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Laurent C.
295 abonnés
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3,0
Publiée le 18 juillet 2017
Le cinéma de Terrence Malick est immédiatement identifiable. D'abord , à cause de son esthétique. Le réalisateur promène sa caméra dans l'Amérique, guettant à chaque endroit la prise de vue qui soit la plus poétique et géniale. Du coup, ce "Song to song" dans la continuité exacte des deux derniers, et particulièrement "Knight of Cups", devient une sorte de road-movie photogénique à travers les paysages américains. Mais Malick ne s'intéresse plus qu'à une seule Amérique, celle des riches, non des richissimes. Le spectateur erre d'une maison à l'autre qui rivalise à chaque de prouesse architecturale, de piscine, et de décoration d'intérieur. Même si en substance Malick dénonce la vacuité de la vie aristocratique, les méfaits mélancoliques de l'argent, son point de vue devient à un moment donné du film inacceptable et écoeurant. L'argent est partout : dans les décors, dans les costumes, dans les postures des personnages. L'intrigue disparaît presque au profit d'un étalage de luxure et de désinvolture. Il y a en effet ces deux personnages, un chanteur et un parolier, quasi frères de coeur, mais qui se perdent dans les sentiments et l'amour des femmes. Et quelles femmes ? Elles sont intéressées plus qu'aimantes, elles sont souvent sans consistance, faisant alors craindre un risque de mysoginie insupportable. "Song to Song" est d'un point de vue esthétique tout juste magnifique. Mais le cinéma se doit de raconter des histoires. Et c'est là que l'oeuvre s'enfonce dans un mélange de poésie surranée, de verbiage et de désinvolture.
dans la lignée de ses derniers films.: importance d la lumières d' un montage rapide ,de voix de brides de dialogues. sur fond de relation amoureuse présence du père ou son absence assemblé son film .. chaque scène est un mini film mais scène peut sembler incohérent toujours aussi clivant mais devient répétitif .
Avis : Un film inclassable qui ne ressemble à aucun autres, le cinéaste américain fascine mais laisse parfois un peu sur le carreau. C'est ici un peu le cas. Etant depuis The Tree Of Life un fervent admirateur de Terrence Malick ses films et ses projets font toujours rêver et envie en ce qui me concerne, on les attend donc toujours au tournant. Ce film est difficilement descriptible où toutes les histoires se mélangent sur fond de concerts. L'histoire nous propose une sorte de triangle amoureux où l'on suit deux couples qui évoluent dans le monde de la musique à Austin, la capitale du Texas et qui vont voir leurs destins s'entrecroiser sur fond de rock, de passion et de trahison. Au final le rapport à la musique n'est pas aussi bien montrer que je l'aurais souhaité, il est traité mais presque d'une façon mineure par rapport au reste. Il n'y a pas de fil conducteur et il ne faut pas chercher à tout comprendre mais plutôt se laisser porter par la grâce des images et de la réalisation toujours si belle et si mystique du réalisateur. Il faut quand même reconnaître qu'il demande un certain effort au spectateur de se laisser aller face à ce qu'il nous propose et que malgré tout un certain ennui fait surface tant une certaine répétitivité se fait ressentir. Pour en revenir à la musique quand même, la BO est sublime comme dans toutes les œuvres de Malick et ici une fois encore très éclectique. Le film s'ouvre sur une séquence d'un festival de musique techno mais c'est bien le rock qui tient une place de choix dans la BO de ce film. D'ailleurs, la plupart des groupes ou artistes font une apparition dans ce long métrage. A côté de Black Lips, Iggy Pop, Lykke Li ou Thee Oh Sees, on retrouve aussi Patti Smith, qui a un rôle plus important. Du rock, certes, mais pas que. Dans la bande originale, place également à de la musique savante / classique / sacrée (Arvo Pärt, Ravel, Mahler, Saint-Saëns, Debussy) et de la musique polonaise (Wojciech Kilar, Zbigniew Preisner) qu'on aura déjà pu entendre dans ses œuvres précédentes. Tout cela histoire d'apporter une touche de mystique entre les séquences. Un mélange détonant mais qui fonctionne bien avec la beauté des images sur fond d'une romance singulière. Ensuite et je vais terminer sur le casting très riche absolument parfait avec Michael Fassbender, Ryan Gosling, Rooney Mara, Natalie Portman, Cate Blanchett, Linda Emond, Holly Hunter, Val Kilmer, Bérénice Marlohe, Tom Sturridge, Lykke Li chanteuse suédoise à qui l'on doit le titre très connu I Follow Rivers dont on entendra ici notamment plutôt le titre Love Out Of Lust y sont tous bons et Natalie Portman y rayonne de beauté. On y voit aussi les personnalités citées au-dessus dans leurs propres rôles comme Iggy Pop et Patti Smith mais dont cette dernière à un rôle plus important comme dit précèdemment. Pour finir c'est quand même rageant de savoir que Christian Bale, Benicio Del Toro, Haley Bennett, Boyd Holbrook, Trevante Rhodes ainsi que notamment le groupe Arcade Fire et quelques autres étaient au casting et que leurs scènes ont été coupées au montage. Loin de m'avoir pleinement conquis, l'œuvre reste une sorte de voyage musical qui nous fait traverser la vie comme dans un rêve de chanson en chanson. Ma note : 7.5/10 !
