12 Years a Slave
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Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2013
Après "Shame", Steve McQueen ne diminue pas son ambition avec le film historique « 12 years a slave ». Il adopte une mise en scène beaucoup plus classique que précédemment. Si les cadrages et les images sont toujours aussi frappants, le montage est nettement plus classique. « Classique » n’étant pas ici à comprendre comme un terme péjoratif : pour ce film, McQueen s’est entièrement mis au service de Solomon Northup, l’homme dont il veut raconter l’histoire, et qu’il inscrit d’emblée dans l’Histoire. Sur un sujet identique, la ségrégation, Steve McQueen adopte donc une approche totalement opposée à celle de Quentin Tarantino. Là où ce dernier, pour dénoncer l’horreur de l’esclavage, prend sa revanche sur l’Histoire en la réécrivant, Steve McQueen s’y soumet complètement, et surtout, y soumet le spectateur.
Le cinéaste ne laisse en effet jamais ses spectateurs passifs devant ses films. Sa mise en scène s’identifie si fortement avec le personnage principal de ses longs-métrages qu’il fait partager aux spectateurs ses tourments. Jusqu’à, parfois, dépasser la limite du supportable. Mais alors que cela virait au ridicule dans « Shame », ici l’ambition historique et la grandeur classique de la mise en scène empêche « 12 years a slave » de s’abîmer à cet écueil.
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2016
Magnifique, terrible, bouleversant. Il fallait un film de cette teneur pour dénoncer l'abomination qu'a été l'esclavage aux États Unis. Les images sont superbes contrairement au propos. Et que dire du casting ? L'interprétation est poignante. Oui, c'est un chef d'oeuvre.
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2014
Avec 12 Years a Slave, Steve McQueen met une claque magistrale mais nécessaire au spectateur. On ressort de la salle, le cœur lourd et les yeux rouges d’avoir trop pleuré, en ayant perdu encore un peu plus foi en l’humanité.
Né homme libre, Solomon Northup vit à New York avec sa femme et ses deux enfants où il exerce les métiers de charpentier et de violoniste. Un jour, il est approché par deux prétendus artistes qui le droguent et le vendent comme esclave. Pendant douze ans, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité face au cruel propriétaire de champs de coton.
Adaptation des mémoires du véritable Solomon Northup, 12 Years a Slave impose définitivement Steve McQueen à Hollywood. Dans la peau du héros, Chiwetel Ejiofor jusqu’ici bien trop rare sur grand écran, habite littéralement son personnage. Les longs plans séquences du réalisateur lors de scènes choc qui ne sont pas sans rappeler La Passion du Christ de Mel Gibson, confortent Solomon dans son statut de martyre. Mais si l’acteur britannique gagne enfin son ticket d’entrée dans la A-List, Michael Fassbender et Lupita Nyong’o lui volent la vedette. L’acteur fétiche de Steve McQueen (Hunger, Shame) délivre une performance hallucinante dans le rôle d’Edward Epps, propriétaire tyrannique tiraillé entre son attirance pour une esclave et la haine pour les noirs qui l’habite. Lupita Nyong’o est elle un véritable bijou dans la peau de Patsey qu’on aimerait arracher des griffes d’Epps. Après deux heures de torture physique et mentale, l’arrivée de Brad Pitt qui incarne un Canadien abolitionniste sonne presque comme une libération. En effet, presque car si Solomon est sauvé, qu’en est-il de tous ses compagnons d’infortune ? La dernière scène où figure Patsey est finalement encore plus...

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floflo2204
floflo2204

98 abonnés 379 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2014
Après une longue attente, on est en droit de se demander si 12 years a slave se révélera être à la hauteur des nos espérances. Et bien pour ma part je suis plus que comblé. Steve McQueen réalise un film sur l'esclavage sans bavures et ne s'aventure jamais dans la pathos mais au contraire nous fait vivre avec un réalisme troublant l'histoire de Solomon Northup. Le casting est vraiment de très très haut niveau puisque Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Sarah Paulson et Lupita Nyong'o nous livrent tour à tour des performances qui restent à jamais marqués dans les mémoires. Les décors sont sublimes, la Louisiane nous expose sa diversité de paysages à travers des plans magnifiques et des superbes photographies. La musique nous emporte au cours du long-métrage et suscite diverses émotions qui sont toujours amenés au bon moment (le morceau de gospel Roll Jordan Roll émeut jusqu'aux larmes). Le scénario est excellent et l'histoire ne traîne pas en longueur. On est emportés avec force et aussi beaucoup de beauté tout au long de ses 12 ans. Je ne peux pas juger l'adaptation mais une chose est sure, le film donne vraiment envie de lire le livre. Steve McQueen explose sur la scène après les très bons Hunger et Shame et s'impose davantage comme un réalisateur incontournable. 12 years a slave est donc un véritable chef-d'oeuvre qui se place pour ma part comme le gros favori des Oscars.
Matthieu K
Matthieu K

8 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 avril 2014
Un film long et lent ! Il ne se passe rien pendant au moins 1h sur les 2h15 que dure le film. Ennuyeux a mourir, seules les scènes choquantes et dures nous permettent de rester éveillés. Une grosse déception par rapport aux avis publiés.
vincenzobino
vincenzobino

