Notez des films
Mon AlloCiné
    12 Years a Slave
    note moyenne
    4,3
    25054 notes dont 1762 critiques
    répartition des 1762 critiques par note
    451 critiques
    766 critiques
    308 critiques
    131 critiques
    63 critiques
    43 critiques
    Votre avis sur 12 Years a Slave ?

    1762 critiques spectateurs

    David S.
    David S.

    Suivre son activité 38 abonnés Lire ses 401 critiques

    4,0
    Publiée le 13 février 2014
    La peur viscérale, celle qui te glace le sang et t'empêche d'agir, qui te replie sur toi même, tord tes tripes et exhale le souffle de l'angoisse. Voilà ce que ressentira Solomon Northup pendant ses 12 années d'esclavage. Un film poignant, dont on se sort pas sans dommage, avec des nœuds au cerveau. Mais comment de telles choses peuvent-elles se produire ? Comment ont-elles pu être acceptées ou évangélisées ? Ceci rentrera dans le grand mystère du genre humain. Insoluble et insondable. Steve McQueen ne joue pas la surenchère émotionnelle mais nous restitue avec réalisme l'horreur de l'esclavagisme. Et ce n'est pas tant la torture et la violence physique qui sont pointés, mais celle plutôt psychologique pour asservir encore mieux d'autres êtres humains. On assistera ici à de magnifiques performances d'acteur. Une surenchère de talent. Au prix d'un seul ticket. Courez-y. A défaut d'être plus riche, on en ressort plus intelligent. 4/5
    filou49
    filou49

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 41 critiques

    5,0
    Publiée le 12 février 2014
    Une fois n'est pas coutume, les slogans affichés sur une affiche d'un film ne mentaient pas :" 12 Years a slave" est bien "le premier vrai film choc de 2014", comme les affiches du film parsemées ici et là le proclamaient sur tous les tons.. Car si, depuis le début de l'année, j'ai vu quelques beaux films (certains dont j'ai déjà parlé, et d'autres dont je parlerais prochainement), aucun ne m'a laissé dans le même état de sidération et le même bouleversement que cet immense film, le 21 janvier dernier, que j'ai vu la veille de sa sorties en salles qui devrait rafler pas mal d'Oscars à la fin du mois, ce qu'il mériterait totalement. D'ailleurs, que ce film soit déclaré un peu partout comme l'immense favori des Oscars a certainement joué sur le fait que pas mal d'observateurs aient dénoncé le caractère trop conventionnel, trop académique, trop hollywoodien de ce film. Or, sincèrement, "12 years a slave" n'a rien à voir avec "Amistad" ou "le Majordome", des films bien plus scolaires et dictactiques sur ce même théme général des noirs américains à travers l'histoire. Et si Steve McQueen laisse sans doute une partie de son immense rigueur formelle (sa marque de fabrique depuis Hunger et Shame) pour aller dans un cinéma moins radical, il a choisi, à mon grand bonheur, de privilégier le sens du récit au style formel appuyé auquel il nous avait habitué. Bref, Steve McQueen opte certes pour une forme de cinéma plus classique, mais il reste cohérent dans son parti pris d'insister sur la souffrance infligée aux corps, dans sa volonté de nous faire voir la réalité en face, et, en fin de compte, transcende largement le simple biopic pour nous livrer une réflexion magistrale et universelle sur l'esclavage. "12 years a slave" est en effet traversée d'une maitrise formelle absolument renversante, qui nous rend ainsi totalement opérante et pertinente le discours du réalisateur sur cette si douloureuse question de l'esclavage....suite de ma-longue- chronique sur mon blog
    Chris58640
    Chris58640