Voir un film de Terrence Malick, c’est toujours une expérience qui ne peut pas laisser insensible. Soit l’on adhère et on se laisse porter par l’introspection doucereuse, soit l’on déteste et on s’ennuie profondément… « Song To Song » est l’une de ses créations les plus abordables et mérite le détour, je le conseillerais même pour ceux qui aiment la musique et qui veulent tenter l’aventure Malick. Visuellement, le film diffère légèrement des derniers opus. Habitué aux images tournoyantes et aux plans larges, Emmanuel Lubezki nous livre des plans différents dont certains sont presque figés ! Mais c’est surtout la part belle aux très gros plans, qui entourent ou enferment les protagonistes, qui surprennent et ajoutent un côté intime qui sied à l’histoire. Pour le reste, ce prodige de la photo conserve sa fluidité et une facilité déconcertante pour passer de la délicatesse à la hargne en ayant toujours des images léchées et incroyables. Visuellement, comme à l’accoutumée, le résultat est déconcertant et très esthétique, bien qu’avec un côté plus brut, voir organique, tel un pogo endiablé qui finit parfois au tapis. Si les introspections aux accents poétiques ont toujours la part belle avec un découpage habituel entre les dialogues et les pensées narrées, le thème de l’amour et des relations trouve un bien bel écrin avec la musique. C’est un défilé de musiciens (Patti Smith, Iggy Pop, Lykke Li, Red Hot Chili Peppers…) sur scène et en coulisses avec la magie perçue par le public et les coups bas du business en coulisse. Si vous aimez la musique, vous serez comblé, pour les autres, reste le casting d’acteurs qui sont tous excellents. Ryan et Rooney forment un duo particulièrement touchants, Michael est très crédible en producteur aux dents acérées, au final, seule Cate ne peux exprimer son talent, faute à un rôle secondaire peu développé. Entre immersion dans le monde du rock et le pelage des différentes couches des relations amoureuses, Terrence reste fidèle à lui-même et à l’exploration des sentiments, mais il nous livre aussi son amour de la musique. Au final, c’est toujours la même rengaine mais remixée avec ce qu’il faut d’ingrédients pour en faire un beau tube de l’été !
Lamentable film de hipster pseudo conceptuel. Difficile de tenir jusqu'à la fin de la séance, heureusement que j'ai pu un peu m'occuper en rédigeant cet avis. Un grand merci à Allociné.
histoire de création très peu lisible pourquoi Terence Malik m'ennuie? Pourtant il y a des acteurs excellents ;les états d'âme d'une jeune arriviste ne m'ont pas convaincu
Quelle arnaque! Terrence malick est un usurpateur archi prétentieux et sans aucun intérêt 2h 00 d'ennui Pas d'histoire, des acteurs sans charisme voir même insupportable,tout va vite mais il ne se passe rien, la vacuité du scénario est total ! Un conseil: passez votre chemin !
Après le magnifique Knight of CUPS, Malick perpétue son exploration du vide existentiel en livrant un film d'une densité fascinante. D'une beauté plastique vertigineuse, song to song est un film d'esthète ou les acteurs (tous remarquables, mention spéciale à Nathalie Portman bouleversante) apparaissent moins comme des personnages que comme drd idoles. Le scénario convenu et assez vain permet au réalisateur de filmer la sensualité des corps toujours magnifiés sous sa caméra. Entre fascination et rédemption, Malick explore des contrées abstraites dans lesquels il est délicieux de se plonger. Du cinéma radical mais beau.
Je décroche définitivement avec Terrence Mallick. Son cinéma ne me parle plus. On ne sait plus ce qu'il veut raconter au delà du soin qu'il apporte à sa lumière. L'utilisation systématique du grand angle favorise la mise en valeur de ses comédiens. Mais le reste n'a guère d'intérêt. Il n'a rien à dire. Aucune émotion à faire partager. Ses personnages sont trop recentrés sur eux-mêmes qu'ils ne sont en rien sympathiques. Les phrases déclamées en off, souvent pompeuses, finissent par nous perdre. Il est loin le temps de, finalement, son unique chef d'œuvre : les moissons du ciel.
