12 Years a Slave
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1 671 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 janvier 2014
Moyen oui. Mc Queen nous fait un film à Oscar, un peu formaté. A t'il eu des ordres, ou est-ce délibéré de sa part, en tout cas, on ne retrouve pas ici tout la puissance de l'auteur de Hunger. La déception est là, l'Esclavage, une Histoire vrai, un Réalisateur avec une identité forte, on s'attendait à autre chose. Les scènes fortes sont bien présentes, mais par salves, et Mc Queen ne donne pas à son film une ambiance dramatique, inhumaine, écœurante. Pour être dur, on frise parfois le romantisme, et le final est limite ridicule. Pas dans les faits, mais dans la mise en scène et le jeu d'acteur.
Trop classique pour être Le grand film attendu donc, il n'en reste pas moins un bon film, avec un Fassbender dingo et la découverte Lupita Nyong'o.
Chiwetel Ejiofor parait quand à lui écrasé et un peu perdu par l'enjeu. Il aura peut être l'oscar ? Mince alors.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 février 2014
Steve McQueen n'est pas inconnu au bataillon et ça serait dégueulasse de résumer sa carrière à un seul film. Car avant de connaître le succès fulgurant avec "12 Years A Slave" il avait aussi réalisé Hunger et Shame. Très bon aussi. Même s'il faut reconnaître que son nouveau film est de loin le meilleur de sa courte filmographie, il est indéniable qu'il avait déjà un don pour la réalisation. Dès ses débuts. C'était quelque chose à mettre au clair car beaucoup de personne dans la salle pensaient voir en ce film le coup de chance d'un débutant. Bref j'attendais beaucoup de ce film et je n'ai pas été déçu.

Le metteur en scène aime bien prendre le temps. Il installe bien ses personnages sans se précipiter. Peu de réalisateur le font de nos jours. C'est de plus en plus rare. Il arrive pendant deux heures à nous captiver. Il rend son film émouvant et terriblement frustrant. On est révolté face à tant d'injustice. La colère, la haine prend le pas sur tout le reste. McQueen a une patte assez reconnaissable. Une photo magnifique, de beaux plans, bien cadrés (presque poétique) en contraste avec une réalité crue, parfois à la limite du supportable. C'était le cas avec Hunger par exemple. Ici les actes de cruautés sont ignobles et répugnants. On ne compte même plus les coups de fouets. On a qu'une seule envie. La vengeance. Qui n'arrivera jamais. C'est ça qui rend le film vraiment émouvant. On pleure ces pauvres gens qui n'ont rien fait de mal. Beaucoup des émotions ressenties sont dû aux prestations incroyables des acteurs. Chiwetel Ejiofor est déchirant, juste dans son jeu et Fassbender, véritable enfoiré dans le rôle du tortionnaire dévoile une nouvelle facette dans son jeu d'acteur. Du plus petit rôle jusqu'au principal, les acteurs sont impressionnant tellement ils aident à rendre cette histoire vraie poignante et bouleversante. Le film se termine en apothéose et de la plus belle des manières.
Seul regret. À montrer toutes ces horreurs, le réalisateur veut dénoncer et non montrer. Et cela c'est différent. Car dénoncer va souvent de paire avec l'intention de "changer" le spectateur après sa sortie en salle. Il en fait un film moralisateur nous rendant comme responsable de tous les actes commis par nos ancêtres. Dommage mais ça n'enlève en rien la qualité du film. Autre déception. Hans Zimmer. Ses compositions n'arrivent pas à rivaliser avec la beauté des images.

N'y allons pas par quatre chemins, "12 years A Slave" est un film à ne pas manquer. Il est excellent.
McQueen confirme son statut de cinéaste indépendant à suivre de très très près. Un grand moment de cinéma. Par contre le film est assez dure donc ce n'est pas pour tout le monde. Les plus sensibles, abstenez vous. Mais les autres, vous pouvez y aller les yeux fermés. Donc n'attendez plus.
Anton75
Anton75