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 576 critiques

    5,0
    Publiée le 26 janvier 2014
    La première qualité de « 12 years a slave », et pas la moindre, c’est de montrer l’esclavage dans sa vérité la plus froide et la plus cruelle. Un an après l’excellent « Django Unchained » de Tarantino, Steve McQueen remet l’esclavage au centre de l’actualité cinématographique. Mais là où Tanrantino faisait de l’esclavage la toile de fond d’un western lyrique, sanglant et somptueux, Steve Mc Queen prend le parti du réalisme. Ici, pas question de repeindre les murs avec le sang des esclavagistes, ici, les salauds ne sont pas punis, les vengeances ne s’accomplissent pas, la morale n’en ressort pas sauve. Ici, l’esclavage n’est pas une toile de fond, c’est LE sujet, LE personnage central du film. Je ne savais pas que des enlèvements de noirs libres étaient perpétrés au Nord pour être revendus au Sud, mais à bien y réfléchir, c’est tout sauf étonnant. La traite a été abolie, les navires ne débarquent plus d’Afrique avec la main d’œuvre pour les champs de coton. Les esclaves font peu d’enfants, et la seule manière de maintenir l’effectif (le cheptel, comme ils disaient), c’est l’illégalité, l’enlèvement, le trafic. Rarement, l’esclavage aura été traité avec autant d’acuité par le cinéma américain (je ne parle même pas du cinéma français qui n’a jamais évoqué la traite des noirs, à ma connaissance !). La mise en scène de Steve McQueen (que je découvre avec ce film) y est pour beaucoup. Outre une quantité de plans magnifiques, de paysages sublimes, un musique finement choisie et utilisée, il y a chez lui une volonté affichée de ne pas épargner le spectateur. Ca donne quelques scènes d’une violence psychologique à la limite du soutenable : la scène interminable de la corde, et pire, celle terrifiante du fouet qui va me hanter longtemps. Steve McQueen montre les chairs mutilées par le fouet pour ce qu’elles sont, difficile parfois de ne pas baisser les yeux. Le scénario est intelligent, il n’y quasiment pas de longueurs, le rythme est soutenu, essentiellement grâce à un montage qui joue très habilement avec les flashbacks et les flashforwards. Même si on sait (puisque c’est l’histoire vraie d’un homme qui a mis douze longues années à retrouver la liberté) comment le film va finir, le scénario nous leurre habilement puisque pendant tout le film, on n’arrive pas à envisager comment Salomon va se sortir de cette situation désespérée. Chiwetel Ejiofor et Lupita Niong’o sont les deux révélations de ce film et on entendra parler d’eux, peut-être aux Oscars dans pas longtemps. Mais au milieu d’un casting de premier ordre, c’est Michael Fassbender qui impressionne. Ce beau mec, bel acteur abonné plutôt aux blockbusters très grand public, incarne un des pires salopards que j’ai vu au cinéma depuis longtemps et il est in-cro-yable. Son rôle fait penser très fort à celui que tenait Ralph Fiennes dans « Schnindler’s list » et il le tient avec autant de force et de talent. Il signe là une énorme performance qu’il serait dommage de ne pas souligner au prétexte qu’il joue un immonde salaud ! Je ne trouve pas beaucoup de défaut à « 12 years a slave », à part une fin un tout petit peu larmoyante mais comment faire autrement avec un sujet comme celui là ? Non, décidément, je ne vois pas ce qui pourrait vous retenir de vous offrir ce grand moment de cinéma.
    Sebi Spilbeurg
    Sebi Spilbeurg