Je n'ai jamais autant haï un réalisateur de ma vie. Je n'ai jamais autant regardé ma montre pendant un film. Un film d'une prétention incroyable, d'un ennui profond. En bref, je proposerai ce film à mon pire ennemi. Ah oui! Je ne vous parlerai pas de cette fin ridicule où Goslin se transforme en un des personnage des Village People histoire de faire trémousser ses fans. Quant à la beauté des images! C'est vrai que ce n'est pas flou, grande qualité.
Que dire, si ce n'est que j'ai trouvé ce film très long (trop long) et ennuyeux à mourir. Une pléiade d'excellents acteurs pourtant et je ne comprends pas pourquoi ils ont accepté de jouer dans, comment dire, une romance ? un jeu sur la vie ? une chose est sûre, un pur navet. Tout d'abord un scénario fade, lorsqu'une personne commence à parler d'elle tout haut de ce qu'elle est, de ce qu'elle pourrait être, de ce qu'elle ferait ou ne ferait pas, cela est lassant. Il m'a fallu un certain temps pour savoir que les principaux personnages étaient musiciens ou dans le monde de la musique. Puis les évènements s'enchaînent, du sexe, du sexe et encore du sexe, tout cela pour quoi, avancer dans la vie, avoir un semblant de vie pour ne mener nulle à part, si ce n'est à un troupeau de déjantés qui ne s'est plus où il va ni comment il marche. Ryan Gosling est le seul à avoir un semblant d'humanité et à ne pas hésiter en sauvant au passage Rooney Mara d'une vie non espérée, voire plus que banale, mais avec un peu de sentiments. Mais que le chemin est long pour arriver à pas grand chose.
Très chiant mais très beau, une sorte de magazine mode très pointu, visuel, à fleur de peau. Envie de partir dès le début mais retenu par la beauté des plans et des acteurs...
En 1978, après de sublimes Moissons de ciel, Terrence Malick a observé un silence de près de 20 ans. Depuis, malgré une Palme d'Or à Cannes, ce deuxième film reste, et de loin, le meilleur qu'il ait jamais tourné. Parce qu'il ne se sentait pas obligé alors de nous enfumer avec depénibles logorrhées philosophiques et qu'il possédait surtout un formidable talent narratif. Song to Song, bien que moins opaque que ses dernières réalisations, est malgré tout interminable avec le chuchotement permanent de ses voix off que l'on renonce assez vite à écouter à moins d'être adepte d'un soi-disant lyrisme poétique qui vient contaminer les nombreux plans qui composent une sorte de clip géant. Bienvenue à Bla Bla Land ! Il y a pourtant dans le film de très belles images, des saynètes remarquablement mises en scène mais qui ne durent que l'espace d'un instant. A défaut de pouvoir réellement jouer, les stars de Song to Song s'expriment par leurs corps : Fassbender, Gosling, Portman, Mara, le casting est prestigieux mais leur talent d'acteur est comme broyé par la machinerie mise en place par Malick. De quoi est-il question au juste dans le film ? D'amour, du couple et de ses aléas, de musique aussi avec quelques guests de passage : Patti Smith, Iggy Pop et d'autres. Où est l'intérêt ? Les minutes passent, les duos amoureux se font et se défont. L'ennui s'est installé. Définitivement. Il est loin le merveilleux temps de La ballade sauvage et des Moissons du ciel.
Le casting de rêve est en roue libre, pour nous donner un semblant d'histoire sur des triangles amoureux. Le film est creux, prétentieux et tout paraît inabouti : les dialogues, les scènes, les situations. Certes les images sont belles, mais tout autre réalisateur que Terrence Malik n'aurait pas trouvé l'ombre d'un début de financement. Malik se répète à l'infini et nous ennuie constamment. Les morceaux musicaux sont nombreux, mais très courts, laissent sur la faim, les cameos de Patti Smith, Iggy Pop ou encore Cate Blanchett n'apportent rien. Ce film est un naufrage. Qu'est devenu le réalisateur des "Moissons du ciel" ?
En voyant la bande annonce on s'attend à entendre plus de musique, qu'il y ait plus d'energie et on se rappelle que c'est mallick le realisateur donc comme à son habitude son film est basé sur l'image, la reflexion, la lenteur! Film tres esthetique, de tres beaux plans, un tres bon casting, la bonne surprise de patti smith! Dommage que la bande annonce ne suive pas! Il est meilleur que the tree of life à mon goût et que ce documentaire niait sorti recemment! Cela dit ça manque de quelque chose! Il y a de tres bonne séquences et puis d'autres inutiles! Tout de meme un bon film!