Tout simplement l'un des meilleurs Pixar, ce film possède tout ce dont un film d'animation a besoin, l'histoire, l'animation, les musiques, tout est parfait, y compris la morale qui, en fonction de l'âge, sera compris de différente façon, merci Pixar.
Bon, à l’annonce du projet, j’avais un peu peur, car après COCO (chef d’œuvre absolu), VICE VERSA est certainement mon Pixar préféré (et le studio a produit une palanquée de films que je considère comme de véritables pépites…).
Alors visuellement, il n’y a rien à redire, c’est somptueux. Que ce soient les textures, les animations ou les détails, c’est du grand art. Et même si la surprise de l’univers n’est plus là, on en prend plein les yeux. Puis le film est toujours aussi dynamique et enchaine les blagues à chaque plan. Bref on ne s’ennuie pas, et il y a même de brillantes idées, comme la scène du coffre-fort.
Alors, oui la grande idée du film, teasée à la fin du premier opus, est de faire entrer notre héroïne dans la puberté, et dans un premier temps, c’est efficace et très prometteur, mais le soufflet retombe très vite…
Pour moi, il y a un véritable souci d’écriture, surtout venant d’un studio dont la grande force a souvent été la subtilité de ses scénarios. D’autant plus que dans les grandes lignes, ça reprend un peu le principe du film précédent…
Déjà, au niveau des enjeux, on est loiiiiiiiiiiiin du premier épisode, l'histoire se limitant ici à un week-end de stage de hockey où Riley va espérer marquer des buts pour impressionner la coach (le pire c’est que j’exagère à peine…). Même si ça reste un film destiné avant tout aux enfants, le studio nous a habitué a tellement plus de profondeur, et l’adolescence aurait pu être un terrain de jeu assez dingue… Le film aborde pourtant de nouvelles thématiques, comme l’estime de soi et le fait d’accepter se défauts, mais le traitement reste assez superficiel à mon sens...
Et pour ce qui concerne la gestion des émotions, ce n’est pas mieux. Même s’il y en a de nouvelles qui rentrent dans l’aventure, elles sont tellement mal exploitées… Bon, il y a quand même Anxiété qui vole presque la vedette en étant un antagoniste qui cherche à faire le bien, mais les autres se limitent quasiment à de la figuration. Et le film va finalement se consacrer principalement à notre bande des débuts, sans y apporter de réelles évolutions.
De même , il y a beaucoup moins de connexions entre le monde extérieur et ce qui se passe dans le cerveau de l'adolescente, mis à part dans son final plutôt efficace, qui est certes un peu facile, mais vient chercher la petite larme…
Encore une fois, même si la déception est clairement là, ça reste assez rythmé pour qu’on ne s’ennuie pas, mais je trouve que Pixar a joué la carte de la facilité…
Vice-Versa est un film d'animation réalisé par Pete Docter et Ronaldo Del Carmen sorti en 2015. Ce long métrage est tout simplement bouleversant. Les scénaristes ont eu une idée de génie : se fondre dans la tête d'une fille de 11 ans par le biais de ses émotions incarnés par des personnages animés dans sa tête. Au delà de cette belle idée, son exécution est magistrale. Mélangeant subtilement humour et émotion (les larmes montent lors de la séquence spoiler: de la fusée avec Joie et l'ami imaginaire de RIley ), le passage des différentes émotions est hyper fluide, la relation entre Riley et ses parents est ultra juste ce qui permet d'avoir une affection immédiate pour cette famille. Le tout est souligné par une partition très inspirée de Michael Giacchino, qui compose des morceaux allant parfaitement avec chaque émotion. Ce film est juste un chef d'œuvre, un des meilleurs Pixar qu'il faut voir et revoir si l'on veut rire, être ému, et avoir une vision subtile des premiers chocs de l'enfance. Un grand film !