28 abonnés 79 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 janvier 2014
Je n'ai pas réussi à rentrer dans ce film assez froid finalement, en dépit de ses scènes de violence. Ça s'étire pendant 2 heures sans aucun repaire chronologique (impossible de savoir, en voyant le film, qu'il est resté 12 ans esclave). La fin provoque un malaise (qu'a-t-il fait pour ses compagnons de servitude ?). La charge qui se voulait sévère se dégonfle au bout de la première demie-heure. Une grosse déception.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2013
(...)
Parmi les films ayants traités de l’esclavage, pent majeur de l’histoire, la radicalité de ton et de mise en scène de Steve McQueen s’inscrivent dans un réalisme qui pousse encore et toujours à l’indignation.
Le réalisateur semble vouloir délivrer un électrochoc au spectateur. Il met en scène son film avec plus d’académisme que dans ses deux films précédents mais n’oublie pas de travailler le hors-champ, tout comme le bord cadre toujours utilisés à bon escient. En résulte un film viscéral, brutal et loin d’être contemplatif. Il convoque la mémoire collective de chacun pour la regarder droit dans les yeux et la confronter à un réalisme dérangeant, un examen de conscience de ce que l’esclavage était vraiment.
Uniquement contrebalancée par la beauté de plans en pleine nature, la souffrance de ces hommes et femmes est constamment mise en avant, avec vérité, sans misérabilisme. De l’horreur quotidienne que subissaient ces esclaves, McQueen en saisit les instants cruciaux du rapport maître-esclave. Pourtant, tant dans sa forme extrême que dans son fond clairement dénonciateur, rien ne laisse place à un jugement écrit, ici tout est démontré, suggéré. Hélas, les faits résonnent comme un constat, une Amérique (comme tant d’autres pays colonisateurs) qui doit se regarder en face et accepter son passé de tortionnaire. Un regard juste qui a le mérite de déranger et d’éveiller enfin les consciences sur ce qu’était vraiment l’esclavage, sans le banaliser cette fois par facilité de conquêtes cinématographiques sirupeuses.
Toute la sauvagerie et l’ignominie des actes sont montrés dans leurs moindres détails. Respectant avec soin et profondeur la psychologie de tous les protagonistes de l’histoire, des deux côtés de la «barrière», le scénario de John Ridley convoque la conscience du spectateur autant par la structure de son récit que dans ses dialogues.
Si 12 Years a Slave est encore une réussite de mise en scène sous le regard de Steve McQueen l’autre pierre angulaire du film est sans conteste Chiwetel Ejiofor. D’une carrière cinématographique discrète mais bien menée jusque là, le comédien trouve probablement dans le personnage de Solomon Northup le rôle d’une vie. Avec la plus grande force et justesse, il réussit une performance étonnante et captivante. Autant dans la maîtrise de silences, la profondeur de son regard que par l’impartialité de son jeu. Et que dire de Michael Fassbender tant la perfection de son jeu, la folie qui règne en lui, résonnent comme le résultat d’une prestation que seuls les grands acteurs savent jouer.
Steve McQueen met en scène ce qui avait été rarement fait jusqu’ici. Un examen de conscience d’un passé en souffrance d’une Amérique honteuse, 12 Years a Slave s’avère le film le plus juste et le plus dénonciateur d’une page importante de l’Histoire. Loin des arcs dramatiques conventionnels qu’Hollywood livre habituellement, le film est une décharge émotive qui prend le spectateur aux tripes, le mettant à mal parfois sur ces origines. En mettant à nouveau à jour la laideur humaine, Steve McQueen réalise un film courageux et surtout nécessaire. Son savoir faire prouve une fois de plus que la radicalité, la vérité même la plus dure, peut créer les plus beaux films.
Rotten Tomatoes
Rotten Tomatoes