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 1 005 critiques

    5,0
    Publiée le 27 janvier 2014
    En seulement deux longs-métrages, le réalisateur Steve McQueen s’est fait un nom dans le paysage cinématographique. S’imposant comme un réalisateur tout bonnement talentueux, qui agrandissait petit à petit son lot de fans à chacune de ses œuvres. Pour sa troisième réalisation, il compte bien élargir son groupe d’aficionados. Surtout que pour ce film, les cartes en mains sont bien plus avantageuses : un casting de renommée, une célébrité du milieu en tant que producteur (Brad Pitt) et un sujet qui touche émotionnellement chacun d’entre nous (l’esclavage). Cependant, à l’annonce de 12 Years A Slave, il y avait une crainte quant à son rendu final et aux conséquences que cela pouvait entraîner. À savoir qu’un cinéaste tel que Steve McQueen, munit de moyens plus importants que pour ses films précédents, allait livrer un produit un peu plus hollywoodien qu’à son habitude. La peur que son talent soit noyé dans les conventions des gros studios américains qui auraient préféré attirer les regards avec un film d’époque en costume et une thématique déjà traitée au cinéma, de différente manière. Celle de l’esclavage et des mauvaises conditions de vie des Noirs aux États-Unis lors du XIXe siècle. Et ce même si le scénario s’inspire de faits réels, qui sortent de l’ordinaire (au niveau du point de vue). Plus précisément d’après les mémoires de Solomon Northup, homme libre qui fut enlevé puis vendu en tant qu’esclave dans un État non abolitionniste (Louisiane). Vivant comme tel durant douze longues années sous le joug de maîtres blancs sans vergogne (pas tous, il faut bien l’admettre, mais cela, nous y reviendrons plus tard). Heureusement, il n’en est rien. Et même, Steve McQueen dépasse toutes les attentes en faisant ce que peu de réalisateurs auraient pu faire : traiter un sujet déjà vu de manière personnelle et qui sorte surtout de l’ordinaire. Ce que n’avait pas fait Le Majordome, ce qui explique pourquoi le film de Lee Daniels ne décollait pas aussi haut que ne le laissait prétendre sa réussite commerciale. Loin, loin derrière le chef-d’œuvre qu’est 12 Years A Slave. Voir l’esclavage à travers le regard d’un homme libre de base, cela apporte déjà bien plus d’ampleur à la trame. Car pour la première fois, nous avons un personnage au même rang que les « puissants » qui se retrouve réduit à la misère la plus totale juste par sa couleur de peau. Et qui, pour survivre, doit cacher son identité (devant prendre le nom d’un vulgaire moins que rien) ainsi que ses talents de tous les jours (écrire, lire… jouer du violon faisant de lui une bête de foire qui le sort quelque peu du lot pour amuser la galerie), au risque de subir bien plus de « corrections » qu’à la normale. Car les Noirs étant des animaux, des propriétés, il est inconcevable que l’un d’eux soit à la hauteur sociétale d’un Blanc ! Un constat d’une monstruosité sans pareil ! Dressant au passage des portraits peu reluisants. Celui d’un négrier alcoolo et sans pitié, qui les traite comme de la vermine. Tels des objets que l’on peut casser et vite remplacer. Celui d’un autre exploitant, bien plus généreux, mais qui doit se plier aux règles de la société pour qu’il n’ait aucun souci avec ses semblables. Celui d’une femme, épouse du premier, qui malgré des débuts à l’écran qui laissaient envisager une lueur d’espoir pour notre héros, s’avère aussi inhumaine que son mari juste pour une histoire de jalousie (son époux la trompant avec une esclave), marquée par un jeté de carafe de whisky mémorable (dans le mauvais sens du terme). Celui d’un maître qui est prêt à tout pour se faire écouter de ses esclaves, quitte à leur faire payer quand aucun ne va dans son optique. Et enfin, celui d’un marchand d’esclaves qui ne suit que la logique de son commerce au lieu de faire preuve d’humanité (séparer une mère de ses enfants ne lui fait ni chaud ni froid). Mais aussi, nous avons le portrait d’une esclave, bien vue par son maître (parce qu’elle est « rentable »), prêt à se soumettre à ses avances juste pour devenir sa femme et avoir le statut de « libre ». Comme une ancienne esclave qu’elle fréquente. Sauf qu’elle n’arrivera jamais à atteindre ce stade, n’incitant que jalousie, convoitise et douleur. La pauvre allant jusqu’à supplier notre héros de lui mettre fin à ses jours. Et qu’au vu du dénouement, elle reste aussi esclave qu’au début. Elle qui avait des chances de gagner la liberté. Car 12 Years A Slave est un film grandement cruel. Par son scénario bien évidemment, qui propose des séquences abominables à regarder (non pas qu’elles soient gores, mais plutôt qu’elles se montrent intenables et inhumaines à regarder), des répliques d’une monstruosité incomparable (sur le fait que les Noirs ne sont que des animaux, de la chair à canon… de la merde, quoi !) et une certaine ironie souvent mise en avant. Qui trouvent de l’ampleur via la mise en scène de McQueen. Par les lenteurs propres au réalisateur, donnant un impact visuel et émotionnel sans précédent. L’exemple principal étant celui où Solomon est pendu à une branche pendant tout un après-midi sans que personne ne vienne le soutenir. Une scène qui possède certes plusieurs plans, mais au moins un d’une durée de 5 minutes. Par instant, McQueen arrive à sortir son récit de l’horreur la plus exaspérante. Pour cela, il use de sa caméra pour filmer les paysages de la Louisiane. Une rivière, un arbre, un bayou rougi par le Soleil couchant… ce genre d’images qui pourraient se montrer décoratifs (effet carte postale) dans un autre film, mais qui, ici, permettent de nous évader quelques secondes. Qui nous hypnotisent par leur beauté incontestable. Sans oublier des moments où l’émotion se lâche (dont la scène finale), de la manière la plus puissante qui soit. Il faut dire que la musique d’Hans Zimmer y est pour beaucoup. Le compositeur reprenant par moment les bases de sa partition Time (pour le film Inception) pour nous livrer l’une de ses plus belles œuvres musicales. Contribuant à la puissance qui se dégage de ce 12 Years A Slave. Et enfin, nous terminerons sur la prestation des acteurs, juste flamboyante ! Chacun, qu’il soit principal ou secondaire, jouant leur personnage respectif sans aucune fausse note. Même de la part des grandes stars qui signent présentes pour seulement quelques minutes, ne donnant nullement l’impression de participer au projet juste histoire de cachetonner (Benedict Cumberbatch, Brad Pitt, Paul Giamatti, Paul Dano). Laissant ainsi la place à Chiwetel Ejiofor, qui trouve ici le moyen de se faire remarquer après bon nombre de rôles peu importants (2012, Salt). Michael Fassbender qui retrouve pour la troisième fois McQueen pour un rôle à contre-emploi. Celui d’un monstre, ivrogne et coureur de jupons plutôt inquiétant et imprévisible (ce regard !). Lupita Nyong’o, véritable révélation qui interprète la complexe Patsey. Sarah Paulson, véritable garce aussi froide que Fassbender. Vous l’aurez compris, 12 Years A Slave mérite amplement son titre de « grand favori aux Oscars 2014 ». Steve McQueen ayant réalisé l’un des plus grands films de ces dernières années. Grand par sa mise en scène. Grand par son casting. Grand par son travail scénaristique. Grand par la puissance émotionnelle qu’il dégage. Un véritable déchirement au cœur, un uppercut foudroyant qu’il est inconcevable de passer à côté. LE film sur l’esclavage, à n’en pas douter ! Qui laissera une trace intemporelle dans le cinéma !
    willydemon
    willydemon