Quinzième long-métrage d'animation des studios Pixar, coréalisé par Pete Docter et Ronnie Del Carmen, Vice-Versa est un très joli film. L'histoire nous fait suivre Riley, une petite fille née dans le Minnesota qui comble de bonheur ses parents. Seulement, dans son quartier cérébral, le centre de contrôle de son esprit, cinq personnifications de ses émotions de base, à savoir, la joie, la tristesse, la peur, le dégoût et la colère, prennent vie en même temps qu'elle. Alors qu'elle grandit, ses expériences deviennent des souvenirs collectés dans des orbes de différentes couleurs selon l'émotion principale du souvenir. Mais, alors que jusque-là tout allait pour le mieux, à l'âge d'onze ans, la famille déménage à San Francisco. Ce bouleversement va alors causer de la tristesse à la jeune adolescente et les cinq émotions vont devoir apprendre à gérer une situation de crise au sein de l'esprit de Riley. Ce scénario, particulièrement original, s'avère très plaisant à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et demie. Le récit nous plonge dès les premières secondes dans cet univers fort intéressant, à la fois enchanteur et très ancré dans le réel. Le sujet des émotions est traité avec intelligence, imagination et pédagogie à travers cette aventure donnant lieu à des scènes toutes plus créatives les unes que les autres. Le concept est très bien amené et évolue avec les minutes en se diversifiant pour évoquer également les pensées, les souvenirs et les rêves. Toutes ces thématiques poussent à la réflexion et au questionnement concernant notre fonctionnement, finissant même par nous faire fantasmer quant à ce qui se trouve dans notre propre tête. De plus, elles se veulent mature mais pourtant parfaitement adaptées à un public familial, permettant aux plus jeunes de comprendre le fonctionnement de ses émotions et aux plus âgés de retourner en enfance. Le ton se veut aussi drôle que touchant, nous faisant passer par toutes les émotions. Ceci est rendu possible à la faveur de personnages attachants, à commencer par la petite Riley guidée tout du long. Ses parents sont tout aussi appréciables mais on retiendra avant tout les cinq émotions de base qui ont toutes leur propre personnalité liée à leur identité sentimentale, ainsi que Bing Bong, l'ami imaginaire. Tous ces personnages sympathiques entretiennent des rapports riche en sentiments entre amusement, tendresse et mignonnerie. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle profondeur et d'une grande authenticité, en plus d'amuser. Sur la forme, la réalisation du binôme est impeccable. Surtout, la direction artistique est très réussie et attirante, aussi bien au niveau des décors à l'intérieur de la boîte crânienne qu'à l'extérieur, et jouissent d'une sacrée liberté créative. Des prises de risques esthétiques qui payent. Seul petit défaut, l'apparence moins charmante des cinq émotions qui tranche un peu avec le reste. Ce visuel coloré est accompagné par une b.o. signée Michael Giacchino, dont les compositions sont assez quelconques. En effet, on ne retient aucune d'elles et il manque clairement d'un thème principal reconnaissable afin de donner une identité au film. Cette immersion au cœur du cerveau s'achève sur une fin satisfaisante, permettant même d'espérer une suite car il y a encore des pistes à explorer et des émotions à dévoiler en plus de pouvoir élargir cela à d'autres protagonistes comme le fait déjà le métrage lors d'une séquence particulièrement réussie et comme le laisse imaginer son générique de fin. En conclusion, Vice-Versa est une œuvre devant absolument être admirée, que l'on soit petit ou grand.
C’est un bon film, accrocheur, il est vraiment bien pour les enfants car il leur permet de réfléchir et de se demander qui prend les décisions dans leur tête, même si ce n’est pas réel, ils peuvent se l’imaginer comme ça.
Je l'avais vu à sa sortie il y a 10 ans et en vrai avec du recul c'est vraiment pas mal. C'est bien retranscrit et on prend plaisir à voir tout ça. Le scénario ne marque pas tant que ça mais son message est transcendant.
Un super beau film de mon enfance que j'ai re regardé à l'occasion de la sortie de sa suite. Je l'ai tout autant apprécié que quand j'étais plus jeune car on le voit d'un œil différent !
Un excellent film d’animation extrêmement original. Représenter des émotions sous forme de personnages hauts en couleur et attachants a été un pari réussi.