117 abonnés 695 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2014
Décidément, les films sur l'esclavage sont très à la mode en ce moment ! 12 Years A Slave s'inscrit dans la lignée des précédents films de Steve McQueen (II). Le scénario est romancé comme jamais, probablement parce qu'il lui tient à coeur : un noir américain libre accepte un contrat à Washington et se fait kidnapper. Il sera vendu comme esclave et utilisé comme une vulgaire machine. Malgré des tentatives pour s'en sortir, Salomon mettra douze ans pour retrouver sa liberté. Déjà, la moitié des dialogues est superflue et sert juste à combler un vide de narration. La musique participe à cet effet niais qui fait perdre toute crédibilité au film. Ensuite, les acteurs en font trop : entre les méchants esclavagistes qui sont prêt à tuer pour du savon et Brad Pitt l'abolitionniste on a l'impression que Steve McQueen (II) pousse ses acteurs à jouer au bons et mauvais flics. Si les plans et la durée des scènes (quoique toujours trop longue) a été travaillée par rapport à Shame, on retrouve toujours ce côté provocateur débile (scènes de viol, scènes de torture, pendaison...) qui veut toucher le spectateur. Mais tu sais, Steve, t'es pas obligé d'être cru pour nous faire ressentir une émotion. T'es pas non plus obligé de te la jouer film cliché américain avec une Happy End, des violons (un violon au moins) et des bisous tout partout. On aurait préféré un film réaliste à la Amistad plutôt que ce ramassis de clichés patriotiques qui fera pleurer les plus naïfs d'entre vous. Je trouve ça dommage qu'un réalisateur aussi banal que Steve McQueen (II) fasse l'unanimité au sein des critiques tout ça parce qu'il ose provoquer le dégoût. Enfin bon, entre Shame et 12 Years A Slave, le ton est donné pour ses prochains longs-métrages. 1/5
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2014
12 Years A Slave : Un portrait saisissant, réaliste et dur de l’esclavagisme. Et ce qui fait encore plus froids dans le dos, c’est que c’est une histoire vraie. Celle d’un homme né libre qui va être arraché a sa famille et va être vendu et devenir esclave. Et il va en souffrir physiquement et mentalement. Il va être obligé de faire des choses atroces. Et vraiment, on a le droit a des scènes chocs, très dures et tellement réalistes, on a vraiment mal pour eux quand ils se fondent fouettés jusqu'à la chaire, et il y a pire que ça. Donc, scénario très bien ficelé, pas une seconde d’ennuis (pourtant, il dure plus de 2H). Il y a juste deux, trois points scénaristique qui aurait mérité plus de profondeur comme le temps : il devint esclave pendant 12 ans et on ne sent pas cette notion de temps qui doit être interminable pour lui. C’est juste cette notion de temps que j’ai a critiqué sinon le reste : rien à dire. Car les personnages ont une vraie âme. Et que dire des acteurs : ils sont tous très justes. Il faut dire que le casting est en or, que de excellent acteur : Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch… Ensuite, coté mise en scène : c’est superbement bien cadré. Le réalisateur prend bien le temps de filmé et de nous montré le paysage qui est très bien mise en valeur. Et pour finir, j’ai reconnu tout de suite Hans Zimmer aux musiques. Je trouve qu’elles sont bonnes mais ressembles trop a ceux « Inception » mais bon. Donc voila, un film à voir sans hésitation. C’est aussi un concurrent sérieux pour les oscars…
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2014
Avec son casting en or et son sujet très délicat, le nouveau film de Steve McQueen se devait d’être une réussite. Le défi est réussi. Véritable plongée dans l’atrocité du quotidien de ce Solomon Northup auquel on ne peut que s’identifier, Twelve years a slave est sans conteste le premier film a osé se frapper de manière aussi frontale à ce crime contre l’humanité américain qu’Hollywood ne traitait qu’avec des pincettes. Sans doute est-ce le fait que le réalisateur soit britannique qui a permis à cette vérité historique d’être démontrer d’une façon à ce point littéralement percutante. Le radicalisme et la cruauté de l’œuvre passe par le fait que, si Fassbender incarne un esclavagiste monstrueux, Benedict Cumberbatch est, lui, un autre propriétaire bien plus humain, ce qui permet au film d’échapper à un schéma manichéen gnan-gnan. L’extrême-violence, aussi bien physique que psychologique, de cette adaption de l'autobiographie de Northup, en devient dès lors plus bouleversante tandis que la mise en scène (certes moins évocatrice que dans les précédents films du réalisateur) nous rapproche toujours plus de ce héros déshumanisé pour nous faire partager sa détresse. La bande-originale d’Hans Zimmer aide aussi à rendre inoubliable ce grand moment de cinéma qui prouve à ceux qui en doutaient encore que McQueen est une valeur sûre du septième art.
Patricemarie
Patricemarie