132 abonnés 390 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2014
Il peut parfois être utile de lire un livre avant de voir le film afin d'anticiper les faits s'y déroulant et de voir si le résultat visuel est tel qu'imaginé durant la lecture.
Or, dans ce cas, et c'est peut-être la première fois que cela m'arrive, ce ne fut pas un service émotionnellement parlant et au risque de paraître "sans cœur", je ne me suis pas pris la claque que ce film pourtant envoie.
Car. ne vous méprenez pas en me lisant, le film est brillant :
- de par la reconstitution minutieuse scénaristique (très bonne hormis l'émotion), visuelle (la Louisiane filmée comme rarement je l'ai vue) et musicale (mélange jazz type New Orléans, gospel et "Zimmerien" très fort.
- de par l'interprétation : un sans-faute. Ejifor, très bon en Northup, Fassbinder aussi effrayant que son personnage dans le livre et la palme à la stupéfiante Lupita Nyong'o qui, une année après Quwenzahné Wallis (du reste présente dans le rôle d'une des filles de Solomon) est hallucinante et mérite totalement sa nomination aux oscars.
-de par sa mise en scène qui immerge littéralement le spectateur au niveau de Solomon et ne lui épargne pas grand chose.
Il faut donc être préparé psychiquement mais ce film est à voir absolument car, à mon avis, jamais le thème de la ségrégation n'a été filmé de la sorte.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2014
Les mauvaises langues diront qu'il s'agit d'un film calibré pour les oscars... Si cela signifie un sujet fort, une histoire dramatique et poignante, une réalisation impeccable et une interprétation irréprochable, alors oui, ce film est calibré pour les oscars ! On a bien à faire à un grand film.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2014
Contrairement à ce qu'affirment certaines critiques, ce film montre parfaitement que le sort des esclaves résulte de la logique d'un système et pas seulement du sadisme de quelques propriétaires. Des maîtres, il en montre en effet de toutes sortes, du paternaliste au psychopathe - et quand on dispose du pouvoir absolu sur la vie des autres hommes, avec la justification de la loi et de l'idéologie religieuse, les pires pulsions se déchaînent facilement. Mais le paternalisme a ses limites : il s'arrête aux intérêts du plus humain des maîtres.
12 years a slave permet aussi de comprendre la psychologie des esclaves et pourquoi le système peut fonctionner. Chacun a sa stratégie de survie et l'individualisme égoïste n'épargne pas les opprimés. La terreur n'est pas le seul ressort : la situation des Noirs américains du 19ème siècle étaient très diversifiée, de cueilleur de coton à affranchi, en passant par domestique ou intendant un peu mieux traité. Toutes les prisons, tous les camps de concentration du monde ont leurs kapos et leurs privilégiés sans lesquels ils ne fonctionneraient pas.
La scène au cours de laquelle le malheureux héros joue du violon au cours d'une somptueuse fête donnée par les esclavagistes évoque irrésistiblement les musiciens juifs qui se produisaient pour les nazis dans les camps de la mort. Une oeuvre magistrale au service d'une cause qui, hélas, reste d'actualité. Car, si l'esclavage a disparu sous cette forme, il existe toujours sous bien d'autres. La situation des enfants ouvriers du textile du Bengladesh ou du Cambodge n'est guère meilleure. On leur tire dessus quand ils se révoltent au lieu de les battre ou de les pendre. Comme le dit le réalisateur Steve Mc Queen, "Rien n'est jamais acquis, il faut lutter pour chaque petite chose". Un film à voir et faire voir pour ne pas oublier de quoi sont capables les classes d'exploiteurs quand rien ne s'oppose à leur soif de profits et leurs caprices.
W-a-ll-y
W-a-ll-y

19 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2014
Pour la seconde fois en peu de temps, l'Amérique revient sur son passé esclavagiste. Tarantino s'y était lancé à sa manière, dans son style qui lui est propre pour donner un excellent film. Cependant, 12 Years A Slave me semble mieux abouti quant au traitement du sujet, car il lui est entièrement consacré. Mc Queen résume ici ce qu'a vraiment été l'esclavage avec brio. Il nous interpelle, nous fait réfléchir sur ce qui a été et reste l'un des fléaux de l'humanité : le racisme. Les scènes, quelles qu'elles soient sont dures, poignantes, et surtout réalistes : le film ne tombe jamais dans le cliché. L'interprétation est tout à fait admirable, chaque acteur parvenant sans peine à se glisser dans son rôle. La bande son ainsi que les décors nous immergent totalement dans l'Amérique du 19ème siècle. En sortant de la salle, on est secoué. Le fait que ce film soit tiré d'une histoire vraie dérange profondément, car il nous fait réaliser que ces enlèvements, ces flagellations, viols et autres ont bel et bien existé. Que des hommes et des femmes, enfants et vieillards, de par leur couleur de peau, ont perdu de leur famille à leur envie de vivre en passant par leur dignité. Un chef d'oeuvre.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2014
Un film remarquable.
Cela dit c'est dur de voir tant de souffrance.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2014
Difficile d'écrire une critique après les éloges de la presse et de certaines reviews amies.
De toute façon, difficile d'écrire une critique tout court au sortir de 12 years a slave.