    Suivre son activité 56 abonnés Lire ses 1 544 critiques

    4,0
    Publiée le 24 janvier 2014
    Le point fort de ce film c'est de parler d'un sujet rarement traité (de cette façon) : Un homme est kidnappé du jour au lendemain, emmené loin de sa famille dans le sud où l'esclavage était encore et toujours présent. On vit avec lui sa descente aux enfers et sa vie de servitude,12 années passées dans l'anonymat, obligé de cacher son savoir et son identité. Un film âpre et dur, presque rien ne nous sera épargné, on sera sur les nerfs tout long. On peut noter une musique plutôt soft (mais bon Hans ZImmer il serait temps de varier un peu les thèmes..) et une mise en scène excellente mais beaucoup moins "auteuriste" que dans les films précédents de McQueen. Les acteurs eux sont tous très bons, mention spéciale à Fassbender, Chiwetel et Lupita. Un excellent film, qui évite le manichéisme (même si à la fin..). McQueen, sort ici un film peut-être un peu moins radical, qui touchera surement plus de monde et que je recommande!
    kibruk
    kibruk

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 1 875 critiques

    4,0
    Publiée le 9 février 2014
    L'esclavage des noirs a finalement été rarement le sujet central de films, et Mc Queen propose enfin une œuvre mémorable sur ce point historique peu glorieux (contrairement au très médiocre "Amistad" de Spielberg). On pouvait craindre qu'il n'aborde ce sujet d'une façon aussi radicale que dans son traumatisant "Hunger", il le fait ici d'une manière beaucoup plus 'grand public' ponctuée quand même de scènes très dures. Sa réalisation et sa mise en images est aussi de toute beauté, et on restera impressionné par bon nombre de plans admirables. Ma seule petite réserve réside dans des dialogues un peu trop littéraires à mon sens.
    shindu77
    shindu77