49 abonnés 1 280 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 mars 2014
Quelle purge !
Cette adaptation d'un livre de 1853 est d'une platitude incroyable.
Le film n'apporte rien à l'Histoire, juste une suite de scènes plus ou moins intenables à déconseiller fortement aux moins de 16 ans.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2014
Que dire... Steve McQueen (II) réalise un chef d'oeuvre qui fera date dans l'histoire cinéma. L'Amérique regarde ses vieux démons en face et qui de mieux que Steve McQueen (II) pour s'en charger. Après une quantité de seconds rôles, Chiwetel Ejiofor tient enfin son grand rôle et il est entouré d'un casting très riche avec Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Lupita Nyong'o, Paul Dano, Brad Pitt, et j'en passe. Les acteurs sont tous vraiment excellents. J'ai beaucoup aimé la mise en scène et les longs plans-séquences chers à Steve McQueen (II), ainsi que la musique du grand Hans Zimmer qui procure beaucoup d'émotions. Une flopée d'Oscars attend ce film.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2014
Qu'est-il arrivé à Steve McQueen, le si talenteux réalisateur de Hunger et Shame ? L'anglais s'est complètement « hollywoodisé » dans ce 12 Years a Slave, laissant au placard tout ce qui faisait sa singularité dans ses deux précédents long-métrages. Il livre un film totalement aseptisé, formaté pour plaire au plus grand nombre — et sans doute en particulier aux membres de l'Academy — à travers notamment des plans ultra clichés bien loin de ce à quoi il nous avait habitué, et une BO vulgaire et grandiloquente signée Hans Zimmer.
Si encore le scénario était chirurgical de précision, mais ce n'est même pas le cas. La narration est laborieuse et cela ne fait que s'accentuer au fil des minutes, la dernière demi-heure est particulièrement chaotique, les scènes s'enchainant sans cohérence ni cohésion aucune.
Le film n'a vraiment pas la dimension dramatique de l'histoire vraie sur laquelle il s'appuie, toute aussi poignante que l’interprétation de Chiwetel Ejiofor, seul acteur à surnager au sein d'un casting ronflant mais sous-exploité.
12 Years A Slave s'avère être donc une terrible déception en regard de ce qu'on attendait d'un réalisateur de la trempe de Steve McQueen.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2014
Décevant : des longueurs, trop de gros plans scène après scène qui finissent par lasser. On a l'impression que McQueen a peur que le message de cette histoire vraie ne soit pas passé, du coup il enfonce tous les clous qu'il peut enfoncer : passages à tabac, pendaisons, bastonnades et séances de fouet (dont on SAIT que c'était le lot quotidien de ces esclaves, certes), et je répète : avec gros plans du dos, des lacérations, des giclées de sang etc.
Ce qui n'enlève rien à la prestation de Chiwetel Ejiofor. Brad Pitt (qu'est-ce qu'il vient faire là, celui-là ?) a fait ce qu'il a pu avec le rôle politiquement correct et presque caricatural qui lui a été réservé.
Est-ce suffisant pour un Oscar ? Il faut croire que oui, car tous vont se précipiter pour encenser le film et lui accorder une/des récompenses, de peur de passer pour ??? Trop de matraquage, pas de subtilité. Dommage.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 janvier 2014
film conçu pour les oscars , guimauve à foison , larmoyants à dégueuler ,c'est du épique pour les fans de comédie musical version les 10 commandements c'est d'une nullité incroyable , si vous voulez un film sur l'esclavage l'excellent film racines kounta kintéet celui de Speilberg la couleur pourpre.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2014
Après seulement deux films (très remarqués) "Hunger" (2008) et "Shame" (2011), Steve McQueen se penche sur l'esclavage avec une histoire extraodinaire et terrible : l'histoire de Solomon Northup, homme noir et libre vivant dans le nord-est des Etats-Unis qui fut kidnappé en 1841 et envoyé vers le sud alors assurance d'être un bien matériel, un bétail au service d'hommes blancs... Le film est adapté des mémoires de Solomon lui-même ce qui confère évidemment au film le statut "tiré d'une histoire vraie". Dans le rôle principal on trouve Chiwetel Ejiofor, excellent acteur souvent cantonné à des seconds rôles et qu'on a déjà remarqué dans son premier film sur un même sujet, c'était "Amistad" (1997) de Steven Spielberg. Par la même occasion le cinéaste retrouve son acteur fétiche pour la troisième fois, Michael Fassbender dans le rôle antipathique du maitre (pas sans rappeler l'officier allemand Goeth dans "La Liste de Schindler"). Dès le début on remarque un changement, ce film est sans aucun doute d'un style plus abordable et plus grand public que ses deux précédents films, sans doute que le réalisateur voulait s'ouvrir un peu plus sur un tel sujet, néanmoins ça reste sur ce point décevant. En effet dans ses deux films il impose une vision sans concession, que certains qualifierait très justement d'un style charnel, dérangeant, fascinant... On en retrouve pas vraiment ses paramètres, le point dérangeant allant de toute façon de soi avec une telle thématique. On se retrouve donc avec le premier film hollywoodien du réalisteur britannique. Mais heureusement pour nous ce film est un très bon film hollywoodien, dans la bonne moitié des fresques historiques. Le réalisateur évite l'écueil facile du tire-larme, se reposant sur les faits sans appuyés sur le pathos bien qu'on retrouve son amour pour les gros plans, insérés longuement sur fond musical, qui ne sont pas toujours très importuns. Très vite ce biopic sert également au cinéaste pour dénoncer en premier lieu la perversité des lois comme celle des hommes. McQueen travaille sur son film avec la même équipe, son monteur habituel et son chef-opérateur notamment. Au final ce film est un grand et beau film auquel il manque un petit quelque chose, un traitement un peu moins classique pour vraiment sortir du lot hollywoodien. Mais ça reste un détail peu important au vu d'un tel film, qui est juste très réussi.
Selingues G
Selingues G

