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Jean-philippe N.
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3,5
Publiée le 9 janvier 2014
"A.C.O.D." (adult children of divorce) n'est pas une comédie à proprement parler mais plutôt une comédie dramatique de mœurs dans laquelle l'accent est davantage mis sur les difficultés à se construire que sur le côté comique de situation. On y voit de jeunes adultes bien obligés de "faire avec" dans leurs évolutions, face à de "vieux" adultes particulièrement cyniques, inconstants et finalement bien plus immatures que leurs progénitures. Les temps changent, la société aussi et les valeurs d'hier bafouées par toute une génération plus ou moins issue du "baby-boom" perdurent tant bien que mal, car si il n'y a qu'une seule certitude, c'est que la vie continue. La remise en question personnelle étant ce qu'elle est (difficile), il est évident que ce film ne plaira pas à tout le monde, mais étant un père divorcé ayant connu quelques une des situations décrites, j'ai beaucoup apprécié les approches de certains comportements faites ici.
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2,5
Publiée le 27 janvier 2014
ACOD ou Adult Children Of Divorce est une comédie qui parle du divorce et des répercussions qu'il y a sur les enfants tout ça avec légèreté et humour. C'est pas un grand film mais ça se laisse voir sans soucis et en plus les acteurs sont bons.
"A.C.O.D." pour "Adult Children Of Divorce" met en scène un jeune trentenaire, Carter (Adam Scott), qui a subi les affres du divorce tumultueux de ses parents tout au long de son existence. Entre leurs nouveaux mariages et leur relation plus que conflictuelle, Carter a toujours fait tampon entre eux et son jeune frère Trey (Clark Duke) pour le préserver de leurs disputes permanentes mais, le jour, où Trey lui annonce son propre prochain mariage, Carter se voit confier la mission impossible de réunir son père (Richard Jenkins, parfait) et sa mère (Catherine O'Hara) le temps de la cérémonie. Parallèlement, il découvre que celle qui prenait pour sa thérapeute d'enfance (Jane Lynch) menait en fait une étude sur les A.C.O.D d'où a résulté un best-seller se fondant en partie sur sa propre histoire...
Bien plus subtil qu'il n'y paraît lorsqu'il se concentre sur le coeur du sujet, l'influence de relations parentales chaotiques sur l'épanouissement personnel d'un enfant, "A.C.O.D." l'est hélas beaucoup moins lorsqu'il fait intervenir ses ressorts de vaudeville pour faire nécessairement avancer ses personnages vers de nouveaux horizons.
En effet, pour son premier film, Stu Zicherman étonne par sa capacité à faire souvent mouche en retranscrivant le mimétisme de l'évolution de son personnage principal calquée inconsciemment sur les dysfonctionnements parentaux dont il a toujours été témoin. Si ce dernier tente de se rassurer par sa réussite sociale ou sa relation de longue date avec une petite amie sublime (Mary Elizabeth Winstead), découvrir que sa vie a servi d'analyse à un phénomène sociétal lors des retrouvailles avec sa thérapeute (qui donneront les scènes les plus intelligemment drôles du film) fait rapidement voler en éclats le vernis des certitudes derrière il se camouflait depuis des années et le place face-à-face à son manque constant d'engagement. La crise existentielle de Carter se retrouve ainsi prise en étau entre cette révélation personnelle et le comportement de plus en plus immature de ses parents... Un peu comme le film en fait. En accordant une large part à l'effarement de Carter devant l'attitude de ses parents, non dénué d'une certaine profondeur par la qualité d'écriture et d'interprétation des personnages mais aux rebondissements comiques trop faciles pour surprendre, "A.C.O.D" simplifie certaines facettes sans doute plus passionnantes de la vie de Carter comme sa relation avec sa petite amie et surtout toute l'intrigue autour du livre et des autres témoins (le rôle de Jessica Alba méritait sûrement mieux), ce dernier point avait un vrai potentiel que le film ne choisit hélas pas d'embrasser pleinement.
Il n'en reste pas moins que "A.C.O.D." est une comédie aussi sympathique que son casting quatre étoiles (dont aussi Amy Poehler et Ken Howard en nouveaux conjoints des parents) mais hélas mineure en ne parvenant pas à trouver le juste équilibre entre les gros effets de manches comiques et la satire subtile de moeurs qui coexistent en son sein.
Bon sujet - l'impact du divorce des parents sur leurs enfants, et ce qui en reste bien des années plus tard -, bon casting - Richard Jenkins égal à lui même, c'est à dire brillamment complexe et ambigu, Adam Scott jouant bien de ses limites dans un rôle "classique" de séduisant désastre émotionnel (mais certes pas aussi fascinant que dans le ridicule "Walter Mitty" qu'il illuminait à chacune de ses apparitions hilarantes) -, pas mal de bonnes idées de scénario au départ, des idées pas totalement revues et rebattues comme dans tant de comédies américaines, et au final... pas grand chose... Un manque de rythme mortel pour une comédie (Zicherman est un vrai mauvais, c'est clair...), un scénario qui ne débouche sur rien d'intéressant, si ce n'est l'inévitable retour aux valeurs traditionnelles (la famille, le mariage) qu'on avait cru dynamitées, et qui reviennent très fort en ces années 10, qui voient la réaction triompher un peu partout. "A.C.O.D." est finalement un film médiocre, mais surtout bien de son temps, et personne ne songera à s' en offenser. .. sauf ceux qui rêvent de voir un peu de "Cinéma", des histoires de vraies gens, sans clichés, avec suffisamment de folie pour imaginer pendant 90 minutes que le cinéma commercial n'a pas encore complètement renoncé. Ce ne sera pas pour cette fois.