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 1 364 critiques

    4,0
    Publiée le 9 février 2014
    Quel très bon film ! Portée par une histoire poignante et sensible, le film est une réussite totale. Le casting est excellent mais 2 acteurs sortent du lot: Mister Ejiofor et Michael Fassbender qui sont immenses dans leurs rôles respectifs. Un des premiers films avec un grand F de l'année 2014 vu en France.
    StanKubri34
    StanKubri34

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 334 critiques

    4,5
    Publiée le 15 février 2014
    Steve McQueen est un cinéaste incisif à la grande rigueur formelle. Auteur de Hunger et Shame, deux œuvres percutantes, il revient avec 12 years a Slave, inspiré d'une histoire vraie et adapté des mémoires de Solomon Northup, kidnappé alors qu'il était un homme libre et soumis à l'esclavage pendant douze années. Une chose est sûre, c’est que le réalisateur britannique n’a rien perdu de son talent, et impose – une nouvelle fois – sa qualité de mise en scène dans une forme plus classique mais toute aussi frappante. Il y a chez McQueen, une volonté permanente de faire du cinéma sur des histoires peu communes et marquantes guidées par son regard froid et dur, comme pour ne pas mentir sur la réalité de ce qu’il nous dépeint. Une œuvre qui est à la fois grande artistiquement, inventive et très instructive, qui ne manquera pas d’éveiller quelques consciences éteintes. Servi par un casting cinq étoiles, Chiwetel Ejiofor n’est pas toujours très juste mais il arrive à nous émouvoir quand il faut. Michael Fassbender, acteur fétiche du réalisateur, est excellent et Paul Dano en grande forme. Du cinéma comme il en faut, comme il en manque. Un grand film sur l’esclavage, enfin !
    Gil C
    Gil C

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 239 critiques

    4,5
    Publiée le 23 janvier 2014
    Le talent de McQueen (II), comme celui de ses acteurs, n'est plus à prouver. L'histoire de Solomon Northup, incroyable au sens le plus terrible du terme, est bouleversante et marque la mémoire du spectateur au fer rouge. Seul bémol du film, l'idée que l'usage excessif de la violence a l'écran donnera davantage de poids à la cause défendu par son auteur. De même, comment savoir si l'émotion créée par le film naît du talent de son créateur ou simplement du fait que sa cause soit bouleversante ? "12 years a slave" n'en reste pas moins INCOUTOURNABLE !
    Mr Massacre
    Mr Massacre

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 119 critiques

    0,5
    Publiée le 25 janvier 2014
    Une longue suite — terriblement mal interprétée — de stéréotypes et d'inexactitudes historiques.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 1 286 critiques

