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The Haunting in Connecticut 2: Ghosts of Georgia
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Ann Val
110 abonnés
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3,0
Publiée le 16 décembre 2015
Totalement différent de premier opus du même nom, je n'ai pas été déçue comme la plupart des critiques le disent. Plus noir et plus sombre, je dois avouer que je l'ai trouvé oppressant. L'histoire tient la route et les fantômes sont très présents, dès le début. J'ai apprécié l'ensemble et j'ai régulièrement sursauté, ce qui est le but de ce genre de film ! Pour autant, il manque un je ne sais quoi de réalisme pour en faire un belle oeuvre...
Le premier opus ne cassait pas des briques, mais alors celui-ci est pitoyable, même pas digne d'une troisième partie de soirée sur RTL9. Je pensais que la crise financière permettrait de tourner moins de daubes, mais visiblement, la crise n'a pas d'emprise sur le cinéma, surtout le mauvais
Plutôt bon. Le grand point faible de ce film est ces longueurs ainsi que son manque de rythme, sinon les acteurs sont assez convainquant, même s'ils semblent parfois surjouer et que le scénario ne les fait pas toujours évoluer de manière très crédible. Mais les effets sont là, la tension est présente et l'atmosphère suffisamment bien travaillée. L'intrigue est intéressante mais aurait pu être mieux traitée, aussi on a du mal à croire que Lisa ne s'était pas aperçu qu'elle voyait les morts en préférant croire qu'elle était folle, et ne pas croire sa fille. Aussi intriguant et rusé que le premier, il est toujours agréable de voir quelque nouveauté, bien qu'il y ait de nombreux clichés, je trouve que les apparitions sont traitées avec une certaines singularité. Par ailleurs, l'angle de base est déjà original (des personnes habitués aux esprits, et donc peu étonnés là où certains acteurs joueraient mal la surprise). En somme c'est un bon divertissement, avec de bonnes idées, mais trop souvent mal exploitées, et même si l'histoire se tient, on remarque trop d'imprécisions (notamment psychologiques), 3/5.
Cinq ans après sa première sortie américaine et moins d'un an après une distribution DTV française qui s'est faite longuement attendre, The Haunting In Connecticut revient en ce début d'année pour un second volet. Si le premier opus de Peter Cornwell se laissait agréablement regarder, cette pseudo-suite ne présente pas vraiment de points communs avec son prédécesseur. On quitte le Connecticut et on embarque cette fois vers la Géorgie, pour y suivre cette fois encore les frasques surnaturelles d'une nouvelle famille. Une maison de rêve perdue au milieu des bois récemment investie par un couple de jeunes parents, soit le parfait petit cadre pour une production horrifique qui respirait déjà sur le papier le vu et revu. Les premières impressions sont parfois trompeuses, La Cabane dans les Bois nous le prouvait définitivement il y a quelques mois. Mais ça ne sera malheureusement pas le cas cette fois. Pourtant, le film ne commençait pas foncièrement mal. La première surprise et pas des moindres concerne le casting. Et plus particulièrement la présence de Chad Michael Murray qui avait largement de quoi inquiéter, et pour cause : l'acteur qui s'était spécialisé au fil des années dans les rôles mièvres et sans grande ampleur dans la lignée des séries so-girly de sa filmographie, se montre cette fois sous un tout nouveau jour. Et c'est dans une sobriété que l'on ne lui connaissais pas qu'il interprète le père de la famille au centre du métrage, aux côtés d'une sympathique Abigail Spencer et de leur petite fille attendrissante et plutôt crédible. Pas de soucis jusqu'ici. Si The Haunting In Connecticut ne brille pas, cela ne vient donc pas de l'interprétation qui est peut-être l'un des seuls points que l'on arrivera à sauver une fois le générique de fin terminé. En réalité, seule la première demi-heure s'en sort globalement bien. Les relations développées entre les différents personnages les rendent plutôt attachants. Une mise en place suffisamment intéressante