Au-delà de cette représentation, c’est surtout de nombreuses questions dont nous sommes menés à nous poser à nous-mêmes, et des expériences dont nous avons tous déjà été les acteurs ou témoins. Soulignant ainsi l’importance de comprendre pourquoi nous réagissons et pourquoi les autres peuvent réagir d’une manière différente.
spoiler: Finalement, ce magnifique film nous met une véritable claque et nous rappelle l’importance de laisser nos émotions survenir et que toutes les émotions sont bonnes pour nous-mêmes, peu importe ces dernières.
Un pari relevé haut la main qui donne envie de découvrir encore plus de nouvelles émotions !
L’originalité de ce film d’animation est d’explorer le mental d’une petite fille du Minesota, Riley. Pour cela le réalisateur va personnifier les sentiments de Riley: la joie, la tristesse, la colère , la peur vont prendre vie dans le cerveau de cette petite fille. Des sentiments qui vont alors se complexifier à cause du déménagement de Riley à San Francisco. Ce qui fait la force de ce long métrage c’est la narration : le film évolue en commun accord avec les sentiments pour finalement aboutir à la morale suivante : la vie n’est pas que joie, la tristesse fait partie de la vie et au même titre que la joie elle peut nous faire avancer et nous faire prendre les bonnes décisions. Un très bon Pixar à la narration parfaite et a des personnages tous plus attachants que les autres. Une vraie réussite, vivement le second.
Pour le coup c'est très imaginatif et c'est la plus grande force du film. C'est plein de détails et d'idée intéressante ! Il y a un beau message derrière tout ça et je pense que les petits peuvent en comprendre quelques chose. Je pense même d'ailleurs que le film est plus accessible aux adultes, car il y a certains termes de "sciences" disons qui ne sont peut être pas à porté de tout le monde. Ya des moments vraiment cool, je regrette juste le voyage répétitif de joie, qui suit une même boucle et une fin de son voyage trop facile au final. Mais globalement c'est qualitatif.
Cette représentation des émotions primaires au sein du domaine spirituel vulgarise habilement les sentiments qui nous animent, tout en gardant un charme enfantin bienveillant. Les souvenirs contenus dans des sphères que la tristesse transforme en nostalgie. La colère et la peur, qui nous habite dans un premier temps, avant de finalement laisser la joie prendre le dessus.
L'histoire laisse penser que la phase de spleen que traverse Riley résulte de l'absence de joie et de tristesse. Trouvaille intéressante, car son esprit se trouve mu par les émotions restantes. Or, sans joie de vivre, on vivote, on erre, on est blasé. C'est assez vrai. Rendant, ipso facto, la joie comme seule émotion salutaire, à l'inverse des quatre autres, qui, malgré leur utilité ponctuelle, ne permettent pas d'atteindre la plénitude.
Si ce tableau-là est maîtrisé et pertinent, peut-être serait-on moins enclin à encenser le voyage de retour de Joie et Tristesse. Leur disparition est indispensable à l'évolution du récit, mais les étapes qu'elles franchissent ne le font pas toujours avancer. On pensera aussi à l'ami imaginaire, lequel n'est pas une création mentale partagée par tout le monde, et dont l'utilité est questionnable.
À l'inverse, le traitement des souvenirs nous marquent, parce qu'il retranscrit leur caractère incontrôlable et personnel. Pourquoi retient-on plus facilement des scènes gênantes, des slogans publicitaires, des rêves effrayants que des instants de bonheur ? Le film n'y répond pas, car ce n'est pas sa vocation, mais il propose une grille de lecture amusante et originale.
Vice-Versa est un régal visuel, chaque royaume de l'esprit étant méticuleusement conçu et vibrant de couleurs. Le design créatif illustre brillamment les thèmes du film, offrant une exploration touchante des émotions humaines. Avec sa narration poignante et ses leçons de vie, Vice-Versa est un véritable chef-d'œuvre qui solidifie Pete Docter comme l'un des meilleurs réalisateurs de Pixar/Disney.