    4,5
    Publiée le 13 janvier 2015
    La guerre de Sécession n’a pas encore frappée aux EU, on est au milieu du XIXème siècle. La condition noire à l’époque se résume ainsi : au Nord, les noirs sont libres et ont des droits assez proches des blancs ; au Sud, le nègre est esclave, n’est pas instruit et est traité souvent comme une bête de somme par les exploitants agricoles (coton, canne à sucre,…). Salomon Northup, enlevé par des blancs à Washington, va être vendu dans le Sud et connaître le sort réservé à ses confrères de couleurs, lui l’homme libre, musicien reconnu et père de deux enfants. Fini la bourgeoisie et bonjour les champs de coton. Bon nombre de noir connaitront le même sort que Salomon ; lui, parviendra à retourner dans le Nord après 12 ans d’esclavage et livrera un récit, support de ce film poignant. Steve Mc Queen, pas celui de « Bullit » mais le réalisateur britannique talentueux, réalise ici son troisième film. Plus accessible, classique et formaté pour Hollywood que ses deux précédents ; il livre tout de même un témoignage choc avec peu de concessions sur un pan douloureux de l’histoire américaine. Ce film écorne radicalement le rêve américain en peignant un tableau dense de l’esclavage. Rien d’aussi radical sur le sujet n’a été réalisé auparavant ce qui en fait un film événement. Là où d’autres, poussés par des producteurs américains conduits par des considérations marketing, auraient joué le tire larmes ; McQueen joue la sobriété émotionnelle, pas de pathos, juste de l’émotion brute. Brad Pitt, producteur et acteur du film, lui a permis de monter le budget du film ; militant aussi, il a dû lui laisser les coudées franches. La violence psychologique et physique présente aussi à tout instant nous oppresse jusqu’à nous laisser dans un état nauséeux à l’arrivée du mot fin. Une scène très forte illustre à merveille le besoin de McQueen d’éviter à tout pris le sensationnalisme et la surenchère. Salomon, puni par le maître, se retrouve pendu avec juste le bout des pieds touchant terre ; il s’efforce de maintenir ses pieds au sol pour rester en vie dans une danse macabre. Sans musique larmoyante et juste avec le son de sa respiration et de sa déglutition rendues difficiles par la strangulation ; le plan large fixe de plus de 30 secondes nous montre tous les autres esclaves vaquant à leurs occupations autour de lui dans l’indifférence totale comme des moutons effrayés par l’un de leur congénère que l’on égorge. Même si sa mise en scène est classique, la marque McQueen est bien présente à travers ces longs plans fixes sans musique et fait naître un vrai malaise. Le parcours de Salomon à travers diverses exploitations sudistes permet une véritable radiographie d’une société pourrie où le sort de chacun, propriétaires et esclaves, ne tient plus qu’à un fil. Au cœur du processus de McQueen, il y a bien sûr l’esclave Salomon mais aussi le tyran, son maître. Pour ce rôle, Michael Fassbender, son acteur fétiche abonné aux rôles triturés, est à nouveau énorme d’ambigüité. Cet être apeuré, totalement dominé par ses pulsions sexuelles et prisonnier entre une femme autoritaire et manipulatrice et une négresse objet de son désir, lui offre à nouveau un rôle très soigné et complexe. Ce qui va encore donner l’occasion à McQueen d’aller lorgner vers son côté sombre, le sadisme ; et il en est un orfèvre. Cependant on pourra regretter que son film soit quelquefois trop conformiste, même s’il ne devient pas didactique. Cette production est la plus hollywoodienne de ses trois films, mais il réussi tout de même dans l’exercice périlleux consistant à trouver une osmose entre cinéma d’auteur et film commercial. L’an dernier à la même époque, une autre jeune pousse, Jeff Nicholls, réussissait la même prouesse avec « Mud ». Un second regret pour ma part est d’omettre de la part de McQueen que l’esclavage est une politique d’état institutionnalisée pour des raisons économiques ; un savant fifty-fifty entre le sud et le nord. Le besoin de prospérité économique dans un état naissant a rendu aveugle les dirigeants et la population du nord, car elle en tirait les fruits. Les noirs du nord fermaient eux aussi bien souvent les yeux sur la condition de leurs frères de couleur du Sud. A autre temps, autre injustice ; aujourd’hui, les pays du Nord ne tirent-ils pas leur prospérité de l’exploitation des populations des pays du Sud ? Un film qui fera date comme le premier grand film objectif sur le sujet…
    pfloyd1
    pfloyd1

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 1 666 critiques

    4,5
    Publiée le 2 juin 2014
    Comment ne pas être touché par le drame de l'esclavagisme si bien interprété et si bien réalisé par Steve Mc queen . On aurait presque oublié ces années noires du sud des États unis et la barbarie des hommes. Les 2h30 du film passent sans s'en rendre compte, l'histoire vraie et terrible de cet américain libre est touchante au plus au point. Les images , les lumières, les cadrages sont parfaitement bien retranscrite, s'en est glaçant de vérité. Le seul reproche est l'absence du temps qui passe, les douze années de captivités ne sont malheureusement pas dans la trame de l'histoire, on pourrait croire que tout se déroule en deux ou trois ans , dommage mais cela n’enlève en rien l’esthétisme des images et l'incroyable jeu des acteurs.
    Michael R
    Michael R

    Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 692 critiques

    5,0
    Publiée le 16 novembre 2016
    Magnifique, terrible, bouleversant. Il fallait un film de cette teneur pour dénoncer l'abomination qu'a été l'esclavage aux États Unis. Les images sont superbes contrairement au propos. Et que dire du casting ? L'interprétation est poignante. Oui, c'est un chef d'oeuvre.
    Bearnais64
    Bearnais64

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 726 critiques

    5,0
    Publiée le 17 juin 2014
    Enfin, j'ai pris le temps de regarder ce film. Et bien je ne suis pas déçu. L'Oscar du meilleur film est plus que mérité. Ce film retrace avec dureté et antipathie la vie de Solomon Northup interprété avec grasse, puissance et émotion par l'excellent Chiwetel Ejiofor. Autour de lui, une pléiade d'acteurs fantastiques Benedict Cumberbatch, Michaël Fassbender qui réalise une grande performance en maître dominateur, Brad Pitt et la révélation Lupita Nyongo. Un petit bémol tout de même, il manque des marqueurs temporels. En effet, Solomon passe douze ans en esclavage mais l'on ne voit aucune marque de l'avancée, que ce soit physique ou psychologique. Ce film est un chef d’œuvre du cinéma hollywodien.
    gjolivier1982
    gjolivier1982

    Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 330 critiques

    3,5
    Publiée le 30 janvier 2014
    12 years a slave est un vrai film coup de poing avec les forces et faiblesses inhérentes à ce type d'oeuvre plus souvent spectaculaire que subtile mais malgré tout très nécessaire. En effet, on remarque que les nations ont toujours du mal à regarder en face leur passé peu glorieux voire détestable. La ligne thématique du film est bien la lâcheté humaine. Les plans où une atrocité se déroule au premier plan pendant qu'à l'arrière plan on voit un personnage en positon de force détourner les yeux sont nombreux. Et il est vrai que le réalisateur réussit à mettre le spectateur face à ses responsabilités et le force à VOIR. Il y a pourtant des limites à cette oeuvre qui sont dus aux tics de son auteur, notamment son classicisme et son "esthétisation". Comme dans Hunger ou Shame, Steve McQueen s'intéresse plus à son Sujet (ici l'Esclavage) qu'à ses personnages. Dans Hunger, il changeait d'ailleurs de personnage principal en cours de route. Ici ce n'est pas le cas, mais il prend, malheureusement, davantage de soin à traiter toutes les facettes de l'esclavage qu'à définir et cerner ses nombreux personnages. C'est d'ailleurs ce qui peut donner au spectateur une impression mitigée car l'ensemble de ses personnages sont quelque peu sacrifiés, surtout celui de Patsey joué remarquablement par Lupita Nyong'o. Ils sont tous peu écrits, peu définis et ne servent en définitive qu'à servir un certain propos nécessaire bien sûr mais quelque peu didactique voire par moments démagogique. A cela on peut ajouter que l'esthétisme appuyé du réalisateur n'avait pas forcément sa place dans ce film car c'est l'horreur de l'esclavage dont il s'agit ici. En effet, les plans sublimes sont aussi nombreux que "gratuits", ils auraient pu signifier que l'âme de l'homme ne peut pas être brisée et que la pulsion de vie prend toujours le pas mais ce n'est pas vraiment le cas. Steve McQueen s'intéresse à la chair, et à la douleur inscrite dans celle-ci et il n'hésite pas à l'emphase notamment en utilisant des plans d'une violence absolument inouïe. Comme dans ses précédents opus, il abuse quelque peu de procédés de stylisation qui créent un effet de distanciation entre le spectateur et le film. Cela lui permet de faire réfléchir le spectateur qui est ainsi obligé de prendre un certain recul. Cela se fait parfois malheureusement au détriment de l'émotion car il cherche avant tout à donner une claque voire un véritable coup de poing au spectateur. Il arrive néanmoins à insuffler une force émotionnelle grâce au sujet d'abord car les scènes choc s'enchaînent, mais aussi grâce à une excellente direction d'acteurs et à un engagement absolument hallucinant de leur part. Les deux grandes forces du film sont là : la puissance du sujet et l'interprétation exceptionnelle de toute la distribution.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top