'interdit: montrons-la même en train de copuler pendant l'agonie de son père, pourquoi pas? Mais il reste tout de même, pour briser un peu la monotonie de tant de turpitudes, à imaginer quelques analogies. On imagine comment le père Lars s'est creusé le ciboulot... Eurêka, s'est-il écrié. Et de foncer tête baissée dans l'analogie la plus bête qui soit: la pêche à la mouche! La nymphomane cueille les hommes comme on pêche du poisson: c'est fort, ça! Mais le meilleur est toujours pour la fin: "voyons, s'est demandé le père Lars, quelle transgression pourrais-je imaginer?" - "Eurêka, s'est-il écrié à nouveau, prenons ce qu'il y a de plus pur et de divin sur la terre: les polyphonies de Jean-Sébastien Bach!" Quelle audace! Comparer les frasques de Joe à la musique du cantor de Leipzig! Heureusement que le ridicule ne tue pas, comme on dit. Mais Lars Von Trier est tellement fort dans ce domaine, si fort qu'on pourrait rassembler sa filmographie entière sous un seul titre, emprunté, en le détournant, à un fameux ouvrage du XIXe siècle: "Du ridicule considéré comme l'un des Beaux-Arts"! Lamentable, tristounet, faussement provocateur, ennuyeux à mourir, insupportable comme la musique tonitruante qui donne envie de fuir dès le début du film! Oh! la bêtise crasse et supine, comme disaient mes professeurs de collège et de lycée. A quelles autres audaces ridicules doit-on encore s'attendre? Car le pire, c'est que ce film est en deux volets! Aurai-je le courage d'en voir le deuxième volume?: that is the question! 0/10
Craignant le film qui a fait parler beaucoup de lui, je dois avouer que le traitement me convient. Bien que déroutant, il y a des scènes fortes en émotion, des scènes étonnantes même. Par contre on voit bien que le volume 2 sera bien plus perturbant.
Excellent! Rien de choquant sauf pour les prudes et les moralistes à 2 balles. Juste plein d'émotions différentes, dérisions, amour, haine, humour, tristesse, incompréhension, analyse, orgasme.. Tout y passe. Passionnant!