Je vais essayer de choisir mes mots avec soin, tant l'indécision me gagne après la vision du dernier Steve McQueen.

Le film est magnifique dans sa forme, ce qui n'est pas une surprise. On connaissait déjà le travail du réalisateur anglais. Les plans sont longs, beaux et poignants, l'œil de la caméra va chercher l'essentiel dans chaque images.
Le casting est complètement dingue (la liste est aussi belle que longue) et Chiwetel Ejiofor qui campe le personnage principal, et fait sa première tête d'affiche, impressionne grandement.

Sans spoiler, 12 years a slave comprend quelques scènes chocs dont une viscérale qui met la salle très mal à l'aise et qui appui là où ça fait mal et il est évident qu'il joue à fond la carte émotionnelle.

Là se trouve à mon sens le petit bémol.

Le truc qui m'a un peu titillé, c'est cette impression de voir un film estampillé - dans le sens "marqué au fer rouge" - film à Oscar.

Comme beaucoup d'œuvres acclamées et récompensées pour leur puissance émotionnelle, 12 years a slave possède ce petit quelque chose dérangeant.
Une impression de formatage sans doute dû à sa sur-médiatisation (artifice hélas de plus en plus répandu à Hollywood) m'empêchant peut être de le voir comme il a sûrement dû être pensé et écrit : un pamphlet contre le racisme, l'intolérance et la cruauté humaine.

Tout au long du métrage, je me suis demandé comment il était possible que celui-ci n'est qu'un avertissement. Mis à part la scène extrêmement douloureuse dont je parle vite fait ci-dessus, 12 years a slave est psychologiquement assez insoutenable.
Après réflexion, il m'apparaît que la commission de censure a fait les choses dans le bon sens. Car si je le déconseillerai fortement à un jeune de 11/12 ans, il est clair qu'il devrait être vu par les moins jeunes dans un but plus pédagogique.

Quoi qu'il arrive, je vois mal comment 12 years a slave peut passer à côté de l'Oscar du meilleur film.

Je reste donc mitigé avec l'impression d'avoir vu un grand film, mais d'avoir été abusé de mes émotions et de mon sens critique.
Frédéric M
Frédéric M

26 abonnés 338 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 février 2014
Quel film surfait, surcoté. Languissant et ennuyeux au possible. Il ne se passe strictement rien du début à la fin. Aucune émotion ne se dégage. L'acteur principal a le charisme d'une tranche de jambon sous cellophane. Seule la beauté des arbres m'a fait tenir jusqu'au bout.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 mars 2014
Ennuyeux à mourir ! Les scènes sont trop longues, et trop similaires. Il n'y aucune évolution entre le début, le milieu, et la fin du film. Il est sensé se passer 12 ans, et pourtant, on ne perçoit pas d'évolution temporelle sur les personnages. On dirait juste qu'on nous montre une semaine, avec de très longues scènes. Les acteurs jouent bien, mais malheureusement...l'histoire est plate. Il est facile de dénoncer la cruauté en nous montrant des scènes punitives de 3 minutes....Mais franchement.... à part mettre le spectateur mal à l'aise dans une position de voyeur sadique....j'ai trouvé ça inutile. Et qu'on ne vienne pas me justifier le manque de rythme par "la volonté de réalisme" car pour il s'agit simplement d'un raté de la réalisation. On peut très bien transporter le spectateur, sans lui coller des rebondissement. C'est un loupé !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2014
Un vrai moment de cinéma, qui fait passer via les éblouissantes performances des acteurs, une émotion rare. Cet histoire vraie interpelle sur la non-
information au sujet de l'esclavage. Un pénible moment de l'histoire des États-Unis est mis en lumière par un réalisateur (seulement sont 3ème film) de talent. Il adopte le point de vue d'un esclave, qui témoigne de l'inhumanité, dont faisait preuve les négriers. En pleine période de tourments sur l'égalité des races et le racisme croissant, ce film fait du bien car il met en lumière ce qui à été sous médiatisé depuis trop longtemps! Il était temps! Merci monsieur McQueen
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juillet 2014
[12 Years A Slave] raconte 12 années extraordinaires, dans le mauvais sens du terme, et terrifiantes de la vie de Solomon Northup, un homme noir, originaire de l'Etat de New York, qui fut un jour enlevé et vendu comme esclave. Filmant de manière très crue les scènes (ultras) violentes, le film n'hésite pas à montrer l'enfer qu'ont endurés les esclaves à cette époque. On peut souligner l'incroyable performance du très beau casting que s'est offert la production, où Chiwetel Ejiofor joue d'une incroyable justesse cet homme libre devenu esclave, ou encore les acteurs comme Benedict Cumberbatch, Micheal Fassbender, Brad Pitt, Paul Dano et la jeune et très talentueuse inconnue Lupita Nyong'o. Et pour parfaire cet excellent film, rien de mieux qu'une excellente B.O signée Hans Zimmer.
Steve McQueen frappe fort, encore !
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