Un début un peu poussif mais dès que l'alchimie prend forme, on est complètement happé par l'histoire de Riley affrontant une étape difficile de sa jeune existence. Quel dilemme doit-elle affronter entrespoiler: choisir de redevenir "heureuse" (en retournant au Minnessota) et en laissant tomber sa famille qui deviendrait à son tour malheureuse..... ou inversement si elle décide de rester en Californie . De vives émotions m'ont empli à plusieurs reprises. C'est assez rare dans un film d'animation pour le souligner, aussi bon soit-il !
Une belle leçon de morale qu'est cette histoire : à la fois laisser au passé ce qui est au passé et repartir de l'avant. Mais aussi l'amour parental, la complexité des émotions humaines, ne pas laisser sa colère prendre le dessus. D'autre part, laisser place à sa tristesse et la partager lorsqu'on se sent vraiment mal pour qu'on puisse nous venir en aide.. Ne pas se laisser enfermer dans sa tristesse. Et inversement, lorsque quelqu'un va mal, il faut être à son écoute spoiler: (cf. Le passage où tristesse réconforte l'ami imaginaire de Riley par exemple ou lorsque ses parents ont fait venir tous ses copains le jour où elle a marqué contre son camp au Hockey...)
Une merveille au même titre qu'un WALL-E ou Le Roi Lion,... À voir!
Sur un plan purement cinématographique, "Vice versa" n'arrive pas à la cheville d'un "Wall-E". Visuellement, la beauté est absente et l'univers que le scénario donnait l'occasion de créer n'est ni très original, ni très inventif. Il n'est surtout pas marquant du tout, à la différence de l'univers créé afin de représenter le corps humain dans "Il était une fois la vie", célèbre dessin animé qui n'avait été conçu que pour la télévision mais dont l'univers avait finalement beaucoup plus de personnalité que celui de "Vice versa". La poésie dans les images se fait quant à elle très discrète, aux antipodes de "Wall-E" que Pixar ne parvient décidément pas à dépasser. Et puis on chercherait en vain un intérêt du film sur le plan musical. Et pourtant, on peut dire que "Vice versa" est réussi : on a même envie de le conseiller. Les points forts du film sont à chercher dans l'inventivité pédagogique de son scénario et dans les émotions qu'il suscite. Disney Pixar affirme avec force ses thèmes de prédilection : le temps qui passe (comme dans "Là-haut"), et la fin de l'enfance (comme dans "Toy story"). Si l'on est adulte, on peut sans doute ressortir bouleversé de "Vice versa", soit que l'on songe à sa propre enfance, soit encore que l'on anticipe par exemple la fin de l'enfance de sa progéniture... La nostalgie explose, c'est beau et douloureux à la fois. Pour l'enfant, l'oeuvre est un bijou de pédagogie relative à une question essentielle pour le développement de l'enfant, bien qu'encore trop sous-estimée aujourd'hui, celle de l'éducation émotionnelle. De ce point de vue, l'oeuvre mériterait sa place sur la fameuse liste des 50 films à voir avant 14 ans du British Film Institute (liste élaborée en 2005, par de nombreux experts de différents horizons). C'est dire si "Vice versa" est de l'or en barres malgré ses faiblesses.
Alors non, pour moi ce n'est pas un chef d'oeuvre, tout juste un film correct. Je ne comprend sincèrement pas l’engouement autour de ce film. L'idée de départ est certes originale et intéressante mais le traitement laisse franchement à désirer. C'est un enchaînement de clichés à la limite du supportable (avec en tête celui sur le physique des émotions). A cela on rajoute des personnages qui ne m'ont absolument pas touché (Joie est insupportable tout comme l'autre ami imaginaire dont j'ai oublié le nom tellement que je suis resté indifférent à son égard) et je me foutais royalement de ce qui pouvait leur arriver car il n'y a pas d'enjeux dans ce film. Cela m'énerve d'autant plus que que l'idée de départ est bonne et qu'ils auraient pu faire tellement mieux avec. Là c'est : les émotions c'est plus complexe que ça en a l'air et il faut de tout pour se construire y comprit des "épreuves" (un déménagement wouuhouuu!)... Pas franchement intéressant quoi. Je vais me remettre Wall-E qui était foutrement mieux (oui les robots étaient largement plus attachants)!