pour retenir notre attention, le début d'une intrigue qui faute d'être la plus prometteuse de l'année arrivait à susciter notre curiosité, laisse malheureusement place au grand n'importe quoi, et ce dans tous les sens du terme. Arrive donc le gros, très gros problème de Ghost Of Georgia : l'arrivée sur la pente glissante de la surenchère et du grand guignol, cette pente qui arrive si facilement à discréditer un scénario et tout ce qui va avec. Si l'on se contentait au début du film de quelques hallucinations horrifiques peu efficaces de la part de l'actrice principale, d'une bande sonore saturée de murmures et autres chuchotements glacials d'outre-tombe, et des habituels amis imaginaires des enfants victimes des ghost-story donnant lieu à des monologues pas toujours des plus rassurants, la seconde partie tombe dans du spectacle horrifique bas de gamme. Impossible de compter le nombre de jump-scares qui se vautrent littéralement les uns après les autres, l'ambiance du film ne parvenant pas à nous plonger dans le bain. Et puis, c'est au tour des effets spéciaux de faire leur entrée en scène, et par la même occasion, d'emmener définitivement The Haunting In Connecticut, Ghosts Of Georgia, au fin fond du précipice. Les quelques effets visuels du début du film n'étaient déjà pas des plus convaincants, mais on nous avait gardé le meilleur pour la fin. Le film part dans un véritable délire assez glauque et pas toujours des plus compréhensibles. A trop vouloir jouer avec les logiciels numériques de ses ordinateurs, mais également avec les codes horrifiques qu'il recycle sans aucune efficacité et encore moins d'originalité, Tom Elkins qui avait toutefois contribué à la réussite du volet précédent envoie directement son produit dans le rayon des séries Z, ces films d'horreur ratés que l'on oublie instantanément après leur visionnage. Peut-être n'aurait-il pas dû changer de poste et prendre en main la réalisation de cette suite qui se révèle bien en dessous de son prédécesseur largement plus abouti. C'est dommage, ne serait-ce que pour cette affiche esthétiquement pas des plus repoussantes, ou même pour la jolie surprise que nous réserve notre gentil Chad Michael Murray. Surfer sur le succès de The Haunting In Connecticut n'était sûrement pas une bonne idée, il n'y a plus qu'à espérer qu'on ne nous en fasse pas une nouvelle saga épouvantablement navrante façon Détour Mortel, ambassadeur en la matière.
The Haunting In Connecticut 2 de Tom Elkins est une bobine bien fade à comparer de certaines autres plus ou moins récentes. Film de fantômes aux pays des rednecks et des terres esclavagistes, la mise en scène exagère sur les effets, déçoit dans le traitement narratif et surtout se discrédite avec un final décevant pour ne pas dire absurde. Tom Elkins semblait pourtant à même de combler les défauts du script mais à la vue de son métrage, il paraît encore très très perfectible.
En cette année 1993, Lisa, son mari Andy et leur fille Heidi se rendent en Géorgie pour emménager dans une nouvelle maison. Lieu reculé mais qui jouit d'un parc forestier étendu, le domaine semble être un havre de paix. C'est ce qu'il faut à Lisa qui est sujette à des visions et qui doit prendre des médicaments. Bientôt, Heidi dit parler avec un homme qui serait un fantôme...
Ce second opus, d'une franchise qui s'essouffle déjà, ne marque ni par son intensité ni par son scénario. Si le début laissait présager une historiette classique sympathique, la suite donnera la migraine au spectateur friand de tension et de climat horrifique. Elkins noie son film dans des tentatives de jump scares mal insérées et trop nombreuses. Les effets sont donc faibles car noyés sous leurs quantités. En outre, le cinéaste se plaît à jouer sur les tu-es-là-tu-n'es-plus là, agaçant. Dès le commencement, avec un jump cut mille fois vu et revu, Elkins affichait ses prétentions. Réaliser un truc d'épouvante. Ben c'est presqu'épouvantable ouais. Le climax est aux abonnés absents et la fin : on est dans une production Disney ? Mention bien à la photo, aux fx et à la petite Emily Alyn Lind. 2/5