Un film intéressant qui a du mal a se situer entre la comédie US romantique ,et la comédie de mœurs satirique . On ne rit pas beaucoup et pas souvent, mais on sourit de la bonne analyse de société, principalement les personnages adultes divorcés cyniques, frivoles qui sont plutôt bien dépeint , post soixant-huitard . Par contre le personnage de Scott n’est pas très cohérent, trop idéaliste, trop rigoureux, un pince sans rire, bon c’est aussi le principe du scénario du film. C’est dommage car le sujet était intéressant et on aurait une bonne comédie sur ce thème des enfants de divorcés qui souffrent dans leur intellect, et n’arrivent pas à construire leur vie sentimentale.
Adulte, Carter est toujours hanté par le divorce de ses parents. Son père est éternellement attiré par des filles beaucoup plus jeunes et collectionne les mariages ratés. Sa mère est elle aussi remariée. Le jour où son petit frère lui annonce qu'il va se marier, Carter devient le garant du bon comportement de ses géniteurs qui se haïssent mutuellement. Mais est-il pour autant responsable des actes de ceux-ci? ACOD n'y apporte pas de réponse et se contente d'enchaîner les situations conflictuelles sur le ton de la comédie.
Un sujet intéressant et d'actualité qui méritait d'être traité plus sérieusement et de façon plus approfondit. Résultat, une nouvelle comédie sans grand intérêt. Les acteurs sont sympathiques mais rien de plus. Dommage.
Cruellement mauvais. Les situations sont ridiculement mises en scène, les réactions du personnage principal sont grotesques et totalement aberrantes ; voire énervantes de stupidité. Le thème abordé est intéressant et les second rôles sont plutôt bien joués mais ça s'arrête là.
A.C.O.D pour Adult children of divorce est une petite comédie dramatique qui mêle adroitement humour et divorce. Si Carter, le personnage joué par Adam Scott est le principal "sujet d'étude", le film s'intéresse à différents aspects de tout ce qui touche à la séparation de deux parents et met en avant la difficulté de se construire dans un environnement familial malsain tout en jouant de situations farfelues. Le casting est juste, la bande originale folk/country et les personnages ajoutent à la sympathie de l'ensemble qui malgré un côté pas toujours rose ne tombe jamais dans la victimisation. Certes, nos protagonistes ont des problèmes à résoudre mais tout est désamorcé par un humour juste et critique. Un film sans prétentions qui ne marquera pas les esprits mais qui se laisse regarder agréablement.
Petite comédie à tendance societale sans prétention, ceci dit sans aspect péjoratif, avec un acteur central qui se pose beaucoup de questions existentielles sur lui même, son engagement personnel, son enfance, ses parents, le divorce de ses parents, son frère, sa petite amie, etc. Dans ce rôle phare Adam Scott, tantôt dominant prenant les choses en main, tantôt complètement perdu et débordé à l'aspect quasi lunaire. Il est baladé tout au long du film telle une balle de flipper au grès des situations vaudevillesques, impliquant indirectement ou directement tous les protagonistes. Ce n'est pas hilarant, pas toujours cohérent mais c'est agréable avec en particulier une multitude de seconds rôles parfaits dont les charmantes et talentueuses Jessica Alba et Mary Elizabeth Winstead.
Comédie de moeurs ou le burlesque est un peu trop présent ou comédie made in america ou le ton est parfois trop grave? Faites votre choix moi j'ai pas su. De son côté Adam Scott tire bien son épingle du jeu et sans être un exemple de nouveauté l'histoire tient la route malgré tout.
Avec une note minable sur Imdb je n'en attendais pas grand-chose. Eh bien ce fût une excellente surprise ! D'un sujet sérieux et qui risque d'être lourd, les enfants de divorcés devenus adultes, le réalisateur Zicherman a su le traiter en une comédie réussie. D'abord le rythme est bon et on sent que le film est réfléchi, qu'il y a quelqu'un derrière la caméra qui sait la tenir. Ensuite c'est très bien joué. Notamment, le jeu d'Adam Scott est très attractif par sa subtilité et les parents sont délicieusement infernaux (Richard Jenkins en père immature, excellent comme d'hab). Les dialogues ont été travaillés avec inspiration et sont très réussis ! Les répliques qui font mouche fusent et on ne s'ennuie pas. Côté scénar, on relève aussi que les seconds rôles ne font pas dans la figuration, voire prennent une dimension assez émouvante (le mari de la mère de Carter). Mais c'est là où je mettrais mon bémol : ça paraît parfois embrouillé, il y a des scènes où on ne comprend plus très bien comment on en est arrivé là. Zicherman a sans doute voulu privilégier la légèreté et le rythme et donc on doit rester attentif à chaque dialogue. Ma foi, il y a tellement de réalisateurs qui se prennent pour des Phénix et qui nous gavent de deux heures de leur création pseudo-géniale bourrée de longueurs abominables que je me demande si c'est un mauvais choix en comparaison. Le résultat est une très bonne soirée, à regarder un film vraiment drôle et intelligent ! Architecture in Helsinki en bande-son sera la cerise sur le gâteau du mariage !