Des avis de proches et les nombreuses critiques positives me confortaient dans mes premières impressions d'aller le voir. Je suis rarement déçue par les créations Pixar mais là je dois dire que je suis restée sur ma faim. Pourtant, l'idée de départ est vraiment excellente: la matérialisation des émotions, le système de création des rêves, leur répartition par thèmes et genre (famille, jeux, amis...) et l'archivage. Mais voilà, ça reste plat et sans saveur. L'ami inventé de Riley, sensé être attachant, dégouline de bonnes intentions et en devient agaçant. Malgré un visionnage en V.O., les dialogues sont fades et manquent d'humour. Je suis ressortie de la salle avec une sensation d'inachevé. À vouloir satisfaire un public tant jeune qu'adulte, Pixar n'a pas réussi à trouver le juste équilibre cette fois-ci: les notions de conscient et d'inconscient sont un peu trop abstraites pour les enfants et le fait de limiter le panel des émotions à seulement 5 (notamment le dégoût qui m'a semblé mal choisi) peut être perçu comme réducteur aux yeux d'un adulte. Point positif: les dernières minutes du film où l'on découvre les émotions des autres ados que côtoie Riley, notamment celles du jeune garçon à qui elle s'adresse à la patinoire qui m'a décroché l'un des rares sourires de la séance :).
Une belle histoire, pleine d'émotions (c'est le cas de le dire), on comprend vraiment le titre! L'image est super, avec beaucoup de couleurs et de réalisme. Il pourrait être excellent mais j'ai vraiment eu un gros problème avec la VF! J'aime tous les acteurs qui ont doublé ces merveilleux petits personnages mais là je n'ai pratiquement pas reconnu leurs voix et certaines ne collaient pas du tout, et je pense à Tristesse! Un autre petit problème mais plus infime et que je trouve qu'on ne voit pas assez les émotions Colère, Peur et Dégoût mais bon le dessin animé est quand même relativement court.
Vice-versa est un film intelligemment pensé, montrant pourquoi et comment l’être humain fonctionne, agit, réagit ou pense en fonction de situations courantes de la vie. Ces différentes situations sont vécues dans le film par une jeune fille pétillante et pleine de vie, Riley, mais qui arrive dans une phase où le changement devient prépondérant. Le spectateur vit ce changement à travers l'héroïne sous plusieurs formes : changement de lieu d'habitation, de comportement, d'entourage, de loisirs... L'histoire est bien ficelée et les émotions de Riley sont expliquées d’une manière très pédagogique, compréhensible, tout en étant cohérent. Le tout est remarquablement efficace et doté d’une histoire qui ravira le jeune public et apportera une réflexion intéressante sur le fonctionnement de l'être humain pour les plus grands.
Très chouette idée. Très bon anim pour enfant, mais en tant qu'adulte j'aurais passé moins de temps à chercher les bouboules et plus de temps à jouer sur la complexité des émotions ... Bon moment à passer en tous cas...
spoiler: Comprendre que la tristesse est essentielle à exprimer pour être heureux est la force de ce film pour enfant qui ne valorise pas le "virilisme" stoïc sans émotions mais c'est dommage que l'équipe des émotions soit si restreinte.. Un bon moment à passer, et de beaux graphismes à regarder!! Original pour un dessin animé destiné aux enfants
Un film ambitieux, poétique et incroyablement mélancolique qui déchire le cœur autant qu'il donne une pêche d'enfer. Dysney et Pixar se lancent donc dans un décryptage psycho-philosophique de la construction du caractère et de la pensée en nous invitant à l'intérieur du cerveau bouillonnant d'une petite fille. Les implications sont énormes et sont servies par une myriade d'idées époustouflantes, déjantées et bien au-delà des standards du studio. En axant la plupart du propos sur le souvenir, les auteurs en font un objet à la puissance mélancolique ravageuse qui happe le spectateur et le met face lui-même. On ressort donc chamboulé et, il faut bien le dire même bouleversé de ce voyage intérieur très réussi. Ce passage à l'âge adulte est d'une grande finesse et reste accroché au cœur : magistral.