96 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juin 2015
Ce film de Steve McQueen est vraiment un coup de cœur et un coup de poing magnifique. Se basant sur une histoire vrai; le réalisateur Britanique nous offre une description âpre et violente de l'esclavage.

Le casting est époustouflant surtout Chiwetel Ejiofor est fabuleux (il pourrait même dépasser le rôle joué par Michael Fassbender qui lui est révulsé de terreur dans son rôle ( son meilleur également?).

On est horrifié par ce qui a été vécu par cet homme et l'injustice qu'il a subit.

La fin du film refait tomber la pression et l'émotion est à son comble. On ne peut être touché par cette histoire magnifique.
Le meilleur film de l'année 2014.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2014
Après Hunger et Shame, deux œuvres particulièrement remarquées, le réalisateur britannique Steve McQueen s'intéresse à un livre autobiographique plus ou moins méconnu mais qui a bouleversé des milliers de lecteurs de par le monde : "Douze ans d'esclavage" de Solomon Northup. Ce récit réel raconte comme son nom l'indique les douze ans de captivité d'un homme noir libre qui, après s'être fait duper et enlever par deux soi-disant gentlemen, se retrouve esclave, passant de propriétaire en propriétaire. Une nouvelle vie de calvaire pour cet homme marié, père de deux enfants, talentueux et alors plein de vie... S'en suit une série d'humiliations, de coups, d'insultes, de dur labeur pour Solomon (Chiwetel Ejiofor, le rôle de sa vie), lui qui était un brillant charpentier et un fin violoniste. Une existence dépassant l'entendement et une sorte de renaissance dans la peau d'un esclave, situation qu'il pensait avoir définitivement oubliée. Passant de mains en mains, vendu comme une vulgaire chose sans valeur, Solomon va voir la cruauté des hommes et leur absence de morale, de limites, d'humanité. Car même si certains maîtres s'avèrent plus humains que d'autres, le considérant parfois avec gentillesse et honnêteté, ils n'en demeurent pas moins des esclavagistes, certes distingués, mais tout de même des esclavagistes comme ce cher Monsieur Ford (Benedict Cumberbatch, omniprésent et de plus en plus talentueux) et a contrario du terrible Edwin Epps (Michael Fassender, tout simplement impressionnant). Ce protagoniste dégueulasse qui prêche sa bonne parole et abuse de ses esclaves au nom de Dieu est probablement l'un des personnages les plus écœurants vus au cinéma, un connard de première aussi détestable qu'attachant, Fassbender livrant une prestation des plus remarquables et des plus inoubliables. D'autres protagonistes compléteront les rencontres terribles que fera Solomon au cours de ses douze horribles années, tous parfaitement interprétés par des acteurs de talent (Paul Dano, Paul Giamatti, Garret Dillahunt). La mise en scène élégante de McQueen, la photographie éblouissante de Sean Bobbitt et la musique bouleversante du toujours aussi inspiré Hans Zimmer nous transportent dans ce qui demeure le plus beau film sur l'esclavage, présenté comme jamais on ne l'avait vu auparavant. Pas un chef-d'œuvre (presque) mais une fantastique épopée humaine.
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